Missions, compétences clés, salaire, formation et débouchés du métier de business developer international — pour vous orienter et réussir votre alternance à Lyon.
Ce cours prépare au métier de business developer international. Le professionnel développe l'entreprise à l'étranger : identifie marchés, qualifie opportunités, négocie partenaires, structure contrats.
La rémunération d'un business developer international en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois. Estimez votre rémunération →
Le métier de business developer international se prépare en alternance (niveau M1), visant le titre RNCP RNCP35208. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
Voir les offres d'alternance business developer international à Lyon →L'École de Commerce de Lyon et l'EFCM forment à ce métier en alternance — fort réseau d'entreprises partenaires, accompagnement personnalisé et rentrées souples. La meilleure voie pour réussir dans ce métier.
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Ce cours prépare au métier de business developer international. Le professionnel développe l'entreprise à l'étranger : identifie marchés, qualifie opportunités, négocie partenaires, structure contrats. Ce module = action immédiate : environnement réel, missions quotidiennes, compétences employeur. À l'issue : prospection, analyse marché, premiers contacts partenaires étrangers maîtrisés.
Ce cours se structure en trois parties complémentaires. D'abord, vous découvrirez le métier de business developer international : son environnement professionnel, les secteurs d'activité, les employeurs types, et les missions quotidiennes que vous devrez accomplir. Ensuite, nous plongerons dans la pratique avec les outils réels : comment analyser un marché cible, comment prospecter à distance et en salons, comment choisir un partenaire et adapter votre offre commerciale. Enfin, nous aborderons la performance : les indicateurs clés, les chemins de carrière et les qualités qui distinguent les excellents professionnels. Vous serez capable dès la fin de cette séance de mettre en œuvre ces principes en alternance.
Le métier a radicalement changé depuis 30 ans. En 1995, l'OMC a ouvert les marchés. L'adhésion de la Chine en 2001 a transformé les chaînes d'approvisionnement. La crise 2008 a renforcé l'analyse du risque. Paris 2015 intègre les critères environnementaux. Covid 2020 a accéléré la digitalisation. Aujourd'hui, les entreprises raccourcissent les chaînes et ciblent des marchés stables. Vous ferez partie de cette nouvelle génération, armés d'outils numériques et conscients des risques géopolitiques.
Les business developers travaillent dans des contextes très variés. Les PME et ETI industrielles (agroalimentaire, chimie fine, équipements) sont les premiers employeurs : elles ont besoin de quelqu'un pour explorer des marchés comme la Pologne, le Vietnam ou l'Afrique du Nord. Les entreprises de services (éditeurs logiciels, cabinets de conseil, prestataires logistiques) recrutent aussi pour ouvrir des bureaux à l'étranger. Les sociétés de négoce et les trading houses embauchent des business developers pour prospecter de nouveaux fournisseurs ou clients sur de nouveaux continents. Enfin, des agences spécialisées en commerce international (conseils à l'export, transitaires, sociétés de factoring) proposent des postes de business developer pour accompagner leurs clients. Selon votre profil, vous pouvez rejoindre des équipes de 2 à 3 personnes en PME, ou des départements commerciaux structurés en grand groupe.
Le BD doit maîtriser le contexte légal/douanier. UE : tarifs nuls, normes CE unifiées. Hors UE : droits 15-40%, normes techniques différentes. Zones franches (Dubaï) : avantages fiscaux. Consulter toujours Douanes françaises et Business France avant de prospecter.
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Une fromagerie française exporte en Pologne. Le BD consulte Business France pour les contacts, valide tarifs (0% en UE) et normes sanitaires. Il prospecte 15 distributeurs par email/LinkedIn, en visite 5. Il signe avec un distributeur majeur de Varsovie (500 kg/mois) et 3 restaurants à Krakow. Résultat : 180 k€ supplémentaires année 2. Il a structuré un canal durable.
Résumons cette première sous-partie. Un business developer international prospère des partenaires commerciaux fiables, il ne fait pas de vente transactionnelle. Vous le trouverez dans les PME industrielles, les cabinets de conseil, les sociétés de négoce. Chaque marché impose un cadre légal distinct : en UE, les tarifs douaniers sont nuls mais les normes CE s'imposent ; hors UE, il faut intégrer droits de douane et certifications locales. Avant de prospecter, consultez toujours les guides pays de Business France et validez les droits de douane via le système Douanes. Vous serez ainsi crédible face à vos futurs partenaires.
Le business developer pilote tout un cycle commercial, qui dure généralement 3 à 6 mois selon le secteur. Étape 1 : prospection massive pour identifier les prospects pertinents. Étape 2 : qualification rapide pour éliminer les prospects non sérieux ou non mûrs (utiliser le fameux critère BANT : Budget, Autorité, Besoin, Timing). Étape 3 : préparation d'une proposition commerciale adaptée à chaque prospect, expliquant clairement la valeur ajoutée de votre produit ou service. Étape 4 : négociation des conditions (prix, délais, volumes minimums, conditions de paiement). Étape 5 : signature du contrat avec relecture juridique. Étape 6 : mise en œuvre et suivi de la relation. À chaque étape, vous documentez les échanges, les objections, les prochaines étapes. Un bon business developer en pilote 20 à 40 simultanément, à différents stades.
CRM (Salesforce, HubSpot, Pipedrive) pour piloter 30 prospects. Entrez données, interactions, étapes (lead qualifié → proposition → négociation → signé). Probabilité : 10% qualifié, 50% négociation, 100% signé. Manager consulte pipeline hebdo. CRM = arme : sans mise à jour régulière, vous perdez opportunités.
Ces chiffres sont importants à retenir. Sur 100 entreprises prospectées, vous établirez un vrai contact avec environ 60. Après qualification (vérifier qu'il y a besoin, budget et timeline), vous retenez 25 prospects sérieux. Après présentation et discussion, 10 entreront en vraie négociation. Finalement, 2 aboutiront à un contrat signé. Cela veut dire qu'en tant que business developer, vous devez prospecter énormément pour en signer peu. D'où l'importance de massifier intelligemment votre prospection, d'utiliser votre CRM comme une arme, et de ne pas vous décourager après les 50 premiers « non ». Plus vous maîtrisez votre pitch et mieux vous qualifiez vos prospects, meilleur est votre taux de conversion. Un excellent business developer peut atteindre 4 contrats pour 100 prospectés, quand un débutant n'en signe que 1.
Essentiellement, le business developer prospère de façon active et ciblée, pas en bombardant d'emails. Pour chaque prospect, il vérifie les 4 critères BANT : a-t-il un Budget alloué, l'Autorité pour décider, un vrai Besoin, et une Timeline clairement définie. Il pilote son pipeline via un CRM, en ayant toujours 30 à 40 prospects en cours. Un ratio de 50 prospections pour 1 contrat signé est normal et c'est déjà bon. Vous devez être patient, persévérant, et très bien documenter chaque interaction. Un business developer qui négocie 2 contrats par mois gagne l'estime de sa direction.
Anglais B2 obligatoire. 2e/3e langue (allemand, espagnol, mandarin) + atout majeur. Codes culturels critiques : Allemagne (précision), Asie (relation prime), Moyen-Orient (hiérarchie). Adaptabilité = clé. Apprenez par expérience + mobilité.
Vous prospectez un distributeur majeur de Tokyo pour les équipements d'emballage. Première réunion : vous arrivez avec vos slides, vos tarifs, votre timeline. Le patron japonais vous écoute poliment, puis demande à vous connaître mieux, demande si vous avez mangé correctement, vous propose un dîner. Cela vous semble bizarre : on est là pour parler affaires, non ? Mais pour les Japonais, cette phase est cruciale. C'est la relation qui crée la confiance, pas le contrat. Une semaine plus tard, il vous recontacte. Il demande encore des précisions. Trois mois passent, et vous finissez par vous énerver : « Êtes-vous sérieux ou non ? ». C'est une erreur. Le patron japonais était en train de vérifier votre sérieux, de valider votre stabilité financière via ses propres réseaux, de vous tester. Finalement, si tout se confirme, il signe. Et il sera un partenaire loyal pour 10 ans. Un mauvais business developer abandonne après un mois. Un bon reconnaît le code culturel et s'adapte patiemment.
Cinq qualités : ténacité (90% refus, continuer), curiosité (lire rapports, suivre concurrents), autonomie (plan d'action propre), assertivité (défendre prix), empathie (écouter). Les cinq ensemble : équilibre = clé succès.
L'anglais est la base. Une deuxième langue vous ouvre des territoires. Mais surtout, comprenez et respectez les codes culturels de chaque pays : la hiérarchie n'a pas le même poids en Allemagne et en Asie du Sud-Est. Vous devez cultiver cinq qualités essentielles : la ténacité pour supporter les refus, la curiosité pour rester intelligent face à vos prospects, l'autonomie pour agir sans être sur-encadré, l'assertivité pour tenir votre position, et l'empathie pour écouter et co-construire. Ces qualités ne sont pas innées ; elles se développent par expérience et auto-réflexion. Dès votre première année, vous ferez des erreurs : brûler des étapes, être trop agressif, trop passif, mal comprendre une demande. C'est normal et c'est comme cela qu'on apprend.
Vous n'avez pas besoin de payer un cabinet de conseil à 10 k€ pour faire une étude de marché. Les ressources gratuites sont excellentes. Business France (site .gouv) offre des fiches pays complètes, des contacts d'attachés commerciaux qui peuvent vous faire des introductions, des études sectorielles par marché. ITC Trade Map (site ONU) vous montre les flux commerciaux mondiaux : combien la Suisse importe de chocolat, d'où, à quel prix moyen. Douanes françaises (douane.gouv) et Eurostat vous donnent des statistiques précises d'importation/exportation. Certains pays ont aussi des offices de commerce : la Chambre de Commerce Danoise vous donnera gratuitement une liste des distributeurs alimentaires majeurs. Enfin, LinkedIn et une recherche Google intelligente vous permettent d'identifier vos trois plus gros concurrents et d'étudier leur tarification via les posts, les job postings, les présentations de vente. En 2-3 semaines, vous avez une bonne première étude. À partir de là, vous prospectez les 10 premiers prospects pour raffiner vos hypothèses.
Ici, vous voyez que l'Allemagne offre le plus grand marché de distribution alimentaire avec 380 entreprises de taille significative, mais c'est aussi le plus concurrentiel. Les Pays-Bas avec 210 entreprises sont un marché plus ouvert pour un nouveau venu, et ils sont pionniers en logistique technologique. La Belgique et le Danemark sont plus petits mais plus faciles à conquérir. Si vous ciblez « UE du Nord », vous avez déjà 860 prospects potentiels. Si 45 % ne sont pas encore équipés, cela représente 475 clients à conquérir. Le marché croît à +12 % par an, ce qui signifie que vous arrivez au bon moment. Voilà comment vous dimensionnez votre stratégie commerciale : pas de vague intuition, des chiffres.
Avant de dépenser du temps et de l'argent à prospecter un marché, étudiez-le. Vous avez des outils gratuits : Business France, ITC Trade Map, Douanes. Répondez toujours à quatre questions : Combien de clients potentiels ? À quel prix ? Croissance du marché ? Qui sont les 3 principaux concurrents ? Cette étude basique prend 2 à 3 semaines et évite les grosses erreurs. Vous protégez ainsi l'investissement de votre entreprise et votre propre temps.
L'email reste l'arme prioritaire, mais doit être court et personnalisé. Au lieu de « Monsieur, notre solution révolutionne l'industrie », écrivez « Thomas, vous avez publié un article sur la traçabilité en novembre. Nous avons justement signé deux clients similaires en Belgique et leur coût de conformité a baissé de 30 %. Ça vous intéresse ? ». Voilà : référence à une action récente + cas spécifique + bénéfice + question. LinkedIn est redoutable pour les contacts directs : cherchez « procurement director at XXX company Denmark », regardez s'il y a une connexion, envoyez un message court dans un délai de 24h après la connexion. Les webinaires et démos en visio multiplient votre crédibilité par 2 : vous montrez votre produit, posez des questions, observez les réactions. L'automation de relances via HubSpot ou Pipedrive évite les oublis : email 1 jour 1, relance jour 8, relance jour 22. Tout doit être pesé et mesuré.
Salon Interpack (50k visiteurs, Düsseldorf) : cher mais crédibilité +500%. Préparation : liste 20 prospects prioritaires, invitation 3 semaines avant. Booth avec collaterals (brochure, QR démo). Accroche : « Vous travaillez distribution ? Traçabilité temps réel, comment Carrefour l'utilise ». Erreur : collecter cartes visite et ne rien faire. Relancer CHAQUE contact 48h après avec email + démo proposée. Le salon est le début seulement.
Marché allemand logistique, budget 50 k€. Mois 1 : 50 distribution centers, email perso + cas client. Taux 8 % = 4 qualifiés. Mois 2 : webinaire « réduire coûts logistiques ». 2 nouveaux prospects. Mois 3 : Interpack salon Düsseldorf (8 k€), rencontres 15 prospects, 3 demandes démo. Résultat : 9 prospects chauds, 1 contrat probable T2. C'est du multicanal maîtrisé.
Erreur courante : ne pas relancer. Un prospect reçoit 50 emails/jour. Votre email peut être spam/oublié. Il faut 5-7 contacts avant réponse. Relancez : jour 8, jour 22, jour 45. Si rien après 6 semaines, sommeil 6 mois. CRM doit rappeler automatiquement. « Peut-être plus tard » = pas prêt, cultivez patiemment.
La prospection efficace combine plusieurs canaux : email court et personnalisé (semaine 1), appel téléphonique (semaine 2), relance email (semaine 4). Acceptez que 90 % des prospects diront non ou ne répondront pas. Les 10 % qui répondent sont votre or. Relancez-les patiemment sans devenir insistant. Les salons professionnels sont puissants pour créer des relations mais uniquement si vous suivez chaque lead dans les 48h après. Un salon sans suivi = gâchis d'argent. Enfin, utilisez votre CRM pour tout automatiser : relances programmées, scoring de leads (l'algo repère qui est chaud), statistiques par canal pour améliorer votre efficacité.
Votre produit se vend 100 euros en France. Vous ne pouvez pas vendre le même prix en Allemagne. Pourquoi ? D'abord, vous devez intégrer les droits de douane (5 % du prix), la logistique pour le transport depuis la France (2 %), les frais d'adaptation packaging (1 %), une marge pour le distributeur (35 %), et vos frais commerciaux (8 %). Votre prix catalogue allemand doit être 145 euros au minimum. Si le marché allemand achète à 120, vous êtes en difficulté : soit vous réduisez votre marge, soit le distributeur gagne moins et refuse de signer. Pour les paiements, jamais de confiance aveugle à l'international. Vous demandez un acompte de 50 % avant la livraison, puis paiement à 60 jours après réception facturée (via une lettre de crédit irrévocable à la banque). Les certifications sont essentielles : en UE, votre produit doit être CE marqué ; en Asie, les standards SGS/ISO peuvent être obligatoires. Enfin, adaptez le packaging, les instructions, les couleurs : un distributeur chinois vous dira « pas de couleur blanche, c'est un symbole de mort ici ». C'est de la bonne adaptation commerciale qui fait la différence.
Distributeur Vietnam pour pompes traitement eau. Défi 1 : droits douane 15% + logistique 12€/unit = coût total 127€ vs demande 85€. Vous acceptez marge réduite (10% au lieu 25%). Défi 2 : paiement risqué. Vous exigez 30% acompte + 70% avant expédition. Défi 3 : certification locale requise (5k€). Vous la payez contre exclusivité 5 ans. Résultat après 2 mois : distribution exclusive Vietnam, prix 90€, paiement 30/70, commande 50 unités. Commerce international réel.
Avant de signer avec un distributeur, vous devez vérifier cinq points critiques. D'abord, sa santé financière : demandez-lui ses deux derniers bilans comptables via son expert-comptable. Vérifiez qu'il n'a pas un ratio d'endettement excessif (une PME distribuée surendettée peut faire faillite du jour au lendemain). Deuxièmement, sa couverture territoriale : a-t-il des agences partout où vous voulez vendre ? Un distributeur basé à Hanoi ne peut pas bien couvrir le sud du Vietnam. Troisièmement, son expérience produit : connaît-il déjà le segment ? Avez-il vendu des produits comparables ? Un distributeur généraliste sans expérience dans votre secteur sera lent à monter en vitesse. Quatrièmement, sa motivation : est-il vraiment motivé ou fait-il ça « juste pour voir » ? Vous verrez cela en demandant un plan commercial d'action pour les 12 prochains mois. Enfin, ses références : contactez deux de ses fournisseurs actuels et demandez « Est-il fiable ? Paie-t-il à temps ? ». Un coup de téléphone de 5 minutes vous épargne un désastre.
Résumé critique : un contrat de distribution vous engage pour des années, donc défiez-vous de votre premiers instinct. Faire relire par un avocat, c'est 500 euros, c'est peu comparé au risque. Votre prix doit intégrer tous les coûts : douanes, logistique, adaptation packaging, marge du distributeur. À titre d'exemple, un produit à 100€ peut coûter 140€ finalement une fois tous frais compris. Paiement : jamais de confiance aveugle. Demandez un acompte ou une lettre de crédit irrévocable. Enfin, avant de signer, vérifiez les cinq critères du distributeur : finances, couverture, expérience, motivation, références. Un investissement de 2-3 jours dans cette due diligence épargne 6 mois de stress.
Pipeline value : 40 prospects, chacun représente chiffre potentiel. Prospect A=50k€, B=30k€. Pipeline total=500k€. Mais probabilité à chaque étape : qualifié 10%, proposition 25%, négociation 60%. Pipeline pondéré=(50×60%)+(30×25%)+(10×10%)=200k€. Cycle vente B2B=4 mois. Pipeline d'aujourd'hui = chiffre dans 4 mois. Prospecter en continu.
On vous dit : votre quota annuel 2026 est 1 M€ sur le marché Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg). Maintenant vous devez transformer ce chiffre abstrait en plan d'action réaliste. Vous calculez : 1 M€ ÷ 12 mois = 83 k€/mois. Votre contrat moyen = 20 k€. Vous devez signer 5 contrats par mois. À taux de conversion 2 %, cela signifie 250 prospects par mois, soit 60 appels par semaine. Vous décidez : 40 appels de prospection froide (nouvelles entreprises), 20 relances (prospects existants). Vous participez à 2 salons majeurs (avril et septembre). Vous organisez 1 webinaire par trimestre. Vous identifiez 5 « comptes clés » (big fish) à cultiver individuellement. Voilà votre plan. Ensuite, chaque mois, vous rapportez : combien d'appels ont-je faits ? Combien de nouveaux leads qualifiés ? Combien en négociation ? Combien de contrats signés ? Si après 3 mois vous êtes à 150 k€ au lieu de 250 k€ (50 k€ de retard), vous avez un problème. Vos options : augmenter la prospection, améliorer votre taux de conversion, ou réduire l'objectif. Mais vous le faites ouvertement avec votre manager, pas en cachant le problème jusqu'en décembre.
Mesurer, c'est gérer. Vous avez un quota chiffré (exemple : 600 k€/an). Travaillez à l'envers : 600 k€ ÷ 25 k€ (contrat moyen) = 24 contrats. ÷ 2 % (taux conversion) = 1200 prospects. ÷ 12 mois = 100 prospects/mois. ÷ 4 semaines = 25 prospects/semaine = 5 appels/jour. Voilà votre plan. Mesurez chaque mois : vous êtes à 60 % du quota à mois 6 ? Vous êtes en retard et devez augmenter la prospection ou améliorer votre pitch. Utilisez votre pipeline comme cristal ball : pipeline pondérée d'aujourd'hui = chiffre de dans 3-4 mois. Si elle est faible, préparez-vous aux mauvaises nouvelles.
La première année, vous apprenez énormément : l'industrie, le produit, les processus de vente, les clients. Vous faites des erreurs (normal !), vous échouez des contrats (normal aussi !). Votre job est d'apprendre rapidement. La deuxième année, vous êtes plus autonome. Vous savez prospecter, vous avez quelques réussites, les clients commencent à vous connaître. Vous pouvez maintenant vous approprier des segments de marché, proposer des stratégies. La troisième année, vous êtes reconnu comme professionnel fiable. Les clients demandent à travailler avec vous. Des partenaires distributeurs vous font confiance. Vous êtes devenu un vrai professionnel. À partir de la quatrième année, vous êtes un leader informel : les juniors vous posent des questions, vous êtes impliqué dans la stratégie commerciale de la direction, vous négociez les grands contrats. Ce trajet de 4 ans de profondeur donne une expertise rare et bien payée.
Après 3-4 ans chez un acteur majeur (par exemple Michelin ou Rexel), vous avez plein d'options. Certains deviennent managers et dirigent des équipes commerciales. D'autres négocient une position « d'expert Vietnam » : leur entreprise les paie très cher pour être LE spécialiste incontournable du marché vietnamien, négocier les plus gros contrats, former les juniors. D'autres démissionnent et lancent une startup : par exemple, une PME de logiciels B2B qui exporte. Ou deviennent consultants : ils aident les PME à structurer leur stratégie commerciale internationale (« comment ouvrir l'Asie ? »), facturation 2000-3000 €/jour. Ou deviennent business angels : investisseurs qui apportent capital et expérience commerciale à des startups. Les options sont nombreuses. Cela signifie qu'une carrière de business developer n'est jamais une impasse : c'est un tremplin.
Construisez votre expertise en profondeur pendant 3-4 ans chez une même entreprise. Pendant ce temps, vous apprenez le secteur, vous bâtissez un réseau, vous comprenez les jeux politique. Après, vous avez plein d'options : progresser en gestion d'équipes, vous spécialiser en expertise (« expert Asie »), ou lancer quelque chose de nouveau. Une carrière réussie de business developer n'est jamais monotone. Vous changerez probablement d'entreprise, de région, de rôle. Mais chaque expérience renforce votre valeur sur le marché du travail.
L'autonomie ne signifie pas faire ce qu'on veut. C'est savoir prendre des décisions dans votre périmètre sans demander la permission à chaque fois. Pour les petites décisions (négocier une remise de 5 %, lancer une micro-campagne email), vous décidez et agissez. Votre manager n'a pas besoin de le savoir. Pour les moyennes (changer votre stratégie de prospection, participer à un salon non budgété), vous décidez mais vous informez votre manager après. Pour les grandes (signer un contrat à 100 k€, vous engager avec un distributeur pour 5 ans), vous consultez votre manager avant. Pour le risque légal (« suis-je sûr que ce contrat est légal ? »), vous escaladez toujours à la juridique. L'autonomie c'est être intelligent dans l'escalade : ne pas demander pour tout, mais ne pas prendre de risque seul non plus.
Votre plus grand atout à long terme est votre réseau professionnel. Les meilleurs contrats ne viennent pas des appels froids : ils viennent d'un appel d'un vieux contact qui dit « J'ai une opportunité parfaite pour toi ». Cultivez ce réseau activement. LinkedIn n'est pas un réseau passif : postez régulièrement (« J'ai ouvert le marché polonais pour mon produit, voici les 3 erreurs qu'on évitées »), engagez-vous dans les conversations, connectez-vous avec les gens de votre secteur. Participez à des événements professionnels : CCI Chambers, associations de commerce international, congrès sectoriels. Déjeunez avec vos partenaires distributeurs, parfois avec des concurrents (oui, c'est acceptable, cela s'appelle « compétition cordiale »). Et surtout, soyez honnête et fiable : votre réputation est votre capital. Si vous escroquez un petit distributeur, dans 6 mois tout le monde le sait et plus personne ne veut travailler avec vous.
Être un excellent business developer c'est avoir de l'ownership : vous ne faites pas seulement votre job, vous êtes responsable du succès de votre marché. C'est prendre les bonnes décisions au bon moment sans demander la permission pour tout. C'est cultiver votre réseau professionnel activement : LinkedIn, associations, événements. Et c'est comprendre que votre réputation vaut beaucoup plus que vos commissions annuelles. Soyez honnête, livrez ce que vous promettez, traitez bien vos partenaires. Cela vous ouvrira des portes pendant 30 ans.
Voici les sources officielles pour approfondir. Business France reste votre allié n° 1 : cartes, contacts, études gratuites. Les Douanes françaises vous donnent les tarifs exacts. ITC Trade Map vous montre les flux commerciaux mondiaux. Bpifrance vous aide à financer votre développement à l'export. Lisez aussi des livres sur la persuasion commerciale (Cialdini est classique). Lire des articles dans Stratégies et Les Échos vous tient au courant des tendances du commerce international.
Lexique de base du métier. Prospection = votre activité quotidienne. Qualification = vérifier que c'est un vrai prospect. Pipeline = ce qui prédit votre futur chiffre. Cycle de vente = patience requise (3-6 mois). Taux de conversion = le 2 % c'est normal, acceptez-le. Exclusive = accordez-la seulement au meilleur distributeur. Distributor vs Agent = le premier achète et revend, le second vend pour commission. Marge = ce que vous gagnez vraiment. Relance = le secret du succès mais sans devenir lourd. Ces 10 termes, vous les utiliserez tous les jours.
Étude de marché cible et sources d'information fiables ; Prospection à distance et salons internationaux ; Sélection d'agent/distributeur et adaptation de l'offre.
La rémunération d'un business developer international en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois.
Le métier de business developer international se prépare en alternance (niveau M1), visant le titre RNCP RNCP35208. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
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