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Fiche métier Niveau B3 Titre RNCP34734 Alternance

Chargé(e) de recouvrement en alternance

Missions, compétences clés, salaire, formation et débouchés du métier de chargé(e) de recouvrement — pour vous orienter et réussir votre alternance à Lyon.

Bienvenue dans ce module qui vous prépare à exercer le métier de chargé de recouvrement avec rigueur et efficacité. Vous découvrirez d'abord qui vous êtes en tant que professionnel du recouvrement, quel est votre environnement quotidien, puis les missions concrètes que vous piloterez chaque jour.

Missions principales

Compétences clés

Salaire en alternance

La rémunération d'un chargé(e) de recouvrement en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois. Estimez votre rémunération →

Formation & accès

Le métier de chargé(e) de recouvrement se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.

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🎓 Se former au métier de chargé(e) de recouvrement

L'École de Commerce de Lyon et l'EFCM forment à ce métier en alternance — fort réseau d'entreprises partenaires, accompagnement personnalisé et rentrées souples. La meilleure voie pour réussir dans ce métier.

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Chargé(e) de recouvrement

Découvrir le métier — environnement, missions et compétences clés

Bienvenue dans ce module qui vous prépare à exercer le métier de chargé de recouvrement avec rigueur et efficacité. Vous découvrirez d'abord qui vous êtes en tant que professionnel du recouvrement, quel est votre environnement quotidien, puis les missions concrètes que vous piloterez chaque jour. Vous apprendrez ensuite à maîtriser les outils du métier, des relances amiables jusqu'aux procédures judiciaires, en passant par le scoring client et la gestion du délai de paiement. Enfin, vous comprendrez comment performer et progresser dans ce métier stratégique de la gestion d'entreprise. Ce cours est construit pour vous rendre immédiatement opérationnel en alternance.

Le plan du cours

Trois parties pour comprendre et maîtriser votre futur métier.

Ce module s'organise en trois grandes parties. D'abord, vous découvrirez le métier lui-même : qui vous serez, l'environnement dans lequel vous évoluerez, et les missions quotidiennes concrètes. Ensuite, vous pratiquerez les outils réels du recouvrement, des relances amiables jusqu'aux procédures judiciaires, en maîtrisant le scoring et le délai de paiement. Enfin, vous apprendrez à performer dans ce métier en mettant en place les standards de performance, l'amélioration continue, et en pilotant votre propre carrière. Chaque partie est structurée pour vous préparer à agir dès votre prise de poste.

Le passé éclaire l'avenir

Une chronologie brève du recouvrement en France.

Le recouvrement de dettes a une longue histoire liée à la comptabilité elle-même. En 1494, Luca Pacioli fonde la comptabilité en partie double, donnant des bases précises au suivi des créances. Le Code Civil de 1804 installe le cadre légal des contrats et des obligations. La procédure civile de 1926 établit les mécanismes de recouvrement judiciaire. Puis la loi RESEDA de 1998 fixe le délai légal de paiement à 60 jours, suivi de la loi LME en 2005 qui protège les PME et TPE. Aujourd'hui, en 2020, l'accélération numérique transforme le métier avec les logiciels et l'IA de scoring.

Secteurs et employeurs typiques

Les chargés de recouvrement exercent dans des secteurs très variés. Les banques et sociétés de crédit les emploient pour gérer les crédits aux particuliers et entreprises. Les assurances en recourent pour les sinistres non-payés et les assurances-crédit. La grande distribution a besoin de vrais spécialistes pour ses créances clients massives. Et les cabinets d'affacturage et de recouvrement constituent un secteur à part entière, devenant prestataires externes pour les autres entreprises. Dans chaque secteur, le métier reste similaire mais le contexte varie : un recouvrement bancaire n'a pas les mêmes risques qu'un recouvrement auprès d'une PME industrielle.

Le cadre légal du recouvrement

Le recouvrement en France est strictement encadré par la loi. Le délai légal de paiement est fixé à 60 jours à compter de la livraison ou de la facturation, sauf accord préalable. Au-delà, des intérêts de retard courent automatiquement, plus une pénalité forfaitaire de 40 euros minimum (ou 90 euros selon les cas). Avant de saisir le tribunal, vous devez obligatoirement envoyer une mise en demeure par courrier recommandé. Et si vous allez au contentieux, l'intervention d'un huissier de justice est obligatoire pour la signification. Ce cadre légal est votre meilleur allié pour faire pression amiablement.

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Cas — PME industrielle en retard de 90 jours

Imaginons une PME industrielle vous doit 5 000 euros facturés le 1er avril. Le délai légal expire le 31 mai. Le 1er juillet, vous constatez le retard : 90 jours ont passé. Légalement, vous pouvez déjà facturer des intérêts de retard (taux légal 2,79 % en 2026, soit environ 105 euros) plus la pénalité forfaitaire de 40 euros. Total : 5 145 euros. Vous envoyez immédiatement une mise en demeure par courrier recommandé avec accusé de réception, rappelant l'obligation de paiement et mentionnant les pénalités. Cette mise en demeure est souvent votre levier amiable le plus efficace : beaucoup de clients règlent dans les 15 jours qui suivent.

À retenir — Le profil et l'environnement

Retenez bien trois points clés de cette sous-partie. D'abord, votre rôle fondamental : vous êtes gestionnaire de créances, avec une priorité à la négociation amiable, mais équipé des outils légaux si la phase amiable échoue. Deuxièmement, vous travaillez dans des secteurs variés mais le métier reste similaire : banques, assurances, cabinets de recouvrement, grandes entreprises. Enfin, la loi française encadre tout : 60 jours de délai légal, intérêts et pénalités automatiques, obligation de mise en demeure, intervention obligatoire de l'huissier. Connaître cette loi par cœur vous donne du crédit auprès des clients.

Les livrables quotidiens du chargé

Au quotidien, vous produisez plusieurs types de livrables. D'abord, les relances téléphoniques : chaque appel doit être documenté (date, heure, raison du retard mentionnée, promesse de paiement notée). Ensuite, les courriers de mise en demeure : formalisés, légaux, envoyés en recommandé avec AR. Puis, si le client rechigne, les dossiers contentieux : constitution du dossier pour transmission à l'huissier ou au tribunal. Et régulièrement, les rapports de suivi : combien de dossiers, quel taux de recouvrement, quels délais moyens. Ces livrables doivent être rigoureux, à la fois pour protéger l'entreprise juridiquement et pour vous permettre de suivre votre activité.

Cas — Livrable d'un dossier client en retard

Prenez un client qui vous doit 8 000 euros depuis 75 jours. Vous documentez d'abord les trois appels téléphoniques passés : date, résultat, promesses. Puis vous envoyez la mise en demeure officialisée. Si le client demande un délai, vous documentez sa demande et proposez un échéancier. Tous ces éléments constituent un dossier complet que vous conserverez, et qui servira de preuve si vous devez aller au contentieux. À titre d'exemple, si ce client maintient sa promesse mais retarde, vous enverrez un rappel à l'huissier. Le dossier complet protège l'entreprise juridiquement et démontre votre professionnalisme.

À retenir — Les missions et livrables

Trois points clés à retenir pour cette sous-partie. Une mission de recouvrement débute toujours par des relances amiables bien documentées : pas d'improvisation. Vos livrables quotidiens sont des traces écrites, des courriers formalisés, des dossiers complets : tout doit être traçable. Et cette rigueur est votre meilleur allié : elle protège l'entreprise juridiquement, elle vous protège personnellement, et elle donne du poids à vos relances auprès des clients, qui comprennent que vous êtes sérieux.

Compétences techniques et commerciales

Les compétences techniques et commerciales sont votre fondation. D'abord la connaissance légale : vous devez connaître par cœur les délais, les seuils de pénalité, les procédures contentieuses. Ensuite les logiciels : CRM, gestion de dossiers, suivi des relances. Puis la négociation : comment obtenir un paiement sans alienating le client, comment proposer un échéancier viable, comment transformer une promesse en argent réel. Et enfin la rédaction : vos courriers de mise en demeure doivent être impeccables légalement et persuasifs commercialement. Ce n'est pas un talent inné, c'est un métier qui s'apprend avec la pratique et l'observation des collègues plus expérimentés.

Qualités humaines : résilience et éthique

Le recouvrement, c'est aussi un métier psychologiquement exigeant. Vous allez entendre des refus, des insultes, des promesses non tenues. Vous devez pouvoir encaisser cela sans le prendre personnellement, puis passer au dossier suivant. C'est la résilience. Parallèlement, vous devez écouter vraiment le client : parfois le retard n'est pas de la mauvaise volonté, c'est une difficulté réelle qui mérite une négociation. Et vous devez rester éthique : ne jamais menacer au-delà de ce qui est légal, ne jamais harceler, respecter les heures de silence. Votre parole est votre capital professionnel. Enfin, vous devez avoir la capacité à prendre du recul, à rire, à vous détendre en dehors du boulot. Le burnout est réel dans ce métier.

À retenir — Compétences et qualités

Trois points finaux pour cette sous-partie. Les compétences techniques s'apprennent : droit, logiciels, négociation. Les qualités humaines aussi, mais c'est plus personnel : résilience face aux refus, écoute active du client, intégrité éthique, détente personnelle. Le bon chargé de recouvrement est celui qui combines les deux : il connaît la loi, il sait négocier dur, mais il reste humain, il écoute, il ne franchit jamais la ligne. Ce n'est pas facile tous les jours, mais c'est ce qui distingue les professionnels des simples exécutants.

Structuration des relances : le workflow concret

Voici le workflow que vous allez utiliser concrètement. Premiers jours du retard : appels téléphoniques tous les 3-4 jours, en documentant chaque tentative. Autour du jour 30 : envoi d'une lettre de relance simple, puis mise en demeure formelle en recommandé. Entre jour 45 et 60 : une ultime tentative de négociation par téléphone, proposant un délai ou un plan de paiement. Si le client reste silencieux ou refuse, vous basculez au contentieux autour du jour 60-70. Ce workflow n'est pas rigide, il dépend de votre secteur et votre politique interne, mais c'est la structure générale que vous rencontrerez partout.

Scripts et courriers types : outils du métier

Vous utiliserez des scripts et des modèles de courriers. Pour l'appel téléphonique, le script basique est : identifier la raison du retard (situation client), rappeler l'intérêt du paiement (cadre légal, pénalités), proposer une option (paiement immédiat, échéancier, ou autre). Pour la lettre de relance, c'est factuel et respectueux : rappel de la facture, montant dû, demande de régularisation. Pour la mise en demeure, c'est plus formel et menaçant : vous rappelez l'obligation légale, vous chiffrez les pénalités, vous fixez un délai final, vous signalez la possibilité du contentieux. Pour l'échéancier, vous proposez par écrit un plan de paiement réaliste (exemple : 3 versements mensuels égaux). Chaque document est un levier, et tous ensemble ils constituent votre arsenal amiable.

Cas pratique complet — Du premier appel à la mise en demeure

Scénario concret. Facture de 3 000 euros le 1er février, délai 60 jours jusqu'au 31 mars. Le 7 avril (J7), vous appelez le client : il dit « pas de souci, je paie dans 15 jours ». Vous documentez. Le 22 avril (J22), vous rappelez : il dit qu'il ne l'a pas oublié mais « un problème de trésorerie ». Le 5 mai (J35), vous envoyez par email une lettre de relance mentionnant les intérêts légaux acumulés (environ 17 euros). Le 20 mai (J50), vous envoyez la mise en demeure en recommandé signé, chiffrant le tout à 3 057 euros (capital + intérêts + pénalité), fixant un délai de 8 jours. Si le client reste muet, vous transmettez au contentieux vers le 28 mai. Ce processus dure 60 jours mais reste entièrement amiable.

Panorama — Les acteurs de la phase amiable

La phase amiable réunit plusieurs acteurs. D'abord vous, le chargé de recouvrement, qui orchestrez tout. Ensuite le client, qui est à la fois votre interlocuteur et votre objectif : vous devez le convaincre de payer. Votre direction ou votre responsable recouvrement vous guide sur la stratégie et les limites. Les logiciels métier (CRM, suivi de dossier) sont vos alliés : ils vous aident à tracer, à relancer à temps, à générer les courriers. Et la Banque de France, par son rôle de publication des délais de paiement et des données économiques, fournit le contexte légal. Ensemble, ces acteurs forment un écosystème où vous êtes au centre.

À retenir — Relances amiables et contentieuse

Trois points clés pour cette sous-partie. La phase amiable est longue mais c'est normal : elle dure 60 à 90 jours en moyenne, ça permet au client de trouver des solutions. Le workflow est progressif : vous commencez par les appels, puis la lettre, puis la mise en demeure avec dates précises, puis basculez au contentieux. Et dans tout cela, vous documentez chaque interaction, vous proposez toujours une solution (échéancier, arrangement), et vous donnez du temps au client. C'est comme ça qu'on recouvre 80 à 90 % des dettes.

L'injonction de payer : procédure accélérée (montants < 10 000 €)

Pour les petits montants (moins de 10 000 euros), vous avez une procédure accélérée appelée injonction de payer. Vous préparez un dossier écrit comprenant la facture, les preuves de paiement non reçu, la mise en demeure, et vous transmettez tout au tribunal d'instance du lieu de domicile du client. Le tribunal examine le dossier sans audience obligatoire et rend une ordonnance d'injonction, généralement dans le mois. Si le client ne conteste rien, c'est gagné : l'huissier peut procéder à l'exécution. Si le client s'oppose, alors il y a une vraie audience avec présentation des arguments de chaque côté. Cette procédure coûte environ 100 à 150 euros et gagne environ 80 à 90 % du temps si vous avez un dossier solide.

L'huissier de justice : votre allié exécution

L'huissier de justice est un professionnel clé du recouvrement. C'est un officier public, ce qui signifie que ses actes ont valeur légale : quand il signifie une mise en demeure, c'est officiel et traçable. Quand vous obtenez un jugement, c'est l'huissier qui l'exécute : il peut saisir des biens, bloquer un compte bancaire, vendre des actifs saisis. Mais l'huissier est aussi un garant du respect du droit : il ne peut pas harceler, il doit respecter les règles de protection du débiteur. Vous allez travailler avec des huissiers régulièrement : vous les appellerez pour signifier une mise en demeure, vous les transmettrez votre dossier pour contentieux, vous suivrez les exécutions. Bonne relation avec votre huissier = meilleur recouvrement.

Délais moyens de paiement en France (2025-2026)

Le contexte économique de votre métier : combien de temps avant de recevoir l'argent ?

Regardez ce graphique : en moyenne, les entreprises en France payent avec un retard de 50 à 70 jours selon leur taille. Les petites entreprises (TPE) payent relativement vite, autour de 52 jours, mais les grandes entreprises dépassent les 67 jours. Le secteur public est meilleur à 42 jours. Ce qu'il faut retenir : votre métier existe parce que 87 % des PME dépassent le délai légal de 60 jours. Vous allez travailler avec cette réalité au quotidien. La bonne nouvelle : les relances amiables efficaces raccourcissent en moyenne ce délai d'une quinzaine de jours. Voilà pourquoi votre boulot est stratégique pour l'entreprise.

À retenir — Procédures judiciaires

Trois points clés pour cette sous-partie. L'injonction de payer est une procédure accélérée et économique pour les petits montants : vous préparez un dossier solide et le tribunal rend un jugement en 4-8 semaines sans audience obligatoire. L'huissier de justice est votre partenaire : il signifie vos actes, il exécute les jugements, il respecte la loi. Travaillez bien avec lui. Enfin, sachez que les délais réels de paiement en France sont bien au-delà du délai légal de 60 jours : comptez 50-70 jours en moyenne selon la taille de l'entreprise. C'est le contexte dans lequel vous opérez.

Le scoring client : anticiper le risque de non-paiement

Le scoring client combine plusieurs données pour vous donner un risque de non-paiement. On analyse d'abord ses finances : solvabilité, trésorerie, dette globale. Ensuite son secteur : une entreprise dans le BTP en crise sera plus risquée qu'une startup en croissance. Puis son historique avec vous : a-t-il payé à temps avant ? Enfin, des données externes : la Banque de France, les données publiques, les décisions de justice. Tout cela se combine en une note, souvent 1-10. Un score 8-10 = on peut lui faire crédit avec confiance. Un score 3-5 = prudence, réduire le délai de paiement. Un score 1-2 = refuser le crédit ou exiger paiement comptant. Ce scoring vous permet de prioriser vos relances : les clients bas score reçoivent plus d'attention.

Cas — Calcul du DSO et impact recouvrement

Concrètement, votre DSO se calcule ainsi : créances clients ouvertes divisé par chiffre d'affaires annuel, multiplié par 365. Exemple : votre entreprise facture 500 000 euros par an, et a 75 000 euros de factures impayées. DSO = (75 000 / 500 000) × 365 = 55 jours. Cela signifie qu'en moyenne, vous attendez 55 jours avant de recevoir l'argent. Si votre directeur vous dit « réduisez le DSO à 45 jours », c'est mathématique : vous libérez (75 000 - 61 644) = 13 356 euros immédiatement, plus une amélioration permanente de 30 000 euros de trésorerie. Voilà pourquoi réduire le DSO est une priorité stratégique pour l'entreprise, et pourquoi votre performance de recouvrement compte vraiment.

À retenir — Scoring et DSO

Trois points clés pour cette sous-partie. Le scoring client est votre outil pour anticiper les problèmes et prioriser : les bas scores reçoivent plus d'attention et des délais plus courts. Le DSO (Days Sales Outstanding) est votre KPI principal, celui qui mesure votre impact direct sur la trésorerie de l'entreprise. Et enfin, les réductions de DSO ont un vrai impact financier : 10 jours de réduction sur une grosse entreprise, ça peut libérer des centaines de milliers d'euros. Voilà pourquoi c'est un métier stratégique.

Les 4 KPIs clés de votre performance

Vous allez être jugé sur quatre indicateurs principaux. D'abord le taux de recouvrement : vous devez transformer 85 à 90 % des créances en argent réel. Les 10-15 % restants sont soit litigieux, soit des défaillances d'entreprises. Ensuite le DSO : vous visez moins de 50 jours en moyenne (vs le délai légal de 60). Puis le taux d'amiable : plus de 80 % de vos dossiers doivent être résolus sans passer par le tribunal (c'est moins coûteux et plus rapide). Enfin la conformité légale : 100 % de vos dossiers doivent respecter la loi (délai de mise en demeure, respect du débiteur, etc.). Ces quatre KPIs ensemble brossent le portrait du bon professionnel.

Benchmarking : apprendre des meilleurs

Pour performer, observez les meilleurs chargés de votre équipe ou d'autres entreprises. Comment s'organisent-ils ? Quel est leur taux de recouvrement ? Quel script utilisent-ils pour les appels ? Combien de temps ils passent par client ? Les meilleurs professionnels ont souvent des rituels, des outils personnalisés, une méthode. Vous n'allez pas copier-coller, mais vous allez adapter leurs bonnes pratiques à votre contexte. Et ensuite vous mesurez : chaque mois, vérifiez votre taux de recouvrement, votre DSO, le nombre de dossiers traités. Si vous avez progressé, continuez. Si vous stagnez, analysez pourquoi.

À retenir — Standards et KPIs

Trois points clés pour cette sous-partie. Les standards de performance du métier sont clairs : 85-90 % de recouvrement, DSO sous 50 jours, plus de 80 % en amiable, 100 % de conformité légale. Ces chiffres sont ambitieux mais atteignables avec rigueur et méthode. Et pour progresser, benchmarkez-vous : observez comment font les meilleurs, adaptez leurs pratiques, mesurez votre propre évolution. C'est comme ça qu'on passe de bon à excellent.

Défaillances d'entreprises en France

Le contexte économique de votre métier : combien de temps avant de recevoir l'argent ?

Ces chiffres éclairent le quotidien du chargé de recouvrement. Après le creux artificiel de la période Covid, les défaillances d'entreprises sont reparties fortement : plus de soixante mille procédures par an depuis deux mille vingt-quatre selon Altares et la Banque de France. Concrètement, cela signifie qu'une partie de vos débiteurs ne pourra jamais payer : détecter tôt les signaux de fragilité — retards répétés, chèques rejetés, dirigeant injoignable — permet d'agir avant l'ouverture d'une procédure collective, après laquelle vos chances de recouvrement s'effondrent. D'où l'importance du scoring et de la balance âgée que vous tenez à jour chaque semaine.

Méthodologie de l'optimisation : détecter, analyser, agir

L'optimisation suit une méthode simple mais efficace. D'abord le diagnostic : vous regardez les données du mois passé. Taux de recouvrement down ? DSO up ? Beaucoup de défauts de conformité ? Vous identifiez le problème. Ensuite l'analyse : pourquoi ? Vous posez la question cinq fois « pourquoi » jusqu'à trouver la cause racine. Exemple : « Pourquoi beaucoup de clients ne répondent pas ? Parce qu'on appelle trop tard ? Parce que notre script est mauvais ? Parce qu'on ne les relance pas assez ? » Puis l'action : vous testez une solution. Exemple : changer l'heure d'appel de 14h à 10h, ou modifier le script. Vous mesurez le résultat : ça marche ? Oui, on généralise. Non, on teste autre chose. Et vous documentez pour partager avec l'équipe.

À retenir — Amélioration continue

Trois points clés pour cette sous-partie. L'amélioration continue n'est pas un luxe, c'est une nécessité : chaque mois vous devez analyser vos résultats et identifier ce qui ne va pas. Ensuite vous testez une solution, vous mesurez l'impact, et vous décidez de généraliser ou de pivoter. Cette boucle de test-mesure-décision est la clé du progrès. Et enfin, documentez et partagez : les apprentissages d'un bon professionnel bénéficient à toute l'équipe.

Évolutions possibles : les horizons du métier

Le métier de chargé de recouvrement n'est pas une impasse. Après 2-3 années, vous pouvez évoluer vers plusieurs directions. D'abord l'encadrement : responsable de recouvrement, puis manager d'équipe. Vous formez d'autres chargés, vous définissez la stratégie, vous optimisez les processus. Deuxième direction, la spécialisation : crédit (avant la facture), contentieux (après le recouvrement amiable), compliance (légalité). Troisième direction, les transitions : vers d'autres métiers comme le crédit, le recouvrement client en centre d'appels, ou même la gestion d'actifs problématiques pour une banque. Et enfin, devenir expert ou consultant : vous vendez vos connaissances à d'autres entreprises. Votre carrière dépend de votre ambition et de votre excellence.

À retenir — Carrière et horizon

Retenez bien ceci pour conclure cette partie et ce cours. Votre première année sera intense : vous apprendrez les processus, la loi, les outils. Si vous êtes bon, la deuxième année vous pourrez prétendre à une responsabilité ou à une spécialisation. Et l'horizon se dessine : vous pouvez devenir manager d'équipe, expert interne, ou basculer vers d'autres métiers de la gestion. Tout dépend de votre implication et de votre vision. Le métier de chargé de recouvrement n'est pas un cul-de-sac, c'est une porte d'entrée vers plusieurs carrières en gestion et management.

Sources & références

Documentez-vous régulièrement sur ces sources pour rester à jour dans votre métier.

Pour rester performant dans votre métier, connectez-vous régulièrement à ces sources. La Banque de France publie chaque trimestre des données sur les délais de paiement en France, essentielles pour comprendre le contexte. Le Ministère de la Justice met à jour son guide du tribunal d'instance et des procédures de recouvrement. L'Ordre des Huissiers de Justice offre un tarif transparent et des bonnes pratiques. Et Altares vous fournit des analyses de défaillances d'entreprises, clés pour votre scoring. Enfin, les ouvrages académiques et professionnels vous permettront d'approfondir votre compréhension au fil du temps.

Lexique technique

Le lexique technique du métier vous permet de communiquer correctement. Une facture impayée c'est une créance : l'argent que le client vous doit. La mise en demeure est votre levier amiable le plus puissant. Le contentieux c'est quand vous passez au tribunal. L'injonction de payer est votre procédure standard. L'échéancier c'est le compromis : le client paie en plusieurs fois, vous avez un plan écrit. Le scoring c'est votre outil pour anticiper les risques. Et la conformité légale c'est votre obligation permanente : vous ne pouvez pas tricher avec la loi.

Questions fréquentes

Quelles sont les missions d'un chargé(e) de recouvrement ?

Les relances amiables et la phase contentieuse ; Les procédures judiciaires réelles ; Le scoring et la maîtrise du DSO.

Quel salaire en alternance pour un chargé(e) de recouvrement ?

La rémunération d'un chargé(e) de recouvrement en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois.

Quelle formation pour devenir chargé(e) de recouvrement en alternance ?

Le métier de chargé(e) de recouvrement se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.

Où trouver une alternance de chargé(e) de recouvrement à Lyon ?

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