Missions, compétences clés, salaire, formation et débouchés du métier de gestionnaire de stocks et approvisionnements — pour vous orienter et réussir votre alternance à Lyon.
Bienvenue dans ce module découverte. Vous allez explorer le métier fascinant de gestionnaire de stocks et approvisionnements — un poste charnière dans toute supply chain moderne.
La rémunération d'un gestionnaire de stocks et approvisionnements en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois. Estimez votre rémunération →
Le métier de gestionnaire de stocks et approvisionnements se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
Voir les offres d'alternance gestionnaire de stocks et approvisionnements à Lyon →L'École de Commerce de Lyon et l'EFCM forment à ce métier en alternance — fort réseau d'entreprises partenaires, accompagnement personnalisé et rentrées souples. La meilleure voie pour réussir dans ce métier.
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Bienvenue dans ce module découverte. Vous allez explorer le métier fascinant de gestionnaire de stocks et approvisionnements — un poste charnière dans toute supply chain moderne. En trois parties, nous découvrirons l'environnement professionnel réel, les missions quotidiennes concrètes, puis les outils et les KPIs qui font la différence entre un débutant et un expert. À la fin, vous comprendrez comment ce métier se projette en carrière et pourquoi les entreprises recherchent des talents formés et rigoureux dans ce domaine.
Le cours s'articule en trois parties. D'abord, la découverte : le secteur logistique et supply chain, les missions quotidiennes réelles du gestionnaire, et l'univers des employeurs types. Deuxième partie : la pratique directe — comment gérer les approvisionnements avec point de commande et quantité économique, comment suivre les fournisseurs et arbitrer les urgences, et comment paramétrer un ERP. Troisième partie enfin : la performance et la carrière — maîtriser les KPIs critiques comme le taux de service et la rotation des stocks, comprendre l'impact financier du working capital, et tracer un parcours professionnel durable avec les soft skills attendus.
L'histoire des stocks remonte loin. Au XVe siècle, Pacioli jette les bases de la comptabilité double, essentielles pour tracer les mouvements. Ford, au XXe siècle, comprend que réduire les stocks en-cours booste la productivité. La formule de Wilson en 1956 nous donne un outil mathématique pour quantifier la commande optimale. La révolution Toyota apporte le juste à temps : ne commander que ce qu'on consomme. Puis l'ERP, à partir de 2010, nous offre une visibilité temps réel. Enfin, la crise de 2020 nous enseigne que la résilience et la diversification des fournisseurs sont capitales. Chaque époque redessine le rôle du gestionnaire.
La logistique en France est un secteur massif. Elle représente environ 10 % du produit intérieur brut, avec plus de 850 000 salariés directs — sans compter les prestataires externalisés. Le secteur s'est transformé radicalement ces dix dernières années avec la montée de l'e-commerce : les attentes des clients en livraison rapide imposent une agilité nouvelle. Parallèlement, l'automatisation des entrepôts, l'IA pour la prévision, et les robots de picking deviennent normes. En même temps, les enjeux ESG obligent les entreprises à repenser les circuits : nearshoring, circuits courts, réduction du carbone. Le gestionnaire de stocks d'aujourd'hui doit naviguer ces trois courants : agilité, technologie, durabilité.
Prenons un distributeur alimentaire régional typique avec 600 points de vente. Il gère un dépôt central qui reçoit les marchandises des fournisseurs, puis 12 entrepôts régionaux qui approvisionnent les magasins. La politique : jamais plus de 3 jours de stock en magasin pour les produits frais — sinon, qualité dégradée, clients mécontents, démarque. Le gestionnaire doit jongler : commander assez pour éviter les ruptures (client frustré = vente perdue), mais pas trop pour éviter l'obsolescence. C'est un équilibre permanent qui nécessite visibilité, rigueur et outils temps réel.
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La crise de 2020-2021 a fait prendre conscience aux entreprises que résilience vaut mieux que simple optimisation. Les gestionnaires de stocks héritent d'une nouvelle mission : construire une supply chain moins fragile. Cela signifie : plutôt que un seul fournisseur en Asie lointaine, en avoir au moins deux ou trois (locaux ou proches). Accepter un surcoût logistique pour dormir tranquille. C'est un changement de paradigme : de la « juste à temps » vers la « juste au cas où ».
Retenez que la supply chain est l'épine dorsale de l'économie. Un gestionnaire de stocks en 2026 doit maîtriser : les enjeux économiques réels du secteur, les tendances technologiques (ERP, IA, automation), la nécessité croissante de résilience. C'est un métier d'impact : réduire les stocks de 10 %, c'est libérer des millions en cash pour l'entreprise. Augmenter le taux de service de 1 %, c'est quelques milliers de clients gagnés. Voilà la vraie valeur ajoutée d'un bon gestionnaire.
Le travail au quotidien repose sur cinq piliers. D'abord, la planification : analyser l'historique, prévoir la consommation selon les tendances saisonnières ou les campagnes marketing. Deuxième pilier : les commandes — quand passer une commande, auprès de quel fournisseur, en quelle quantité. Troisième : les inventaires réguliers, comptages tournants ou bilans annuels, pour déceler écarts et pertes. Quatrième : optimiser constamment — réduire le coût de stockage sans accepter des ruptures. Cinquième : rendre compte via des tableaux de bord : stock moyen, taux de rotation, taux de service. Ces cinq domaines structurent chaque journée de travail.
Un bon gestionnaire de stocks doit coordonner plusieurs fonctions. La production lui dit : nous avons besoin de 500 mètres de tissu la semaine 15. Les achats lui disent : ce fournisseur proposait 15 € le mètre avec délai 3 semaines. La logistique lui demande : vous commandez 500 ou 600, vu que le transport coûte pareil ? Les ventes, elles, reconnaissent l'importance du taux de service : si nous rupturons un article vedette, clients vont ailleurs. Le gestionnaire synthétise tout cela, négocie, arbitre. C'est un métier de dialogue constant, de pragmatisme, de recherche du meilleur compromis.
Voyez la journée d'Agathe, gestionnaire de stocks dans une PME industrielle de 150 personnes. Elle arrive à 9h00 et check immédiatement l'ERP : deux articles risquent la rupture cette semaine. À 10h00, elle appelle son principal fournisseur, obtient un délai plus long que prévu pour l'article critique. Elle demande une solution alternative ou une expédition accélérée. À 11h30, elle réunit production, ventes et logistique pour arbitrer : faut-il relancer un ancien fournisseur, accepter un délai plus long, ou reporter une commande client ? À 14h00, elle rentre les commandes. À 15h30, elle compare les sorties réelles aux prévisions pour déceler les anomalies. À 16h30, elle met à jour ses tableaux de bord et envoie les alertes aux responsables. Voilà le vrai métier : réactif, collégial, orienté résolution.
Attention à quelques pièges fréquents. D'abord, le surstock de sécurité : commander trop « au cas où » coûte très cher en stockage et finance. Deuxième piège : négliger les inventaires — si vous ne comptez pas régulièrement, les écarts s'accumulent et vous perdez la visibilité. Troisième : des fiches articles mal renseignées — délai fournisseur faux, quantité de commande obsolète — créent du chaos. Quatrième : une mauvaise communication avec les fournisseurs — oublier une commande, déclarer un délai sans vérifier, envoyer un appel d'offres mal préparé — crée des tensions et de l'inefficacité. Un bon professionnel évite ces erreurs basiques.
Les missions du gestionnaire de stocks tournent autour de 5 piliers — planification, commandes, inventaires, optimisation, reporting. Il joue un rôle central de coordinateur entre plusieurs métiers. Chaque jour apporte son lot d'alertes et d'arbitrages. La clé du succès : rigueur dans la tenue des fiches, communication proactive avec les fournisseurs, compréhension fine des enjeux de chacun. Un gestionnaire qui maîtrise ces points devient un actif stratégique pour son entreprise.
Cinq secteurs majeurs recrutent des gestionnaires de stocks. L'industrie lourde — automobile, chimie, pharmacie — cherche des profils rigoureux, maîtrisant les flux just-in-time et la traçabilité. La grande distribution — Carrefour, Leclerc, Intermarché — gère des catalogues massifs et des cycles rapides. L'e-commerce bouge à grande vitesse : Amazon, Cdiscount, Vinted font exploser l'emploi logistique. Les prestataires — Geodis, Descartes, Coyote — externalisent la supply chain de centaines de petits clients. Les secteurs spécialisés enfin — énergie, agroalimentaire, cosmétique — offrent des primes élevées car les enjeux de conformité et traçabilité sont critiques.
Trois profils d'employeurs typiques. La PME industrielle — 50 à 200 personnes, petite famille — offre polyvalence : vous gérez stocks matières + produits finis, vous interagissez directement avec le PDG et la production. Autonomie maximale, apprentissage rapide. Le groupe retail — Carrefour, Leclerc — propose des structures très décentralisées : chaque région a son équipe supply chain, carrière bien balisée, formation continue, mais procédures strictes. Le prestataire logistique — Geodis, XPO — expose au volume massif : des millions de colis par jour, des clients très exigeants, un stress permanent mais une excellente formation aux meilleures pratiques.
Une carrière type s'étend sur 10 à 15 ans. Les premières années, on est assistant : vous découvrez l'ERP, les fournisseurs, les processus, vous apprenez sous supervision. Vers l'année 3-4, vous devenez gestionnaire confirmé : plus d'autonomie, vous gérez une ou deux familles de produits. Vers l'année 6-8, promotion : responsable d'un flux complet (matières premières OU produits finis), ou responsable d'une catégorie majeure, avec un ou deux juniors sous vos ordres. Après 9-10 ans, directeur supply chain : vous managez 10, 20, 50 personnes selon la taille, définissez stratégie, budgets, rapportez au PDG ou au CFO. Les salaires progressent : 24-28 k€ en début, 35-40 k€ en confirmé, 50-65 k€ en direction.
Pour accélérer votre carrière, certaines formations complémentaires sont très appréciées. D'abord, la maîtrise d'un ERP majeur — SAP, Oracle, Infor — vous rend immédiatement employable partout. Ensuite, la certification Apics CSCP (Certified Supply Chain Professional) : c'est le référentiel international, reconnue par tous les grands groupes. Un master en logistique ou supply chain consolide votre crédibilité en management. Et l'anglais : dans un tiers des postes multinationaux, vous aurez affaire à des fournisseurs asiatiques ou américains. Ces formations, accumulées au fil des années, accélèrent vos promotions et augmentent vos salaires.
Les débouchés pour un bon gestionnaire de stocks sont excellents et divers. Cinq secteurs majeurs recrutent : industrie, retail, e-commerce, prestataires logistiques, secteurs spécialisés. La progression de carrière est claire et prévisible : assistant, gestionnaire, responsable, directeur. Les salaires progressent régulièrement. Et les formations complémentaires — ERP, CSCP, master — accélèrent votre trajectoire. C'est un métier porteur pour 20 ans de carrière.
Prenons un cas réel. Vous gérez un article industriel. Demande annuelle : 12 000 unités. Coût pour passer une commande — création BC, suivi EDI, réception, facturation — 50 euros. Coût annuel de tenir une unité en stock — espace, électricité, sécurité, finance — 10 euros. Appliquons Wilson : QEC = racine carrée de (2 × 12000 × 50 / 10) = racine de 120000 ≈ 346 unités. Donc vous allez commander par lot de 346 unités, environ 35 fois par an (12000 / 346). Cela minimalise le total : ni trop de petites commandes coûteuses, ni trop de stock. En pratique, vous arrondirez à 350 pour respecter les conditionnements fournisseur, mais le principe est là.
La théorie (QEC = 346) ne suffit jamais en pratique. Raison 1 : remises. Si le fournisseur offre 5 % de réduction à partir de 500 unités, c'est peut-être plus intéressant de commander 500 même si calcul théorique dit 346. Raison 2 : contrainte entrepôt. Si vous n'avez que 1000 m² et l'article prend de la place, vous ne pouvez pas stocker 12 mois. Raison 3 : saisonnalité. En septembre, vous anticipez gros pour Noël, donc vous dérogez à la QEC. En janvier, vous réduisez. Le gestionnaire adapte le modèle mathématique à la réalité. C'est là que le bon professionnel fait la différence : appliquer les principes sans être dogmatique.
Attention aux pièges. D'abord, la formule de Wilson oublie un coût majeur : le coût de rupture. Si vous manquez un article stratégique, client part chez le concurrent, contrat perdu. Donc parfois, commander extra pour éviter rupture justifie économiquement. Deuxième piège : inflation. Les coûts changent — carburant augmente, salaires augmentent — donc QEC change mensuellement. Tertio : espace fini. L'entrepôt n'est pas illimité. Vous ne pouvez pas optimiser article par article sans considérer le mix. Enfin, délai fournisseur variable. La semaine normale, délai 10 jours, mais en periode creuse février, le fournisseur prend 30 jours. Donc point de commande n'est pas constant.
Les concepts clés de l'approvisionnement : point de commande et quantité économique. Le point de commande déclenche l'ordre. La QEC minimise les coûts. Mais le vrai professionnel adapte la théorie à la réalité du business — remises fournisseur, capacité entrepôt, saisonnalité. Et surtout, ne jamais oublier le coût caché des ruptures. Une rupture sur un article stratégique peut coûter des millions. Donc prudence calculée : pas de dogmatisme.
Le suivi fournisseur est un art quotidien. Vous maintenez une liste de toutes les commandes passées — date, quantité, délai prévu. Chaque jour, vous scannez les commandes dont la date de réception approche : appel ou email pour confirmer que tout va bien. Si un délai glisse — fournisseur dépassé — vous lancez l'alerte immédiatement. Deuxième enjeu : qualité. Vous recevez la marchandise, vous cherchez les défauts, les quantités manquantes. Troisième : notation. Vous notez chaque fournisseur sur plusieurs critères : respect délai, qualité, réactivité, prix compétitif. Un fournisseur qui chute en score perd du volume ou disparaît. C'est le jeu du management fournisseur : carotte et bâton.
Lundi matin, vous découvrez qu'un article critique risque la rupture jeudi. Stock est épuisé. Trois options sur table. Option 1 : fournisseur habituel livre en 3 semaines. Option 2 : fournisseur secondaire (souvent plus cher, moins fiable) peut le faire en 5 jours mais demande +20 % sur le prix. Option 3 : appel à un fournisseur international et transport aérien — article arrive jeudi mais coûte +40 %. Vous arbitrez : rupture jeudi coûte combien en chiffre d'affaires perdu ? Si contrat client vaut 500 k€, une rupture peut perdre le contrat — risque million. Donc +40 % sur article (5 k€) vaut le coup. Vous décalez production ou anticipez un mode de transport premium. Arbitrage permanent entre coût et service.
Le suivi fournisseur c'est de la vigilance permanente. Relancez proactivement, notez les performances, arbitrez intelligemment quand problème. La clé : une rupture coûte toujours plus cher qu'une solution urgente coûteuse. Donc acceptez +20, +30 % ponctuellement pour éviter rupture. Mais faites pression sur fournisseur pour ne pas que cela devienne habitude.
Chaque article dans l'ERP a une fiche. Les données critiques : numéro SKU — immuable, l'identité de l'article. Libellé, unité (pièce, kg, m) et conditionnement (vendus par carton de 50 ?). Code fournisseur principal et alternatives — si fournisseur 1 fail, qui appelle-t-on ? Délai normal ce fournisseur, minimum de commande (parfois 500 unités minimum). Ensuite, les seuils : stock mini (en-dessous, alerte), stock maxi (dépôt saturé), point de réapprovisionnement (déclenche auto-commande si vous avez configé). Enfin coûts : coût standard pour comptabilité, coût dernière achat pour analyse écarts. Une mauvaise fiche = chaos. Un point de commande mal renseigné = ruptures ou overstock.
Ce graphique compare trois stratégies sur 12 mois. À gauche, surstock (commander QEC × 2 par sécurité) : coût total 42 500 euros de stockage inutile. Au centre, QEC optimal : 22 000 euros — c'est la baseline. À droite, trop parcimonieux (ruptures fréquentes) : 48 000 euros de coûts cachés — perte clients, disruption production, contrats perdus. Le message : le QEC optimisé n'est pas un exercice académique, c'est 50 k€ de cash libéré par an pour une PME moyenne. Voilà le vrai impact du gestionnaire de stocks expert.
Vous paramétrez un plastique dans l'ERP. SKU = 12A345. Libellé complet, unité kg, acheté par carton 100 kg. Fournisseur principal Technoplast, délai 14 jours, minimum 100 kg. Point réapprovisionnement : (14 jours × 50 kg/jour moyenne) + 50 kg sécu = 250 kg. Stock maxi : 800 kg (limite entrepôt). Coût standard comptable : 15 €/kg. Coût dernier achat : 14,80 € (écart 1 %). Configué ? Maintenant l'ERP fonctionne seul : dès que stock < 250, il lance auto-alerte. Chaque conso est décomptée en temps réel. Inventaire annuel : vous verifiez écarts. Fiche bien renseignée = supply chain qui roule.
L'ERP n'est que ce qu'on en fait. Un bon gestionnaire paramètre les fiches article de façon chirurgicale : SKU unique, délai exact, points réappro réalistes, coûts à jour. Ensuite l'ERP fait 80 % du boulot automatiquement. Mais il faut rester attentif : alertes mal calibrées, écarts non expliqués, anomalies. L'ERP c'est l'amplificateur : si vous êtes rigoureux, il double votre efficacité ; si vous êtes négligent, il multiplie le chaos.
Améliorer taux de service demande plusieurs leviers. D'abord, stock sécurité : surstock coûte cher mais garantit dispo. Deuxième : réduire délai fournisseur via négociation ou changement prestataire. Troisième : diversifier — deux trois fournisseurs pour article critique, si l'un fail l'autre livre. Quatrième : demandplanning pointu — prévoir mieux les pics saisonniers évite ruptures. Cinquième : automatisation ERP — commandes qui se lancent toutes seules sans oubli humain. Un bon gestionnaire combine ces 5 leviers pour atteindre 98-99 % de taux de service sans explosion stock.
Taux de service et taux de rotation : les deux piliers de votre tableau de bord. Le service mesure satisfaction client. La rotation mesure efficacité. Viser haut taux de service + haute rotation = idéal mais compliqué. Les bons gestionnaires trouvent l'équilibre : 98 % service avec rotation acceptable pour l'industrie. Et c'est mesurable, traçable, améliorable via les 5 leviers.
Mettons des chiffres. Une PME industrielle typique tient 1,5 million d'euros de stock. Déduction faite du crédit fournisseur, BFR réel = 800 k€ de trésorerie immobilisée. Maintenant, via amélioration supply chain, vous réduisez stock de 10 %. C'est 150 k€ libérés, argent qui retourne dans le compte courant. Si l'entreprise emprunte à 5 %, c'est 7,5 k€ par an économisés en charges financières. Annualisez sur 5 ans : 37,5 k€ de cash freed up. Voilà le vrai levier : chaque 1 % de réduction stock = plusieurs k€ de profit. Un bon gestionnaire a crédibilité pour dire au PDG : « Je peux libérer 100 k€ de trésorerie sans impacter service. » Ça plaît aux financiers.
Ce graphique montre la trajectoire sur 5 ans. Année 1, BFR = 800 k€. Vous mettez en place lean supply chain, réduisez stock progressivement : 5 % année 2, 10 % année 3, 15 % année 5. BFR tombe à 680 k€. Gain net : 120 k€ de cash retourné en trésorerie, utilisable pour investir ou rembourser dette. À taux d'intérêt 5 %, c'est 6 k€/an d'économie financière. Pour une PME, c'est 10-15 % de profit supplémentaire. Message : le gestionnaire de stocks n'est pas un coûteux administrateur, c'est un générateur de cash.
Le stock c'est du cash gelé. Réduire stock méthodiquement libère trésorerie. Pour une PME, c'est la différence entre survivre et prospérer. Voilà pourquoi les bons gestionnaires sont précieux : ils ramassent des millions en efficacité cachée. Quand vous négociez une promotion, parlez chiffres : « J'ai réduit BFR de 150 k€ en 2 ans. » Ça parle aux PDGs.
Cinq soft skills font la différence entre un bon gestionnaire et un expert. Première : rigueur implacable. Une fiches renseignée mal, une commande oubliée, une quantité fausse — ça cascadonne en ruptures. Pas d'excuse. Deuxième : communication excellente. Vous devez convaincre production de repousser leur demande (stock limité), achats de négocier prix (bulk = meilleur rapport), logistique d'optimiser tournées. C'est du jeu collectif. Troisième : résilience sous pression. Fournisseur fail, urgence client arrive vendredi soir, délai glisse. Vous trouvez solution cool, sans paniquer. Quatrième : leadership. Pour progresser responsable/directeur, vous managez 1-2-10 personnes. Faut inspirer confiance, déléguer clairement, décider ferme. Cinquième : adaptabilité. IA, blockchain supply chain, nouveaux ERP arrivent. Vous apprenez, vous adoptez. C'est l'ensemble qui fait l'expert.
Voici Jean-Marc. Les deux premières années, assistant gestionnaire : il rentre fiches articles méticuleusement, corrige erreurs, zéro alerte ratée. Son boss voit : rigueur exemplaire. Année 3, promotion gestionnaire. Il attaque délai fournisseur, appelle, négocie : « Si vous livrez 5 jours plus vite, on double le volume. » Fournisseurs apprécient interlocuteur clair. Années 4-5, responsable supply chain région : il encadre 10 personnes, doit communiquer stratégie, évaluer chacun, gérer conflits. Son rigueur + sa communication + sa capacité à créer équipe soudée le rendent indispensable. Salaire passe de 28 k€ à 52 k€, CDI manager, voiture de fonction. Voilà une progression typique quand on maîtrise soft skills + outils.
Accelerez votre progression en rejoignant écosystème professionnel. L'APICS (Association for Supply Chain Management) France organise congrès, certifications, groupes de travail. Rejoignez : vous apprenez des pairs, vous vous faites connaître, opportunités viennent à vous. Trouvez un mentor en interne — directeur supply chain qui tire vous vers le haut. Sur LinkedIn, suivez thought leaders supply chain, partagez des insights. Allez aux congrès annuels — logistique 4.0, e-commerce — vous voyez l'avenir, vous réseautez. Ces investissements temps+argent les trois premières années accélèrent vous 3-5 ans plus tard.
Les soft skills font votre carrière. Rigueur implacable, communication excellente, résilience sous pression, leadership émergent, adaptabilité continue. Ces cinq qualités vous ouvrent portes. La progression est balisée — assistant, gestionnaire, responsable, directeur — sur 10-15 ans. Les salaires suivent. Et les réseaux professionnels, mentorat, certifications qu'on accumule jetent des passerelles. Investissez dans ces domaines année 1, vous en récoltez fruits années 5-10.
Cette page compile nos sources pédagogiques. Livres de référence pour approfondir supply chain. Articles récents de presse métier. Ressources officielles gouvernementales et APICS pour certifications. Tous ces documents vous ouvrent portes pour continuer apprentissage après ce module.
Chaque terme ci-dessus est essentiel à votre métier. Délai fournisseur, point réappro, stock sécu : les calculs. Taux service, rotation : les KPIs. Inventaire tournant : la rigueur. Fiche article : le socle. Démarque : la vigilance. Maîtriser ces termes, c'est maîtriser le métier.
Le secteur logistique et supply chain ; Les missions quotidiennes du gestionnaire ; Les employeurs types et débouchés.
La rémunération d'un gestionnaire de stocks et approvisionnements en alternance est encadrée par la loi : elle correspond à un pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année de contrat (de 27 % à 100 % du SMIC en apprentissage, 55 % à 100 % en contrat de professionnalisation), auquel s'ajoutent les aides. Montant indicatif : de ~490 € à ~1 800 € brut/mois.
Le métier de gestionnaire de stocks et approvisionnements se prépare en alternance (niveau B3), visant le titre RNCP RNCP34734. C'est une voie idéale pour se former tout en étant rémunéré et en acquérant une expérience concrète en entreprise à Lyon.
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