Missions, compétences clés, salaire, formation et débouchés du métier de chargé(e) de clientèle / conseiller(ère) commercial — pour vous orienter et réussir votre alternance à Lyon.
Bienvenue dans ce cours dédié au métier de chargé de clientèle et conseiller commercial. Vous découvrirez aujourd'hui un rôle central dans toute organisation commerciale : la gestion active d'un portefeuille de clients pour développer les ventes et assurer la fidélisation.
La rémunération d'un chargé(e) de clientèle / conseiller(ère) commercial en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois. Estimez votre rémunération →
Le métier de chargé(e) de clientèle / conseiller(ère) commercial se prépare en alternance (niveau B1), visant le titre RNCP RNCP35233. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
Voir les offres d'alternance chargé(e) de clientèle / conseiller(ère) commercial à Lyon →L'École de Commerce de Lyon et l'EFCM forment à ce métier en alternance — fort réseau d'entreprises partenaires, accompagnement personnalisé et rentrées souples. La meilleure voie pour réussir dans ce métier.
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Bienvenue dans ce cours dédié au métier de chargé de clientèle et conseiller commercial. Vous découvrirez aujourd'hui un rôle central dans toute organisation commerciale : la gestion active d'un portefeuille de clients pour développer les ventes et assurer la fidélisation. Ce métier combine la prospection, la négociation, et le service client quotidien. Vous apprendrez à maîtriser les outils essentiels, les scripts de communication, et les indicateurs de performance qui distinguent un bon professionnel d'un expert. Vous serez prêt à exercer ce métier dès votre première année en alternance.
Ce cours s'organise en trois parties complémentaires. D'abord, vous découvrirez l'environnement professionnel du chargé de clientèle : qui embauche, quel cadre légal, quels défis sectoriels. Ensuite, vous apprendrez à exercer le métier au quotidien : gérer un portefeuille dans un CRM, maîtriser les scripts de communication, traiter les réclamations. Enfin, nous aborderons votre performance professionnelle : les indicateurs à piloter, les chemins de carrière disponibles, et ce qui distingue un débutant d'un expert confirmé.
Le métier de chargé de clientèle existe depuis les années 1950, avec la professionnalisation de la vente en France. L'année 1995 marque l'arrivée des premiers CRM, qui révolutionnent la gestion client. En 2010, le digital selling et le social selling émergent, élargissant les canaux de prospection. En 2020, la crise sanitaire accélère le télétravail et la vente hybride. Aujourd'hui, en 2026, l'IA prédictive aide les professionnels à anticiper le départ de clients et optimiser la fidélisation. Ce contexte explique les compétences requises : technique (outils), commerciale (négociation) et humaine (empathie).
Le métier de chargé de clientèle existe dans tous les secteurs. La banque et l'assurance emploient les plus gros volumes : conseillers clientèle banque, chargés de sinistres, agents de souscription. Les télécoms (Orange, SFR, Free) en embauchent massivement. La grande distribution recrute des conseillers de vente rayons ou téléphoniques. Le B2B industriel — par exemple un fournisseur de pièces automobiles ou un prestataire logistique — embauche des commerciaux pour fidéliser les compte-clés. Vous pouvez aussi travailler en PME généraliste : une petite agence d'assurance, une boutique de services, une startup. Les employeurs sont multiples ; le métier est transversal.
Vous êtes embauché en tant que salarié : un contrat de travail CDI ou CDD régit votre emploi. Vous êtes couvert par le code du travail et une convention collective applicable à votre secteur — par exemple la convention des organismes financiers pour une banque. Votre salaire démarre au SMIC ou légèrement supérieur, auquel s'ajoutent généralement des commissions ou primes variables liées à vos objectifs de ventes. Travaillez 35 ou 39 heures par semaine selon la région. Attention : certains employeurs demandent une clause de non-concurrence : vous vous engagez à ne pas travailler chez un concurrent pendant 6 mois à 2 ans après votre départ. C'est courant et légal.
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Le secteur de la vente fait face à des défis. D'abord, la concurrence s'intensifie avec le digital : les clients peuvent acheter 24/7 sur internet sans vous appeler. Vous devez donc proposer une valeur ajoutée : conseil, service, relation personnalisée. Deuxième défi : les attentes client montent — réactivité, transparence, résolution rapide des problèmes. Troisième : vous êtes attendu sur la maîtrise des outils CRM, email, téléphonie. Enfin, le télétravail s'est généralisé après 2020 : vous travaillez souvent à distance, d'où l'importance d'une communication écrite impeccable et d'une auto-discipline forte.
Retenez que le chargé de clientèle existe dans tous les secteurs d'activité. Vous êtes salarié cadré légalement. Le contexte actuel vous oblige à maîtriser le digital et à exceller dans la relation à distance. Votre environnement de travail change rapidement : anticipez et adaptez-vous.
Votre quotidien s'organise en quatre missions. La prospection : vous appelez 10 à 20 prospects ou clients inactifs par jour pour identifier des besoins. La vente : vous négociez, présentez les produits, fermez la vente, et documentez le contrat. La fidélisation : vous appelez régulièrement vos clients actifs pour écouter leurs retours, anticiper leurs besoins, offrir des services additionnels. Le reporting : chaque semaine, vous consignez vos appels, ventes réalisées, et taux de réalisation des objectifs. Ce mix est fatigant mais gratifiant : vous voyez directement l'impact de votre travail sur les chiffres.
Votre travail doit être tracé. Chaque client doit avoir une fiche jour complète dans le CRM : coordonnées, historique d'achat, derniers appels, préférences. Chaque vente produit un contrat signé, une proposition commerciale, ou un bon de commande. Chaque appel ou interaction est documentée : date, sujet, suite donnée. À la fin du mois, vous produisez un rapport synthétique. Cette documentation est obligatoire pour plusieurs raisons : elle permet à votre manager de suivre votre activité, elle protège l'entreprise légalement, et elle aide le client si quelqu'un d'autre doit vous remplacer temporairement.
Imaginons une journée type pour un chargé de clientèle en banque. À 8h30, vous commencez par 15 appels prospection : des clients inactifs depuis plus d'un an à qui vous proposez un nouveau produit d'épargne. Vous en convertissez 2. À 10h, un rendez-vous physique en agence avec un client pour signer un crédit immobilier préalablement négocié. À midi, pause courte, puis vous enchaînez avec 10 appels de fidélisation rapides : « Bonjour madame, ça va bien ? Comment avancent vos placements ? ». Vous détectez un besoin d'assurance-vie chez un client. De 14h à 17h, vous documentez tout dans le CRM, vous rédigez des propositions commerciales pour trois clients, et vous envoyez des follow-ups par email. Voilà 70-80 interactions en une journée. Fatiguant ? Oui. Riche ? Absolument.
Votre quotidien alterne prospection active, ventes, suivi de fidélisation, et paperasse. Vous êtes mesuré sur la réalisation d'objectifs chiffrés. Chaque interaction doit être tracée. C'est intense, mais c'est ainsi qu'on évalue votre contribution.
Vous devez être à l'aise avec la technologie. CRM, Excel, Word, email, téléphonie VoIP — ce sont vos outils quotidiens. Vous devez en être expert rapidement. En parallèle, vous devez exceller en relationnel : écoute active, capacité à comprendre le client, empathie. Téléphoniquement, vous devez être clair, courtois, naturel. À l'écrit, vos emails doivent être professionnels et persuasifs. Enfin, il faut de la résilience : vous serez refusé, insulté parfois, vous entendrez « pas intéressé ». C'est normal dans le métier. Ceux qui réussissent encaissent les coups et repartent le lendemain.
Au-delà des compétences techniques, ce métier demande des qualités de caractère. La proactivité : vous ne devez pas attendre qu'on vous dise quoi faire. Vous identifiez les opportunités, vous proposez des solutions. L'organisation : votre emploi du temps, votre portefeuille, vos dossiers doivent être impeccables. L'adaptabilité : chaque client est unique. Vous modulez votre approche, votre ton, votre argumentation selon le profil. L'ambition commerciale : vous avez faim d'atteindre (et de dépasser) vos objectifs, mais sans devenir agressif ou malhonnête. Les meilleurs commerciaux allient solidité personnelle et bienveillance envers le client.
Luc est chargé de clientèle chez un assureur depuis 5 ans. Il gère 250 clients et affiche des résultats exceptionnels : 18 % de taux de conversion, fidélisation de 85 %. Comment ? D'abord, il organise son portefeuille : clients segments A (gros comptes, appels hebdo), B (réguliers, appels mensuels), C (petits, appels trimestriels). Il planifie ses appels avec 48h de préparation : il lit le dossier client, prépare des arguments spécifiques. Deuxièmement, il adapte son approche : avec un entrepreneur, il parle rentabilité et protection. Avec une mère de famille, il met l'accent sur la tranquillité d'esprit. Troisièmement, il accepte les refus sans se démotiver. Il vise 15 contrats par mois, en sait qu'il en fera environ 13. Résultat : croissance année sur année, clients fidèles, comissions élevées. Luc est la preuve qu'on peut réussir dans ce métier.
Réussissez dans ce métier si vous aimez les gens, les outils numériques, l'organisation et les défis. La résilience face aux refus est clé. Votre formation en alternance doit vous préparer à maîtriser le CRM dès les premières semaines.
La fiche client dans votre CRM est votre bible. Elle doit contenir : l'identité complète (nom, prénom, email, téléphone, organisation, poste), le profil client (type de secteur, budget estimé, centre d'intérêt), l'historique d'achat (dates, produits achetés, montants, raison d'un refus), les interactions (date du dernier appel, résumé de la conversation), les statut (actif, dormant, en risque de départ), et enfin le plan d'action (prochain appel prévu, objectifs commerciaux). Une fiche bien remplie permet à n'importe quel collègue de reprendre le client si vous êtes malade. Elle protège l'entreprise légalement et elle vous aide à optimiser chaque appel.
La loi de Pareto s'applique à vos clients : 20 % génèrent 80 % de votre chiffre d'affaires. Segmentez votre portefeuille en trois groupes. Les clients A sont vos gros comptes : chiffre d'affaires élevé, potentiel de croissance. Vous les appelez chaque semaine, vous leur rendez visite, vous les écoutez attentivement. Les clients B ont un chiffre d'affaires moyen : vous les appelez une fois par mois. Les clients C sont des petits comptes ou des prospects : vous les appelez tous les trimestres. Cette segmentation permet d'être efficace : vous concentrez votre énergie sur les clients qui rapportent, tout en gardant le lien avec les autres. C'est de la gestion stratégique simple mais redoutable.
Cette distribution explique votre stratégie. Vous consacrez 60 % de votre temps aux clients A, 30 % aux B, et 10 % aux C. Pourquoi ? Parce que chaque client A représente l'équivalent d'une journée de travail bien rémunérée. Les clients A ont aussi un taux de fidélisation plus élevé : 68 % restent d'une année à l'autre, contre 45 % pour les clients C. En clair : soignez vos clients A d'abord.
Votre CRM est votre système nerveux commercial. Une fiche bien tenue facilite chaque appel et protège la relation. La segmentation ABC transforme une masse de clients en stratégie claire. Maîtrisez ces deux piliers dans vos trois premiers mois.
Un appel sortant se structure en trois phases. L'accroche (15 secondes) : vous vous présentez, nommez votre entreprise, et énoncez immédiatement la raison de votre appel. Exemple : « Bonjour Monsieur Dupont, c'est Sophie de Crédit Durable. J'appelle pour vous présenter notre nouveau produit d'épargne éthique. Vous avez 2 minutes ? » Ensuite, la découverte (3-5 minutes) : vous posez des questions ouvertes pour comprendre ses besoins. « Vous m'aviez mentionné en mai votre volonté de diversifier vos placements. Où en êtes-vous ? » Vous écoutez plus que vous ne parlez. Enfin, la conclusion (2 minutes) : vous proposez un rendez-vous, une documentation, ou un suivi. « Puis-je vous envoyer une proposition adaptée demain matin ? »
Un appel entrant demande une autre stratégie. Accueil rapide et courtois : « Bonjour, vous appelez Crédit Durable. C'est Sophie à l'appareil. Comment puis-je vous aider ? » Authentifiez le client : « Vous êtes bien client chez nous ? Pouvez-vous me confirmer votre numéro de contrat ? » Écoutez sans l'interrompre. Trois cas possibles : il veut de l'information, vous la donnez ; il a un problème, vous le résolvez ou le transférez au bon service ; il vous appelle comme prospect, vous voyez son profil dans le CRM et vous adaptez. Les meilleurs commerciaux traitent 80 % des appels entrants en moins de 5 minutes et convertissent 1 sur 3 en rendez-vous ou action de suivi.
Vous appelez un prospect IT, Ludovic, qui gère l'informatique d'une PME de 50 personnes. Accroche : « Bonjour Ludovic, c'est Marc de CloudSecure. J'appelle les PME qui encore sur des serveurs en local pour leur présenter notre solution cloud. Vous avez 2 minutes ? » Ludovic dit oui. Découverte : « Quel âge ont vos serveurs actuellement ? » Ludovic répond « 4 ans ». « Et quel budget d'informatique sur l'année ? » « Environ 25 000 euros ». « Vous êtes inquiet pour la sécurité des données ? » « Oui, surtout après les histoires de ransomware ». Rebond : « Exact. Chez CloudSecure, vous mettez vos données en cloud chiffré, backup automatique, conformité RGPD complète. On peut vous faire une simulation en 20 minutes ? » Ludovic accepte un rendez-vous jeudi. Durée totale : 4 minutes. Vous documentez la fiche client avec : secteur IT, budget 25K, inquiétude sécurité, RDV jeudi. Comme ça, soit vous, soit un collègue serez prêts.
Maîtrisez ces scripts. L'accroche doit être courte et claire. La découverte est l'art d'écouter et de poser les bonnes questions. La conclusion doit obtenir un engagement clair. Documentez chaque appel : cela vous permet d'exceller et rassure votre manager.
Une réclamation client est une opportunité. D'abord, écoutez sans défendre l'entreprise. Un client fâché veut être entendu avant d'être résolu. « Dites-moi exactement ce qui s'est passé. » Montrez de l'empathie : « Je comprends votre frustration. C'est normal. » Ensuite, proposez une solution rapide : « Voici ce que je peux faire pour vous : je contacte le service logistique maintenant, je vous rappelle dans l'heure avec une date précise de livraison. » Agissez vite. Dans l'heure, vous rappellez. « C'est réglé. Vous recevrez votre colis jeudi. Je vous envoie un SMS de suivi. » Deux jours plus tard, vous appelez à nouveau : « Vous avez bien reçu ? Tout bon ? » Cette gestion minutieuse évite 90 % des perditions de clients.
Voici le paradoxe commercial : un client mécontent mais bien traité devient PLUS loyal qu'avant. Pourquoi ? Parce que vous lui avez prouvé que vous vous souciez de lui. Après avoir résolu la réclamation, posez-vous la question : y a-t-il une opportunité commerciale ? Par exemple : un client insatisfait d'une livraison lente → vous lui proposez une assurance livraison accélérée. Un client qui s'est plaint d'un bug logiciel → vous lui proposez une formation approfondie ou un contrat de support premium. Vous transformez la frustration en confiance renforcée et vous réalisez une vente supplémentaire. Les données le montrent : reconquérir un client après réclamation augmente son lifetime value de 30 à 50 %. C'est du pur business : soignez les problèmes, rebondissez intelligemment.
Marie appelle furieuse : elle a eu un sinistre automobile couvert par vos assurances, mais elle n'a reçu aucun remboursement depuis deux mois. Vous écoutez : « Je comprends votre frustration, Marie. Attendez deux mois sans nouvelles, c'est inacceptable. » Vous cherchez : « Quel était votre numéro de sinistre ? » Vous trouvez : le dossier est bloqué au service sinistre, en attente d'un devis d'expert. Vous agissez : vous appelez le sinistre direct, vous relancez l'expert. Dans l'heure, vous rappellez Marie : « J'ai trouvé. C'était un problème administratif. L'expert rencontrera votre garagiste vendredi. Vous aurez le remboursement début de semaine prochaine. » Marie est soulage. Vous continuez : « À ce sujet, j'ai remarqué que vous n'aviez pas l'extension 'accidents de la vie'. Cela couvre les franchises en cas de malheureuse. Pour 8 euros par mois ? » Marie dit oui. Elle vous était reconnaissante de l'avoir écoutée et aidée. Résultat : elle reste, elle fait confiance, elle achète du service additionnel.
Transformez les réclamations en opportunités de fidélisation et de vente croisée. L'écoute sincère et la solution rapide font la différence. Votre profit futur dépend de comment vous gérez les crises aujourd'hui.
Votre performance est mesurée sur cinq indicateurs. Le CA réalisé versus l'objectif fixé : c'est le KPI reine. Votre manager vous donne un objectif annuel, vous devez le réaliser. Le taux de conversion : combien d'appels → ventes ? En moyenne, 12-15 % (1 sur 7-8). Si vous êtes à 18 %, vous êtes au-dessus de la moyenne, excellent. Le panier moyen : montant total vendu par client par an. En banque, 800-1200 euros. En télécoms, 600-800. En B2B, beaucoup plus variable. Le taux de rétention : quel % de clients restent d'une année à l'autre ? L'inverse, le churn, c'est le % qui partent. Enfin, l'activité : nombre d'appels par jour, de contacts établis, d'emails envoyés. Pourquoi cette dernière ? Parce que l'activité est votre levier. Plus d'appels = plus de conversions. Votre manager suit ces cinq données régulièrement.
La plupart des CRM modernes offrent des tableaux de bord temps réel. Vous voyez votre progression vers l'objectif chaque jour. À chaque fin de semaine, vous produisez un rapport : objectif semaine, réalisation, écart, raisons, actions correctives. Vous le partagez à votre manager. Chaque semaine, aussi, l'équipe se réunit : chacun expose ses résultats, ses difficultés, et vous partagez les bonnes pratiques. Quelques commerciaux excellent ? Ils partagent leurs scripts ou leurs techniques. Cela crée une émulation saine. Plus vous êtes transparent avec vos données, plus votre manager vous fera confiance et vous donnera d'autonomie. C'est un cercle vertueux.
Ce tableau montre l'évolution typique d'une carrière. Un junior en année 1 a un taux de conversion autour de 8-9 % (1 appel sur 11-12). Un expert en année 3+ atteint 18-20 % (1 sur 5-6). Pourquoi ? Expérience, connaissance produit, maturité de communication. De même, le panier moyen : un junior vend le produit de base. Un expert vend des solutions complètes : produit principal + services additionnels + contrats longs terme. D'où un panier 2,5 fois plus gros. Ces chiffres vous montrent le potentiel d'amélioration. Ils sont tous atteignables avec discipline et pratique.
Pilotez votre performance comme un business. Connaissez vos chiffres chaque jour. L'amélioration est progressive mais déterministe : plus d'appels = plus de conversions = meilleur CA = augmentation salaire. C'est mathématique.
Après 1-2 ans de bons résultats, vous pouvez progresser. D'abord, chargé de clientèle senior : même rôle, mais portefeuille premium avec des comptes plus gros ou plus rentables. Salaire + 15-20 % et commissions augmentées. Après 3-4 ans, vous pouvez devenir chef d'équipe ou team leader : vous encadrez 5-8 commerciaux, vous assurez leur coaching, leur atteinte d'objectif, vous gérez leurs conflits. Rôle hybride : vous gardez un petit portefeuille perso (30-50 % de votre temps) et vous dédiez 50-70 % au management. Après 5-6 ans d'expérience et 2-3 ans de management, manager commercial : vous pilotez 2-3 équipes, 20-30 personnes, un budget global. Vous impulsez la stratégie commerciale, vous recrutez, vous licenciez si nécessaire. Au sommet, directeur commercial : c'est la direction générale du secteur ventes. Ces chemins sont ouverts à tous. C'est votre performance, votre implication, votre apprentissage continu qui décident.
Vous ne pouvez pas progresser sans apprendre. Les meilleures entreprises offrent des formations régulières : produits (vous devez connaître vos offres mieux que quiconque), techniques de vente (nouvelles approches), CRM avancé (automatisation, prédiction). Il y a aussi des soft skills : négociation commerciale, leadership d'équipe, gestion du stress (le métier est exigeant). En parallèle, vous devez faire de la veille : quels sont les nouveaux outils sur le marché ? La réglementation change-t-elle (RGPD, télévente, etc.) ? Où se positionne votre secteur ? Cette apprentissage continu vous fait progresser. Bonus : avec 5 ans d'expérience, vous êtes mobile. Vous pouvez quitter une banque pour une assurance, ou une assurance pour une telecom. La compétence commercial est transversale. Beaucoup de seniors changent de secteur pour éviter la routine.
La rémunération comprend le fixe et la variable. Un junior commercial gagne environ 20-25 K€ fixes annuels (SMIC majoré) + peu ou pas de bonus (0-5 % si tous les objectifs sont atteints). Au bout de 2-3 ans, vous êtes confirmé : 26-32 K€ fixes + 5-15 % de variable selon votre CA. Au-delà de 4 ans, senior : 35-50 K€ fixes (ça dépend du secteur et de la région) + 15-25 % de variable. Chef d'équipe : 40-55 K€ fixes + bonus de pilotage (10-20 % si l'équipe atteint ses objectifs). Ces chiffres varient : une banque parisienne paie plus qu'une PME en province. Mais le schéma est là. En clair : votre rémunération augmente drastiquement si vos résultats augmentent.
Votre carrière n'est pas plafonnée. Avec effort et apprentissage, vous pouvez progresser régulièrement. Le secteur commercial offre une mobilité et une rémunération bien meilleures que beaucoup d'autres métiers à niveau égal de formation.
Un bon commercial se reconnaît. D'abord, il connaît son produit par cœur : tarifs, options, limites, comparatif concurrence. Deuxièmement, il est un excellent écoutant. Il pose des questions pertinentes, il attend la réponse sans l'interrompre, il comprend le besoin réel du client — souvent différent de ce que le client pense vouloir. Troisièmement, c'est un organisé : son emploi du temps, son portefeuille, ses dossiers doivent être impeccables. Quatrièmement, il est humble. Il sait qu'il ne sait pas tout. Il apprend de ses erreurs, il écoute les critiques, il se perfectionne. Le bon commercial a un taux de conversion de 12-15 % et un panier moyen solide.
L'expert ne pense pas transaction, mais relation. Un client n'est pas une « vente » à faire, c'est un partenaire sur 5-10 ans. L'expert sait quand dire « non » : « Monsieur, ce produit n'est pas bon pour vous. Ce concurrence serait mieux. » Cette franchise insolite renforce la confiance. L'expert propose ce qui convient vraiment, pas ce qui rapporte le plus à court terme. Deuxièmement, l'expert innove sans bruit. Il teste un nouveau script de call, un nouvel outil CRM, une segmentation client originale. Il l'expérimente, l'optimise, puis la partage à l'équipe. Troisièmement, il enseigne. Les juniors lui posent des questions, il prend 15 minutes pour les coacher. Cette transmission est rare et précieuse. L'expert a un taux de conversion de 18-22 %, un panier moyen 2,5 fois plus gros, et des clients qui le suivent de 8-10 ans. Son montant annuel de CA peut être 3-4 fois celui d'un junior.
Valérie est un expert reconnu en assurance emprunteur. Elle gère 200 clients, mais pense comme un cabinet de conseil. Elle rencontre ses 50 clients A une fois par an en face-à-face, souvent autour d'un déjeuner. Elle connaît leurs enfants, leurs projets professionnels, leurs rêves. Elle anticipe : elle sait qu'un client va changer d'emploi en mars, elle prépare une solution assurance adaptée avant même qu'il le demande. Elle teste régulièrement de nouvelles approches : elle a lancé un podcast interne sur les risques d'assurance, que ses clients écoutent. Elle co-forme 2-3 juniors par an en interne. Résultat : chiffre d'affaires annuel de 1,2 millions d'euros, fidélisation quasi-totale (95 %), et elle fait beaucoup moins d'appels qu'un junior (elle fait 30-40 appels par jour vs 70-80 pour un junior) parce que ses taux de conversion sont astronomiques et que beaucoup de ses clients l'appellent pour lui proposer des clients. C'est l'inverse du junior. Voilà l'objectif.
Ne vous contentez pas d'être bon. Visez l'expertise. C'est plus rentable, plus satisfaisant, et plus durable pour votre carrière. Commencez dès jour 1 en alternance.
Nous avons puisé dans les meilleures sources du secteur commercial : recherches académiques en marketing et vente, guides pratiques édités de 2024-2026, rapports de presse (Stratégies, HubSpot, APEC), et données officielles (INSEE, Dares, MEDEF). Cette diversité vous assure une formation basée sur des faits vérifiables et des pratiques reconnues.
Dix termes techniques que vous croiserez constamment. Maîtrisez ces définitions pour communiquer efficacement avec vos collègues et votre manager.
Gestion du portefeuille client et CRM ; Communications : scripts entrant et sortant ; Traitement des réclamations et rebond commercial.
La rémunération d'un chargé(e) de clientèle / conseiller(ère) commercial en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois.
Le métier de chargé(e) de clientèle / conseiller(ère) commercial se prépare en alternance (niveau B1), visant le titre RNCP RNCP35233. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
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