Missions, compétences clés, salaire, formation et débouchés du métier de assistant(e) / chargé(e) de qualité — pour vous orienter et réussir votre alternance à Lyon.
Bienvenue dans ce module dédié au métier d'assistant ou chargé de qualité. Ce rôle, souvent un premier poste en qualité dans les PME et l'industrie, vous place au cœur des processus de conformité et d'amélioration continue.
La rémunération d'un assistant(e) / chargé(e) de qualité en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois. Estimez votre rémunération →
Le métier de assistant(e) / chargé(e) de qualité se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
Voir les offres d'alternance assistant(e) / chargé(e) de qualité à Lyon →L'École de Commerce de Lyon et l'EFCM forment à ce métier en alternance — fort réseau d'entreprises partenaires, accompagnement personnalisé et rentrées souples. La meilleure voie pour réussir dans ce métier.
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Bienvenue dans ce module dédié au métier d'assistant ou chargé de qualité. Ce rôle, souvent un premier poste en qualité dans les PME et l'industrie, vous place au cœur des processus de conformité et d'amélioration continue. Vous apprendrez à maîtriser les outils réels du quotidien, à manager les non-conformités, à piloter des contrôles et à devenir un acteur clé de la performance opérationnelle. Ce cours vous prépare à agir dès votre arrivée en alternance ou en CDI.
Ce module se structure en trois parties. D'abord, vous découvrirez l'environnement professionnel : le secteur de la qualité, les employeurs types, les cadres légaux et réglementaires, votre place dans l'organisation, et les différents profils de ce métier selon les secteurs. Ensuite, vous pratiquerez les missions concrètes du quotidien : la gestion documentaire qualité, le suivi des non-conformités de A à Z, et les contrôles en réception et production avec vos outils réels. Enfin, vous apprendrez à performer via des tableaux de bord simples, à communiquer avec les équipes, et à préparer votre évolution vers des postes de responsable qualité.
La qualité n'est pas née hier. Au début du XXe siècle, Henry Ford organise la production de masse en introduisant le contrôle de qualité systématique pour l'automobile. Dans les années 1950, après la Seconde Guerre mondiale, les Japonais révolutionnent l'approche : W. E. Deming transforme Toyota avec le cycle PDCA et l'amélioration continue. En 1987, la première norme ISO 9001 globalise ces principes. En 2008, elle évolue vers l'approche par processus et gestion des risques. Depuis 2020, la qualité s'intègre à la RSE et à la durabilité environnementale. Cette histoire montre que le métier que vous apprenez est le fruit d'un siècle d'amélioration permanente.
Les assistants et chargés de qualité travaillent partout où il existe une production standardisée et régulée. L'industrie manufacturière (mécanique de précision, électronique, aéronautique) recrute beaucoup : chaque pièce produite doit respecter des tolérances. L'agro-alimentaire aussi, où la sécurité alimentaire est critique — une contamination coûte des millions. La pharma recrute énormément : chaque lot de médicament doit être traçable et conforme. Le BTP, l'énergie, la logistique embauchent également des qualitains pour vérifier les matériaux, les installations, la conformité réglementaire. En PME, ce poste est souvent polyvalent. En grand groupe, il est très spécialisé.
Prenez une PME de sous-traitance mécanique en région Auvergne-Rhône-Alpes : 10 salariés, usinage de pièces de précision pour l'automobile. Le client Renault exige ISO 9001 et 0 ppm (zéro défaut). La PME a un responsable qualité (qui fait aussi achats) et vous en tant qu'assistant. Votre quotidien : recevoir les matières premières, vérifier leurs certificats de conformité, coter les pièces usinées avec un palpeur optique ou une MMT, enregistrer les résultats dans un fichier Excel, signaler au responsable toute déviance. Vous êtes la vigilance de tous les instants. Sans vous, une pièce non-conforme part chez le client, et c'est un rappel coûteux.
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Vous ne travaillez jamais seul. Trois cadres vous encadrent. D'abord, ISO 9001 : c'est la norme de management de la qualité reconnue mondialement. Elle impose une approche par processus, des objectifs qualité, une amélioration continue. Ensuite, il y a les normes sectorielles : ISO 14644 en pharmacie (salles blanches, contamination), IFS en agro-alimentaire (sécurité alimentaire), AS9100 en aéronautique (traçabilité totale, zéro tolérance). Enfin, la réglementation générale : code du travail (sécurité), RGPD (protection données), normes environnementales (déchets, énergie). Votre responsabilité : connaître ces cadres et veiller à ce que votre entreprise les respecte.
L'industrie manufacturière recrute le plus : 35 % des offres (mécanique, électronique, aéronautique, automobile). L'agro-alimentaire suit avec 22 %, la pharmacie 18 %, et les secteurs services (BTP, énergie, logistique) 25 %. Au total, plus de 85 000 postes en qualité s'ouvrent chaque année en France, avec une croissance de 12 % annuels. C'est un secteur porteur, en particulier pour les assistants qualité qui débutent.
Vous entendrez ces trois termes en entreprise. La qualité s'occupe de la conformité du produit ou service. L'acronyme QSE intègre Qualité, Sécurité, Environnement en une seule fonction : c'est une évolution récente qui reconnaît que ces trois aspects sont liés. La compliance, elle, vérifie que l'entreprise respecte les lois, les réglementations et l'éthique. En PME, une seule personne peut couvrir ces trois domaines. En grand groupe, ce sont des départements séparés mais coordonnés. Pour vous, assistant qualité, vous entrerez probablement par la qualité pure, puis vous élargirez progressivement.
Retenez ceci : la qualité est un métier très demandé, partout où l'on produit en série. Vous travaillerez dans un cadre normatif strict (ISO 9001 au minimum), ce qui vous donne une crédibilité et une portabilité : les compétences qualité se reconnaissent d'une entreprise à l'autre. C'est un secteur en croissance, qui recrute jeune. C'est aussi un secteur exigeant : zéro tolérance pour les défauts critiques, mais une grande flexibilité pédagogique dans la formation.
Qui décide de la stratégie qualité ? La direction générale (PDG, directeur général). Elle approuve la politique qualité, les objectifs annuels (taux de défaut acceptable, délais). Qui l'exécute ? Le management opérationnel : responsable production, superviseurs d'équipe. Et vous ? Vous êtes le mécanisme de vérification et de transparence. Vous mesurez, enregistrez, rapportez. Si la production dévie, vous l'alertez immédiatement. Si la déviance persiste, vous signalez au responsable qualité, qui peut l'escalader à la direction. C'est une chaîne d'autorité claire. Vous ne décidez pas, mais vous avez veto sur la qualité du produit qui sort.
Votre quotidien, c'est d'interagir avec ces quatre fonctions. Avec la production : vous supervisez les process via des audits, des contrôles ponctuels en ligne, et vous collectez les données de non-conformité. Avec les achats : vous validez les fournisseurs de matière première (audits d'usine chez eux), vous contrôlez les arrivages, vous signez les réceptions. Avec la RH : vous animez des formations courtes sur les procédures qualité, vous participez à l'intégration des nouveaux. Avec la logistique : vous vérifiez que les produits sont bien emballés, traçables (labels, numéros de lot), et que l'expédition ne détériore pas la conformité. Vous êtes le ciment entre tous ces mondes.
Voici les personnes clés avec lesquelles vous travaillez. D'abord votre patron direct : le responsable qualité (ou en PME, le directeur usine lui-même). Il vous guide, vous donne les priorités, vous assure une couverture en cas de souci majeur. Le directeur de production : c'est lui qui décide si on arrête une ligne, si on lance un dispositif de contrôle renforcé. Vous le convaincez avec des données. Les chefs d'équipe en production : eux, ils reçoivent vos demandes au quotidien — ils peuvent être résistants si vous n'expliquez pas pourquoi. Le responsable achats : vous lui dites quels fournisseurs inspirer, quels critères vérifier. Le directeur usine ou DG : vous le voyez lors des réunions mensuelles, vous présentez les tableaux de bord qualité, les déviances majeures. Cultiver ces relations, c'est central pour réussir.
Soyez préparé. Il y aura des frictions. La première : la tension qualité-productivité. Les manager de production jugent leur succès sur le volume produit. Vous, vous êtes gage de conformité : vous pouvez bloquer une ligne entière pour un défaut. Ces deux mondes sont en perpétuelle friction. La solution : parlez chiffres, montrez le coût d'une non-conformité qui sort. La deuxième : une culture d'entreprise où les défauts se cachent plutôt que de se remonter. Vous devez inverser cela en créant la confiance : pas de punition, d'abord du diagnostic. La troisième : vous êtes jeune et nouveau, on peut penser que vous ne comprenez rien. Montrez-le au jour 1 par votre rigueur, votre honnêteté, votre absence de blâme.
Votre force réside dans votre position. Vous n'êtes pas un administratif perdu dans un coin : vous êtes au cœur de l'opérationnel, visible, écouté si vous le montrez. Vous rapportez au responsable qualité et avez l'oreille de la direction sur les sujets critiques. Les interfaces quotidiennes (production, achats, RH, logistique) sont votre terrain d'action. Les frictions sont inévitables, mais elles disparaissent si vous apportez du sérieux, de la transparence et de la données.
Comment devenir assistant qualité ? Trois chemins coexistent. Le premier : formation initiale classique — vous suivez un BTS Qualité ou DEUST, ou une licence professionnelle qualité. Vous apprendre la théorie, puis vous cherchez un premier CDI ou alternance. Le deuxième : alternance (le plus courant pour vous en école de commerce) — vous signez un contrat en entreprise pour 12 ou 24 mois, en parallèle d'une formation (nôtre, par exemple). Vous gagnez un salaire dès le jour 1, vous apprenez en vrai, c'est le meilleur accélérateur de carrière. Le troisième : formation continue pour les adultes en reconversion — quelqu'un qui a 10 ans d'expérience en production veut devenir qualité ? Possible via une formation courte (6 mois) et une accélération en CDI. Chaque parcours a ses avantages : la formation initiale donne les fondamentaux, l'alternance donne l'expérience, la formation continue donne la crédibilité opérationnelle.
Voici le parcours le plus courant. Sarah suit un bachelor qualité en école, elle signe une alternance dans une PME (mécanique/aéronautique) de 300 salariés. Contrat de 24 mois, rémunération 1 400 euros nets mensuel. Elle est 3 jours en usine (lundi-mardi-mercredi), 2 jours en cours (jeudi-vendredi). En usine, elle audit les fournisseurs, contrôle les matières arrivantes, gère le suivi des non-conformités sous la supervision du responsable qualité. En cours, elle apprend le droit, la gestion, les statistiques appliquées à la qualité. À la fin de 24 mois, l'entreprise la propose en CDI à 1 900 euros (augmentation bienvenue). Elle progresse : de simple contrôles, elle passe à audit qualité interne, mise en place de normes. Au bout de 5 ans, elle devient responsable qualité (2 400-2 600 euros). C'est un parcours réaliste et très courant.
Marc était chef d'équipe en production (usinage) depuis 8 ans, 2 100 euros nets mensuel. Les lombalgies apparaissent (station debout 8h, machines bruyantes), il est fatigué. Il envisage une reconversion. L'entreprise lui propose une formation qualité courte (6 mois, en interne et à distance). Marc apprend les normes, les procédures, les outils de mesure, le droit du travail appliqué. Après 6 mois, il devient assistant qualité junior à 2 400 euros nets (+15 % de salaire). C'est moins de stress physique, plus intellectuel. Les premières années, il apprend à maîtriser la rigueur du métier. Sa crédibilité opérationnelle (il connaît la production) est son avantage : les chefs d'équipe le respectent. Au bout de 3-4 ans, il devient responsable qualité ou spécialiste (audit qualité externe). C'est un parcours moins académique, mais très courant et gratifiant.
Retenez que vous n'avez pas besoin d'une lignée académique parfaite pour débuter. Ce qui compte : l'apprentissage en entreprise. L'alternance reste le parcours optimal : vous êtes payé, vous apprenez sur le terrain, les entreprises vous prennent plus facilement en CDI ensuite. En 24 mois, vous êtes employable. Les reconversions (de la production vers la qualité, par exemple) sont aussi valorisées : votre expérience opérationnelle est un atout. L'élément différenciant : votre rigueur, votre honnêteté intellectuelle (ne jamais inventer un résultat de mesure), et votre capacité à écouter les problèmes de terrain.
Quatre types de documents cohabitent. Les procédures : document de 2-4 pages qui décrire une activité clé (réception marchandise, test de produit). Les modes opératoires : beaucoup plus détaillés, avec des schémas, des photos, pas-à-pas numérotés — utiles pour formation. Les fiches de contrôle et formulaires : listes à cocher, champs à remplir, signature — c'est où l'opérateur enregistre ses résultats de mesure. Les tableaux de suivi : des matrices Excel qui croisent lots/temps/résultats pour vérifier que tout est traçable. Comme assistant, vous rédigez et maintenez les trois premiers types. Vous supervisez le remplissage correct des formulaires. Les tableaux, c'est votre domaine d'expertise pour extraire des KPIs et alerter sur des dérives.
Un document ne sort pas de nulle part. Vous commencez par un brouillon en collaborant avec les experts métier : chef d'équipe production pour une procédure contrôle, responsable achats pour validation fournisseur. Vous écrivez en français clair (pas de jargon), vous testez le document sur le terrain. Ensuite, le responsable qualité relit pour cohérence ISO et clarté. Puis, le management approuve (signature du directeur usine ou du DG selon l'importance). Ensuite, c'est la distribution : vous envoyez à tous les utilisateurs, vous organisez une formation courte (30 min), vous imprimez des versions affichées à proximité des postes. Une fois en application, vous observez : les gens font-ils bien ce qui est écrit ? Y a-t-il des confusions ? Chaque année, vous demandez une relecture au propriétaire du processus. Tous les 2-3 ans, ou si un changement majeur survient, vous révisez (nouvelle version, nouveau numéro de révision).
Prenez un exemple réel. Votre responsable qualité vous demande de rédiger une procédure de réception matière première (acier, plastique, électronique — selon votre secteur). Vous réunissez l'équipe : l'acheteur (pour savoir ce qu'on commande), le chef de réception (pour le process en place), le responsable contrôle (pour les normes). Vous préparez un brouillon qui décrit : qui accepte les livraisons (chef réception), comment on identifie le lot (numéro de série), quels documents vérifier (facture, certificat de conformité fournisseur, bon de livraison), les contrôles à faire (visuels, mesures, tests si critique), le verdict (bon/refusé), où enregistrer (système informatique), qui escalade les refus (vous et responsable qualité). Vous écrivez en langage simple, vous faites une version détaillée avec photos des étapes clés. Le responsable qualité valide, le directeur usine approuve. Puis, vous formez l'équipe réception et elle applique. Le lendemain, vous observez un contrôle sur le terrain pour vérifier que c'est appliqué correctement.
Voici un argument financier qui parle à la direction. Un défaut détecté à la réception (matière première) coûte environ 50 euros d'élimination/retour. S'il passe en production et qu'on le détecte, coût de 200 euros (matière + temps d'opérateur + énergie). Découvert à la sortie, c'est 500 euros (rebut total de la pièce). Découvert chez le client (réclamation, rappel, litigation), c'est 1 000 euros minimum, plus dégâts réputationnels. D'où l'importance de vos contrôles : chaque défaut que vous arrêtez en amont économise à l'entreprise. C'est votre business case quand les chefs veulent baisser les contrôles pour aller plus vite : vous montrez les chiffres.
Votre rôle de gestionnaire documentaire est central. Vous n'êtes pas un gratte-papier : vous êtes le passeur de connaissance. Une procédure bien écrite économise des erreurs répétitives. Un mode opératoire avec photos accélère la formation d'un nouveau. Les fiches de contrôle enregistrent l'historique : c'est votre preuve légale en cas de litige. Les tableaux Excel, c'est votre dashboard pour voir les tendances. Cultiver cette rigueur documentaire, c'est construire la confiance de votre direction et la crédibilité de votre fonction.
Voici le processus que vous gérez quotidiennement. Une NC surgit : opérateur détecte un défaut, client appelle pour une réclamation, vous découvrez une mesure hors limites. Vous enregistrez immédiatement dans votre système (Excel ou logiciel GED) : numéro NC, date, zone, description, sévérité (mineure, majeure, critique). Ensuite, vous faites l'analyse : vous demandez au responsable du processus « pourquoi c'est arrivé ? » (vous posez la question 5 fois si besoin pour creuser). Vous documentez la cause probable. Troisième étape : l'action corrective. Vous proposez une solution (ou l'équipe la propose), vous la décrivez, vous assignez un responsable et une date limite. Quatrième étape : suivi et vérification. Vous vérifiez que l'action est bien faite (audit, test de suivi). Enfin, clôture : vous documentez l'efficacité (plus aucune NC du même type depuis 30 jours), vous fermez le dossier, c'est un succès.
Vous recevez un appel du chef de réception : la matière première commandée pour le 16 juillet n'est pas arrivée à la date prévue (13 juillet). Vous enregistrez NC n°2026-087. Vous appelez le fournisseur : camion en panne, pas de stock de secours. Cause racine : processus logistique du fournisseur fragile, sans redondance. Action corrective décidée en comité : audit fournisseur complet (vous y participez), renégociation du contrat avec penalités de retard, exigence d'un transporteur de secours contracté. Vous posez un délai d'exécution 30 jours. Deux semaines plus tard, vous conduisez l'audit fournisseur avec l'acheteur : vérifié, le plan B en place. Vous attendez 30 jours sans nouvelle retard, puis vous fermez la NC avec la conclusion « process du fournisseur amélioré ». C'est un vrai cas quotidien : rien de dramatique, mais une vigilance constante.
Votre quotidien, c'est de gérer le pipeline des non-conformités. Certaines se ferment en 3 jours, d'autres en 3 mois. Votre rôle : suivre, relancer, documenter, fermer proprement. Cultivez une culture où les gens vous remontent les problèmes sans peur (pas de blâme) : c'est la clé d'une entreprise qui s'améliore. Les audits externes (ISO, clients) regardent votre historique NC : un dossier bien documenté, c'est la preuve que vous maîtrisez le process.
Première ligne de défense : la réception. Chaque lot qui arrive doit passer un filtre. Vous définissez avec le responsable qualité si on contrôle 100 % (matière critique, fournisseur nouveau) ou si on échantillonne (fournisseur éprouvé, matière non critique). Le contrôle lui-même : vérification des papiers d'abord (bon de livraison, facture, certificat de conformité fournisseur si demandé), puis inspection visuelle (pas de déformation, d'usure visible), puis mesures si nécessaire (longueur, diamètre, résistance). Vous enregistrez dans un registre : lot accepté ou refusé, numéro série, date, contrôleur. Si refusé, vous isolez le lot et lancez une NC auprès du fournisseur. C'est ennuyeux mais c'est la barrière cruciale : une matière mauvaise, c'est des heures de production gaspillées aval.
Votre maniement des contrôles (réception, production) est la clé de votre crédibilité. Vous ne contrôlez pas par doute : vous contrôlez par plan systématique, documenté. Un défaut que vous arrêtez économise à l'entreprise 10 fois son coût. Soyez rigoureux sans être paranoia : adaptez le niveau de contrôle au risque réel. Une entreprise qui maîtrise ses contrôles gagne la confiance de ses clients et baisse ses coûts de rebuts.
Pour performer, vous mesurez. Quatre indicateurs clés suffisent. D'abord, le taux de conformité : combien de pourcentage des pièces produites sont conformes ? Objectif courant : 98-99 %. Vous calculez ça mensuel et vous cherchez la tendance. Deuxième, le nombre de NC nouvelles chaque mois : une tendance croissante, c'est un signal d'alerte (process dégradé, nouveau fournisseur problématique). Troisième, le délai de clôture : une NC ouverte 100 jours, c'est suspect (action corrective lente, oubliée ?). Objectif : fermer 80 % des NC en moins de 30 jours. Quatrième, le coût de non-qualité : 15 % du CA est courant en industrie, l'objectif est de le réduire à 5-8 %. Chaque mois, vous sortez un tableau Excel, vous présentez à votre manager et à la direction. C'est votre crédibilité visuelle.
Que faut-il pour débuter ? Un simple tableur Excel suffit. Vous créez une feuille par mois (colonne A : date NC, colonne B : catégorie, colonne C : sévérité, colonne D : cause, colonne E : statut, colonne F : date fermeture). Puis en bas, vous tirez des formules COUNTIF pour les totaux, les tendances. Vous ajoutez quelques graphiques (courbe conformité, histogramme NC par catégorie). Google Sheets, c'est pareil mais accessible partout et collaboratif (utile si vous travaillez avec l'acheteur distant ou le responsable). Pour les grand groupes, il y a des logiciels QMS sophistiqués (modules ERP, produits dédiés) mais ce n'est pas votre première semaine. Commencez par Excel, vous élargir plus tard.
Votre tableau de bord mensuel, c'est votre conversation avec la direction. Pas de long rapport ennuyeux : une page, quatre graphiques, tendance claire. Une conformité qui monte, c'est un succès à mettre en avant. Des NC en hausse, c'est l'alerte qui justifie des investissements supplémentaires en formation ou équipement. Chiffre le coût de non-qualité : ça parle d'argent à la direction, bien plus que des mots.
Ici réside un enjeu central du métier. Vous ne managez pas hiérarchiquement les opérateurs production. Mais vous devez les convaincre de respecter les procédures, de remplir les formulaires correctement, d'arrêter une ligne si nécessaire. Comment ? Par influence. Première règle : expliquez le pourquoi. Ne dites pas « remplissez la fiche de contrôle. » Dites « chaque mesure qu'on enregistre, c'est une preuve auditée, ça nous protège légalement, ça protège l'entreprise et votre poste. » Deuxième règle : construisez la confiance. Si un opérateur cache un défaut par peur de punition, vous n'apprendrez jamais rien. Mettez en avant que vous enquêtez sur le problème, pas sur la personne. « Je dois comprendre si c'est un réglage machine, pas une erreur de l'opérateur. » Troisième règle : respectez l'expertise du terrain. Les opérateurs en savent plus sur leur machine que vous. Posez des questions : « comment tu fais ça normalement ? Quand as-tu remarqué la différence ? ». Écoutez, puis proposez des solutions ensemble.
Le meilleur assistant qualité est celui qu'on va chercher pour lui demander conseil, pas celui qu'on fuit. Cultivez cette réputation dès le jour 1 : honnêteté, curiosité, respect. Vous gagnez une autorité morale bien supérieure à n'importe quel titre.
Votre carrière en qualité suit une trajectoire prévisible. Les 2-3 premières années, vous êtes assistant : vous apprenez, vous exécutez sous supervision, vous gagnez de la confiance. Salaire 1 400-1 900 euros selon la région et l'expérience. Après 3 ans, si vous avez montré de l'initiative, de la rigueur, et une bonne connaissance du secteur, vous pouvez passer responsable qualité. Là, vous définissez la stratégie qualité de votre site, vous validez les fournisseurs (audit), vous gérez les audits clients, vous avez peut-être un petit assistant sous vos ordres. Salaire 2 200-2 600 euros. Après 8 ans, certains deviennent manager QSE (Qualité + Sécurité + Environnement) : vous gérez une petite équipe (2-4 personnes), vous rapportez au directeur usine. Salaire 2 600-3 200 euros. D'autres embranchent la direction générale, le consulting, ou des rôles en audit externe (organisme certificateur, cabinets spécialisés). Les compétences qualité s'exportent bien : un bon qualitain est employable partout.
La qualité n'est pas une carrière de plafond en verre : vous pouvez progresser régulièrement si vous investissez en formation continue (certifications, audits externes). Dès votre arrivée, envisagez des formations : auditeur interne ISO (cours classique, 3-5 jours), puis auditeur externe si vous êtes intéressé. Ces certifications justifient une augmentation et ouvrent des portes. Bon courage !
Ces sources vous permettront d'approfondir après le module. Juran et Deming sont les classiques de la qualité : si vous lisez leur travaux, vous comprendrez la philosophie derrière les normes. ISO 9001 est votre bible professionnelle : ayez une copie à jour. Les magazines Qualité et Usine Nouvelle vous tiennent au courant des évolutions. Les sites officiels (Afnor, France Compétences, Apec) sont vos ressources administratives et salariales.
Ces termes sont votre vocabulaire professionnel. Utilisez-les naturellement en conversation : c'est signe que vous maîtrisez le métier. Un audit, ce n'est pas un jugement de dieu : c'est une vérification. Une cause racine est une question que vous posez cinq fois pour vraiment comprendre. La traçabilité, c'est votre sécurité légale. Integrez-les dès maintenant.
Gestion documentaire qualité et procédures ; Suivi des non-conformités : du constat au traitement ; Contrôles en réception et production.
La rémunération d'un assistant(e) / chargé(e) de qualité en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois.
Le métier de assistant(e) / chargé(e) de qualité se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
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