Missions, compétences clés, salaire, formation et débouchés du métier de chef(fe) de projet / chargé(e) de production événementielle — pour vous orienter et réussir votre alternance à Lyon.
Bienvenue dans ce module de découverte du métier de chef de projet événementiel. Vous êtes sur le point d'explorer un univers dynamique, où chaque événement est une aventure unique, du congrès international au gala de prestige, du lancement de produit à la conférence presse.
La rémunération d'un chef(fe) de projet / chargé(e) de production événementielle en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois. Estimez votre rémunération →
Le métier de chef(fe) de projet / chargé(e) de production événementielle se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP38666. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
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Bienvenue dans ce module de découverte du métier de chef de projet événementiel. Vous êtes sur le point d'explorer un univers dynamique, où chaque événement est une aventure unique, du congrès international au gala de prestige, du lancement de produit à la conférence presse. Ce métier exige une orchestration minutieuse : maîtriser le budget, négocier avec les prestataires, respecter la réglementation ERP, et surtout, transformer une vision client en expérience mémorable. Tout au long de ce cours, vous découvrirez les coulisses des plus beaux événements, les pièges à éviter et les standards que les professionnels recherchent. Nous aborderons la réalité du terrain, avec des outils concrets et des cas réels, pour que vous compreniez non seulement comment fonctionne ce métier, mais aussi ce qui distingue un bon chef de projet d'un professionnel expert.
Ce module se structure en trois parties. La première vous plongera dans l'univers du chef de projet événementiel : l'écosystème professionnel, les types d'employeurs, les missions concrètes et les compétences attendues. Vous apprendrez ce qui fait la différence entre un débutant et un expert. La deuxième partie est celle de la pratique : le rétroplanning en tant que colonne vertébrale du projet, la gestion du budget avec les postes réels et les devis, la négociation avec les prestataires, et enfin la conformité légale pour les Établissements Recevant du Public. Vous verrez aussi comment se déroule le jour J avec une feuille de route et les protocoles de gestion de crise. La troisième partie traite de la performance : comment mesurer le succès d'un événement, comment développer son expertise pour accéder à des postes à responsabilité accrue, et comment construire une carrière solide dans ce secteur.
Le secteur événementique français s'est structuré progressivement. En 1995, les agences événementiques modernes ont émergé, transformant la production d'événements en discipline professionnelle reconnue. Le décret 2005-1387 a marqué un tournant crucial en encadrant l'activité en ERP, obligeant les chefs de projet à maîtriser la conformité légale. Avec l'arrivée des outils collaboratifs vers 2012—Asana, Monday.com—le métier a basculé vers la digitalisation. La crise COVID-19 de 2020 a accéléré cette mutation, forçant une hybridation entre le physique et le virtuel. Aujourd'hui, en 2026, deux tendances dominent : d'abord la durabilité avec la norme ISO 20121, répondant aux attentes RSE des clients ; ensuite, l'intelligence artificielle qui automatise les tâches administratives et affine les prévisions. En tant que futur chef de projet, vous intégrez une profession qui a 30 ans d'histoire et un avenir en pleine transformation.
Le secteur événementiel en France se divise en trois univers distincts, chacun avec ses codes et ses défis. L'événementiel d'entreprise, qui représente 35 % du marché, englobe les congrès, les séminaires, les lancements de produits et les conférences. C'est un univers très structuré, aux budgets conséquents, avec des attentes claires en termes de ROI et de mesure d'impact. L'événementiel associatif et culturel, pour sa part, couvre les festivals, les galas caritatifs, les expositions. Ce secteur valorise l'impact émotionnel et social. Enfin, l'événementiel touristique et fêtes englobe les animations locales, les grands événements régionaux. Chaque secteur exige une approche adaptée : le premier demande rigueur administrative et chiffrage précis, le second créativité et passion, le troisième flexibilité et gestion d'improvisation. Comprendre ces écosystèmes vous permettra de vous positionner dans l'un d'entre eux et d'y progresser.
Les employeurs varient largement. Les agences événementiques spécialisées—les plus grandes se trouvent à Paris, Lyon, Marseille—représentent l'emploi traditionnel : on y gère plusieurs projets en parallèle, on maîtrise tous les types d'événements, on a accès à un réseau de prestataires éprouvés. Les grands groupes comme Orange, Danone ou Accor emploient des chefs de projet internes dédiés à leurs événements stratégiques, avec un budget plus stable mais un champ plus restreint. Les collectivités territoriales et les institutions publiques embauchent aussi, notamment pour les événements touristiques et culturels. Enfin, le freelancing en portage salarial s'est développé : flexibilité, diversité de projets, mais moins de sécurité. Chaque environnement a ses avantages : en agence, vous accélérez votre apprentissage ; en grand groupe, vous gagnez en expertise métier ; en collectivité, vous avez une stabilité ; en freelance, vous êtes votre propre patron.
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Imaginons que vous travaillez chez Agence Événis et que Renault vous confie son lancement mondial d'un nouveau modèle électrique en mai 2026. Le client demande un événement de prestige à Paris, accueillant 450 personnes : décideurs automobiles, journalistes automobile, influenceurs technologie. Budget : 280 000 euros TTC. Délai : quatre mois. Vos responsabilités : trouver un lieu emblématique (vous optez pour l'atelier des Lumières), négocier avec traiteur haut de gamme, gérer l'audiovisuel pour une présentation produit impeccable, coordonner les déplacements VIP, s'assurer de la conformité d'accès ERP, gérer les relations presse, mesurer l'impact via les hashtags et mentions sociales. C'est un événement où chaque détail compte : un aléa réputationnel peut coûter cher. C'est aussi un événement où votre performance transforme une simple présentation commerciale en expérience mémorable, générant du buzz et de la prise de parole médias valorisant.
Retenez trois points clés. D'abord, le chef de projet événementiel n'est pas un artiste : c'est un pilote qui gère à la fois l'ambition créative, la réalité budgétaire et la conformité légale. Ensuite, le secteur est polarisé entre trois univers distincts—entreprise, culture, tourisme—chacun avec ses codes et ses défis. Enfin, les employeurs sont variés, offrant des trajectoires différentes : l'agence pour apprendre vite, le grand groupe pour la stabilité, la collectivité pour l'impact public, le freelancing pour l'indépendance. Votre premier emploi détermine beaucoup votre trajectoire : choisissez en fonction de vos ambitions.
Les cinq missions structurent votre rôle de bout en bout. La prospection et commercialisation vous positionne comme vendeur : vous présentez les services de votre agence ou de votre direction à des clients. Vous devez démontrer votre compréhension de leurs enjeux, proposer des idées créatives et rassurer sur votre capacité à livrer. La deuxième mission, cadrer le brief, délais et budget, est l'une des plus critiques. C'est où vous prouverez votre rigueur. Une mauvaise négociation ici signifie marges serrées et stress ultérieurs. La troisième mission, piloter la logistique et les prestataires, occupe la majorité de votre temps. C'est le quotidien : appels, réunions, contrôle de qualité, résolution de problèmes. Vient la phase de l'événement : vous l'animez, encadrez votre équipe, gérez les impromptus en temps réel. Enfin, post-événement, vous mesurez ce qui s'est passé et rapportez au client. Certains disent que c'est ici que le bon chef de projet devient excellent, car il apprend de chaque événement.
Un chef de projet événementiel d'aujourd'hui est un chef de projet numérique. Vous utiliserez Asana ou Monday.com pour structurer les tâches, fixer des jalons, assigner des responsabilités à vos prestataires. Google Sheets ou Excel deviendront votre meilleur ami pour les budgets, les contacts prestataires, les listes d'invitations. Slack et Teams garantiront que l'information circule en temps réel entre vous, votre agence et vos prestataires. Un CRM comme Salesforce ou HubSpot vous permettra de suivre vos prospects et clients. Ces outils ne font pas le travail à votre place, mais ils transforment votre efficacité. Un chef de projet qui maîtrise ces outils est un chef de projet qui gère dix événements en parallèle ; un chef de projet qui les ignore en gère trois et avec plus de stress. Dès votre première expérience, perfectionnez-vous sur ces outils.
Les missions d'un chef de projet événementiel ne sont pas de l'improvisation : elles suivent un cycle clair allant de la prospection à l'évaluation post-événement. Chaque phase génère des livrables qui prouvent votre rigueur et créent une mémoire du projet utile pour le client et pour vos équipes futures. Les outils numériques—gestion de projet, tableurs, communication, CRM—ne sont pas optionnels, ils sont du métier. Un bon chef de projet est celui qui maîtrise à la fois la créativité événementielle et la discipline administrative. Commencez par les bases et progressez régulièrement.
Six compétences reviennent dans chaque offre d'emploi et distinguent un bon chef de projet d'un excellent. La communication claire est essentielle : vous devez articuler des enjeux complexes en quelques phrases, briefer vos prestataires sans ambiguïté, rassurer vos clients. La négociation vous permet de maximiser la valeur de chaque euro du budget : moins payer pour un résultat identique, c'est la rentabilité de votre projet. L'organisation est votre épine dorsale : outils, processus, checklisttes, rien ne s'oublie. La réactivité, c'est votre capacité à pivoter en 48 heures si une salle réserve sa capacité le jour J. La créativité, c'est proposer des solutions qui font que l'événement ne ressemble à aucun autre. Enfin, la rigueur administrative garantit que vous n'oubliez ni une déclaration ERP, ni une assurance, ni une facture. Ensemble, ces six compétences font de vous un professionnel fiable et valorisé.
Vous ne naissiez pas chef de projet : vous le devenez. L'alternance est l'accélérateur idéal : quatre jours en entreprise, un jour à l'école, vous acquérez les compétences au rythme réel du métier. Votre premier rôle sera probablement en support : assistant chef de projet, coordinatrice événementiel, c'est normal. Vous observez, vous posez des questions, vous exécutez des tâches précises. Au bout de trois ou quatre événements, on vous confie votre premier petit projet. Les meilleurs apprenants sont ceux qui documentent : gardez un carnet de ce que vous apprenez, ce qui a marché, ce qui a échoué. Parlez avec vos pairs et vos mentors : la transmission du savoir en événementiel est très forte. Rejoindre une agence solide, c'est aussi accéder à un réseau de prestataires et de confrères qui deviendra votre atout pour toute votre carrière.
Retenez ceci : en événementiel, vos compétences relationnelles comptent plus que vos certifications. Communication, négociation, gestion de stress, créativité—ce sont les vrais différenciateurs. Cultivez-les dès votre première expérience. L'alternance vous y aide grandement. Cherchez un mentor, documentez vos apprentissages, et dans deux ans, vous serez autonome sur vos propres projets.
Bien que chaque événement soit unique, une structure type émerge. À J-90, vous devez avoir solidifié le concept avec le client et commencé les appels d'offres prestataires. C'est le point de non-retour : si vous n'êtes pas clair à ce stade, les délais s'effondrent. À J-60, vous devez avoir obtenu les confirmations clients pour les éléments clés—nombre de participants, programme, VIPs à accueillir—et les contrats prestataires signés. À J-30, les listes de participants doivent être finalisées pour permettre les envois d'invitations, badge printing, disposition de salle. À J-14, vous validez les visuels finaux, testez la technologie, assurez-vous que tout est en règle légale. À J-7, les matériels arrivent sur site, vous testez sons, lumières, microphones, vidéos. À J-1, l'équipe se brife, les consignes de crise sont rappelées, les responsables de secteur (accueil, audiovisuel, logistique, etc.) sont positionnés. Ce cycle de six jalons devient votre liturgie professionnelle.
L'industrie établit des standards clairs. Un petit événement—disons un séminaire 80 personnes pour une PME—exige minimum 45 jours. Un événement standard de 150 personnes : 75 jours. Un grand congrès de 500 personnes : 120 jours. Un événement international de plus de 1000 personnes : 180 jours. Ces chiffres ne sont pas arbitraires ; ils reflètent le temps nécessaire pour négocier les lieux, obtenir les devis, gérer les confirmations clients. Raccourcir ces délais coûte cher : les prestataires facturent une urgence, les lieux premium ne sont plus disponibles, les erreurs s'accumulent. Un bon chef de projet protège ces délais comme un jardinier protège ses plants.
Le rétroplanning est votre arme contre le chaos. Partez de la date butoir, remontez dans le temps, fixez vos jalons, assignez responsabilités. Les six jalons—budget, confirmations, listes, validations, mise en place, briefing—forment le squelette de tout projet. Respectez les délais minimums de l'industrie, ou acceptez des coûts supplémentaires et des risques accrus. Un chef de projet qui maîtrise le rétroplanning n'est jamais en panique de dernière minute.
Un budget événementiel type se structure en cinq grands postes. Le premier : le lieu et accès, souvent le plus coûteux. Une salle à Paris de 300 places peut coûter 3000 à 8000 euros pour un jour ; ajoutez les assurances responsabilité civile, les parkings, les accès VIP réservés. Le deuxième : audiovisuel et technologie, de plus en plus critique. Projection 4K, sonorisation professionnelle, système de vidéo-conférence pour les absents, enregistrement du contenu en live—cela grimpe vite à 5000 à 15000 euros. Le troisième : catering, le visible pour les participants. Un petit-déjeuner 30 euros par tête, un déjeuner 50 euros, un cocktail 25 euros. Pour 200 personnes, additionnez rapidement. Le quatrième : décoration, très variable. Un congrès austère exige peu ; un gala beaucoup. Le cinquième : transport et logistique, sous-estimé par les débutants. Chaque euro dépensé ici est un euro bien investi—une logistique fluide signifie moins de stress jour J. Apprenez à ventiler les budgets par poste ; cela sera votre langage avec les clients et vos pairs.
La négociation prestataire est un art. Vous n'êtes jamais seul face à un prestataire ; vous représentez un agence, un client, ou une institution qui va générer du volume. Un traiteur verra en vous non pas une seule soirée de 150 personnes, mais potentiellement quatre événements par an. C'est votre arme. Deuxièmement, lancez toujours 2 à 3 appels d'offres en parallèle ; la concurrence fait baisser les prix. Troisièmement, groupez les services : « Si je vous confie catering ET décoration, quel prix ? » Les prestataires accordent des remises en bundling. Quatrièmement, fidélité paie : si vous promettez au traiteur que vous travaillerez ensemble 12 mois, il baissera ses tarifs pour vous pour sécuriser son revenu prévisible. Les débutants pensent que négocier c'est taper du poing sur la table. C'est faux. Négocier, c'est créer une relation gagnant-gagnant où le prestataire vous accorde des prix raisonnables en échange d'un volume stable et d'une prévisibilité. Cela prend du temps—souvent 15 à 20 mails et appels pour conclure une négociation. Soyez patient.
Maîtriser le budget, c'est maîtriser son événement. Connaissez les cinq postes standard, apprenez à lire un devis, négociez intelligemment. La clé : montrez au prestataire qu'il gagne à travailler avec vous long terme. Les meilleurs chefs de projet construisent des relations durables avec un noyau de prestataires fiables et bien négociés.
Avant tout événement, vous devez cocher des cases administratives. La déclaration ERP se fait auprès de la mairie 15 jours avant l'événement ; elle nécessite le nombre exact de participants et un plan d'évacuation. L'attestation de capacité d'accueil vient du propriétaire du lieu : il certifie qu'il peut accueillir 200 personnes, pas 250. L'assurance responsabilité civile de votre agence ou structure couvre les dégâts aux biens et blessures. Une police décès-accidents optionnelle protège chaque participant en cas de sinistre corporel pendant l'événement. Enfin, une police annulation événement peut vous sauver si, trois jours avant, une grève des transports désorganise tout. Ces assurances coûtent entre 2 et 5 % du budget global, mais c'est un investissement non négociable. Aucune agence professionnelle n'accepte un événement sans ces protections.
Le jour J commence par une feuille de route. Vous documenter minute par minute : T-30 minutes, les staff arrivent et sont briefés ; T, portes ouvertes, accueil actif ; T+5, speaker monte sur scène ; T+45, pause café ; T+90, déjeuner servi ; T+150, départ. Chaque rôle est assigné : qui gère l'accueil, qui supervise l'audiovisuel, qui anime le timing, qui est responsable de la sécurité. Les crises arrivent toujours. L'audiovisuel tombe en panne ? Vous avez un technicien backup en ligne. Le speaker arrive 30 minutes en retard ? Vous rallongez le segment accueil et caféinisation. Deux staff manquent ? Vous réaffectez des responsabilités. La gestion de crise commence par l'anticipation : listez les scénarios probables et pré-décidez comment y répondre. Créez une hiérarchie décisionnelle : incidents mineurs gérés localement, incidents graves remontés au chef de projet. Jour J, vous n'êtes pas sur scène, vous êtes dans les coulisses, observant tout, intervenant délibérément et rarement.
La conformité ERP n'est pas optionnelle ; c'est une obligation légale. Assurez-vous que le lieu que vous choisissez est certifié et que vous déclarez correctement auprès de la mairie. Les assurances protègent votre agence et vos participants ; ne les oubliez jamais. Jour J, votre feuille de route est votre bible. Elle transforme le chaos en chorégraphie. Les bons chefs de projet sont ceux qui anticipent les crises et les gèrent avec calme.
Huit indicateurs mesurent votre succès. Le respect du budget, c'est l'efficacité financière : si vous avez prévu 100 000 euros, vous livrez pour 100 000 à 105 000. Le taux de participation mesure l'attrait de l'événement : 85 % de taux de présence versus invitations est excellent. La satisfaction, mesurée par NPS ou enquête simple, vous dit si les participants l'ont apprécié. La sauvegarde des données—listes d'invités, carnets de contacts, leads commerciaux—assure une valeur long terme. L'absence de sinistres ERP ou sécurité est non-négociable. L'impact médias, si pertinent, mesure la visibilité générée. Le feedback prestataire vous dit si vous avez noué des relations durables. Enfin, le retour client explicite—« Vous l'avez fait une première fois, on recommande »—est votre meilleur KPI. Mesurez ces huit indicateurs post-événement et documentez-les. Vous verrez rapidement quels aspects vous maîtrisez et lesquels nécessitent amélioration.
L'expérience paie. Un chef de projet junior, avec 0 à 2 ans de métier, génère un ROI moyen de 1,8 : pour 100 euros investi en événement, il en génère 180 en retour. C'est correct, mais pas optimal : il laisse de l'argent sur la table. Un chef de projet confirmé, 2 à 5 ans, monte à 2,5 grâce à une meilleure négociation prestataire, une sélection de lieux plus pertinente, une gestion de budget plus serrée. Un senior, 5 ans et plus, atteint 3,4 : il a enregistré les erreurs, optimisé ses processus, construit un réseau puissant de prestataires à tarifs avantageux. Un manager de projet, responsable d'une équipe, approche 3,8 car il démultiplie ses apprentissages par ses chefs de projet juniors. La trajectoire vers le senior prend environ quatre ans. Cela signifie que si vous démarrez maintenant en alternance, vers vos 27-28 ans, vous serez senior avec un ROI enviable et des opportunités de management.
Mesurer c'est progresser. Documentez chaque événement selon les huit indicateurs. Vous verrez rapidement vos forces et faiblesses. Le ROI grimpe naturellement avec l'expérience et la discipline. Quatre ans de bonne gestion vous propulse au niveau senior, avec des opportunités de direction.
Trois trajectoires s'offrent aux chefs de projet confirmés. La première : creuser votre spécialité. Si vous êtes devenu expert en événementiel B2B technologique, vous progressez naturellement vers responsable du pôle tech chez une agence majeure, puis directeur, puis peut-être associé. Vous approfondissez sans cesse. La deuxième : rester généraliste, capable d'administrer une PME événementique ou de piloter tous les types d'événements pour un grand groupe. Moins de profondeur, mais plus de flexibilité employabilité. La troisième : accéder au management, superviser une équipe de chefs de projet juniors, avec à terme des opportunités d'entrepreneuriat—créer votre agence. Ces trois trajectoires coexistent ; le choix dépend de votre tempérament. Les passionnés choisissent la spécialisation ; les organisateurs nés vont vers le management ; les entrepreneurs lancent leur agence.
Devenir senior n'est pas atteindre une simple étape ; c'est acquérir une responsabilité envers votre agence et envers les générations futures de chefs de projet. Vous documentez vos processus sous forme de templates, de listes de vérification, de guides. Vous mentez les juniors en les guidant sur leurs premiers projets. Vous accumulez des relations prestataire qui deviennent un atout compétitif pour votre agence : un architecte que vous connaissez depuis 10 ans baissera ses prix pour vous plus vite que pour un concurrent. Enfin, vous participez aux réflexions stratégiques : vers quel secteur l'agence devrait-elle aller ? Quels clients garder, lesquels laisser ? Vous êtes passé du rôle de pilote individuel au rôle de pilote de système.
Progresser dans ce métier, c'est choisir une trajectoire et l'explorer consciemment. Vous pouvez creuser une expertise spécifique, rester polyvalent, ou accéder au management. Quel que soit votre chemin, la responsabilité du senior n'est pas d'en faire plus, c'est d'en faire mieux et de transmettre.
Dans une agence ou une direction événementiel, votre visibilité interne décide beaucoup de votre progression. Les débutants pensent que faire du bon travail suffit. Faux. Vous devez être vu comme un élément clé de l'organisation. Comment ? D'abord, soyez un leader invisible : délivrez du bon travail sans demander le crédit—les patrons voient cela. Deuxièmement, partagez les succès : célébrez l'équipe, mentionnez les prestataires clés, valorisez les clients dans les bilans. Troisièmement, documentez et communiquez : chaque mois, une page récapitulant les projets en cours, les jalons atteints, les problèmes résolus. Quatrièmement, bâtissez des alliances avec finance, marketing, communication. Un chef de projet qui parle avec les autres départements obtient des appuis pour ses projets. Ces quatre éléments font de vous quelqu'un de visible et valorisé.
Une dernière leçon, essentielle. Les chefs de projet ambitieux tombent souvent dans le piège : chercher à progresser rapidement en surfacturant, en gonflant les budgets, en promettant l'impossible. Cela échoue toujours. Les meilleurs chefs de projet prospèrent en mettant le client d'abord : livrer plus que promis, garder les budgets serrés, être honnête sur les délais. L'ambition suit naturellement. Deuxièmement, apprenez à dire non. Un client demande de joindre son événement en 30 jours sans budget additionnel ? Dites non. Protégez votre crédibilité. Troisièmement, chaque échec—salle réservée par un concurrent, événement annulé, client mécontent—est une école. Les excellents chefs de projet collectent les échecs. Quatrièmement, cultivez l'humilité. Nul n'est irremplaçable. Vos succès sont le fruit du travail d'une équipe. Reconnaître cela renforce votre leadership, pas le diminue.
Construisez votre carrière en privilégiant le service client et la rigueur. Les progressions viendront naturellement. Soyez visible, parlez avec les autres départements, célébrez l'équipe. Dites non aux demandes irréalistes pour préserver votre crédibilité. En quatre ans, vous serez senior ; en dix ans, directeur ou entrepreneur. C'est un métier où la mérite et la discipline paient réellement.
Ce module s'appuie sur des sources mixtes. Les références académiques et livresques fournissent la théorie et les méthodes reconnues. Les données officielles UNIMEV et INSEE chiffrent l'industrie avec autorité. La réglementation ERP est le décret national de référence. Vous trouverez sur ces ressources les approfondissements nécessaires pour spécialiser votre expertise.
Ce lexique définit les termes clés du métier événementiel. Maîtriser ce vocabulaire, c'est accéder au langage professionnel de l'industrie. Vous entrez dans un monde d'experts qui partagent ces définitions. Apprenez-les, utilisez-les en confiance, et vous gagnerez rapidement en crédibilité.
Le rétroplanning et la gestion des délais ; Budget et gestion des prestataires ; Conformité légale et jour J : feuille de route et gestion de crise.
La rémunération d'un chef(fe) de projet / chargé(e) de production événementielle en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois.
Le métier de chef(fe) de projet / chargé(e) de production événementielle se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP38666. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
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