Missions, compétences clés, salaire, formation et débouchés du métier de chargé(e) de mission rse — pour vous orienter et réussir votre alternance à Lyon.
Bonjour. Vous allez découvrir le métier de chargé de mission RSE, un rôle clé dans la transition durable des organisations.
La rémunération d'un chargé(e) de mission rse en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois. Estimez votre rémunération →
Le métier de chargé(e) de mission rse se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
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Bonjour. Vous allez découvrir le métier de chargé de mission RSE, un rôle clé dans la transition durable des organisations. Ce cours vous présente l'environnement légal et stratégique qui encadre ce métier, les missions concrètes au quotidien, et les outils professionnels pour rendre une entreprise conforme et performante en matière d'environnement, de social et de gouvernance. À l'issue de cette formation, vous serez prêt à intégrer une équipe RSE et à contribuer immédiatement aux enjeux de durabilité de votre structure.
Ce cours s'organise en trois parties. D'abord, nous découvrirons le contexte professionnel du chargé de mission RSE : son environnement légal, les secteurs d'emploi, et les compétences clés pour réussir. Ensuite, nous explorerons les outils concrets — diagnostic RSE, bilan carbone, reporting CSRD, et plans d'action. Enfin, nous traiterons la performance au quotidien : les indicateurs ESG, les achats responsables, et les opportunités de carrière. À chaque étape, des cas réels et des chiffres clés vous prépareront à agir en poste.
La RSE a émergé au début des années 2000 sous forme d'engagement volontaire. La loi Pacte de 2019 a fait de la création de valeur partagée un devoir légal. Le tournant majeur : 2022 et l'adoption de la directive CSRD en Europe, qui impose aux grandes entreprises un reporting détaillé sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance. Les normes ESRS, finalisées en 2024, précisent ces attentes. Cette chronologie montre que le rôle de chargé de mission RSE s'est transformé : autrefois communicant de bonnes pratiques, il est devenu auditeur interne, expert en conformité et pilote de transformation durable.
Les chargés de mission RSE travaillent dans tous les secteurs. Les grandes entreprises — CAC 40, groupes bancaires, distributeurs — emploient souvent une équipe dédiée RSE de 3 à 15 personnes. Les PME-ETI industrielles ont moins de ressources mais doivent aussi se conformer : elles embauchent un chargé de mission à temps plein ou partagé pour gérer qualité et durabilité. Les collectivités territoriales, sous le poids de nouvelles obligations légales (Agendas 21, bilan carbone obligatoire), créent des postes de responsable développement durable. L'agro-alimentaire, la distribution, la finance et l'énergie sont en première ligne : ces secteurs à fort impact environnemental ou social sont scrutés par l'opinion publique et les régulateurs.
Trois textes structurent le cadre légal. La directive CSRD, entrée en vigueur pour les grandes entreprises à partir de 2025, impose un reporting détaillé et régulièrement audité. Les normes ESRS — Environmental, Social and Governance Standards — précisent ce que chaque entreprise doit mesurer et divulguer : impacts climatiques, ressources humaines, gouvernance. Le cadre TCFD — Task Force on Climate-related Financial Disclosures — complète le volet gouvernance climatique : risques et opportunités liés au changement climatique. La double matérialité, concept clé, demande à l'entreprise d'évaluer ses impacts SUR l'environnement et la société, mais aussi les risques ESG qui affectent sa rentabilité. Le chargé de mission RSE doit maîtriser ces trois cadres pour piloter la conformité.
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Exemple concret : une PME de fabrication électronique, basée en Bourgogne, fournit un géant du CAC 40. En 2023, le client CAC 40 demande à ses fournisseurs directs de se conformer aux standards CSRD avant 2026. L'audit interne révèle : empreinte carbone 15 tonnes CO2e annuelles, zéro politique RSE formalisée, gestion des déchets archaïque. La PME décide de se positionner et embauche un chargé de mission RSE en 2024. En six mois, celui-ci engrange un diagnostic complet, construit un plan de réduction carbone (objectif -30 % en 3 ans), met en place un système de reporting et prépare le dossier de conformité ESRS. Résultat : le client CAC 40 reconnaît la démarche, prolonge le contrat et envisage 30 % d'augmentation de commandes si les objectifs sont tenus. Cette PME a compris que la RSE, c'est de la stratégie business, pas du greenwashing.
Résumé de cette première sous-partie : la RSE est passée du volontariat à l'obligation légale. Une entreprise doit maîtriser ses impacts sur l'environnement et la société, mais aussi les risques ESG qui menacent sa rentabilité — c'est la double matérialité. Le chargé de mission RSE s'insère dans un contexte légal et stratégique en mutation : CSRD, ESRS, TCFD sont les cadres de référence. Tous les secteurs recrutent, car tous ont des enjeux à adresser. En tant que chargé de mission, vous devenez un expert en conformité et un acteur stratégique du changement.
Quatre missions structurent le quotidien. D'abord, le diagnostic : chaque année, mesurer les impacts RSE (émissions carbone, respect des droits humains, gouvernance, risques de compliance). Puis, l'élaboration et le suivi de plans d'action pour réduire les impacts et adapter les processus. Troisièmement, le reporting : produire des livrables à destination de la direction, des régulateurs (CSRD/ESRS), des investors et des parties prenantes. Enfin, la mobilisation : sensibiliser et former les collaborateurs, piloter des initiatives (ateliers Fresque du climat, audits internes participatifs), créer une culture RSE. Le chargé de mission RSE est à la fois expert technique (bilan carbone, conformité) et change manager interne.
Une banque mutualiste régionale emploie 2000 salariés dispersés sur 12 agences. Son chargé de mission RSE constate peu de conscientisation climatique parmi les collaborateurs. Il propose une série d'ateliers Fresque du climat (outil ludique et pédagogique) : 10 participants par atelier, 3 heures, bilan carbone collectif. En 3 mois, 250 collaborateurs ont suivi. Résultat mesurable : le sondage de climat interne affiche +15 points d'engagement sur les enjeux durabilité, et le nombre de collaborateurs volontaires pour les initiatives RSE triple. Cet exemple montre qu'un bon chargé de mission RSE combine expertise technique (diagnostic, métriques) et mobilisation interne (pédagogie, animation). C'est une compétence clé pour que la transition soit appropriée par tous.
Récapitulons. Le chargé de mission RSE est à la fois expert technique (mesure, diagnostic, reporting) et acteur du changement organisationnel. Il n'a de budget propre que pour les outils (logiciel de carbone, audit), mais travaille en partenariat avec la production, les achats, la RH et la direction pour intégrer la durabilité partout. Ses livrables majeurs sont annuels : diagnostic complet, plan d'action chiffré, rapport CSRD/ESRS, tableaux de bord. Sa valeur ajoutée : créer une dynamique interne où les équipes se réapproprient les enjeux RSE comme leviers de performance et de cohésion.
La compétence technique est fondamentale. Un bon chargé de mission RSE doit maîtriser le calcul du bilan carbone (protocole Bilan Carbone de l'ADEME), les trois scopes d'émissions (directes, indirectes en énergie, indirectes en aval), et les normes de reporting (CSRD, TCFD, GRI). Il doit aussi connaître la législation sociale et environnementale applicable à son secteur. Sur le plan analytique, il doit collecter des données fiables, les traiter sur Excel ou un logiciel dédié (Decathlon, Carbone4, Qonto), et en tirer des recommandations. Enfin, c'est un manager de projet : il doit fédérer des contributeurs (production, RH, achat, finance) qui n'ont pas la RSE comme priorité quotidienne. C'est une compétence rare et très demandée. Beaucoup de petites entreprises peinent à trouver le bon profil.
Profil-type d'évolution. Un ingénieur agronome recruté comme chargé de mission RSE dans un groupe agroalimentaire (CAC 40) en 2018 : années 1-2, il pilote le diagnostic carbone sur 30 sites en France et à l'export (rigueur analytique, terrain). Années 3-4, il devient responsable RSE d'une BU de 5000 salariés, gère un budget propre, négocie avec les directeurs opérationnels (capacités managériales). Années 5-7, promu Vice-President Sustainability au siège, il intègre le comité de direction, rapporte au PDG, siège au Board CSR international. Progression salariale : 35 k€ → 50 k€ → 75 k€+. Ce parcours montre qu'un bon chargé de mission RSE avec les bonnes compétences techniques, relationnelles et stratégiques devient rapidement un leader de l'organisation. C'est un métier d'avenir avec des carrières prometteuses.
Résumé de la partie 1. Vous découvrez maintenant qui emploie les chargés de mission RSE, quel cadre légal les encadre, quelles missions concrètes ils pilotent et quelles compétences ils doivent maîtriser. C'est un métier exigeant mais en forte demande, qui offre une carrière progressive vers des postes stratégiques. Les trois leviers de succès : rigeur technique (mesure du carbone, conformité), analyse fine des données, et capacité à mobiliser et changer des cultures organisationnelles. Si vous réunissez ces compétences, ce métier vous permet de combiner impact environnemental et social avec une vraie carrière managériale.
Le bilan carbone distingue trois catégories d'émissions. Le scope 1 regroupe les émissions directes de l'entreprise : consommation de gaz naturel au siège, carburant des véhicules et engins propres, processus de fabrication directs. Le scope 2 mesure les émissions liées à l'électricité, au chauffage et à la vapeur achetées auprès de fournisseurs. Le scope 3, le plus complexe, englobe tout ce qui en amont (approvisionnement, matières premières) et en aval (logistique, utilisation des produits par le client, fin de vie). Pour une PME industrielle, les scopes 1 et 2 dominent souvent (40-50 % chacun). Pour un distributeur ou un service, le scope 3 peut représenter 70 %. Le chargé de mission RSE adapte son périmètre de mesure au contexte : une manufacture ne mesurera pas le scope 3 de la même façon qu'un éditeur logiciel.
Ce graphique montre une répartition typique pour une PME-ETI manufacturière. Les scopes 1 et 2 dominent (42,5 % et 38 %) car l'usine consomme du gaz de chauffage, de l'électricité (même renouvelable, comptée avec l'intensité du mix français), et dispose de véhicules légers pour la logistique interne. Le scope 3 (19,5 %) reste maîtrisé car l'entreprise produit en interne et ne délocalise pas beaucoup. Une empreinte moyenne de 2 456 tonnes CO2e par an, soit une intensité carbone de 4,91 tonnes par million d'euros de chiffre d'affaires. Pour comparaison, un distributeur aurait une répartition inverse (scope 3 dominant). Ces chiffres permettent au chargé de mission RSE de définir des cibles : réduction de 5-10 % par an est un objectif ambitieux mais réaliste.
Récapitulatif de cette sous-partie 1. Le diagnostic RSE est l'étape fondatrice : vous cartographiez tous les impacts, mettez en place des systèmes de mesure fiables, et vous identifiez les priorités. Le bilan carbone en est l'élément clé et chiffré. Trois scopes structurent la mesure ; leur poids dépend du secteur. Vous vous appuyez sur des méthodologies standardisées (ADEME, GRI) pour assurer la fiabilité et la comparabilité. Ce travail de diagnostic débouche directement sur les cibles de réduction et le reporting CSRD. C'est du travail de rigueur, mais c'est le fondement de toute action RSE crédible.
Le concept clé de la CSRD est la double matérialité. D'abord, l'impact ESG : vos émissions carbone, votre chaîne d'approvisionnement, vos pratiques RH, comment vous affectez le climat et les communautés. Ensuite, les risques ESG qui affectent votre business : une inondation peut arrêter votre usine, une pénurie de talents en ingénierie RH ralentit votre croissance, une fuite de données vous expose à des amendes CNIL. Le reporting ESRS demande à l'entreprise de cartographier ces deux dimensions et de les justifier. L'audit externe assure la fiabilité. Pour le chargé de mission RSE, cela signifie bâtir des systèmes d'information robustes, former les responsables opérationnels à la collecte de données ESG, et documenter la chaîne d'audit pour répondre aux exigences de l'auditeur externe.
Une entreprise de grande consommation (alimentation, 800 salariés, côtée CAC Mid 60) prépare son premier rapport ESRS pour 2025. Analyse de matérialité : consommation d'eau en usine, conditions de travail chez les fournisseurs agricoles, diversité dans l'encadrement. Premier brouillon de rapport : 120 pages détaillées. Audit externe : l'auditeur détecte deux lacunes — données RH incomplètes sur les accidents du travail par usine, traçabilité fournisseurs fragmentée. Correction : implémentation d'un SIRH consolidé, audit interne des fournisseurs clés. Rapport finalisé : 140 pages, assurance externe de niveau « raisonnable ». Coût total : 200 k€ (consultant + audit). Bénéfice : crédibilité auprès des investisseurs, accès aux fonds ESG, amélioration opérationnelle concrète (réduction eau 8 %, amélioration taux accident -15 %). Ce cas montre que la CSRD force les entreprises à mieux mesurer et améliorer leurs opérations.
Deuxième sous-partie résumée. La CSRD marque un tournant : du volontariat à l'obligation légale. Les 12 standards ESRS structurent le reporting et garantissent une certaine harmonisation — plus de greenwashing. Le concept clé : double matérialité. Vous mesurez comment votre entreprise affecte l'environnement et la société, mais aussi les risques qui la menacent. L'audit externe assure la crédibilité. Pour le chargé de mission RSE, c'est l'occasion de professionnaliser les systèmes d'information, d'intégrer l'ESG dans la gouvernance d'entreprise et de créer une chaîne d'audit maîtrisée. Cela nécessite une coordination transverse : RH, opérations, finance, achat doivent fournir des données fiables et documentées.
Un bon plan d'action RSE combine trois horizons. D'abord, les quick wins — mesures rapides (6-12 mois) à coût faible qui génèrent des premiers résultats : audit énergétique, mise en place du tri sélectif, réduction des déplacements. Ensuite, les initiatives de moyen terme (1-3 ans) : remplacement de chaudières, renégociation contrats fournisseurs, formation des managers au changement climatique. Enfin, les transformations structurelles (3-5 ans) : relocalisation production, changement de processus, nouvel équipement électrifié. Le chargé de mission RSE alloue budgets (souvent limités : 1-5 % du capex), suit le ROI (retour sur investissement financier ET environnemental), et communique chaque trimestre. Les cibles de réduction (typiquement -5 à -10 % par an) doivent être ambitieuses mais atteignables pour maintenir la crédibilité et l'engagement de la direction.
Entreprise de BTP (bâtiment, 300 salariés, 4500 tonnes CO2e/an). Diagnostic : 60 % scope 1 (engins et véhicules), 35 % scope 2 (électricité chantiers), 5 % scope 3. Plan d'action année 1 : quick wins (audit énergétique de 10 chantiers, repérage des gaspillages) ; passage à 5 véhicules hybrides pour les commerciaux (gains 150 t CO2e/an) ; audit énergétique du siège. Moyen terme : formation des chefs de chantier à l'efficacité énergétique, partenariat recyclage béton, achat d'électricité verte pour le siège. Mobilisation interne : ateliers Fresque du climat chaque mois (5 participants, animation directeur RSE). Résultat année 1 : réduction 12 % (540 t CO2e), budget investi 160 k€ (50 audit + 80 véhicules + 30 formation). ROI financier (économies énergétiques) : 35 k€. ROI image : amélioration score EcoVadis (+5 points), accès à nouveaux marchés publics (50 M€ de nouveaux appels d'offres). Cet exemple montre que RSE, c'est aussi du business.
Troisième sous-partie résumée. Le plan d'action RSE transforme le diagnostic en réalité. Vous fixez des cibles ambitieuses mais réalistes (-5 à -10 % par an), identifiez des initiatives à trois horizons, allouez les budgets et assignez les responsables. La mobilisation interne — formation des équipes, ateliers de co-construction, reconnaissance des contributeurs — est clé pour ancrer la transition dans la culture. Un bon chargé de mission RSE sait combiner rigueur (mesure, tableau de bord) et empathie (écoute des craintes, co-construction). Il démontre aussi le ROI : économies énergétiques, amélioration d'image, accès à nouveaux marchés.
Trois standards dominent. EcoVadis propose un score de 0 à 100, avec benchmark par secteur — accès gratuit pour faire le questionnaire (1-2 jours), note payante à consulter. S&P Global CSA est très approfondie (200 questions, 3-4 semaines de travail), évalue les 3000 plus grandes entreprises mondiales, influençant directement les indices ESG majeurs (DJSI). Bloomberg fournit des données granulaires sur 8000 entreprises, utilisées par les investisseurs institutionnels. Stratégiquement, les grandes entreprises suivent les trois. Les PME-ETI se concentrent souvent sur EcoVadis (plus abordable) et sur les critères clients (acheteurs CAC 40 demandent une note EcoVadis minimum). Un score de 60+ sur EcoVadis est considéré comme « leader secteur » ; 50-60 c'est « bon ». Un mauvais score (< 40) peut faire perdre des clients et augmenter le coût du crédit. Pour le chargé de mission RSE, améliorer ces scores est un indicateur direct de sa performance.
Ce graphique illustre les disparités de performance ESG par secteur. L'agro-alimentaire affiche un score moyen de 62,3/100 (secteur leader — normes strictes, pression clients, réglementation). Les services financiers (55,8) sont encore en rattrapage — intégration ESG dans le portefeuille, décarbonation récente. La chimie (48,9) est en amorce de transition. Un score de 60+ place l'entreprise dans le top 25 % de son secteur et ouvre l'accès aux investisseurs ESG (fonds de pension, assureurs). À l'inverse, un score < 45 élève le coût de financement de 2-5 millions par an pour une PME-ETI. Cet indicateur crédibilise le pilotage RSE : il montre concrètement si vos efforts paient en termes de reconnaissance externe.
Résumé de cette sous-partie. Les agences de notation ESG sont les arbitres externes de votre performance RSE. Un bon score améliore votre position stratégique : accès à l'investissement ESG, réduit votre coût de financement, satisfait les grands clients acheteurs. Pour le chargé de mission RSE, c'est un KPI clé : vous devez améliorer la note de 2-5 points par an, en démontrant des progrès mesurables sur les critères identifiés (carbone, eau, pratiques RH, diversité). Ce travail d'amélioration continue crée de la valeur et valide que vous pilotez une vraie démarche, pas une opération cosmétique.
L'évaluation fournisseurs durables suit trois dimensions. Environnement : mesurer le bilan carbone du fournisseur, sa consommation d'eau, son traitement des déchets, ses certifications (ISO 14001 meilleure pratique). Social : vérifier les conditions de travail (salaires minimums, heures de travail, droits syndicaux), absence de travail forcé ou enfantin, accès formation. Gouvernance : transparence financière, conformité légale locale, traçabilité de la chaîne. Concrètement, vous demandez au fournisseur de compléter un auto-évaluation (questionnaire), puis audit externe si besoin. Les top 20-30 fournisseurs (80 % des dépenses) font l'objet d'audits locaux annuels. Un fournisseur sans certifications ESG n'est pas automatiquement exclu — vous proposez un plan de progrès (2-3 ans pour se mettre aux standards). Ce travail crée un effet-réseau : les petits fournisseurs accélèrent leur transition car leurs clients les demandent.
Entreprise de textile française (300 salariés, 50 M€ CA). Diagnostic initial : 60 % de la production sous-traitée en Asie et Afrique, scope 3 (transport maritime + aérien) représente 75 % des émissions carbone. Stratégie : relocaliser 30 % de la production en Occitanie (partenaires PME existants), auditer les fournisseurs asiatiques restants, renégocier les contrats en demandant la réduction carbone. Quick wins : changement mode transport (fret maritime vs aérien = -30 % CO2 pour cette part), certification carbone neutre des fournisseurs par achat crédits compensations. Résultat année 1 : réduction 18 % carbone (passage 12000 à 9840 t CO2e), coût additionnel +8 % (relocalisation plus chère) mais offset par gains en qualité (rebut -20 %) et vélocité (délai produit -30 jours = meilleure réactivité). Client final apprécie (produits fabriqués en France), score EcoVadis améliore (+12 points). Ce cas montre qu'achats responsables = levier stratégique de création de valeur.
Résumé de cette sous-partie. Les achats responsables sont un levier stratégique majeur du pilotage RSE. Vous travaillez avec la direction achats pour évaluer les fournisseurs sur des critères ESG (pas juste prix), auditer les risques sociaux et environnementaux, et négocier des contrats plus durables. Les top 20 fournisseurs représentent 80 % des dépenses : c'est là que vous concentrez l'effort. Le bon chargé de mission RSE sait que durabilité et performance business ne sont pas opposées — souvent, réduire les déchets ou relocaliser production améliore aussi l'efficacité et crée de la valeur.
Plusieurs chemins évolutifs. Le spécialiste de la carbone devient expert recognized : consulté par les grosses entreprises, intervenant en training, possibilité agences-conseil (EY, Deloitte, Carbone4). Le chargé de mission RSE généraliste de PME peut aussi monter vers directeur RSE opérationnel : gestionnaire de portefeuille de projets, avec responsabilité P&L. Dans les grandes organisations, vous pouvez vous spécialiser : supply chain durable (directeur procurement ESG), reporting CSRD/audit (directeur conformité ESG), innovation bas-carbone (directeur R&D durable). Les NG0 et organismes certificateurs (TUV, Dekra) recrutent des chargés mission RSE expérimentés comme auditeurs ou consultants. Les agences-conseil ESG explosent : McKinsey, PwC, Deloitte, Bain offrent des postes attractifs à cadres opérationnels reconvertis. Vous pouvez aussi créer votre cabinet de conseil ESG (plusieurs l'ont fait). Les perspectives sont larges et la demande forte.
Parcours réel. 2017 : diplômée Master Environnement, embauche dans PME de 200 salariés comme chargée de mission RSE (35 k€, CDI). Premières années : diagnostic complet, plan d'action carbone, sensibilisation équipes, amélioration score EcoVadis (50 → 70 en 3 ans). 2020 : promotion responsable RSE PME, une personne sous-supervisée, 48 k€. Elle formalise le reporting CSRD en amont, crée un audit fournisseurs, monte le score EcoVadis à 75 (leader secteur). 2023 : le groupe qui l'emploie la recrute comme directeur RSE groupe (5000 salariés, 5 personnes managées, budget 750 k€, 62 k€). Elle déploie le standard RSE cross-sites, prépare la conformité CSRD du groupe, élève le score à 82. 2026 : recrutée par un CAC 40 comme VP Sustainability, rapporte au CEO, siège au Board, gère 12 personnes, budget 5 M€, rémunération 85 k€ + bonus. Parcours en 9 ans, de spécialiste junior à leader exécutif. Clé du succès : rigueur technique, aptitude à manager des équipes plurifonctionnelles, démonstration continue de ROI.
Conclusion de la partie 3. Le métier de chargé de mission RSE offre une vraie progression de carrière. Les trois premières années, vous accumulez expertise technique et crédibilité interne. Ensuite, vous progressez vers le management et la stratégie. Les salaires doublent ou triplent au fil des années. Les débouchés vont au-delà : conseil ESG, agences de notation, NG0, certification. C'est un métier d'avenir car les entreprises vont avoir besoin de plus de talents RSE dans les 5-10 années à venir. Si vous combinez rigueur technique, leadership et capacité à démontrer du ROI, ce métier vous permet une belle progression professionnelle tout en créant un impact positif réel.
Ce cours s'appuie sur les standards et textes officiels de référence en RSE. La loi Pacte de 2019 redéfinit la création de valeur partagée en France. La directive CSRD et les normes ESRS (2022-2024) structurent le reporting ESG en Europe. L'ADEME fournit la méthodologie du bilan carbone, standard d'or en France. EcoVadis, S&P Global et Bloomberg sont les agences de notation reconnus. Les organismes publics (Ministère Écologie, France Stratégie) offrent données et analyses stratégiques. L'ISO fournit les standards internationaux pour la responsabilité sociétale (26000) et achats responsables (20400). Tous ces documents sont accessibles gratuitement ou sur abonnement.
Vocabulaire clé du métier de chargé de mission RSE. Vous utiliserez ces termes quotidiennement : bilan carbone et ses 3 scopes, double matérialité, plan d'action chiffré, achats responsables, notation ESG et conformité CSRD. Ces concepts structurent l'ensemble du cours et votre pratique professionnelle.
Contexte professionnel et environnement légal ; Missions quotidiennes et livrables clés ; Compétences essentielles et qualités requises.
La rémunération d'un chargé(e) de mission rse en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois.
Le métier de chargé(e) de mission rse se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
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