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Fiche métier Niveau B3 Titre RNCP34734 Alternance

Trésorier(ère) d'entreprise en alternance

Missions, compétences clés, salaire, formation et débouchés du métier de trésorier(ère) d'entreprise — pour vous orienter et réussir votre alternance à Lyon.

Bienvenue dans ce cours dédié au métier de trésorier d'entreprise. Vous allez explorer l'environnement professionnel de ce rôle clé en finance d'entreprise, comprendre ses missions au quotidien et acquérir les premières compétences nécessaires pour performer.

Missions principales

Compétences clés

Salaire en alternance

La rémunération d'un trésorier(ère) d'entreprise en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois. Estimez votre rémunération →

Formation & accès

Le métier de trésorier(ère) d'entreprise se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.

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🎓 Se former au métier de trésorier(ère) d'entreprise

L'École de Commerce de Lyon et l'EFCM forment à ce métier en alternance — fort réseau d'entreprises partenaires, accompagnement personnalisé et rentrées souples. La meilleure voie pour réussir dans ce métier.

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Trésorier(ère) d'entreprise — Découvrir le métier

Environnement, missions et compétences clés pour performer

Bienvenue dans ce cours dédié au métier de trésorier d'entreprise. Vous allez explorer l'environnement professionnel de ce rôle clé en finance d'entreprise, comprendre ses missions au quotidien et acquérir les premières compétences nécessaires pour performer. Au terme de ce parcours, vous saurez comment piloter la trésorerie d'une organisation, gérer les liquidités et entretenir des relations bancaires stratégiques. Ce métier exige de la rigueur, de la réactivité et une compréhension fine des marchés financiers. Entrons sans attendre dans ce univers décisionnel.

Le plan du cours

Trois thèmes pour maîtriser le métier de trésorier en entreprise.

Ce cours se déploie en trois parties. D'abord, découvrir le métier : son environnement professionnel, les secteurs employeurs et le cadre légal. Ensuite, les missions quotidiennes : prévision de trésorerie, gestion des soldes, financements courts, placements d'excédents et relations bancaires. Enfin, la pratique avec les outils métier — Kyriba, Agicap, Fygr — et une introduction à la couverture de change, au reporting cash et aux perspectives de carrière. À chaque étape, nous gardons le cap : actionnable, concret, orienté insertion professionnelle.

Le passé éclaire l'avenir

Six jalons qui ont façonné la profession de trésorier en France.

La gestion de trésorerie en France s'enracine dans le plan comptable de 1947. La libéralisation bancaire de 1983 a ouvert de nouveaux leviers financiers. L'arrivée de l'euro en 2001 a harmonisé les flux européens. La crise de 2008 a forcé les trésories à renforcer la maîtrise des risques. La réforme RNCP de 2015 a officialisé les compétences. Enfin, la hausse des taux de 2023 a contraint les trésories à optimiser leurs financements courts et placements. Ces transformations dessinent le portrait du trésorier moderne.

Secteurs d'emploi et structures

Les trésories de PME gèrent des problématiques de court terme — payer les salaires le 25, les fournisseurs le 15, anticiper les pics de trésorerie saisonniers. Les groupes multinationaux se concentrent sur l'optimisation fiscale, la gestion de 200 comptes bancaires en 40 devises, les couvertures de change. Les structures publiques, quant à elles, répondent à des contraintes budgétaires strictes. En PME, le trésorier coiffe souvent les chapeaux de contrôleur de gestion et d'acheteur. En groupe, c'est un expert spécialisé au sein d'une direction financière de 30 à 50 personnes. Le marché de l'emploi est tendu : les meilleures trésories cherchent des profils avec 2 à 5 ans d'expérience.

Cadre légal et réglementaire

La trésorerie fonctionne dans un cadre strictement encadré. Les conventions de compte fixent les droits et obligations avec les banques — délais de valeur, frais, conditions d'accès au découvert. Le standard SEPA harmonise les virements en euros. Les reportings prudentiels, issus de Bâle III, obligent les grandes entreprises à documenter leurs risques de liquidité sur 30 jours (LCR) et 1 an (NSFR). Les normes comptables IFRS, adoptées par les cotées, changent la valorisation des instruments financiers. Enfin, chaque opération financière doit respecter les règles anti-blanchiment. Un bon trésorier connaît ces garde-fous par cœur.

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Cas — Demco Industries (PME de 180 salariés)

Demco Industries fabrique des pièces métalliques pour l'automobile. En mai 2025, la saison estivale pousse les commandes et Demco doit acheter massivement les matières premières deux mois avant la livraison au client. Le trésorier junior, récemment promu après 18 mois en comptabilité, doit couvrir ce besoin cyclique. Option 1 : contracter une ligne de crédit auprès de son banquier habituel. Option 2 : affacturer les créances clients pour accélérer l'encaissement. Option 3 : négocier des délais de paiement auprès des fournisseurs. Le trésorier retient un mix : 1,5 M€ via affacturage (coût 0,8 % sur 60 jours), 1 M€ sur ligne de crédit de court terme. Total : coût direct 1,2 % du besoin, soit 30 k€. C'est le quotidien du trésorier en PME.

Livrables clés du trésorier

Au quotidien, le trésorier produit quatre types de livrables. D'abord, le suivi des soldes : chaque banque, chaque devise, chaque compte. Il rapproche les extraits bancaires avec la comptabilité pour déceler les erreurs (virements mal crédités, frais imprévus). Deuxièmement, le plan de trésorerie détaillé actualisé en fin de semaine. Troisièmement, un tableau de bord visuel qui clignotasse en rouge si un ratio prudentiel s'approche du seuil critique. Enfin, un reporting synthétique à la direction finance — généralement le jeudi pour la semaine suivante. Ces quatre livrables constituent la base du pilotage. Pas de trésorier sans discipline dans la production de ces outils.

Cas — Semaine d'un trésorier en PME

Prenons une semaine type. Lundi matin, le trésorier intègre les commandes du weekend et les factures en attente. Son plan signale un risque de découvert mardi soir de 1,2 M€. Il contacte immédiatement son partenaire bancaire pour vérifier la disponibilité de sa ligne de découvert autorisée (capacité : 2 M€). Mercredi, il négocie une ligne supplémentaire de 500 k€ sur 6 mois pour des taux de 4,8 % (vs 5,2 % en découvert). Jeudi, il produit le reporting direction et met à jour le plan 13 semaines avec les nouveaux éléments. Vendredi, il ferme les rapprochements et projette les besoins de trésorerie pour 2026 (année très serrée : marges sous pression, investissements prévus). Cette cadence d'anticipation et de réaction caractérise le bon trésorier.

Compétences techniques indispensables

Un trésorier sans Excel est un architecte sans mètre. Il construit son plan glissant dans un tableur complexe — agrégation de 20 sources de données différentes, formules de calcul, scénarii. Au minimum, il maîtrise les TCD (tableaux croisés dynamiques), les fonctions RECHERCHEV, les bases du VBA. Au-delà, il connaît les ERP — SAP, Oracle, Sage — qui servent de coffre-fort centralisé aux grandes données comptables. Deuxièmement, la finance : comprendre comment un taux interbancaire impacte son coût de financement, la différence entre un crédit classique et un crédit-bail, les termes d'un swap de change. Troisièmement, l'analyse du cycle d'exploitation : le DSO (jours de crédit client), le DPO (jours de crédit fournisseur), le ratio de rotation des stocks. Enfin, l'anglais s'impose en cotée ou groupe international — documentations bancaires, normes IFRS, communications avec les trésoriers étrangers.

Entretien de recrutement — test de compétences

Le recruteur teste le candidat trésorier sur du concret. Question 1 teste la compréhension du risque de crédit : quelle prime exige-t-on pour accepter le risque corporate (130 points de base vs OAT sûre) ? Un bon trésorier répond : cela dépend du secteur (AAA banque vs AAA constructeur auto n'est pas la même chose), de la durée de détention (besoins de liquidité), de la réglementation (fonds propres requis). Question 2 teste l'impact sur le fonds de roulement : si le DSO passe de 45 à 105 jours, c'est un besoin de 120 j de CA consommé, finançable par une ligne de crédit client. Question 3 : un swap, c'est l'échange de flux futurs, par exemple taux fixe contre taux variable pour couvrir une exposition. Question 4, le candidat raconte comment il a piloté un pics de trésorerie : preuves d'implication et de résultats mesurables.

À retenir — Environnement du trésorier

Retenez trois points clés. D'abord, la diversité des secteurs et structures : une PME de 50 salariés et un groupe de 50 000 nécessitent des approches très différentes, mais la logique de base reste la même — piloter la liquidité, minimiser le coût du financement, maximiser les rendements. Ensuite, les garde-fous réglementaires : nul ne peut ignorer le droit bancaire, les seuils de liquidité imposés par Bâle III, les règles anti-blanchiment. Enfin, l'opportunité du marché : les entreprises cherchent des trésories avec un peu d'expérience pour les mettre rapidement en autonomie sur la gestion quotidienne et commencer à explorer l'optimisation fiscale ou les couvertures de change.

À retenir — Missions quotidiennes

La mission du trésorier tourne autour du plan de trésorerie glissant — tool vivant que l'on réactualise chaque semaine. De ce plan dérivent quatre livrables indispensables : d'abord, le suivi précis de chaque solde avec rapprochements bancaires (chiffres certifiés) ; deuxièmement, le plan d'anticipation des 13 prochaines semaines ; troisièmement, un tableau de bord visuel qui alerte sur les risques ; enfin, un reporting factuel à la direction finance. Sans ces quatre, la direction n'a pas les clés pour prendre des décisions stratégiques (« peut-on financer cette acquisition, ou faut-il repousser »). La cadence de production — quotidienne pour les soldes, hebdomadaire pour le plan et le reporting — reflète l'urgence de la fonction.

À retenir — Profil du bon trésorier

Le bon trésorier conjugue des qualités parfois contradictoires. D'un côté, une rigueur de comptable : chaque flux traçable, documenté, réconcilié. De l'autre, l'agilité d'un trader : capable en 24 h de restructurer un plan si un client cancelle une commande ou si les taux s'envolent. Techniquement, il maîtrise Excel (outil du quotidien), connaît les produits financiers au-delà de leur nom (le différentiel de risque entre une OAT et un bond corporate), parle l'anglais des marchés. Relationnel, c'est un bon négociateur avec les banques — il sait quand tirer fort sur les frais, quand accepter une prime de risque raisonnable — et un bon communicant auprès de la direction financière. Ce cocktail de talents explique pourquoi les meilleures trésories sont recherchées et bien payées.

Sources de données et paramètres clés

Un bon plan commence par de bonnes données. D'abord, l'ERP comptable : soldes réels en banque, créances clients, dettes fournisseurs. Ensuite, les paramètres opérationnels que fournit le directeur commercial : DSO moyen 50 jours, DPO fournisseur 35 jours, stocks pour 2 mois de vente. Troisièmement, les événements calendaires non-négociables : salaires le 25, cotisations sociales le 5, remboursement d'emprunt le 15. Enfin, les scenarii futurs : la vente forecast est-elle 5 M€ (baisse), 5,5 M€ (normal), ou 6 M€ (hausse) ? Le trésorier construit ses trois plans parallèles sur cette base. Il adapte les leviers de financement selon le scénario : en cas pessimiste, il renforce ses lignes de crédit dès maintenant ; en cas optimiste, il anticipe les placements de trésorerie.

Évolution des taux de crédit court terme en France (2022-2026)

Les taux d'intérêt appliqués aux lignes de crédit de trésorerie reflètent les taux directeurs de la BCE.

Ce graphique montre un fait majeur du contexte 2022–2026 : la hausse des taux. En avril 2022, une PME empruntait à 1,8 % en court terme. Quatre ans plus tard, c'est 4,9 %. Cette hausse reflète la politique de la BCE face à l'inflation. Pour un trésorier qui gère 10 M€ en ligne de crédit permanent, cela représente un surcoût de 310 k€ par an. Résultat : les trésories doivent devenir plus agressives dans la prévision et l'optimisation des soldes. Une semaine d'excédent de trésorerie placée en court terme gagne 0,1 % de rendement nets'il s'agit de placement sécurisé OAT. Le calcul s'affine : coût du financement vs rendement du placement.

Financements courts et outils de gestion

Face à un besoin ponctuel de liquidité, le trésorier dispose de quatre leviers. D'abord, la ligne de crédit classique : simple, rapide, mais coûteuse en taux (actuellement 4,9 % pour une PME moyenne). Deuxièmement, l'affacturage : une société financière achète la créance cliente 2–3 % moins cher, moyennant une commission 0,7–1,2 %, mais l'entreprise récupère 95–98 % du montant en 48 h. Troisièmement, les billets de trésorerie : l'entreprise émet directement un titre court terme sur le marché interbancaire, taux légèrement inférieur aux banques (4,3–4,7 % pour un groupe reconnu). Enfin, la négociation commerciale : passer de 30 jours de délai fournisseur à 45 jours libère 15 jours de working capital, équivalent à un crédit gratuit. Le bon trésorier maîtrise ces quatre et les dose selon le contexte.

Cas — Optimisation d'une PME manufacturière (2026)

Une PME de 15 M€ de CA souffrait d'une gestion de trésorerie lâche. DSO de 55 jours, DPO de 38 jours, soit un gap de 17 jours de working capital à financer = 1,1 M€. Le trésorier payait 5,1 % de découvert, soit 56 k€/an rien que sur ce besoin. Action 1 : mettre en place l'affacturage sur 60 % des créances clients (9 M€), coût 0,9 %, économie : 25 k€/an vs découvert. Action 2 : négocier avec les trois fournisseurs clés un passage de 38 à 45 jours de délai, libérant 525 k€. Résultat : le besoin de financement chute de 1,1 M€ à 575 k€, économie supplémentaire : 27 k€. Total : 52 k€ d'économies + sécurité accrue. La PME roule maintenant avec une ligne de crédit de 500 k€ au lieu d'un découvert de 1,1 M€. Voilà le métier du trésorier en action.

Kyriba, Agicap, Fygr — profil comparé

Les trois solutions leaders couvrent des besoins différents. Kyriba, suite SAP, domine les groupes de 500+ salariés : intégration FI/TR/MM complète, multi-devises native, conformité Bâle III embarquée. Mais coûteux et complexe à configurer. Agicap, créée en 2015, cible les PME-ETI : interface épurée en SaaS, plan glissant intelligent (il charge directement depuis l'API comptable), reporting graphique, prix raisonnable (2,5–5 k€/an). Bon choix pour un trésorier en PME qui découvre le logiciel. Fygr, plus récente, vise les tout-petits : trésorier solo, pas de complexité multi-entité, app mobile native, prix modique (300–800 €/mois). Le choix se fait d'abord par taille et complexité, puis par budget. Une PME de 50 salariés = Agicap. Un groupe de 500+ = Kyriba ou SAP Treasury. Un freelance = Fygr. Important : apprendre sur Agicap ou Fygr en débutant rend la migration future vers Kyriba facile, car la logique métier est identique.

À retenir — Prévision et pilotage

Le plan glissant de 13 semaines ne sort pas de nulle part. Il s'appuie sur trois piliers : les données comptables certifiées (soldes réels), les paramètres opérationnels que fournissent les directeurs métier (DSO, DPO, stocks), et les événements non-négociables (calendrier fiscal, remboursements). Sur cette base, on construit trois plans parallèles : pessimiste (commandes -20 %), normal (forecast de la direction commerciale), optimiste (commandes +15 %). Selon le scénario de probabilité, on ajuste les leviers de financement : en pessimiste, on renforce les lignes de crédit dès maintenant ; en optimiste, on prépare les placements de court terme. Cette rigueur méthodologique distingue les bons trésories des novices.

À retenir — Gestion des soldes

L'optimisation des soldes sauve des milliers d'euros annuels. En regroupant tous les soldes via un compte pivot de cash pooling, on élimine les petites poches de découvert coûteux et les dépôts peu rémunérés. Sur une holding de 5 filiales, cela économise typiquement 30–50 k€/an. Pour les besoins ponctuels, quatre leviers : crédit à 4,9–5,2 %, affacturage à 0,7–1,2 %, billets de trésorerie à 4,3–4,7 %, négociation commerciale (gratuit si bien menée). Le bon trésorier mesure chaque option et pique la moins coûteuse. Sur 10 M€ de besoin annualisé, la différence entre une mauvaise stratégie (découvert permanent à 5,2 %) et une bonne (mix affacturage + crédit à 4,6 %) représente 60 k€ d'économies.

À retenir — Outils métier

Le choix du TMS ne s'improvise pas. Petite structure : Fygr (gratuit pour PoC). PME 50–500 salariés : Agicap (interface simple, coût modique). Groupe 500+ : Kyriba ou suite SAP (complexité, rendement maximal). À débuter, privilégier Agicap ou Fygr pour apprendre les concepts sans surcharge technologique. Une fois maîtrisé le métier, migrer vers un outil plus robuste sera un jeu d'enfant : la logique du plan glissant, du netting, du reporting est universelle. Donc apprenez sur un outil accessible, consolidez votre expertise métier, préparez-vous à évoluer.

Stratégies de couverture : quand et comment

La décision de couvrir dépend de deux facteurs : l'importance du flux et la tolérance au risque d'exchange. Une PME qui exporte 60 % de son CA doit couvrir systématiquement : c'est une dépense métier, tout comme les assurances. Elle signe un contrat avec sa banque pour un montant notionnel (ex. 5 M€ USD en portefeuille, couvert automatiquement chaque mois). Une ETI qui export 20 % peut choisir une couverture sélective : uniquement les gros contrats > 100 k€ ou les flux lointains > 6 mois. Une startup sans vraie visibilité sur les devises ne couvre pas : coût de 0,5–1 % paraît énorme sur une trésorerie déjà serrée. En pratique, les banques proposent des packages : forward automatique dès X€, options pour buffer, couvertures souples. Le trésorier négocie dur sur ces frais — ils peuvent représenter 5–10 bp du notionnel.

Impact des variations de change sur un export de 1 M€ HT — simulation 2026

Illustration du risque et du coût de couverture pour une PME exportatrice française.

Ce tableau montre le dilemme du trésorier. Une PME exporte 1 M€ HT en dollars, ~1,12 M USD au taux de change actuel. Scenario 1 : Euro s'apprécie de 7,1 %, le dollar tombe à 1,04 USD/€. Sans couverture, la PME encaisse 1,04 M€ au lieu de 1,12 M€, perte de 79 k€. Scénario 2 : Euro déprécie, le dollar monte à 1,18 USD/€. Sans couverture, la PME gagne 48 k€. Couverture par forward coûte seulement 0,7 k€ en coûts directs et garantit 1,12 M€. Couverture par option (cap + floor) coûte 1 % (10 k€) mais accepte les gains jusqu'à +5 %. Quelle choisir ? La plupart des PME prennent le forward : 0,7 k€ est une assurance bon marché contre 79 k€ de risque. Les plus sophistiquées négocient des options moins chères ou des collars (forward partiel + option).

Tableaux de bord et reporting pour la direction

Le trésorier fournit trois types de reporting pour la direction. D'abord, le cash dashboard : où en sommes-nous aujourd'hui vs hier vs la prévision ? Quels comptes sont en tension ? Besoin d'action immédiate ? Deuxièmement, les ratios prudentiels : LCR (pouvons-nous survivre 30 jours sans refinancement ?), NSFR (pouvons-nous financer 1 an sans marché du crédit ?). Ces ratios sont requis pour les cotées et reportés à la BCE. Troisièmement, les KPI du business : DSO client qui s'aggrave, DPO négocié mal, coûts financiers qui explosent. Le reporting synthétique (3–5 pages) va au CFO ; le détail (20+ pages) aux analystes. Un bon trésorier maîtrise l'art de la synthèse : les chiffres bruts, oui, mais aussi l'interprétation et l'alerte quand ça sort des seuils.

Cas — Amélioration DSO/DPO en 6 mois

Une PME de textile de 12 M€/an souffrait d'une gestion lâche des créances et des dettes. DSO moyen 65 jours (clients tardaient à payer), DPO 38 jours (fournisseurs exigeaient de la rapidité). Cycle de conversion : 27 jours, soit 900 k€ de fonds de roulement à financer, coût ~42 k€/an en intérêts découvert. Le trésorier lance trois initiatives. D'abord, un portail client avec paiement automatique (réduction DSO de 7 jours attendue). Deuxièmement, facturation électronique (obligation légale depuis 2024, réduit aussi l'oubli de paiement). Troisièmement, contact direct avec les trois fournisseurs clés pour passer de 38 à 42 jours de délai. Résultats 6 mois : DSO 58 jours (-7), DPO 42 jours (+4), cycle 16 jours. Besoin FDR : 440 k€. Économie d'intérêts : 17 k€/an. Bonus : temps du trésorier en relances client : réduit de 30%, il peut se concentrer sur l'optimisation des placements.

Quatre leviers pour progresser

Pour progresser, quatre axes clés. D'abord, la technique : maîtriser les outils libère du temps pour la réflexion stratégique. Apprendre VBA en Excel, configurer Agicap, comprendre les ERP n'est pas « routine », c'est fondamental pour passer à la couche supérieure. Deuxièmement, l'ambition de scope : passez d'une PME de 50 M€ à un groupe de 300 M€ pour affronter la complexité multi-devise, multi-entité. Troisièmement, le réseau : l'AFTE (Association Française des Trésoriers d'Entreprise) organise des forums, participez, bâtissez vos contacts chez les banques et chez les confrères. Quatrièmement, diversifier : beaucoup de CFO ont commencé trésorier, mais ont aussi « traversé » le contrôle de gestion ou la trésorerie de groupe. Cette double expertise vous rend incontournable. À 35 ans, avec 12 ans d'expérience trésorier + certifications, vous serez une très bonne recrue CFO.

À retenir — Couverture de change

La couverture de change est loin d'être optionnelle : c'est une dépense opérationnelle légitime quand l'entreprise exporte. Une PME exportatrice qui ne couvre pas court le risque de perte de 5–10 % sur un flux de 1 M€ en quelques mois ; forward à 0,7 bp est un investissement intelligent. Les options conviennent quand on veut profiter d'une tendance favorable. Le trésorier négocie dur avec sa banque : « Je suis prêt à augmenter les volumes de forward si vous baissez les frais de 10 %. » Cette négociation peut générer 50–100 k€ d'économies annuelles sur un portefeuille notionnel de 10 M€.

À retenir — Reporting et KPI

Le reporting du trésorier cristallise trois enjeux. Premièrement, le DSO/DPO : chaque jour amélioré économise des k€. Une PME de 15 M€ qui réduit son cycle de conversion de 27 à 16 jours libère 550 k€ pour investir ailleurs. Deuxièmement, les tableaux de bord : la direction financière exige de voir d'un coup d'œil où nous en sommes (cash réel vs plan), quels risques émergent (ratios prudentiels en baisse), quels KPI se dégradent (DSO qui s'aggrave). Troisièmement, la synthèse : un bon trésorier rédige un reporting de 3–5 pages percutant, pas 50 pages de détail brut. Il dit : « Cash OK pour 2 mois, DSO dégradé de 5 jours (action : relancer clients), besoin de crédit supplémentaire dès Q2 si ventes restent à +8 %. »

À retenir — Progression de carrière

La carrière du trésorier s'écrit en trois actes. D'abord, les années 1–3 : exécution rigoureuse, d'apprendre les processus, maîtriser les outils, rapprocher les comptes. Pas encore de grandes décisions stratégiques. Ensuite, les années 3–7 : vous avez l'expérience, vous pouvez inventer : optimisation TMS, couverture de change, renégociation banques, projets d'amélioration du fonds de roulement. Enfin, à partir de 8–10 ans : vous êtes expert, vous managez l'équipe, vous anticipez les risques, vous pilotez le futur de la direction financière. À 40 ans, vous choisissez : rester expert trésorier (très apprécié, salaire confortable) ou devenir CFO (plus de responsabilités, plus de politique). Les bons trésories ont toujours des opportunités.

Sources & références

Documents et organismes qui ont nourri ce cours.

Les sources de ce cours s'enracinent dans trois domaines. D'abord, l'académique : Vernimmen et Charreaux sont les références incontournables de finance en France. Ensuite, le praticien : la DFCG (association des directeurs financiers) produit des guides très concrets qu'on utilise en vrai. Enfin, l'officiel : Banque de France pour les taux, BRI pour les dérivés, FBF pour les conditions de marché. La presse métier (revue Trésor) complète l'actualité des produits et des meilleures pratiques. Vous saurez où chercher pour approfondir : la documentation, c'est la clé de la progression continue.

Lexique technique

Huit termes résument les outils et techniques du trésorier moderne. Forward et option : couverture de change. Cash pooling, affacturage, découvert, billets : les leviers de financement. Netting : l'art de réduire les flux inutiles en groupe. Plan glissant : le document clé. Chacun de ces termes cache une réalité opérationnelle que vous maîtriserez sur le terrain.

Questions fréquentes

Quelles sont les missions d'un trésorier(ère) d'entreprise ?

Prévision et pilotage de trésorerie ; Gestion des soldes et optimisation ; Outils et systèmes métier.

Quel salaire en alternance pour un trésorier(ère) d'entreprise ?

La rémunération d'un trésorier(ère) d'entreprise en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois.

Quelle formation pour devenir trésorier(ère) d'entreprise en alternance ?

Le métier de trésorier(ère) d'entreprise se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.

Où trouver une alternance de trésorier(ère) d'entreprise à Lyon ?

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terrain / attaché commercial en alternance Commercial terrain / attaché(e) commercial en alternance Community manager / social media manager en alternance Community manager / Social media manager en alternance Comptable / collaborateur(rice) comptable en cabinet en alternance Concepteur(rice) pédagogique / e / learning designer en alternance Conseiller / vendeur en magasin en alternance Conseiller(ère) / praticien bien / être en alternance Conseiller(ère) / vendeur(se) en magasin en alternance Conseiller(ère) bancaire / banquier(ère) de détail en alternance Conseiller(ère) clientèle banque / assurance en alternance Conseiller(ère) de vente en boutique de luxe en alternance Conseiller(ère) voyages / agent de voyages / forfaitiste en alternance Consultant(e) en management et organisation en alternance Content manager / rédacteur web en alternance Content manager / rédacteur(rice) de contenus pédagogiques en alternance Content manager / rédacteur(rice) web en alternance Contrôleur de 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Gestionnaire administration du personnel en alternance Gestionnaire de paie en alternance Gestionnaire de patrimoine en alternance Gestionnaire de stocks et approvisionnements en alternance Gestionnaire locatif / property manager en alternance Hospitality manager en alternance HR Business Partner en alternance Key account manager / responsable grands comptes en alternance Logisticien(ne) en alternance Manager d'unité marchande en alternance Négociateur(rice) / conseiller(ère) immobilier en alternance Office manager / assistant(e) de direction en alternance Personal shopper / conseiller(ère) clientèle haut de gamme en alternance Réceptionniste / responsable hébergement / revenue manager en alternance Responsable achats en alternance Responsable administratif et financier (RAF) en alternance Responsable amélioration continue / lean manager en alternance Responsable clienteling et expérience client luxe en alternance Responsable d'entrepôt en alternance Responsable d'entreprise sociale et solidaire en alternance Responsable de collection / merchandiser mode en alternance Responsable de zone export en alternance Responsable développement des talents et compétences en alternance Responsable logistique et exploitation en alternance Responsable marketing d'influence / influence manager en alternance Responsable qualité / QHSE en alternance Responsable qualité fournisseurs en alternance Responsable showroom en alternance Retail manager / responsable de boutique en alternance Retail manager / responsable de secteur en alternance Spa manager / responsable d'institut en alternance Supply chain manager en alternance Talent manager / agent(e) d'influenceurs en alternance Téléconseiller / télévendeur en alternance Téléconseiller(ère) / télévendeur(se) en alternance Visual merchandiser en alternance Wedding planner en alternance
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