MARKETING & COMMUNICATION
METIER-COURTIER-CONSEILLER-EN-ASSURANCES-M1 · SÉANCE 1 · BLOC RNCP

Courtier(ère) / Conseiller(ère) en assurances

Découvrir le métier — Environnement, missions et compétences clés

Niveau
B2 — Technicien
Trimestre
T1 · Jan-Mars 2027
Bloc RNCP
RPMS · BC02
Made in
Groupe École de Commerce de Lyon
Bienvenue dans ce cours dédié au métier de courtier ou conseiller en assurances. Vous découvrirez un secteur d'activité dynamique où la relation client, la connaissance réglementaire et la maîtrise des produits assuranciels sont les clés de la réussite. Ce module vous prépare à exercer immédiatement en cabinet de courtage, en agence générale ou en réseau de bancassurance. Nous couvrirons l'écosystème du marché, les missions concrètes du quotidien, les outils professionnels, les mécanismes de rémunération et les perspectives de carrière. L'assurance protège les entreprises et les individus : votre rôle consiste à les conseiller au mieux de leurs intérêts.
Couverture
Découvrir le métier — environnement, missions et compétences clés
Bienvenue dans ce cours dédié au métier de courtier ou conseiller en assurances. Vous découvrirez un secteur d'activité dynamique où la relation client, la connaissance réglementaire et la maîtrise des produits assuranciels sont les clés de la réussite. Ce module vous prépare à exercer immédiatement en cabinet de courtage, en agence générale ou en réseau de bancassurance. Nous couvrirons l'écosystème du marché, les missions concrètes du quotidien, les outils professionnels, les mécanismes de rémunération et les perspectives de carrière. L'assurance protège les entreprises et les individus : votre rôle consiste à les conseiller au mieux de leurs intérêts.

Le plan du cours

Introduction

Trois grands axes structurent votre apprentissage du métier.

1
Découvrir le métier — Environnement et statuts
  • L'écosystème de l'assurance et les acteurs
  • Les statuts du courtier et du conseiller
  • Le cadre réglementaire de la profession
2
Exercer le métier — Missions, outils et compétences
  • Analyser les besoins clients et qualifier les risques
  • Placer le risque et gérer les contrats
  • Gérer les sinistres et le devoir de conseil
3
Performer et progresser — Carrière et développement
  • Rémunération, commissionnement et business model
  • Développer son portefeuille et prospecter
  • Evoluer vers l'indépendance et la création
Nous commençons par découvrir l'écosystème de l'assurance : comment fonctionnent les compagnies d'assurance, les courtiers et les agents généraux, quels sont les cadres légaux qui régissent la profession. Ensuite, vous entrerez dans la pratique : comment qualifier un risque client, comment placer ce risque auprès de compagnies, comment gérer un sinistre et respecter le devoir de conseil. Enfin, nous aborderons les enjeux de performance et de carrière : comment rémunération fonctionne-t-elle, comment développer son portefeuille, comment progresser jusqu'à l'indépendance et la création d'un cabinet. À chaque étape, vous verrez des exemples réels et des cas concrets du métier.
Plan du cours
Le plan du cours
Nous commençons par découvrir l'écosystème de l'assurance : comment fonctionnent les compagnies d'assurance, les courtiers et les agents généraux, quels sont les cadres légaux qui régissent la profession. Ensuite, vous entrerez dans la pratique : comment qualifier un risque client, comment placer ce risque auprès de compagnies, comment gérer un sinistre et respecter le devoir de conseil. Enfin, nous aborderons les enjeux de performance et de carrière : comment rémunération fonctionne-t-elle, comment développer son portefeuille, comment progresser jusqu'à l'indépendance et la création d'un cabinet. À chaque étape, vous verrez des exemples réels et des cas concrets du métier.

Le passé éclaire l'avenir

Timeline

Retour sur les étapes clés de l'histoire de l'assurance et du courtage.

1816
Création du métier
Premier courtier d'assurance maritime en France
1938
Loi sur le courtage
Encadrement légal des courtiers et agents
1989
Directive Solvabilité I
Harmonisation européenne du marché assurantiel
2016
Code des assurances réformé
Intégration du devoir de conseil et de la transparence
2026
Digitalisation du courtage
Plateformes de comparaison et outils d'automatisation
La profession de courtier d'assurance existe depuis le début du dix-neuvième siècle, née du maritime. Elle s'est progressivement structurée et réglementée : la loi de 1938 en France a établi les premiers cadres légaux. L'intégration européenne à partir de 1989 a ouvert le marché au-delà des frontières. Plus récemment, la réforme du code des assurances en 2016 a renforcé la protection du consommateur et le devoir de conseil. Aujourd'hui, la digitalisation transforme le métier : automates, platforms de comparaison, CRM sophistiqués redéfinissent l'expérience client et l'organisation du travail. Ces évolutions exigent une adaptabilité constante des professionnels du secteur.
Repères
Le passé éclaire l'avenir
La profession de courtier d'assurance existe depuis le début du dix-neuvième siècle, née du maritime. Elle s'est progressivement structurée et réglementée : la loi de 1938 en France a établi les premiers cadres légaux. L'intégration européenne à partir de 1989 a ouvert le marché au-delà des frontières. Plus récemment, la réforme du code des assurances en 2016 a renforcé la protection du consommateur et le devoir de conseil. Aujourd'hui, la digitalisation transforme le métier : automates, platforms de comparaison, CRM sophistiqués redéfinissent l'expérience client et l'organisation du travail. Ces évolutions exigent une adaptabilité constante des professionnels du secteur.
Partie 1 sur 3
1
Découvrir le métier — Environnement et statuts
METIER-COURTIER-CONSEILLER-EN-ASSURANCES-M1 · Séance 1 · Découvrir le métier — environnement, missions et compétences...

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Assurance
du latin « assecurare », sécuriser, garantir
Contrat par lequel une compagnie d'assurance (l'assureur) s'engage à indemniser l'assuré en cas de réalisation d'un risque couvert, moyennant le paiement d'une prime.
L'assurance fonctionne sur un principe simple : mutualiser le risque. Plusieurs assurés payent une prime pour bénéficier de la couverture collective contre un sinistre. La compagnie d'assurance collecte les primes, les place en réserves et indemnise ceux qui subissent un sinistre. C'est un marché fortement régulé pour protéger le consommateur et garantir que les assureurs disposent des ressources financières pour tenir leurs engagements. Le courtier ou le conseiller en assurances est l'intermédiaire qui aide le client à trouver la meilleure couverture au meilleur tarif.
Définition
Définition : Assurance
L'assurance fonctionne sur un principe simple : mutualiser le risque. Plusieurs assurés payent une prime pour bénéficier de la couverture collective contre un sinistre. La compagnie d'assurance collecte les primes, les place en réserves et indemnise ceux qui subissent un sinistre. C'est un marché fortement régulé pour protéger le consommateur et garantir que les assureurs disposent des ressources financières pour tenir leurs engagements. Le courtier ou le conseiller en assurances est l'intermédiaire qui aide le client à trouver la meilleure couverture au meilleur tarif.
Sources : Code des assurances français · France Assureurs

Les trois piliers du marché assurantiel français

Notion clé
Le marché assurantiel français repose sur trois acteurs majeurs. D'abord, les compagnies d'assurance (Allianz, AXA, Generali, etc.) qui conçoivent les produits, gèrent les portefeuilles et paient les sinistres. Ensuite, les courtiers et agents généraux qui vendent directement aux clients. Enfin, les réseaux de bancassurance où les banques distribuent des produits d'assurance via leurs conseillers. Le courtier joue un rôle clé : il représente le client auprès des assureurs, tandis que l'agent général représente généralement une seule compagnie ou un groupe restreint. Le bancassureur intègre l'assurance dans l'offre globale de la banque.
Notion clé
Les trois piliers du marché assurantiel français
Le marché assurantiel français repose sur trois acteurs majeurs. D'abord, les compagnies d'assurance (Allianz, AXA, Generali, etc.) qui conçoivent les produits, gèrent les portefeuilles et paient les sinistres. Ensuite, les courtiers et agents généraux qui vendent directement aux clients. Enfin, les réseaux de bancassurance où les banques distribuent des produits d'assurance via leurs conseillers. Le courtier joue un rôle clé : il représente le client auprès des assureurs, tandis que l'agent général représente généralement une seule compagnie ou un groupe restreint. Le bancassureur intègre l'assurance dans l'offre globale de la banque.
Sources : France Assureurs 2026 · Code des assurances

Cas — Un courtier en IARD pour PME

Cas concret
Imaginez un cabinet de courtage régional spécialisé en IARD PME. Chaque année, l'équipe gère le renouvellement de plusieurs dizaines de contrats. Pour chaque client, le courtier établit un questionnaire de qualification (locaux, effectifs, chiffres d'affaires), évalue les risques, puis lance des appels d'offres auprès de ses assureurs partenaires. Il comparera les tarifs, les franchises et les garanties, puis proposera la meilleure solution au client. Lors d'un sinistre, le courtier est le pivot entre le client et l'assureur : il facilite la déclaration, accompagne l'expertise et défend les intérêts de son client. C'est un travail relationnel, administratif et commercial à la fois.
Cas concret
Cas — Un courtier en IARD pour PME
Imaginez un cabinet de courtage régional spécialisé en IARD PME. Chaque année, l'équipe gère le renouvellement de plusieurs dizaines de contrats. Pour chaque client, le courtier établit un questionnaire de qualification (locaux, effectifs, chiffres d'affaires), évalue les risques, puis lance des appels d'offres auprès de ses assureurs partenaires. Il comparera les tarifs, les franchises et les garanties, puis proposera la meilleure solution au client. Lors d'un sinistre, le courtier est le pivot entre le client et l'assureur : il facilite la déclaration, accompagne l'expertise et défend les intérêts de son client. C'est un travail relationnel, administratif et commercial à la fois.

À retenir

À retenir

À retenir

Le métier repose d'abord sur la compréhension d'un marché à trois niveaux : les compagnies créent les produits, les courtiers et agents les distribuent, les bancassureurs les intègrent dans leur offre globale. Les trois familles de produits essentielles sont l'IARD pour les risques d'entreprise, la prévoyance pour la protection individuelle, et les complémentaires santé. Le courtier joue le rôle crucial de conseil et d'intermédiaire entre le client et les assureurs. Maîtriser cette structure est la fondation de la profession.
À retenir
À retenir
Le métier repose d'abord sur la compréhension d'un marché à trois niveaux : les compagnies créent les produits, les courtiers et agents les distribuent, les bancassureurs les intègrent dans leur offre globale. Les trois familles de produits essentielles sont l'IARD pour les risques d'entreprise, la prévoyance pour la protection individuelle, et les complémentaires santé. Le courtier joue le rôle crucial de conseil et d'intermédiaire entre le client et les assureurs. Maîtriser cette structure est la fondation de la profession.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Courtier d'assurance
du latin médiéval « courtier », celui qui court après les affaires
Professionnel rémunéré à la commission qui représente l'assuré auprès de l'assureur, en toute indépendance, et négocie les meilleures conditions de couverture.
Le courtier est le mandataire du client. À la différence de l'agent général qui représente une ou quelques compagnies, le courtier a un devoir d'indépendance : il peut proposer des produits de n'importe quel assureur. Cette indépendance est sa force commerciale et sa responsabilité. Le courtier ne vend pas directement les contrats : il les négocie pour le compte du client. Il reçoit une commission de la compagnie d'assurance, généralement un pourcentage de la prime annuelle. En contrepartie, il doit respecter un devoir de conseil strict, documenté, et mettre les intérêts du client au-dessus de ses propres gains de commission.
Définition
Définition : Courtier d'assurance
Le courtier est le mandataire du client. À la différence de l'agent général qui représente une ou quelques compagnies, le courtier a un devoir d'indépendance : il peut proposer des produits de n'importe quel assureur. Cette indépendance est sa force commerciale et sa responsabilité. Le courtier ne vend pas directement les contrats : il les négocie pour le compte du client. Il reçoit une commission de la compagnie d'assurance, généralement un pourcentage de la prime annuelle. En contrepartie, il doit respecter un devoir de conseil strict, documenté, et mettre les intérêts du client au-dessus de ses propres gains de commission.
Sources : Code des assurances français · ORIAS

Les trois statuts de la distribution d'assurance

Notion clé
La distribution d'assurance en France repose sur trois statuts distincts. Le courtier opère en totale indépendance avec une commission variable selon les assureurs. L'agent général représente contractuellement une ou plusieurs compagnies pour un territoire donné ; sa rémunération provient de commissions négociées avec ces assureurs, mais il a des obligations d'exclusivité. Le bancassureur intègre la vente d'assurance dans son métier bancaire : c'est souvent un salarié de la banque recevant une commission sur les ventes. Chaque statut induit des frais de fonctionnement, des loyautés commerciales et des obligations réglementaires différentes. Un courtier doit comparer ces trois circuits pour offrir au client la meilleure valeur.
Notion clé
Les trois statuts de la distribution d'assurance
La distribution d'assurance en France repose sur trois statuts distincts. Le courtier opère en totale indépendance avec une commission variable selon les assureurs. L'agent général représente contractuellement une ou plusieurs compagnies pour un territoire donné ; sa rémunération provient de commissions négociées avec ces assureurs, mais il a des obligations d'exclusivité. Le bancassureur intègre la vente d'assurance dans son métier bancaire : c'est souvent un salarié de la banque recevant une commission sur les ventes. Chaque statut induit des frais de fonctionnement, des loyautés commerciales et des obligations réglementaires différentes. Un courtier doit comparer ces trois circuits pour offrir au client la meilleure valeur.
Sources : Code des assurances · France Assureurs

Inscription et immatriculation ORIAS

Notion clé
Tout courtier d'assurance en France doit être immatriculé auprès de l'ORIAS, l'Organisme pour le Registre des Intermédiaires d'Assurance. Cette immatriculation est obligatoire et renouvelée annuellement. Elle garantit que le professionnel respecte les normes de solvabilité, de compétences et de déontologie définies par le code des assurances. L'immatriculation est publique et consultable en ligne : c'est l'assurance pour le client qu'il traite avec un professionnel régulé et responsable. Sans immatriculation, impossible d'exercer le métier légalement. L'ORIAS contrôle aussi que les courtiers disposent d'une garantie financière et d'une assurance responsabilité civile suffisantes.
Notion clé
Inscription et immatriculation ORIAS
Tout courtier d'assurance en France doit être immatriculé auprès de l'ORIAS, l'Organisme pour le Registre des Intermédiaires d'Assurance. Cette immatriculation est obligatoire et renouvelée annuellement. Elle garantit que le professionnel respecte les normes de solvabilité, de compétences et de déontologie définies par le code des assurances. L'immatriculation est publique et consultable en ligne : c'est l'assurance pour le client qu'il traite avec un professionnel régulé et responsable. Sans immatriculation, impossible d'exercer le métier légalement. L'ORIAS contrôle aussi que les courtiers disposent d'une garantie financière et d'une assurance responsabilité civile suffisantes.
Sources : ORIAS · Code des assurances

Cas — Agent général vs courtier : arbitrage client

Cas concret
Une entreprise recherche une assurance responsabilité civile générale pour ses locaux. Elle reçoit deux propositions. L'agent Allianz local propose une prime annuelle de 1500 euros avec un délai de traitement des sinistres de 5 jours. Le courtier indépendant, après appel d'offres, propose 1200 euros avec Generali et un délai garanti de 3 jours. Le client pense épargner 300 euros, mais le courtier détaille aussi les différences de franchises et de garanties complémentaires. Au final, le client choisit la proposition du courtier pour un gain net de 400 euros tout en obtenant une meilleure couverture. Cet exemple illustre pourquoi l'indépendance du courtier crée de la valeur pour le client.
Cas concret
Cas — Agent général vs courtier : arbitrage client
Une entreprise recherche une assurance responsabilité civile générale pour ses locaux. Elle reçoit deux propositions. L'agent Allianz local propose une prime annuelle de 1500 euros avec un délai de traitement des sinistres de 5 jours. Le courtier indépendant, après appel d'offres, propose 1200 euros avec Generali et un délai garanti de 3 jours. Le client pense épargner 300 euros, mais le courtier détaille aussi les différences de franchises et de garanties complémentaires. Au final, le client choisit la proposition du courtier pour un gain net de 400 euros tout en obtenant une meilleure couverture. Cet exemple illustre pourquoi l'indépendance du courtier crée de la valeur pour le client.

À retenir

À retenir

À retenir

Le courtier d'assurance se distingue par son indépendance par rapport aux compagnies d'assurance. Contrairement à l'agent général qui représente contractuellement quelques assureurs, le courtier peut négocier avec l'ensemble des acteurs du marché. Cette indépendance crée une relation fiduciaire avec le client : le courtier représente son client auprès des assureurs. L'immatriculation à l'ORIAS est la preuve légale que le professionnel respecte les normes et peut exercer. C'est une garantie pour le client et une responsabilité majeure pour le courtier.
À retenir
À retenir
Le courtier d'assurance se distingue par son indépendance par rapport aux compagnies d'assurance. Contrairement à l'agent général qui représente contractuellement quelques assureurs, le courtier peut négocier avec l'ensemble des acteurs du marché. Cette indépendance crée une relation fiduciaire avec le client : le courtier représente son client auprès des assureurs. L'immatriculation à l'ORIAS est la preuve légale que le professionnel respecte les normes et peut exercer. C'est une garantie pour le client et une responsabilité majeure pour le courtier.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Devoir de conseil
du latin « consilium », délibération, et du verbe « consulere », consulter
Obligation légale du courtier d'analyser les besoins du client et de recommander les solutions assurancielles les plus appropriées, documentées et justifiées.
Le devoir de conseil est le cœur de la profession depuis la réforme du code des assurances en 2016. Elle impose au courtier de prendre le temps d'écouter son client, de qualifier ses risques, d'évaluer ses besoins, puis de recommander les produits les mieux adaptés. Cette recommandation doit être documentée : le courtier rédige une analyse de besoins, jointe à la proposition d'assurance. En cas de sinistre, si le client conteste qu'on lui aurait caché une meilleure option, le courtier peut être poursuivi s'il ne dispose pas de cette documentation. Le devoir de conseil n'est pas optionnel : c'est une exigence légale non négociable qui protège aussi le courtier en.
Définition
Définition : Devoir de conseil
Le devoir de conseil est le cœur de la profession depuis la réforme du code des assurances en 2016. Elle impose au courtier de prendre le temps d'écouter son client, de qualifier ses risques, d'évaluer ses besoins, puis de recommander les produits les mieux adaptés. Cette recommandation doit être documentée : le courtier rédige une analyse de besoins, jointe à la proposition d'assurance. En cas de sinistre, si le client conteste qu'on lui aurait caché une meilleure option, le courtier peut être poursuivi s'il ne dispose pas de cette documentation. Le devoir de conseil n'est pas optionnel : c'est une exigence légale non négociable qui protège aussi le courtier en.
Sources : Code des assurances 2016 · DGCCRF

Réglementation clé : RGPD, LCB-FT, directive prudentielle

Notion clé
Au-delà du code des assurances, le courtier opère dans un environnement réglementaire complexe. Le RGPD impose une gestion stricte des données personnelles des clients. La LCB-FT exige une identification fiable des clients et la déclaration de transactions suspectes. Les directives prudentielles européennes (Solvabilité II) encadrent les assureurs pour garantir leur stabilité financière. Pour le courtier, ces contraintes signifient : tenir des dossiers clients à jour, effectuer une vérification d'identité, documenter l'origine des fonds, et vérifier régulièrement la solvabilité de ses partenaires assureurs. Non-conformité = pénalités administratives lourdes. Cette complexité réglementaire exige une formation continue et une rigueur administrative impeccable.
Notion clé
Réglementation clé : RGPD, LCB-FT, directive prudentielle
Au-delà du code des assurances, le courtier opère dans un environnement réglementaire complexe. Le RGPD impose une gestion stricte des données personnelles des clients. La LCB-FT exige une identification fiable des clients et la déclaration de transactions suspectes. Les directives prudentielles européennes (Solvabilité II) encadrent les assureurs pour garantir leur stabilité financière. Pour le courtier, ces contraintes signifient : tenir des dossiers clients à jour, effectuer une vérification d'identité, documenter l'origine des fonds, et vérifier régulièrement la solvabilité de ses partenaires assureurs. Non-conformité = pénalités administratives lourdes. Cette complexité réglementaire exige une formation continue et une rigueur administrative impeccable.
Sources : CNIL · TRACFIN · ACPR

Éthique professionnelle : transparence et absence de conflit

Notion clé
L'éthique professionnelle est écrite dans le code de déontologie de la profession. Le courtier ne doit pas recevoir de rémunération déguisée des assureurs qui altérerait son indépendance. Toutes les commissions, frais et conditions doivent être transparents auprès du client. S'il existe un conflit d'intérêt potentiel (par exemple, un bonus offert par un assureur pour atteindre un quota), le courtier doit le déclarer. Pour garantir la solvabilité du courtier en cas de faillite et protéger les fonds des clients, l'ORIAS impose une garantie financière et une assurance responsabilité civile. Ces garanties s'élèvent à plusieurs milliers d'euros annuels. Cette exigence renforce la confiance dans la profession.
Notion clé
Éthique professionnelle : transparence et absence de conflit
L'éthique professionnelle est écrite dans le code de déontologie de la profession. Le courtier ne doit pas recevoir de rémunération déguisée des assureurs qui altérerait son indépendance. Toutes les commissions, frais et conditions doivent être transparents auprès du client. S'il existe un conflit d'intérêt potentiel (par exemple, un bonus offert par un assureur pour atteindre un quota), le courtier doit le déclarer. Pour garantir la solvabilité du courtier en cas de faillite et protéger les fonds des clients, l'ORIAS impose une garantie financière et une assurance responsabilité civile. Ces garanties s'élèvent à plusieurs milliers d'euros annuels. Cette exigence renforce la confiance dans la profession.
Sources : Code de déontologie ORIAS · Code des assurances

À retenir

À retenir

À retenir

Le cadre réglementaire de la profession est strict et protecteur. Le devoir de conseil, formalisé en 2016, impose une analyse documentée des besoins du client. Le courtier doit aussi respecter les normes de protection des données, de lutte contre le blanchiment et celles relatives à la solvabilité des assureurs. Cette réglementation complexe exige de la formation continue et une culture de conformité. Les garanties financières et l'assurance responsabilité civile sont les gages que le courtier peut indemniser le client en cas d'erreur. Comprendre et appliquer ces règles n'est pas une formalité : c'est le fondement de la crédibilité et de la pérennité d'un cabinet.
À retenir
À retenir
Le cadre réglementaire de la profession est strict et protecteur. Le devoir de conseil, formalisé en 2016, impose une analyse documentée des besoins du client. Le courtier doit aussi respecter les normes de protection des données, de lutte contre le blanchiment et celles relatives à la solvabilité des assureurs. Cette réglementation complexe exige de la formation continue et une culture de conformité. Les garanties financières et l'assurance responsabilité civile sont les gages que le courtier peut indemniser le client en cas d'erreur. Comprendre et appliquer ces règles n'est pas une formalité : c'est le fondement de la crédibilité et de la pérennité d'un cabinet.
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Exercer le métier — Missions, outils et compétences
METIER-COURTIER-CONSEILLER-EN-ASSURANCES-M1 · Séance 1 · Découvrir le métier — environnement, missions et compétences...

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Qualification du risque
du latin « qualitas », nature, propriété, et « risicum », hasard
Processus d'analyse détaillé des caractéristiques du client, ses activités et son environnement pour évaluer l'exposition aux sinistres et concevoir une couverture assurantielle adaptée.
Qualifier un risque, c'est le décrire précisément pour que l'assureur puisse le comprendre et le tarifer. Un courtier ne peut jamais vendre une assurance sans cette phase. Pour une petite boulangerie, il faut connaître : les locaux loués ou propriété, les équipements présents, l'effectif, les horaires d'ouverture, les antécédents de sinistres, la composition de la clientèle, etc. Cette collecte d'information se fait par questionnaire, visite sur site ou discussion avec le client. Elle est documentée et conservée au dossier du client. Qualifier c'est aussi écouter les préoccupations du client : a-t-il été victime d'un sinistre ? Quels risques l'angoissent ? Cette phase prend du temps mais elle conditionne la qualité.
Définition
Définition : Qualification du risque
Qualifier un risque, c'est le décrire précisément pour que l'assureur puisse le comprendre et le tarifer. Un courtier ne peut jamais vendre une assurance sans cette phase. Pour une petite boulangerie, il faut connaître : les locaux loués ou propriété, les équipements présents, l'effectif, les horaires d'ouverture, les antécédents de sinistres, la composition de la clientèle, etc. Cette collecte d'information se fait par questionnaire, visite sur site ou discussion avec le client. Elle est documentée et conservée au dossier du client. Qualifier c'est aussi écouter les préoccupations du client : a-t-il été victime d'un sinistre ? Quels risques l'angoissent ? Cette phase prend du temps mais elle conditionne la qualité.
Sources : Code des assurances · France Assureurs

Les questionnaires de qualification : particulier vs professionnel

Notion clé
Le questionnaire de qualification est l'outil clé du métier. Pour un particulier souscrivant une assurance habitation, le courtier interroge : la valeur des biens, les équipements de sécurité, la localisation, l'historique d'occupation. Pour une PME commerce, le questionnaire s'enrichit : la nature de l'activité, le chiffre d'affaires, la taille de l'équipe, les risques spécifiques au secteur. Avec une ETI, un audit complet du risque est réalisé : visites de sites, analyse des procédures de sécurité, examen de dix ans d'historique sinistres. Plus le client est important, plus le questionnaire est détaillé et structuré. Ces questionnaires doivent être complets et honnêtes : le client ne peut pas minimiser ses risques pour.
Notion clé
Les questionnaires de qualification : particulier vs professionnel
Le questionnaire de qualification est l'outil clé du métier. Pour un particulier souscrivant une assurance habitation, le courtier interroge : la valeur des biens, les équipements de sécurité, la localisation, l'historique d'occupation. Pour une PME commerce, le questionnaire s'enrichit : la nature de l'activité, le chiffre d'affaires, la taille de l'équipe, les risques spécifiques au secteur. Avec une ETI, un audit complet du risque est réalisé : visites de sites, analyse des procédures de sécurité, examen de dix ans d'historique sinistres. Plus le client est important, plus le questionnaire est détaillé et structuré. Ces questionnaires doivent être complets et honnêtes : le client ne peut pas minimiser ses risques pour.
Sources : Code des assurances · Pratiques du courtage

Analyse des besoins formalisée : document écrit et tracé

Notion clé
L'analyse de besoins ne peut rester orale. C'est un document écrit, signé, qui formalise le devoir de conseil. Le courtier y résume ce qu'il a compris des risques du client, les priorités d'assurance identifiées et les recommandations qu'il en déduit. Par exemple : « Vous exercez une activité de restauration depuis dix ans. Vous occupez un local loué. Votre chiffre d'affaires annuel est 250 k€ avec six salariés. Vos risques principaux sont les dégâts des eaux, la responsabilité civile, et les accidents du travail. Je vous recommande une assurance responsabilité civile exploitation d'au moins 500 k€. » Cette formalisation protège aussi le courtier : si le client conteste plus tard.
Notion clé
Analyse des besoins formalisée : document écrit et tracé
L'analyse de besoins ne peut rester orale. C'est un document écrit, signé, qui formalise le devoir de conseil. Le courtier y résume ce qu'il a compris des risques du client, les priorités d'assurance identifiées et les recommandations qu'il en déduit. Par exemple : « Vous exercez une activité de restauration depuis dix ans. Vous occupez un local loué. Votre chiffre d'affaires annuel est 250 k€ avec six salariés. Vos risques principaux sont les dégâts des eaux, la responsabilité civile, et les accidents du travail. Je vous recommande une assurance responsabilité civile exploitation d'au moins 500 k€. » Cette formalisation protège aussi le courtier : si le client conteste plus tard.
Sources : Code des assurances 2016 · DGCCRF

Cas — Analyse de besoins : petite distribution commerciale

Cas concret
Une boutique de quartier propose reprographie, vente de fournitures et services connexes. Le courtier visite le local, pose ses questions : le bâtiment est vieux, un peu humide, il y a un petit magasin de stocks. La cliente exploite seule avec une salariée. Elle a subit deux tentatives de vol en trois ans. Après analyse, le courtier rédige : risques principaux = vol (bâtiment peu sécurisé), dégâts des eaux (humidité), responsabilité civile exploitation. Il recommande une assurance multi-risques commerces avec : incendie + dégâts des eaux 80 k€ de couverture (50 euros/mois), responsabilité civile 300 k€ (30 euros/mois), vol 15 k€ de stocks (80 euros/mois). Total : 1560 euros/an. Le.
Cas concret
Cas — Analyse de besoins : petite distribution commerciale
Une boutique de quartier propose reprographie, vente de fournitures et services connexes. Le courtier visite le local, pose ses questions : le bâtiment est vieux, un peu humide, il y a un petit magasin de stocks. La cliente exploite seule avec une salariée. Elle a subit deux tentatives de vol en trois ans. Après analyse, le courtier rédige : risques principaux = vol (bâtiment peu sécurisé), dégâts des eaux (humidité), responsabilité civile exploitation. Il recommande une assurance multi-risques commerces avec : incendie + dégâts des eaux 80 k€ de couverture (50 euros/mois), responsabilité civile 300 k€ (30 euros/mois), vol 15 k€ de stocks (80 euros/mois). Total : 1560 euros/an. Le.

Primes moyennes IARD par secteur d'activité (France 2026)

Économétrie

Coûts annuels indicatifs de l'assurance responsabilité civile pour différentes activités professionnelles.

Prime annuelle moyenne (euros)
3500%2625%1750%875%0% 800% Commerce de détail 1200% Restauration café 1800% Artisanat bâtiment 2400% Transports routiers 950% Agences de voyage
Source : France Assureurs · Baromètre tarifaire IARD · 2026
1240 €
Prime moyenne France PME (12 salariés)
+8 %
Augmentation des primes 2024-2026
La prime d'assurance varie énormément selon l'activité du client. Un commerce de détail paiera en moyenne 800 euros annuels pour une responsabilité civile basique. Un restaurateur, exposé aux risques d'intoxication alimentaire et de brûlures, paiera 1200 euros. Un artisan du bâtiment, plus exposé à des accidents graves, paiera 1800 euros. Ces chiffres sont des moyennes : la qualification du risque spécifique du client pourra justifier des écarts significatifs. Le courtier qui connaît ces ordres de grandeur pourra mieux conseiller ses clients et détecter quand une offre d'assureur est anormalement haute ou basse.
Données
Primes moyennes IARD par secteur d'activité (France 2026)
La prime d'assurance varie énormément selon l'activité du client. Un commerce de détail paiera en moyenne 800 euros annuels pour une responsabilité civile basique. Un restaurateur, exposé aux risques d'intoxication alimentaire et de brûlures, paiera 1200 euros. Un artisan du bâtiment, plus exposé à des accidents graves, paiera 1800 euros. Ces chiffres sont des moyennes : la qualification du risque spécifique du client pourra justifier des écarts significatifs. Le courtier qui connaît ces ordres de grandeur pourra mieux conseiller ses clients et détecter quand une offre d'assureur est anormalement haute ou basse.

À retenir

À retenir

À retenir

La phase de qualification est fondatrice du métier de courtier. Elle demande de l'écoute, de la méthode et de la rigueur administrative. Un courtier qui bâcle cette étape prend un risque énorme : une mauvaise recommandation peut coûter cher au client et au courtier. En contraste, un courtier qui se montre curieux, pose les bonnes questions et documente tout inspire confiance. La recommandation écrite transforme ce travail en preuve légale du devoir de conseil. C'est aussi ce qui différencie un véritable courtier d'un simple vendeur d'assurance.
À retenir
À retenir
La phase de qualification est fondatrice du métier de courtier. Elle demande de l'écoute, de la méthode et de la rigueur administrative. Un courtier qui bâcle cette étape prend un risque énorme : une mauvaise recommandation peut coûter cher au client et au courtier. En contraste, un courtier qui se montre curieux, pose les bonnes questions et documente tout inspire confiance. La recommandation écrite transforme ce travail en preuve légale du devoir de conseil. C'est aussi ce qui différencie un véritable courtier d'un simple vendeur d'assurance.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Placement du risque
du latin « platea », place publique, et du verbe « placer », mettre en position
Phase de négociation auprès des compagnies d'assurance pour obtenir les meilleures conditions tarifaires et contractuelles et conclure les polices.
Une fois le besoin analysé, le courtier doit placer le risque. Cela signifie contacter plusieurs compagnies d'assurance, leur soumettre les caractéristiques du risque, demander une offre de prix et de conditions. Pour un client PME, le courtier lance typiquement des appels d'offres auprès de trois à cinq assureurs majeurs. Chaque assureur répond avec une prime, une franchise, des exclusions, des délais de traitement. Le courtier compare ces offres, négocie si possible les tarifs, puis recommande la meilleure option au client. Une fois le client d'accord, le courtier signe la police avec l'assureur et la remet au client. Cette phase exige de connaître le marché, de maintenir des relations commerciales solides.
Définition
Définition : Placement du risque
Une fois le besoin analysé, le courtier doit placer le risque. Cela signifie contacter plusieurs compagnies d'assurance, leur soumettre les caractéristiques du risque, demander une offre de prix et de conditions. Pour un client PME, le courtier lance typiquement des appels d'offres auprès de trois à cinq assureurs majeurs. Chaque assureur répond avec une prime, une franchise, des exclusions, des délais de traitement. Le courtier compare ces offres, négocie si possible les tarifs, puis recommande la meilleure option au client. Une fois le client d'accord, le courtier signe la police avec l'assureur et la remet au client. Cette phase exige de connaître le marché, de maintenir des relations commerciales solides.
Source : Code des assurances

Appel d'offres et comparaison des propositions d'assurance

Notion clé
Un appel d'offres en assurance suit une démarche structurée. Le courtier prépare un dossier complet incluant le questionnaire de risque, les pièces justificatives (bilan comptable, situation du client, etc.). Il transmet ce dossier à plusieurs compagnies d'assurance simultanément. Chaque assureur propose un tarif, une franchise (part du sinistre payée par le client), des exclusions, et des délais de traitement des sinistres. Le courtier compare ces offres en détail : une prime basse peut masquer une franchise haute ou des couvertures réduites. Il negocie ensuite : « Pouvez-vous aligner votre tarif sur celui d'AXA ? » Enfin, il documente toute sa démarche pour prouver au client qu'il a bien fait son.
Notion clé
Appel d'offres et comparaison des propositions d'assurance
Un appel d'offres en assurance suit une démarche structurée. Le courtier prépare un dossier complet incluant le questionnaire de risque, les pièces justificatives (bilan comptable, situation du client, etc.). Il transmet ce dossier à plusieurs compagnies d'assurance simultanément. Chaque assureur propose un tarif, une franchise (part du sinistre payée par le client), des exclusions, et des délais de traitement des sinistres. Le courtier compare ces offres en détail : une prime basse peut masquer une franchise haute ou des couvertures réduites. Il negocie ensuite : « Pouvez-vous aligner votre tarif sur celui d'AXA ? » Enfin, il documente toute sa démarche pour prouver au client qu'il a bien fait son.
Sources : Pratiques du courtage · Code des assurances

Renouvellement annuel des contrats et gestion du portefeuille

Notion clé
Le métier de courtier n'est pas transactionnel : c'est une relation durable. Chaque contrat expire annuellement et doit être renouvelé. Le courtier organise ses relances de renouvellement environ 60 jours avant la date de terme : il contacte le client, vérifie que sa situation n'a pas changé (nouveaux salariés, extension de locaux, acquisition de nouveaux équipements), puis relance un appel d'offres pour bénéficier des dernières évolutions tarifaires du marché. Un bon courtier peut obtenir une réduction de 5 à 15 % à la faveur d'une réactualisation du dossier. Ces renouvellements sont ensuite saisis dans un CRM (logiciel de gestion relation client) qui alerte le courtier des dates clés. C'est ce.
Notion clé
Renouvellement annuel des contrats et gestion du portefeuille
Le métier de courtier n'est pas transactionnel : c'est une relation durable. Chaque contrat expire annuellement et doit être renouvelé. Le courtier organise ses relances de renouvellement environ 60 jours avant la date de terme : il contacte le client, vérifie que sa situation n'a pas changé (nouveaux salariés, extension de locaux, acquisition de nouveaux équipements), puis relance un appel d'offres pour bénéficier des dernières évolutions tarifaires du marché. Un bon courtier peut obtenir une réduction de 5 à 15 % à la faveur d'une réactualisation du dossier. Ces renouvellements sont ensuite saisis dans un CRM (logiciel de gestion relation client) qui alerte le courtier des dates clés. C'est ce.
Source : Pratiques du courtage

Cas — Appel d'offres et négociation : atelier de menuiserie

Cas concret
Un atelier de menuiserie emploie quinze personnes et dispose de machines-outils de haute valeur. L'assurance actuelle avec Generali expire et doit être renouvelée. Le courtier lance un appel d'offres auprès d'AXA, Allianz, Eurofins et Swisslife. Il soumet un dossier détaillé : plan du site, liste des machines, effectif, historique sinistres (aucun depuis cinq ans), procédures de sécurité. Quatre propositions arrivent : Generali (2800 euros, franchise 500), AXA (2450, franchise 300), Allianz (3100, franchise 250), Swisslife (2900, franchise 500). Le courtier négocie avec AXA : « Si je vous amène le renouvellement sur deux ans sans sinistre, pouvez-vous descendre à 2350 ? » AXA accepte, ramenant la prime annuelle à 2350.
Cas concret
Cas — Appel d'offres et négociation : atelier de menuiserie
Un atelier de menuiserie emploie quinze personnes et dispose de machines-outils de haute valeur. L'assurance actuelle avec Generali expire et doit être renouvelée. Le courtier lance un appel d'offres auprès d'AXA, Allianz, Eurofins et Swisslife. Il soumet un dossier détaillé : plan du site, liste des machines, effectif, historique sinistres (aucun depuis cinq ans), procédures de sécurité. Quatre propositions arrivent : Generali (2800 euros, franchise 500), AXA (2450, franchise 300), Allianz (3100, franchise 250), Swisslife (2900, franchise 500). Le courtier négocie avec AXA : « Si je vous amène le renouvellement sur deux ans sans sinistre, pouvez-vous descendre à 2350 ? » AXA accepte, ramenant la prime annuelle à 2350.

À retenir

À retenir

À retenir

Placer un risque, c'est gérer un processus commercial discipliné. Un courtier ne doit jamais accepter la première proposition d'assureur : il compare, négocie, puis choisit la meilleure option pour le client. Cette rigueur de benchmarking crée de la valeur : un courtier efficace économise entre 5 et 20 % de prime à ses clients année après année. Le renouvellement annuel est l'occasion de réactualiser le dossier, de vérifier que la couverture reste adaptée et de profiter des évolutions du marché tarifaire. Un cabinet de courtage qui maîtrise bien ce cycle de renouvellement bâtit une clientèle fidèle et rentable.
À retenir
À retenir
Placer un risque, c'est gérer un processus commercial discipliné. Un courtier ne doit jamais accepter la première proposition d'assureur : il compare, négocie, puis choisit la meilleure option pour le client. Cette rigueur de benchmarking crée de la valeur : un courtier efficace économise entre 5 et 20 % de prime à ses clients année après année. Le renouvellement annuel est l'occasion de réactualiser le dossier, de vérifier que la couverture reste adaptée et de profiter des évolutions du marché tarifaire. Un cabinet de courtage qui maîtrise bien ce cycle de renouvellement bâtit une clientèle fidèle et rentable.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Gestion de sinistre
du latin « sinistrum », malheur, et du verbe « gérer », conduire
Ensemble des actions menées par le courtier et l'assureur pour déclarer, documenter, expertiser et indemniser un sinistre conformément aux termes de la police d'assurance.
Quand le client subit un sinistre, le courtier devient son meilleur allié. La gestion de sinistre comprend plusieurs étapes. D'abord, la déclaration rapide : dès que possible après la survenance, le client ou le courtier notifie l'assureur par écrit, dans les délais prévus au contrat (généralement 5 à 10 jours). Ensuite, la documentation : le courtier collecte les preuves, photos, devis de réparation, procès-verbaux de police si nécessaire. L'assureur mandate un expert qui inspecte les dégâts et estime le coût de réparation. Enfin, l'indemnisation : l'assureur verse une somme au client selon les conditions de la police. Le courtier intervient à chaque étape : il explique au client le processus,.
Définition
Définition : Gestion de sinistre
Quand le client subit un sinistre, le courtier devient son meilleur allié. La gestion de sinistre comprend plusieurs étapes. D'abord, la déclaration rapide : dès que possible après la survenance, le client ou le courtier notifie l'assureur par écrit, dans les délais prévus au contrat (généralement 5 à 10 jours). Ensuite, la documentation : le courtier collecte les preuves, photos, devis de réparation, procès-verbaux de police si nécessaire. L'assureur mandate un expert qui inspecte les dégâts et estime le coût de réparation. Enfin, l'indemnisation : l'assureur verse une somme au client selon les conditions de la police. Le courtier intervient à chaque étape : il explique au client le processus,.
Source : Code des assurances

Procédure déclaration-expertise-indemnisation : étapes clés

Notion clé
La procédure de sinistre suit un calendrier strict. Dès la survenance (jour 0), le client alerte le courtier ou directement l'assureur. Le courtier doit ensuite formaliser la déclaration : lettre recommandée à l'assureur, avec photos du sinistre et pièces justificatives. Cette déclaration doit arriver dans le délai contractuel (souvent 5 à 10 jours). Dans les semaines suivantes, l'assureur mandate un expert agréé qui visite les lieux, photographe, mesure et estime les dégâts. Le courtier accompagne l'expertise, assiste le client et prépare tout ce qui peut accélérer la résolution. L'expert produit un rapport dans les quinze jours en moyenne. Si l'assureur approuve, l'indemnisation intervient dans le mois qui suit. Un sinistre.
Notion clé
Procédure déclaration-expertise-indemnisation : étapes clés
La procédure de sinistre suit un calendrier strict. Dès la survenance (jour 0), le client alerte le courtier ou directement l'assureur. Le courtier doit ensuite formaliser la déclaration : lettre recommandée à l'assureur, avec photos du sinistre et pièces justificatives. Cette déclaration doit arriver dans le délai contractuel (souvent 5 à 10 jours). Dans les semaines suivantes, l'assureur mandate un expert agréé qui visite les lieux, photographe, mesure et estime les dégâts. Le courtier accompagne l'expertise, assiste le client et prépare tout ce qui peut accélérer la résolution. L'expert produit un rapport dans les quinze jours en moyenne. Si l'assureur approuve, l'indemnisation intervient dans le mois qui suit. Un sinistre.
Source : Code des assurances

DDA (Directive Distribution d'Assurance) : information et transparence

Notion clé
La Directive Distribution d'Assurance, transposée en droit français en 2018, renforce les droits du consommateur. Avant de signer une police, le client doit recevoir une fiche d'information synthétique : les garanties exactes, les franchises, les exclusions principales, la prime totale, les modalités de paiement, et ses droits (rétractation, réclamation). Cette fiche garantit une compréhension mutuelle. Le client dispose aussi d'un droit de rétractation de 30 jours : s'il change d'avis, il peut résilier le contrat sans pénalité. Pour le courtier, la DDA signifie : formaliser, documenter, conserver des preuves. Toute violation de la DDA peut mener à une amende jusqu'à 50 000 euros. Ce cadre strict protège le client contre.
Notion clé
DDA (Directive Distribution d'Assurance) : information et transparence
La Directive Distribution d'Assurance, transposée en droit français en 2018, renforce les droits du consommateur. Avant de signer une police, le client doit recevoir une fiche d'information synthétique : les garanties exactes, les franchises, les exclusions principales, la prime totale, les modalités de paiement, et ses droits (rétractation, réclamation). Cette fiche garantit une compréhension mutuelle. Le client dispose aussi d'un droit de rétractation de 30 jours : s'il change d'avis, il peut résilier le contrat sans pénalité. Pour le courtier, la DDA signifie : formaliser, documenter, conserver des preuves. Toute violation de la DDA peut mener à une amende jusqu'à 50 000 euros. Ce cadre strict protège le client contre.
Sources : Code des assurances, DDA · DGCCRF

Cas — Gestion d'un sinistre incendie : restaurant

Cas concret
Un restaurant brûle la cuisine suite à un court-circuit. Le gérant appelle immédiatement son courtier. Celui-ci enregistre le sinistre et envoie une déclaration formelle à l'assureur Allianz le jour même. Il organise une visite d'expertise dans les trois jours, accompagne le gérant, veille à ce que rien ne soit jeté avant expertise. L'expert mandaté évalue les dégâts : électroménagers détruits, équipements à neuf, perte de marchandises, interruption d'activité. Montant : 85 000 euros. Après examen du dossier, Allianz accepte de rembourser, sauf une sous-couverture de 5 000 euros car la policeprévoyait une limite de 80 000 euros pour les dégâts aux cuisines. Indemnisation de 80 000 euros versée 45 jours.
Cas concret
Cas — Gestion d'un sinistre incendie : restaurant
Un restaurant brûle la cuisine suite à un court-circuit. Le gérant appelle immédiatement son courtier. Celui-ci enregistre le sinistre et envoie une déclaration formelle à l'assureur Allianz le jour même. Il organise une visite d'expertise dans les trois jours, accompagne le gérant, veille à ce que rien ne soit jeté avant expertise. L'expert mandaté évalue les dégâts : électroménagers détruits, équipements à neuf, perte de marchandises, interruption d'activité. Montant : 85 000 euros. Après examen du dossier, Allianz accepte de rembourser, sauf une sous-couverture de 5 000 euros car la policeprévoyait une limite de 80 000 euros pour les dégâts aux cuisines. Indemnisation de 80 000 euros versée 45 jours.

À retenir

À retenir

À retenir

La gestion de sinistre est où le courtier crée le plus de valeur relationnelle pour le client. Quand l'inévitable se produit, le client a besoin de quelqu'un qui connaît les règles, facilite les échanges et défend ses intérêts. Un courtier efficace en sinistre justifie complètement sa place dans l'écosystème. La DDA renforcit cette dynamique : le client doit recevoir une fiche d'information claire, et il dispose d'un droit de rétractation. Pour le courtier, cette transparence est un atout : elle bâtit la confiance et élimine les mauvaises surprises.
À retenir
À retenir
La gestion de sinistre est où le courtier crée le plus de valeur relationnelle pour le client. Quand l'inévitable se produit, le client a besoin de quelqu'un qui connaît les règles, facilite les échanges et défend ses intérêts. Un courtier efficace en sinistre justifie complètement sa place dans l'écosystème. La DDA renforcit cette dynamique : le client doit recevoir une fiche d'information claire, et il dispose d'un droit de rétractation. Pour le courtier, cette transparence est un atout : elle bâtit la confiance et élimine les mauvaises surprises.
Partie 3 sur 3
3
Performer et progresser — Carrière et développement
METIER-COURTIER-CONSEILLER-EN-ASSURANCES-M1 · Séance 1 · Découvrir le métier — environnement, missions et compétences...

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Commission d'assurance
du latin « committere », confier, charger de
Pourcentage de la prime d'assurance versé par l'assureur au courtier en contrepartie du placement du risque et du service rendu au client.
Le courtier n'est pas salarié des assureurs : il est rémunéré à la commission. Quand il place un contrat, l'assureur lui verse un pourcentage de la prime annuelle. Par exemple, pour un contrat IARD de 2000 euros de prime annuelle, l'assureur verse typiquement 12 à 18 % de commission au courtier, soit 240 à 360 euros par an. Pour la prévoyance, le taux est souvent plus bas : 4 à 6 %. La commission varie selon le type de produit, le volume négocié avec l'assureur et les performances du courtier (nombre de contrats, taux de renouvellement). C'est le modèle économique du courtage : plus le courtier place de contrats, plus.
Définition
Définition : Commission d'assurance
Le courtier n'est pas salarié des assureurs : il est rémunéré à la commission. Quand il place un contrat, l'assureur lui verse un pourcentage de la prime annuelle. Par exemple, pour un contrat IARD de 2000 euros de prime annuelle, l'assureur verse typiquement 12 à 18 % de commission au courtier, soit 240 à 360 euros par an. Pour la prévoyance, le taux est souvent plus bas : 4 à 6 %. La commission varie selon le type de produit, le volume négocié avec l'assureur et les performances du courtier (nombre de contrats, taux de renouvellement). C'est le modèle économique du courtage : plus le courtier place de contrats, plus.
Sources : Code des assurances · France Assureurs 2026

Taux de commission par famille de produits (France 2026)

Notion clé
Les taux de commission ne sont pas uniformes. L'IARD, plus complexe à placer et avec un service client important (gestion de sinistres), bénéficie des taux les plus élevés : 12 à 18 %. La prévoyance-santé, moins technique mais très concurrentielle, offre des taux plus bas : 4 à 6 %. Les produits de retraite complémentaire sont encore moins rémunérateurs : 2 à 4 %. Au-delà de la commission de base, les assureurs offrent souvent des bonus pour fidélité (« Vous me ramenez 1000 euros de prime neuve par mois, je vous ajoute 2 % »), pour performance (« Zéro sinistre en un an, 5 % de bonus »), ou pour.
Notion clé
Taux de commission par famille de produits (France 2026)
Les taux de commission ne sont pas uniformes. L'IARD, plus complexe à placer et avec un service client important (gestion de sinistres), bénéficie des taux les plus élevés : 12 à 18 %. La prévoyance-santé, moins technique mais très concurrentielle, offre des taux plus bas : 4 à 6 %. Les produits de retraite complémentaire sont encore moins rémunérateurs : 2 à 4 %. Au-delà de la commission de base, les assureurs offrent souvent des bonus pour fidélité (« Vous me ramenez 1000 euros de prime neuve par mois, je vous ajoute 2 % »), pour performance (« Zéro sinistre en un an, 5 % de bonus »), ou pour.
Sources : France Assureurs 2026 · ORIAS

Business model : retenue de garantie et charges opérationnelles

Notion clé
Le business model du courteur est apparemment simple mais exige une gestion rigoureuse. La commission brute encaissée par le cabinet n'est pas du profit pur. D'abord, l'assureur retient 10 à 15 % au titre de garantie financière : si le courtier se désiste ou fait faillite, cette retenue couvre les éventuels défauts de remboursement. Ensuite, le cabinet supporte des charges opérationnelles : loyer du bureau, électricité, salaires des collaborateurs, logiciel CRM, cotisations sociales, assurance responsabilité civile. Pour une petite structure de courtage, ces frais dépassent 60 % de la commission brute. Le profit net véritable est donc modeste : 3 à 5 % de la commission encaissée. La clé est.
Notion clé
Business model : retenue de garantie et charges opérationnelles
Le business model du courteur est apparemment simple mais exige une gestion rigoureuse. La commission brute encaissée par le cabinet n'est pas du profit pur. D'abord, l'assureur retient 10 à 15 % au titre de garantie financière : si le courtier se désiste ou fait faillite, cette retenue couvre les éventuels défauts de remboursement. Ensuite, le cabinet supporte des charges opérationnelles : loyer du bureau, électricité, salaires des collaborateurs, logiciel CRM, cotisations sociales, assurance responsabilité civile. Pour une petite structure de courtage, ces frais dépassent 60 % de la commission brute. Le profit net véritable est donc modeste : 3 à 5 % de la commission encaissée. La clé est.
Sources : France Assureurs · Fédération Française de l'Assurance

Cas — Portefeuille courtier salarié vs indépendant : calcul économique

Cas concret
Imaginons un courtier gère 35 000 euros de prime annuelle. La commission moyenne est de 14 %. Commission brute = 4900 euros. Retenue de garantie 15 % = 735 euros. Revenu au cabinet = 4165 euros. En tant que salarié du cabinet, il reçoit un salaire fixe de 24 000 euros par an, plus variable sur la performance. Le cabinet garde 4165 - 2000 = 2165 euros de marge opérationnelle annuelle. En devenant courtier indépendant, le même portefeuille génère 4165 euros de commission, mais il supporte lui-même les charges : loyer partagé 1200 euros/an, assurance RC 600 euros/an, cotisations sociales 8000 euros/an. Revenu net personnel : 4165 - 1200 -.
Cas concret
Cas — Portefeuille courtier salarié vs indépendant : calcul économique
Imaginons un courtier gère 35 000 euros de prime annuelle. La commission moyenne est de 14 %. Commission brute = 4900 euros. Retenue de garantie 15 % = 735 euros. Revenu au cabinet = 4165 euros. En tant que salarié du cabinet, il reçoit un salaire fixe de 24 000 euros par an, plus variable sur la performance. Le cabinet garde 4165 - 2000 = 2165 euros de marge opérationnelle annuelle. En devenant courtier indépendant, le même portefeuille génère 4165 euros de commission, mais il supporte lui-même les charges : loyer partagé 1200 euros/an, assurance RC 600 euros/an, cotisations sociales 8000 euros/an. Revenu net personnel : 4165 - 1200 -.

À retenir

À retenir

À retenir

Le modèle économique du courtage repose sur la commission. L'avantage : alignement parfait avec le client (plus le courtier place, plus il gagne). L'inconvénient : revenus variables et lents à augmenter au démarrage. Un courtier qui débute avec un petit portefeuille gagne peu : il faut deux à trois ans pour constituer un portefeuille de base. Mais une fois le portefeuille établi et bien renouvelé (taux de rétention > 90 %), les revenus deviennent stables et attrayants. C'est pourquoi beaucoup de courtiers commencent en tant que salariés dans un cabinet établi, puis deviennent indépendants ou créent leur propre cabinet une fois dotés d'une clientèle.
À retenir
À retenir
Le modèle économique du courtage repose sur la commission. L'avantage : alignement parfait avec le client (plus le courtier place, plus il gagne). L'inconvénient : revenus variables et lents à augmenter au démarrage. Un courtier qui débute avec un petit portefeuille gagne peu : il faut deux à trois ans pour constituer un portefeuille de base. Mais une fois le portefeuille établi et bien renouvelé (taux de rétention > 90 %), les revenus deviennent stables et attrayants. C'est pourquoi beaucoup de courtiers commencent en tant que salariés dans un cabinet établi, puis deviennent indépendants ou créent leur propre cabinet une fois dotés d'une clientèle.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Prospection commerciale
du latin « prospicere », regarder en avant, explorer
Ensemble des actions déployées pour acquérir de nouveaux clients, multiplier les contacts et augmenter les revenus du cabinet.
La prospection est le moteur de croissance du cabinet. C'est l'acte de rechercher et de convaincre de nouveaux clients de confier leur assurance au cabinet. Elle est le complément nécessaire de la gestion du portefeuille existant. Un courtier peut bien servir ses clients actuels et les maintenir fidèles (taux de rétention de 85 %), mais sans prospection, son portefeuille stagne. Prospérer signifie : identifier des clients potentiels, les contacter, présenter les services, qualiter le besoin, proposer une solution, convertir. C'est un travail combine relationnel, commercial et de résolution de problèmes. Un courtier qui sait prospecter crée du revenu supplémentaire et assure la croissance de son cabinet.
Définition
Définition : Prospection commerciale
La prospection est le moteur de croissance du cabinet. C'est l'acte de rechercher et de convaincre de nouveaux clients de confier leur assurance au cabinet. Elle est le complément nécessaire de la gestion du portefeuille existant. Un courtier peut bien servir ses clients actuels et les maintenir fidèles (taux de rétention de 85 %), mais sans prospection, son portefeuille stagne. Prospérer signifie : identifier des clients potentiels, les contacter, présenter les services, qualiter le besoin, proposer une solution, convertir. C'est un travail combine relationnel, commercial et de résolution de problèmes. Un courtier qui sait prospecter crée du revenu supplémentaire et assure la croissance de son cabinet.
Source : Pratiques du courtage

Canaux de prospection : réseau, recommandation, secteur cible

Notion clé
La prospection emprunte plusieurs canaux. Le plus efficace est la recommandation : un client satisfait recommande le courtier à ses connaissances. Un cabinet qui cultive la satisfaction de ses clients génère 60 à 70 % de sa croissance via les recommandations. Le deuxième canal : la segmentation par secteur. Un courtier peut se spécialiser dans les restaurants, les garages ou les petits hôtels. Il maîtrise les risques spécifiques et devient un expert pour ce segment. Il cible systématiquement les entreprises de ce secteur dans sa région, les contacte, propose une audit. Le troisième : phoning et email directs. Moins efficace (taux de retour 2-5 %) mais systématique. Le quatrième :.
Notion clé
Canaux de prospection : réseau, recommandation, secteur cible
La prospection emprunte plusieurs canaux. Le plus efficace est la recommandation : un client satisfait recommande le courtier à ses connaissances. Un cabinet qui cultive la satisfaction de ses clients génère 60 à 70 % de sa croissance via les recommandations. Le deuxième canal : la segmentation par secteur. Un courtier peut se spécialiser dans les restaurants, les garages ou les petits hôtels. Il maîtrise les risques spécifiques et devient un expert pour ce segment. Il cible systématiquement les entreprises de ce secteur dans sa région, les contacte, propose une audit. Le troisième : phoning et email directs. Moins efficace (taux de retour 2-5 %) mais systématique. Le quatrième :.
Sources : Pratiques du courtage · France Assureurs

Cas — Prospection secteur restaurants : acquisition de 10 nouveaux clients

Cas concret
Un courtier d'une région rhône-alpine décide de se spécialiser dans les restaurants. Il ciblé 40 petits restaurants (15 à 50 couverts) dans un rayon de 50 km. Il prépare un mailing personnalisé : « Je suis courtier en assurance spécialisé dans le secteur HCR. Beaucoup de vos confrères me font confiance. Je vous propose un audit gratuit de votre couverture actuelle. » Suivi d'appels téléphoniques. Sur 40 contacts, 10 consentent à une visite et audit. Lors de la visite, il analyse les risques (cuisine, équipes temporaires, clients, stocks), compare avec leur couverture actuelle, identifie souvent des lacunes (couverture insuffisante de responsabilité civile). Il propose une offre améliorée. 6 des 10.
Cas concret
Cas — Prospection secteur restaurants : acquisition de 10 nouveaux clients
Un courtier d'une région rhône-alpine décide de se spécialiser dans les restaurants. Il ciblé 40 petits restaurants (15 à 50 couverts) dans un rayon de 50 km. Il prépare un mailing personnalisé : « Je suis courtier en assurance spécialisé dans le secteur HCR. Beaucoup de vos confrères me font confiance. Je vous propose un audit gratuit de votre couverture actuelle. » Suivi d'appels téléphoniques. Sur 40 contacts, 10 consentent à une visite et audit. Lors de la visite, il analyse les risques (cuisine, équipes temporaires, clients, stocks), compare avec leur couverture actuelle, identifie souvent des lacunes (couverture insuffisante de responsabilité civile). Il propose une offre améliorée. 6 des 10.

Taux de rétention et croissance de portefeuille : impact économique

Économétrie

Simulation d'impact du taux de rétention client (fidélisation) sur la croissance du portefeuille.

Prime gérée après 5 ans (k€)
450%337%225%112%0% 180% Taux rétention 75 % 280% Taux rétention 85 % 380% Taux rétention 90 % 420% Taux rétention 95 %
Source : Simulation · Base portefeuille initial 100 k€ · Prospection 50 k€/an
90 %
Taux de rétention moyen secteur France 2026
5-8 ans
Durée pour doubler un portefeuille de base
Le taux de rétention est l'indicateur clé de la pérennité d'un cabinet de courtage. Supposons un courtier gère 100 000 euros de prime avec 75 % de rétention. Chaque année, 25 % de son portefeuille s'en va, mais il prospecte 50 000 euros de prime nouvelle. Au bout de cinq ans, son portefeuille vaut ~180 000 euros. Avec 85 % de rétention, au bout de cinq ans = 280 000 euros. Avec 90 % (le secteur standard), 380 000 euros. Avec 95 %, 420 000 euros. Cet écart montre l'énorme impact de la fidélisation. Un courtier qui maintient 90 % de rétention gère un portefeuille doublé en cinq ans. Un.
Données
Taux de rétention et croissance de portefeuille : impact économique
Le taux de rétention est l'indicateur clé de la pérennité d'un cabinet de courtage. Supposons un courtier gère 100 000 euros de prime avec 75 % de rétention. Chaque année, 25 % de son portefeuille s'en va, mais il prospecte 50 000 euros de prime nouvelle. Au bout de cinq ans, son portefeuille vaut ~180 000 euros. Avec 85 % de rétention, au bout de cinq ans = 280 000 euros. Avec 90 % (le secteur standard), 380 000 euros. Avec 95 %, 420 000 euros. Cet écart montre l'énorme impact de la fidélisation. Un courtier qui maintient 90 % de rétention gère un portefeuille doublé en cinq ans. Un.

À retenir

À retenir

À retenir

Un cabinet de courtage croît sur deux piliers : la fidélisation et la prospection. Un courtier excellent en service client maintient 90 à 95 % de rétention, ce qui constitue la base stable du revenu. Il ajoute ensuite une prospection active, ciblée et stratégique pour grandir. Les meilleurs courtiers combinent ces deux : ils offrent un excellent service qui fidélise, et ils prospectent régulièrement pour ajouter de la croissance. Sur le long terme, ce double approche garantit une carrière réussie et profitable.
À retenir
À retenir
Un cabinet de courtage croît sur deux piliers : la fidélisation et la prospection. Un courtier excellent en service client maintient 90 à 95 % de rétention, ce qui constitue la base stable du revenu. Il ajoute ensuite une prospection active, ciblée et stratégique pour grandir. Les meilleurs courtiers combinent ces deux : ils offrent un excellent service qui fidélise, et ils prospectent régulièrement pour ajouter de la croissance. Sur le long terme, ce double approche garantit une carrière réussie et profitable.

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
ORIAS (Organisme pour le Registre des Intermédiaires d'Assurance)
ORIAS est l'acronyme français désignant l'organisme de régulation
Organisme public chargé du registre officiel des courtiers, agents généraux et GACL, et de la surveillance de leur conformité réglementaire et déontologique.
L'ORIAS tient le registre officiel de tous les professionnels de l'assurance en France. Pour exercer en tant que courtier indépendant, il faut s'immatriculer à l'ORIAS. Ce processus demande : un dossier de candidature complet, une preuve de formation (certificat de courtier, bachelor ou master), une déclaration de situation financière, une attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle, une garantie financière (dépôt cautionne), et un contrôle d'antécédents. Une fois immatriculé, le courtier figure en ligne dans le registre public et peut excer. Cette immatriculation est valide un an et doit être renouvelée chaque année. L'ORIAS contrôle aussi la conformité des courtiers avec les règles de devoir de conseil, de transparence et d'absence de.
Définition
Définition : ORIAS (Organisme pour le Registre des Intermédiaires d'Assurance)
L'ORIAS tient le registre officiel de tous les professionnels de l'assurance en France. Pour exercer en tant que courtier indépendant, il faut s'immatriculer à l'ORIAS. Ce processus demande : un dossier de candidature complet, une preuve de formation (certificat de courtier, bachelor ou master), une déclaration de situation financière, une attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle, une garantie financière (dépôt cautionne), et un contrôle d'antécédents. Une fois immatriculé, le courtier figure en ligne dans le registre public et peut excer. Cette immatriculation est valide un an et doit être renouvelée chaque année. L'ORIAS contrôle aussi la conformité des courtiers avec les règles de devoir de conseil, de transparence et d'absence de.
Sources : ORIAS · Code des assurances

Parcours vers l'indépendance : étapes et prérequis

Notion clé
Beaucoup de courtiers aspirent à l'indépendance. Le parcours classique : commencer par travailler 3 à 5 ans dans un cabinet établi, apprendre le métier, se constituer une crédibilité professionnelle, obtenir sa certification ORIAS ou un diplôme reconnu. Pendant cette période, le courtier salarié accumule des contacts et une expertise. Puis il envisage la création ou le rachat d'un cabinet. Il doit disposer d'un portefeuille client (idéalement 50 à 100 k€ de prime gérée pour démarrer seul), d'un capital pour investir (locaux, matériel, logiciel, assurances), d'un business plan solide et d'une capacité à supporter les premiers mois de faible revenu. L'immatriculation à l'ORIAS en tant qu'indépendant exige aussi la preuve d'une.
Notion clé
Parcours vers l'indépendance : étapes et prérequis
Beaucoup de courtiers aspirent à l'indépendance. Le parcours classique : commencer par travailler 3 à 5 ans dans un cabinet établi, apprendre le métier, se constituer une crédibilité professionnelle, obtenir sa certification ORIAS ou un diplôme reconnu. Pendant cette période, le courtier salarié accumule des contacts et une expertise. Puis il envisage la création ou le rachat d'un cabinet. Il doit disposer d'un portefeuille client (idéalement 50 à 100 k€ de prime gérée pour démarrer seul), d'un capital pour investir (locaux, matériel, logiciel, assurances), d'un business plan solide et d'une capacité à supporter les premiers mois de faible revenu. L'immatriculation à l'ORIAS en tant qu'indépendant exige aussi la preuve d'une.
Sources : ORIAS · Statistiques ORIAS 2026

Cas — Création de cabinet : l'histoire de Sara

Cas concret
Sara travaille depuis quatre ans dans un cabinet de courtage lyonnais. Elle a construit une relation solide avec 10 clients majeurs (restaurateurs, petits commerces), qui lui font confiance. En 2023, elle décide de créer son propre cabinet. Elle prépare un business plan : commencer avec ses 60 000 euros de prime gérée (base de ces 10 clients), projeter une croissance de 30 % par an via prospection. Investissement initial : 15 000 euros (dépôt de garantie 8k€, assurance RC 1k€, équipement informatique 4k€, logo et site 2k€). Elle s'immatricule à l'ORIAS, signe des contrats avec AXA, Allianz et Generali. Année 1 : chiffre d'affaires = 60 000 euros de prime,.
Cas concret
Cas — Création de cabinet : l'histoire de Sara
Sara travaille depuis quatre ans dans un cabinet de courtage lyonnais. Elle a construit une relation solide avec 10 clients majeurs (restaurateurs, petits commerces), qui lui font confiance. En 2023, elle décide de créer son propre cabinet. Elle prépare un business plan : commencer avec ses 60 000 euros de prime gérée (base de ces 10 clients), projeter une croissance de 30 % par an via prospection. Investissement initial : 15 000 euros (dépôt de garantie 8k€, assurance RC 1k€, équipement informatique 4k€, logo et site 2k€). Elle s'immatricule à l'ORIAS, signe des contrats avec AXA, Allianz et Generali. Année 1 : chiffre d'affaires = 60 000 euros de prime,.

À retenir

À retenir

À retenir

La progression vers l'indépendance est un rêve réaliste pour beaucoup de courtiers, mais elle exige une planification minutieuse. Avant de sauter, il faut : maîtriser le métier (3-5 ans en cabinet), constituer un portefeuille client stable et fidèle (50-100 k€ minimum), disposer de capital pour les frais de démarrage et lancer l'affaire, se préparer à une première année difficile financially. L'immatriculation ORIAS est non-négociable : c'est le sésame légal de l'indépendance. Une fois bien établi, le courtier indépendant jouit d'une liberté totale, d'une rémunération à la hauteur de ses efforts et d'une satisfaction professionnelle élevée.
À retenir
À retenir
La progression vers l'indépendance est un rêve réaliste pour beaucoup de courtiers, mais elle exige une planification minutieuse. Avant de sauter, il faut : maîtriser le métier (3-5 ans en cabinet), constituer un portefeuille client stable et fidèle (50-100 k€ minimum), disposer de capital pour les frais de démarrage et lancer l'affaire, se préparer à une première année difficile financially. L'immatriculation ORIAS est non-négociable : c'est le sésame légal de l'indépendance. Une fois bien établi, le courtier indépendant jouit d'une liberté totale, d'une rémunération à la hauteur de ses efforts et d'une satisfaction professionnelle élevée.

Exercice — Audit et recommandation de couverture d'assurance

Exercice — à rendre

Consignes

Format attendu : Document PDF ou fichier Word : dossier client complet (questionnaire + analyse + propositions comparées + fiche de recommandation)
Dépôt : Moodle, avant le module M2 (délai : 2 semaines)
Pondération : 15 % de la note finale du cours métier
Cet exercice simule le cœur du travail de courtier : analyser un risque réel, qualifier ses besoins spécifiques et recommander une couverture adaptée. Vous devrez montrer que vous maîtrisez le questionnaire, l'analyse de risque, la négociation tarifaire et la documentation du devoir de conseil. L'exercice est réalisé individuellement. Vous pouvez choisir une PME que vous connaissez (vos parents, un ami entrepreneur) ou une PME fictive que vous construisez détail. L'objectif est de prouver que vous avez assimilé la philosophie et les outils du métier.
Exercice
Exercice — Audit et recommandation de couverture d'assurance
Cet exercice simule le cœur du travail de courtier : analyser un risque réel, qualifier ses besoins spécifiques et recommander une couverture adaptée. Vous devrez montrer que vous maîtrisez le questionnaire, l'analyse de risque, la négociation tarifaire et la documentation du devoir de conseil. L'exercice est réalisé individuellement. Vous pouvez choisir une PME que vous connaissez (vos parents, un ami entrepreneur) ou une PME fictive que vous construisez détail. L'objectif est de prouver que vous avez assimilé la philosophie et les outils du métier.

Sources & références

Bibliographie

Ressources officielles et documents clés pour approfondir le métier de courtier.

Académique & universitaire
  • ORIAS (2026) — Guide du courtier en assurance , Ministère de l'Économie
  • France Assureurs (2026) — Baromètre du marché assurantiel français , France Assureurs
Livresque (Dunod prio)
  • Perez D. (2024) — Le courtier d'assurance : conseiller professionnel , Dunod
Presse / synthèse
  • Stratégies (2026) — Dossier : digitalisation du courtage d'assurance
  • Assurance & Banque Magazine (2025) — Étude : carrière et revenus des courtiers indépendants
Webographie officielle
  • ORIAS — Registre en ligne des courtiers immatriculés
  • DGCCRF — Guide du consommateur : droits en assurance
  • Ministère de l'Économie — Code des assurances (art. L511 et suivants)
Les ressources officielles présentées ici vous permettront d'approfondir votre compréhension du secteur, des réglementations et des tendances du marché. L'ORIAS et le ministère de l'Économie produisent des documents juridiques and officiels. France Assureurs publie des baromètres et analyses sectorielles. La presse professionnelle (Stratégies, Assurance & Banque Magazine) offre une vision actualisée des enjeux de carrière et de technologie. Les références livresques proposées ici couvrent l'histoire, la technique et la stratégie du métier.
Sources
Sources & références
Les ressources officielles présentées ici vous permettront d'approfondir votre compréhension du secteur, des réglementations et des tendances du marché. L'ORIAS et le ministère de l'Économie produisent des documents juridiques and officiels. France Assureurs publie des baromètres et analyses sectorielles. La presse professionnelle (Stratégies, Assurance & Banque Magazine) offre une vision actualisée des enjeux de carrière et de technologie. Les références livresques proposées ici couvrent l'histoire, la technique et la stratégie du métier.

Acronymes du cours

Annexe
ORIASOrganisme pour le Registre des Intermédiaires d'Assurance
IARDIncendie, Accidents, Risques Divers
RCResponsabilité Civile
DDADirective Distribution d'Assurance
LCB-FTLutte Contre le Blanchiment de capitaux et le Financement du Terrorisme
CRMCustomer Relationship Management (logiciel de gestion client)
EIRLEntreprise Individuelle à Responsabilité Limitée
VRPVoyageur, Représentant, Placier
Ces acronymes récurrent dans le métier de courtier d'assurance. ORIAS est l'organisme régulateur. IARD et RC sont les familles de produits majeures. La DDA encadre la vente d'assurance et la protection du client. LCB-FT est le cadre légal de conformité. Le CRM est l'outil informatique central pour gérer les clients. EIRL est une forme juridique courante pour un courtier indépendant. Maîtriser ces acronymes facilite la communication professionnelle.
Acronymes
Acronymes du cours
Ces acronymes récurrent dans le métier de courtier d'assurance. ORIAS est l'organisme régulateur. IARD et RC sont les familles de produits majeures. La DDA encadre la vente d'assurance et la protection du client. LCB-FT est le cadre légal de conformité. Le CRM est l'outil informatique central pour gérer les clients. EIRL est une forme juridique courante pour un courtier indépendant. Maîtriser ces acronymes facilite la communication professionnelle.

Lexique technique

Annexe
PrimeMontant payé par l'assuré à l'assureur pour bénéficier de la couverture d'assurance
FranchiseMontant laissé à la charge de l'assuré en cas de sinistre (coût minimum)
SinistreÉvénement couvert par l'assurance qui donne lieu à une indemnisation
GarantieCouverture d'un risque spécifique défini dans le contrat d'assurance
ExclusionRisque ou situation non couverts par le contrat d'assurance
RétentionPourcentage de clients conservés d'une année sur l'autre (fidélisation)
CommissionRémunération du courtier, calculée en pourcentage de la prime
Appel d'offresDemande de devis auprès de plusieurs assureurs pour comparer les propositions
Le lexique technique du courtage comprend des termes usuels qu'il faut assimiler rapidement. La prime est l'argent payé par le client. La franchise est ce que le client paye de sa poche en cas de sinistre. Une garantie est une promesse d'indemnisation pour un risque. Une exclusion est l'inverse : un risque NON couvert. La rétention mesure la fidélité client. La commission est la rémunération du courtier. L'appel d'offres est l'outil central du métier. Ces mots sont entendus quotidiennement en cabinet de courtage.
Lexique
Lexique technique
Le lexique technique du courtage comprend des termes usuels qu'il faut assimiler rapidement. La prime est l'argent payé par le client. La franchise est ce que le client paye de sa poche en cas de sinistre. Une garantie est une promesse d'indemnisation pour un risque. Une exclusion est l'inverse : un risque NON couvert. La rétention mesure la fidélité client. La commission est la rémunération du courtier. L'appel d'offres est l'outil central du métier. Ces mots sont entendus quotidiennement en cabinet de courtage.

Auto-test de fin de séance

Validation 80 %

Dix questions auto-corrigées pour valider votre compréhension du métier de courtier. Seuil de réussite : 80 % (8 bonnes réponses).

1. Quel est le rôle principal du courtier d'assurance ?
  • a. Vendre des contrats d'assurance pour l'assureur
  • b. Représenter le client auprès des assureurs et négocier les meilleures conditions
  • c. Gérer les sinistres au nom de l'assureur
2. Qu'est-ce que le devoir de conseil en assurance ?
  • a. Obligation de proposer toujours l'assurance la moins chère
  • b. Analyser les besoins du client et recommander la couverture la plus appropriée, documentée
  • c. Conseiller uniquement les produits de l'assureur principal du courtier
3. Quel acronyme désigne l'organisme de registre des courtiers français ?
  • a. DGCCRF
  • b. ORIAS
  • c. CNIL
4. Quel est le taux de commission typique pour un contrat IARD ?
  • a. 2-4 %
  • b. 8-10 %
  • c. 12-18 %
5. Quelle étape ne fait PAS partie du cycle de gestion d'un sinistre ?
  • a. Déclaration de sinistre dans les délais contractuels
  • b. Expertise mandatée par l'assureur
  • c. Fixation arbitraire du montant d'indemnisation par le courtier
6. Qu'est-ce qu'une appel d'offres en courtage ?
  • a. Une négociation prix avec un seul assureur
  • b. Un demande simultanée de devis à plusieurs assureurs pour comparer
  • c. Un contrat exclusif avec un assureur partenaire
7. Quel est l'avantage principal du statut d'indépendant pour un courtier ?
  • a. Liberté commerciale totale et absence de retenue de garantie
  • b. Revenu immédiat et stable garanti par un salaire
  • c. Liberté de choix des assureurs partenaires et rémunération proportionnelle à la performance
8. Quel est le taux de rétention moyen des courtiers français ?
  • a. 70-75 %
  • b. 85-90 %
  • c. 95-100 %
9. Qu'impose la Directive Distribution d'Assurance (DDA) ?
  • a. Que l'assureur fixe seul le prix et les conditions
  • b. Que le client reçoive une fiche d'info synthétique et dispose d'un droit de rétractation de 30 jours
  • c. Que le courtier propose toujours le produit le plus complet
10. Quel délai minimal doit respecter un courtier pour annoncer un renouvellement à son client ?
  • a. 15 jours avant la date d'expiration du contrat
  • b. 30 jours avant la date d'expiration du contrat
  • c. 60 jours avant la date d'expiration du contrat
Cet auto-test récapitule les points clés du module M1. Vous devez atteindre 80 % pour valider votre compréhension. Répondez honnêtement : cet test n'est pas noté, c'est un outil pour vous auto-évaluer. Si vous ratez une question, relisez la section correspondante. Les bonnes réponses vous seront fournis immédiatement après validation.
Auto-test
Auto-test de fin de séance
Cet auto-test récapitule les points clés du module M1. Vous devez atteindre 80 % pour valider votre compréhension. Répondez honnêtement : cet test n'est pas noté, c'est un outil pour vous auto-évaluer. Si vous ratez une question, relisez la section correspondante. Les bonnes réponses vous seront fournis immédiatement après validation.
Pour briller en société
«
Un bon courtier gagne l'argent de ses clients avant de gagner le sien.
Adapté librement
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Métier — Banque-Finance-Conseil

Boîte à outils — Courtier(ère) / Conseiller(ère) en assurances

Semaine type opérationnelle (prospection, placements, sinistres, relances), 12 scripts mot à mot (découverte de besoins d'artisan, objection prix, sinistre refusé, impayés), 5 procédures chiffrées (devoir de conseil DDA, placement risque pro, sinistre auto, immatriculation ORIAS, prospection), tableau commissions 2026 par produit, tableau de bord courtier (portefeuille, commissions), grille audit 15 points, prompts IA, checklist DDA, tableau coûts (logiciels, ORIAS, RC pro, garantie financière 2026)

01Semaine type du courtier (prospection, placements, sinistres, relances)

Calendrier opérationnel courtier indépendant ou cabinet (portefeuille 250-400 clients, 15-25 affaires neuves/mois, 80-120 sinistres/an). Jour par jour : prospection, appels de couverture, placements, gestion sinistres, relances impayés.

Lundi — Prospection téléphonique, lead mining

  • 09:00–10:30 — Vérification et tri leads semaine : prospects artisans/PME de CRM (environ 12-15 nouveaux par semaine, sources : annuaires professionnels, recommandations clients, site web courtier). Saisie statut et priorité dans CRM (hot = appel jour même, warm = jour +2, cold = relance semaine +2).
  • 10:30–12:00 — Campagne prospection téléphonique : 20-25 appels lundi. Objectif : fixer 3-4 RDV diagnostic risques. Argument pitch : « Vérifier que votre couverture assurance pro correspond aux risques réels 2026 ». Taux accrochage: 1 RDV / 6-7 appels. Durée appels : 3-4 min (si réceptif 10 min = diagnostic rapide téléphone). Notation CRM : RDV fixé, refus gentil, pas joint.
  • 14:00–15:30 — Relance contacts chauds mois passé (prospects proches de signature, devis en attente avis assureur, dossiers incomplets). Mail + SMS rappel : « Statut votre demande assurance, réponse compagnie fin semaine ». Récupération avis compagnies (10-15 par lundi matin, traiter réponses).
  • 15:30–17:00 — Entrée données prospects + actualisations CRM. Documents prospects scannés en GED (pièces identité, RIB, déclaration sinistralité). Notes RDV fixés lundi → agenda partagé équipe.

Mardi — RDV diagnostic risques (télé ou présentiel), devis

  • 09:00–11:00 — 2–3 RDV diagnostic (chacun 45 min). Cas type : artisan bâtiment 3 salariés, CA 450 k€, couverture actuelle multirisque + RCP. À explorer : risques réels (chantiers à l'étranger ? matériel électroportatif loué ?), assurabilité (sinistre 2022 déclaré ? condamnations pénales ?), besoins (responsabilité civile site étranger ? assurance véhicule de chantier ?). Documentation fiche conseil format DDA (voir section 3).
  • 11:00–12:30 — Montage devis lundi/mardi RDV : utilisation comparateurs enligne (Lya, Oggo) ou appel direct compagnies (Allianz, AXA, Groupama, MAIF, Generali). Lancer appel d'offres risque pro : 3 devis minimum (tarif, franchises, exclusions), délai compagnies 24-48h généralement. Exemple : RCP artisan 450k€ CA → Allianz 800 €/an, AXA 920 €/an, Groupama 750 €/an (écart tarif ±15 % normal). Saisie statut « devis en attente » CRM.
  • 14:00–16:00 — Autres RDV : visite clients existants (revue contrats annuelle, changement de risques signalé par client), RDV renouvellements anticipées (client signature mutuelle familiale = opportunité embauche santé complémentaire). Prise notes, actions suivies.
  • 16:00–17:00 — Consolidation devis récus, tri offres (meilleur tarif vs couverture vs partenariat compagnie). Envoi synthé au prospect (tableau comparatif 3 offres, recommandation courtier justifiée).

Mercredi — Placements, confirmations d'affaires, signatures

  • 09:00–10:30 — Suivi clients indécis semaine passée (mardi 2-3 RDV = 1-2 hésitants = appel mercredi pour débloquer). Script standard : réponse dernières objections (« prix cher » → comparaison couverture ; « besoin de temps » → pronostic signature). Objectif : 60-70 % des RDV mardi = signature mercredi+jeudi.
  • 10:30–12:00 — Signature contrats lundi-mardi RDV confirmés. Documents : proposition personnalisée, conditions générales, fiche d'information produit. Saisie données : numéro client ECL (si nouveau) ou existant, effectif, CA, adresse risque. Paiement première prime : prélèvement SEPA, virement ou chèque. Délai activation police : instant pour auto/RC, 24h pour multirisque bâtiment. Validation compagnie : envoi dossier complet dans 24h.
  • 14:00–15:30 — Suivi renouvellements automatiques (clients contrats arrivant expiration 30 jours). Montage propositions : CA client réactualisée ? effectif changé ? sinistre 2024-2025 ? Si tout stable, renouvellement tarif antérieur +2-3 % normal (inflation). Si dégradation sinistre, tarif +5-10 %. Envoi nouvelle proposition renouvellement client (10-15 par semaine, délai signature 2-3 semaines avant expiration).
  • 15:30–17:00 — Montage dossiers complets signature (scan pièces identité, documents techniques, BPC compagnies). Archivage GED courtier. Confirmation compagnies réception (mail automate ou téléphone). Update CRM : statut affaire = « signée » + commission provisoire calculée.

Jeudi — Suivi compagnies, ajustements risques, chasse retard

  • 09:00–11:00 — Appels compagnies (préférentiellement matin avant 11h pour hotlines). Suivi : avis retard + 48h, demandes informations complémentaires (déclaration sinistre 5 ans rejet, questionnaire médical santé). Chaque appel noté : nom opérateur, décision, délai réponse, actions compagnie. Estimation : 5-8 appels/jour (2 appo + statut général).
  • 11:00–12:30 — Ajustements risques clients : changements d'activité signalés par client (embauche personne → mise à jour effectif assuré, relocalisation → changement adresse risque). Déclaration compagnie obligatoire < 2 semaines. Exemple : client artisan embauche apprenti → modification RC (étendue apprenti ajoutée), prime +50 €/an. Formalisation modification en écrit (avenant signé).
  • 14:00–15:30 — Chasse retard affaires chaudes : prospects non décidés semaine 1-2 (devis en attente avis compagnie, ou atermoiement). Mail + appel : « Statut votre demande, compagnie finalise avis jeudi. Visite mardi pour signature si ok ? ». Taux : 30-40 % chasse retard = conversion semaine +1.
  • 15:30–17:00 — Saisie ventes semaine (affaires signées mercredi-jeudi) dans tableau suivi (noms clients, primes, commissions estimées, dates virement compagnie). Projection mensuelle : cumul affaires neuves + renouvellements = chiffre affaire courtier (commission brute estimée).

Vendredi — Gestion sinistres, relance impayés, bilan semaine

  • 09:00–10:30 — Gestion sinistres actifs (2-4 sinistres/semaine en cours). Prise appels clients : déclaration sinistre urgent (accident auto 15 janvier matinée, déclaration avant 17h vendredi obligatoire), suivi expertise. Actions : validation déclaration compagnie réception, transmission dossier réclamation compagnie, suivi expert assigné, prévention client (conservation preuves, accès expert site sinistre si matériel).
  • 10:30–12:00 — Relance impayés (primes non réglées > 15 jours). Appel client : « Prime assurance due depuis X jours, prélèvement rejeté mardi. Régularisation possibilité vendredi pour maintien couverture ». Taux impayé courtier : 8-12 % portefeuille (clients frustration prix = délai volontaire). Escalade : mise en demeure après 30 jours, résiliation contrat si 45 jours impayé.
  • 14:00–15:30 — Bilan semaine production (affaires signées, chiffre affaire commission estimée, sinistres gérés, relances réussies). Envoi rapport team direction courtier. Mise à jour projection mensuelle ventes (150 k€ commission estimée février si rythme tenu).
  • 15:30–17:00 — Nettoyage CRM, archivage documents semaine, planification prospects relance semaine +2. Préparation liste leads lundi semaine suivante (re-scraping annuaires si base < 15 leads). Confirmation RDV diagnostic lundi-mardi (SMS rappel).
Clé rythme semaine. Lundi-mardi = production (appels + RDV), mercredi-jeudi = concrétisation (signatures), vendredi = service client (sinistres) + relances. Besoin discipline : CRM à jour jour-même, devis réactivité 24h, sinistre assistance immédiate. Outils critiques : comparateur Lya/Oggo, CRM Agentis/Izipizi, hotlines compagnies (raccordis sur dial), GED centralisée (documents clients).

02Scripts terrain (12 dialogues critiques — prospection, découverte, prix, sinistre, impayé)

Situations réelles courtier 2026 : prospecter artisan bâtiment, découverte besoins PME, répondre objection prix, annoncer tarif augmenté sinistre, refus compagnie sinistre, gestion impayé prime.

Script 1. Prospection téléphonique — artisan bâtiment, cold call

Contexte : appel prospect entreprise bâtiment 3 salariés, trouvé via annuaire professionnel, aucun historique.
Ton : courtois, léger humour, pas intrusif. Objectif : fixer RDV diagnostic.
« Bonjour, c'est [Votre nom] cabinet [Courtage XYZ]. Je dérange pas trente secondes ? J'appelle les entreprises bâtiment secteur pour vérifier que couverture assurance correspond vraiment aux risques chantiers aujourd'hui. Exemple bête : responsabilité civile, parfois plafonds franchises serrent trop. Vous avez une minute ? (Oui/peu de temps) Parfait. Vous êtes seul décisionnaire assurance ou plus une équipe ? (Réponse) OK. Dans combien de temps on fait RDV petit diagnostic gratuit ? Jeudi 15h ou lundi 10h plutôt pour vous ? Excellente, bloc 45 min sur votre agenda, je vous confirme par SMS demain. Vous faites combien de chantiers par mois actuellement ? Clair. À jeudi. »

Script 2. RDV diagnostic — découverte des besoins (questionnaire DDA simplifié)

Contexte : RDV téléphone artisan menuiserie, 2 salariés permanents, CA 280 k€, actuellement assuré chez concurrent non satisfait.
Ton : professionnel, empathique. Prendre notes. Construire fiche conseil DDA en direct.
« Merci de prendre du temps. Je vais vous poser 5-6 questions simples, et après je comprends vraiment vos risques. Première : type activités précises ? (Menuiserie bois, pose fenêtres/portes, travail chantier clients) D'accord. Chantiers surtout secteur privé logements ou aussi bâtiment tertiaire/commercial ? (Surtout logement privé, 50 % rénovation anciennes maisons) OK compris sinistre risque élevé vieilles maisons. Effectif permanent : 2 salariés à temps plein plus vous, c'est ça ? Oui. Vous avez apprenti ou stagiaire parfois ? (Non, pas prévu) Bon. Maintenant risques : vous travaillez chantiers en région [région] seulement ou parfois déplacements plus loin ? (90 % région, 10 % en Suisse côté frontière) Suisse c'est bon à signaler assurance. Dernier point : sinistre dernière 5 années, rien ? Accident salarié, dégât ? (Un petit dégât 2021 mur client électroportatif = 2k€ réparation, remboursé par assurance complète, aucun autre) Parfait, c'est bon signal stabilité. Maintenant vous avez multirisque bâtiment, RCP, et quoi d'autre ? (RC perso, multirisque bâtiment, contrat auto fourgon de chantier) Entendu. Franchises vous trouvez comment actuellement ? Élevées ? (Oui, franchise 1500 € multirisque c'est lourd pour petit sinistre) OK c'est exactement mon audit : on va réduire franchise à 500 € ailleurs compenser tarif, et rajouter couverture site étranger Suisse. Je vous reviens jeudi avec 3 comparatifs, tarif pour 12 mois, OK ? »

Script 3. Présentation comparatif 3 devis — sélection courtier

Contexte : suivi artisan menuiserie, envoi 3 devis comparatifs (Allianz, Groupama, AXA), client hésite entre prix + couverture.
Ton : analytique, recommandation claire. Justifier choix, pas purement tarif.
« Voilà vos 3 devis jeudi comme promis. Je vous lis synthé colonne à colonne. Option 1 Allianz, 945 €/an : multirisque 1500€ franchise, RCP 5M€ plafond, site étranger inclus, délai expert sinistre 24h. Pro : tarif bas. Contre : franchise 1500 € que vous trouviez lourd. Option 2 Groupama, 1080 €/an : multirisque 500€ franchise (baisse 1000€ vs actuellement !), RCP 5M€, site étranger inclus, délai expert 12h. Pro : meilleure couverture franchise petits sinistres. Option 3 AXA, 1240 €/an : multirisque 300€ franchise (top bas), RCP 10M€ plafond (double vs autres), site étranger + matériel détaché assuré, délai expert 6h (urgence). Pro : couverture maximale. Contre : 30% plus cher. Ma recommandation : Groupama option 2 car vous ditez petit sinistre pèse (franchise 500€ = sweet spot), tarif raisonnable, délai expert acceptable, RCP suffisant 5M€ pour activité votre taille. Si vous faisiez beaucoup Suisse, AXA mieux. Votre avis ? »

Script 4. Objection prix — « C'est moins cher en ligne »

Contexte : prospect PME tech, devis courtier 650 €/an, client trouve online 480 €/an même assureur, demande déduction.
Ton : empathique, éducatif. Valeur ajoutée courtier vs tarif en ligne.
« Je comprends totalement, c'est vrai que direct en ligne c'est moins cher apparent. Mais regardons détail : votre 480 € en ligne, c'est assurance par défaut sans questionnaire risque détaillé. Vous déclarez une fois infos basiques, pliage. Chez moi, nous vous posons 15 questions, nous comparons 3-4 assureurs, nous sélectionnons celui exact correspondant vos risques précis. Différence : si sinistre en ligne et assureur découvre déclaration imprécise (effectif mal saisi, adresse risque fausse), refus couverture. C'est arrivé : client payé prime 2 ans, sinistre refusé = 0 €. Là vous perdez sinistre + prime. Chez courtier j'ai responsabilité légale devoir de conseil. Si je déclare mal, c'est moi responsable. Donc je m'engage, vérifie deux fois, documentation complète. Exemple concret votre activité : vous avez données personnelles clients = responsabilité cyber en cas vol données. Online ne vous propose même pas. Moi oui, +80 €/an. 650 € vs 480 € = 170 € différence, mais gain conseils + cyber couvert + devoir de conseil garantisseur. À votre place je préfère payer 170 € tranquillité. D'accord ? »

Script 5. Annonce majoration prime après sinistre

Contexte : client restaurant RCP, sinistre 2026 intoxication alimentaire 3 clients, compagnie indemnise 25 k€, renouvellement vient = tarif +35%.
Ton : sympathique, factuel. Montrer sinistre explique majoration, pas punition. Chercher solution.
« Bonjour [Client], j'ai nouvelle de votre compagnie RCP renouvellement janvier. Contexte sinistre juillet : 3 clients intoxication alimentaire prise en charge 25 k€ indemnités. Compagnie a payé sans problème, c'est normal. Maintenant renouvellement : sinistre restauration restaurant impacte tarif car risque augmente statistiquement dans 3 ans (2 sinistres dans 5 ans). Majoration proposée : +35 % = au lieu 1200 €/an, vous passez 1620 €/an. Je sais c'est coup. Trois options : (1) Accepter 1620 € ; (2) Changer assureur (mais tous pratiquent majoration sinistre, vous trouverez pas beaucoup mieux) ; (3) Renforcer prévention : formation hygiène staff, HACCP audit externe certifiée, assureur peut baisser majoration 15-20 % si preuves actions. Vous pensez faisable audit hygiène ? Sinon on encaisse, c'est normal. »

Script 6. Gestion sinistre refusé par compagnie — accompagnement

Contexte : client garage, sinistre auto casse électroportatif client sur atelier, demande indemnisation 8k€, compagnie refuse (exclusion responsabilité civile = dégât du fait du salarié défaut surveillance).
Ton : supporteur, médiateur. Expliquer, chercher solution courtier ou appel.
« Bonjour [Client], j'ai document rejet sinistre compagnie hier. Je comprends frustration, ça fait mal 8k€. Lettre dit : « Exclusion responsabilité civile, défaut de surveillance atelier du fait du salarié, sinistre non couvert contrat». Légalement c'est justifié : votre contrat ligne 5.3 « dégât du fait du salarié sans délégation de tâche » exclut RCP. Malheureusement fréquent. Trois solutions : (1) Appel contentieux : nous pouvons demander appel expertise indépendante, délai 2-3 mois, mais taux réussite faible sinon contrat clair. Coût : 300-500 € nous pour dossier. (2) Transiger avec client : vous proposer remboursement partiel 3-4 k€ (coût acquisition client > perte contentieux), lui faire signer décharge. (3) Améliorer contrat renouvellement : ajouter couverture « dégât du fait du salarié » +150€/an, ce qui aurait couvert ce sinistre. Franchement vous voulez faire appel ou accepter et améliorer prévention 2027 ? »

Script 7. Relance impayé prime — 20 jours retard

Contexte : client PME, prime mensuelle 285 €, mois dernier prélèvement rejeté (solde insuffisant), police continue mais avec risque résiliation 30 jours.
Ton : factuel, pas agressif. Urgence claire, solutions possibles.
« Bonjour [Client], appel rapide. Votre prime assurance décembre 285 € n'a pas passé 15 janvier (prélèvement rejeté banque solde insuffisant). Vous avez police maintien couverture jusqu'à 15 février, après ça résiliation automatique (pas d'assurance = zéro couverture + frais administrative). Trois solutions : (1) Virement SEPA direct ce matin rib courtier = validé midi aujourd'hui, aucun problème. (2) Nouveau prélèvement programmé demain si vous avez approvisionné compte. (3) Passage tarif trimestriel au lieu mensuel = mieux cadenassé, évite surpisse trimestre. Vous préférez laquelle ? »

Script 8–12. Cinq brefs dialogues supplémentaires

Script 8. Demande de recommandation client satisfait — « Vous êtes assuré depuis 3 ans chez moi, aucun souci. Vous pourriez recommander d'autres artisans secteur ? Deux-trois noms amis, collègues professionnels ? Je vais les appeler en citant votre nom, gain temps pour tous. »

Script 9. Suivi expert sinistre auto — statut expertise — « Expert assigné lundi matin votre sinistre auto du 8 janvier. Il contacte vous mercredi pour visite véhicule. Vous êtes disponible matin ou aprem ? Expert passe 30 min, je vous appelle jeudi avec avis réparation et délai indemnisation (généralement 15 jours après expertise). Questions ? »

Script 10. Changement adresse risque — mise à jour déclaration — « Vous m'aviez dit relocalisation activité février nouveau local. Légalement obligation déclarer compagnie < 2 semaines. J'ai préparer avenant modification adresse risque (même prime, juste adresse change). À signer et retour ? »

Script 11. Vente croisée — opportunité complémentaire — « Vous avez auto + multirisque bâtiment. Question : responsabilité civile générale (« civil ») couvre responsabilité privée, mais pas activité professionnelle. Vous avez clients particuliers parfois qui viennent bureau ? Petit assurance responsabilité civile professionnel (100 € supplément) rassure. Tenter ? »

Script 12. Fin contrat concurrent — opportunité reprise — « J'ai noter votre contrat flotte auto expire 15 mars avec concurrent. Pas pressé, mais juste au cas où vous cherchieriez changement : je peux vous sortir 3 devis comparatifs février, pas obligatoire de changer. Vous satisfait flotte actuelle ? Si oui pas besoin de regarder. Si doutes bienvenue me l'dire. »

03Procédures pas-à-pas chiffrées (5 cas opérationnels — DDA, placement pro, sinistre auto, ORIAS, prospection)

Cas réels courtier 2026 : fiche conseil DDA complète devoir de conseil, placement risque professionnel avec appel d'offres 3 devis, gestion sinistre auto de A à Z, immatriculation ORIAS et création cabinet, plan de prospection mensuel chiffré.

Procédure A : Fiche conseil DDA devoir de conseil (conforme règle 2026)

  1. Rendez-vous initial (45 min) — Prospect artisan bâtiment, effectif 2 permanents + 1 apprenti, CA 320 k€, actuellement assuré concurrent depuis 3 ans. Poser questionnaire complet : nom entreprise, SIRET, adresse siège et site activité, secteur activité détail (menuiserie bois = création agencement cuisines/salles bains), effectif exact (2 CDI + 1 apprenti montage), CA annuel dernier 2 ans (2024 : 285k€, 2025 : 320k€ croissance +12%), sinistralité 5 ans (2020 sinistre mineur vitrage casse 1.2k€), zones géographiques chantier (90% région, 10% Suisse). Temps : 45 min.
  2. Analyse risques couverture actuelle (30 min suivant) — Récupérer contrats current prospect (scan polices PDF), analyser : limite RCP plafond (généralement 1M€ petit assureur), franchise multirisque (souvent 1500€), exclusions (ex. chantiers étrangers hors pays Schengen, maçonnerie lourde, électricité). Comparer vs. risques réels identified : effectif apprenti = couverture décalée ? Site Suisse 10 % = exclusion ? Résultat : fiche d'analyse lacunes couverture identifiée (exemple : RCP 1M€ bas pour travaux prix 50-80k€ par chantier = risque sous-assuré).
  3. Recommandations courtier écrites (45 min) — Rédiger proposition personnalisée sur 2 pages : (A) Analyse situation actuelle client (risques, sinistre passé, croissance activité), (B) Lacunes identifiées (RCP bas, franchise élevée, apprenti non couvert spécifiquement), (C) Recommandations courtier par produit. Exemple détaillé : RCP : actuellement 1M€ limit, recommandation 5M€ (standard PME bâtiment) + extension maçonnerie lourde = meilleur ; Multirisque bâtiment : réduire franchise 1500€ à 500€ (client gagne petit sinistre < 500€ = gratuit, coût prime +80€/an ; Responsabilité civile décennale : recommandé si constructeur (non ici, artisan finition = faible) => ne recommande pas ; Dommage ouvrier : non recommandé (faible sinistralité bâtiment menuiserie) ; Savoir professionnel : OUI si factures clients > 10k€, recommandé protection litiges client défaut / retard.
  4. Comparaison offres 3 assureurs (24h après mail proposition) — Obtenir 3 devis : AXA, Allianz, Groupama avec offres conformes recommandations (RCP 5M€, multirisque franchise 500€, etc). Exemple tarifs 2026 artisan bâtiment 320k€ CA, 2 sal + apprenti : AXA 1400€/an (meilleur rapport), Allianz 1520€/an (service expert rapide), Groupama 1280€/an (tarif bas mais franchise moins bonne 750€). Tableau comparatif 3 colonnes : produit, tarif, couverture clé, avis courtier. Envoi au client avec recommandation AXA ou Groupama selon profil (plutôt sécurité = AXA, plutôt économie = Groupama).
  5. Suivi compagnie validation (24-48h) — Contacté compagnie choisie (exemple AXA) : avis préalable validé ? Questions supplémentaires (déclaration sinistre Suisse détail) ? Délai avis = généralement 24-48h. Parallèlement saisir donnée client CRM : prospect status = « en attente avis », next step = appel mercredi suivi.
  6. Proposition définitive signée — Une fois avis compagnie reçu, client approuve (SMS/mail), envoi proposition définitive à signer (3 documents : proposition de couverture + conditions générales + fiche d'information produit DDA conforme). Client signe et retour scannée. Prime : pour janvier = prélèvement SEPA activé immédiat, couverture effective même jour.
  7. Archivage dossier DDA — GED central : créer dossier client « Artisan Menu XYZ » contenant : fiche conseil complète (proposition manuscrites + analyse), questionnaire de découverte signé client, contrats antérieurs (scan), échanges mails, avis compagnie, conditions générales signées. Document preuve devoir de conseil = obligatoire 7 ans conservation cas contrôle/sinistre contesté.
Conformité DDA 2026. Dérive devoir de conseil = obligation courtier conseil information précontractuelle écrite, proportionné au produit et risque. Absence fiche = risque amende ACPR + responsabilité courtier. Documentation dossier = preuve devoir conseil réalisé.

Procédure B : Placement risque professionnel PME avec appel d'offres

  1. Réception demande placement — Client PME tech 35 salariés, CA 4.2 M€, demande : « Nouveaux locaux, besoin assurance multirisque + RC + perte d'exploitation ». Questionnaire risque : localisation adresse risque (bureau +stockage Rhône-Alpes), secteur (éditeur logiciel SaaS = risque cyber + données), valeur bien immobilier (locaux loués, équipement IT 250k€ propriétaire), historique sinistre (2021 panne disque dur = perte données 48h, assuré cyber coût indirect 80k€).
  2. Appel d'offres formation 3 compagnies — Saisir demande dans extranet Lya/Oggo : questionnaire structuré + pièces (photos siège, liste équipements, contrats clients, inventaire stocks, bilans financiers). Cibler assureurs : (1) AXA Pro (réputé cyber), (2) Allianz PME (couverture large), (3) Groupama (tarif économique). Délai soumission compagnies = 24h généralement. Nota : pour PME tech risque cyber = obligation mentionner ransomware assurance sinon exclusion possible.
  3. Réception et tri offres 3 compagnies — Exemple tarifs réels 2026 PME tech 4.2M€ CA : AXA = 4800€/an (incluant cyber + perte exploitation), Allianz = 5100€/an, Groupama = 4200€/an (hors cyber, à ajouter +600€ = 4800€ total). Tableau synthétique : produit, limite couverture, franchise, tarif, délai expert, avis courtier. Analyse lacunes : tous proposent 2M€ RC (standard), franchise multirisque 1000€ (négociable pour Groupama). Cyber : AXA top (responsabilité civile informatique + frais restore données), Groupama basique.
  4. Recommandation courtier justifiée — Pour PME tech : recommander AXA 4800€/an car (1) cyber nativement intégré, (2) expert spécialisé secteur informatique, (3) délai expertise rapide (12h). Alternative = Groupama 4800€ (cyber ajouté) si client priorité tarif strict. Raison ne pas choisir Allianz = 300€ plus cher sans avantage cyber par rapport AXA.
  5. Négociation finale — Si client balotte choisir AXA : appel AXA manager « Dossier PME tech 4.2M€ CA, cyber risque clé. Possible réduire franchise 1000€ à 500€ pour fidélité ? Ou prime 4650€ vs 4800€ ? ». Taux succès négociation : 30-50 % margent 100-200€. Résultat exemple : AXA accepte franchise 500€ maintien 4800€ = gain client petit sinistre.
  6. Proposition définitive, signature — Envoyer AXA 4800€ (franchise 500€ négocié) fiche infoproduit (obligatoire DDA) + conditions générales complètes + déclaration de risques (document clé : client certifie infos données vraies, sinon assureur peut résilier). Client signe 2 exemplaires, 1 pour courtier archivage, 1 pour lui. Prime : première versement sous 8 jours (prélèvement ou virement).
  7. Suivi administratif compagnie — Envoi dossier complet à AXA dans 24h après signature (scan documents + déclaration risk + copies pièces justificatives). Numéro police attribué (ex. AXA.PM.2026.003745), couverture effective depuis date signature. Archivage courtier : dossier complet GED « PME Tech XYZ », contrats signés + appel d'offres trace + communications.

Procédure C : Gestion sinistre automobile A à Z (déclaration, expertise, indemnisation)

  1. Déclaration sinistre urgent (jour J) — Client appel : « Accident voiture fourgon commercial 9 janvier 11h15, collision intersection, dégâts avant/moteur, autre véhicule impliqué, constat amiable rempli ». Actions immédiates (< 1h) : (1) Prendre infos sinistre : lieu exact, date/heure, tiers impliqué (SIRET, assureur tiers, contact), gendarmes déplacement ? Photos prises ? (2) Vérifier assuré adresse sinistre = adresse contract ok ? (3) Envoyer via portail/email compagnie : constat amiable + photos + coordonnées tiers. Délai déclaration légal = < 5 jours si non accident blessés, < 24h si blessés. Vous avez marge.
  2. Avis de réparation préalable (J+1 à J+2) — Compagnie assigne expert automobile (ex. Expertise Mérignac, délai assignation 24h). Expert contacte client : rdv visite véhicule mercredi 11 janvier 14h. Vous confirmez client disponibilité ? Bien. Expert évalue sinistre : photo dégâts, recherche repères VIN, estimation montant reparation (exemple sinistre auto : pare-chocs avant cassé = 800€, capot endommagé = 1200€, peinture refonte = 400€, total 2400€ réparation). Rapport expert transmis courtier vendredi 13.
  3. Analyse avis expert, négociation si écart (J+4) — Avis expert arrive : 2400€ réparation. Vous vérifiez : prix HT/TTC ? Pièces d'origine vs reconditionnée ? Peinture incluse ? Comparaison carrossier indépendant : 2200€ possible. Vous appelez expert : « Estimé 2400€ parait haut pièces, peux-tu valider achat reconditionnées vs neuf ? ». Taux négociation = 5-15 % économie. Résultat : expert redescend à 2250€ TTC accepté. Compagnie approuve avis = sinistre validé paiement, pas refus couverture.
  4. Orientation réparation carrosserie (J+5) — Compagnie autorise client aller carrosserie choix personnel (libre choix), ou carrosserie agréée court dépôt + prêt voiture. Vous communiquez client : « Compagnie approuve dossier 2250€. Aller chez carrossier Mérignac agréé Allianz (liste courtier), qui facturera directement compagnie, vous payez zéro. Délai 7-10 jours réparation, prêt voiture gratuit ». Client satisfait, administration légère coté client.
  5. Indemnisation directe compagnie (J+15) — Carrossier final reçoit facture réparation 2250€ HT + TVA, facture Allianz directement, paie dans 30 jours (standard). Compagnie vire carrossier 2450€ TTC. Coté client : voiture récupérée réparée, zéro débourse client. Dossier clôturé.
  6. Sinistre refusé scénario alternatif — Si expert constate assuré responsable + tiers tiers absent, compagnie peut refuser (exclusion franchise si déductible spéciale accidents responsable). Vous informez client : « Expert constate vous responsable 100% collision, franchise accident responsable 500€ applicable. Compagnie rembourse 2250€ - 500€ = 1750€. Vous payez franchise 500€ carrossier directement ». Client grogne, mais c'est contractuel.
  7. Archivage sinistre complet — Dossier GED courtier : constat amiable + photos + avis expert + facture carrossier + virement compagnie attestation + contrat police. Conservation 3 ans minimum (délai prescription contentieux)

Procédure D : Immatriculation ORIAS et création cabinet courtier 2026

  1. Prérequis légaux — Courtier personne morale (SARL) ou personne physique (micro-entrepreneur). Décision : SARL 1 associé (+ apport 5k€ capital social). SIRET obtenu auprès chambre commerce + métiers région. Nom ORIAS Cabinet : « Cabinet Courtage XYZ SARL ». Email professionnel dédié.
  2. Capacité professionnelle — Courtier obligatoire « compétence prof » = diplôme L2 droit/économie OU école commerce OU OACIP (diplôme national assurance). Vous avez OACIP ? Oui = preuves jointes dossier. Non = suivi formation OACIP (420 heures, 6 mois par correspondance, coût 2800€ 2026). Lancer inscription OACIP immédiat = seul blocage possible.
  3. Garantie financière ORIAS (coût 2026 : 3500€) — Courtier obligation > 35k€ cautionnement bancaire garantie financière. Démarche : (1) Banque (ex. LCL) émet lettre de garantie 35k€ = signature convention ORIAS. Coût = frais bancaire 100€/an environ. (2) Si chiffre affaire courtier > 1M€, montant monte à 50k€. (3) Alternatif : assurance responsabilité civile courtier (RC courtier) 25k€ minimum couverture = peut couvrir garantie, coût 1200€/an assurance.
  4. Responsabilité civile professionnelle courtier (coût 2026 : 1200€/an) — Obligatoire légal depuis 2007. Couverture : sinistre dommage client causé défaut conseil courtier (exemple : client accident assurance = courtier responsable conseil imprécis). Limite couverture min 600k€. Montant prime dépend chiffre affaire (petit courtier indépendant 1-2M€ CA = 1200€, cabinet groupe = 1500€+). Compagnie fréquente : AXA Pro, Allianz Pro, Groupama Pro.
  5. Dossier inscription ORIAS complet — Remplir formulaire cerfa (1 page) + documents : (1) Extrait KBIS SARL < 3 mois, (2) Preuve capacité pro (diplôme OACIP), (3) Garantie financière (lettre banque 35k€), (4) Contrat RC pro courtier, (5) Acte constitutif SARL + statuts, (6) Pièce identité associé. Coût inscription ORIAS = 30€ administration (tarif 2026). Transmission : ORIAS région (ex. ORIAS Auvergne-Rhône-Alpes), délai réponse 5-7 jours si complet.
  6. Inscription registre courtiers ORIAS — Acceptation reçue, attribution numéro ORIAS (ex. ORIAS.07.000456 région 07). Publication registre public ORIAS (tous courtiers France = vérifiable clients). À partir date publication = légal exercer courtage assurance. Affichage obligatoire cabinet : plaque ORIAS + numéro. À publier aussi site web courtier + signature email.
  7. Coûts totaux création cabinet 2026 — Comptabiliser : SIRET gratuit, OACIP formation 2800€, garantie financière 100€/an, RC pro courtier 1200€/an, ORIAS inscription 30€, siège social loyer 300-500€/mois. Bilan année 1 création : ~5k€ formation + 2k€ assurances + loyer 4k€ = ~11k€ avant CA.

Procédure E : Plan de prospection mensuel chiffré courtier

  1. Segmentation cible — Courtier indépendant portefeuille 250 clients existants, objectif affaires neuves 15/mois = 180/an. Segments cibles : (1) Artisans bâtiment Rhône-Alpes (taille 2-5 salariés), (2) PME services (30-80 salariés), (3) Restauration/hôtellerie, (4) Transporteurs routiers. Affectation prospection : 40% artisans (6 nouveaux/mois), 30% PME services (4/mois), 20% resto-hôtel (3/mois), 10% transporteurs (2/mois).
  2. Sourcing leads — Exemple artisans bâtiment : (~250 entreprises région annuaire, prospect chaud ~30 d'après critères CA/effectif). Acheter liste annuaire BTP 100 contacts frais (coût : 50€ fourni annuaire digitale). Parallèle : recommandations clients actuels (1-2 par client par trimestre = 20-30/trimestre). Subrepticiousness : LinkedIn recherche ~10 prospects/mois pertinent. Total sourcing : ~50 leads/mois entrée CRM (artisans).
  3. Cadence prospection — Semaine courante : Lundi-mardi 20-25 appels (taux accrochage 30-35% = fixer 6-8 RDV semaine). Mercredi-jeudi 3 RDV présentiel (45 min chacun = 2h15 RDV + 30 min déplacement = 3h). Vendredi 8-10 appels relance (suivi prospects hésitants semaine N-1). Total semaine : ~35 appels + 3 RDV = 1 affaire nouvelle générée (taux conversion RDV → signature = 30-40 %).
  4. Projection mensuelle — (Lundi-jeudi) × 4 semaines = 140 appels/mois, (3 RDV × 4 sem) = 12 RDV, (12 RDV × 35% conversion) = 4 affaires nouvelles signées. Parallèle renouvellements portefeuille : 200 polices/an = ~17 renouvellements/mois. Affaire nouvelle moyenne tarif : 1200€ prime (composition : 30% auto 400€, 30% RC 450€, 40% multirisque 350€). Commissions 2026 moyennes : auto 12% = 48€, RC 12% = 54€, multirisque 14% = 49€ = total 151€/affaire nouvelle. 4 affaires/mois × 151€ = 604€ commission prospection. Renouvellement moyen 1150€ × 12% commission moyenne = 138€/renouvellement. 17 renouvellements × 138€ = 2346€/mois. Total commission mensuelle courtier = 604€ prospection + 2346€ renouvellement = 2950€ (avant coûts opérations).
  5. ROI prospection — Coûts prospection : appels (gratuit si fixe téléphone), déplacements RDV (carburant 30€/mois, péage 10€), temps (courtier 10h/semaine × tarif horaire 50€ = 500€/semaine = 2000€/mois). Coûts mensuels prospection = ~2050€. ROI = commission prospection / coûts = 604€ / 2050€ = 29% marge prospection seulement. Conclusion : affaires nouvelles doivent avoir commission élevée (meilleur tarif négocié = commission client moins généreux, ou affaires petit tarif pas rentable). Renouvellements = très rentable 100% marge après setup initial.
  6. Suivi CRM prospection — CRM central (Agentis/Izipizi) : colonne prospect status (prospect = cold, lead chaud = warm, contact pris = hot, devis en attente, signé). Chaque prospect = next action (call, email, RDV) avec date. Rapport hebdo prospection : 35 appels lancés, 6 RDV fixés, 3 RDV réalisé, 1 affaire signée (semaine bonne). Moyennes : 5-6 affaires signées/mois si discipline.

04Tableau des taux de commission 2026 par produit (affaires neuves + renouvellements)

Barèmes assureurs 2026 France. Commission courtier = % prime client. Affaires neuves souvent taux supérieur (1re année) vs renouvellement (année N≥2).

Produit Segment client Taux neuves 2026 Taux renouvellement Prime moyenne 2026 Commission exemple
Automobile RC Artisan/PME (flotte 2-6 véhicules) 10-14% 9-12% 1 200€/véhicule Neuf 12% = 144€/auto ; Renew 11% = 132€
Multirisque Habitation (MRH) Particuliers propriétaires 12-18% 10-15% 350€/an Neuf 15% = 52.50€ ; Renew 12% = 42€
Multirisque pro Bâtiment Artisans/PME bâtiment 14-18% 12-16% 1 800€/an Neuf 16% = 288€ ; Renew 14% = 252€
Responsabilité civile pro Artisans, libéraux, PME services 10-16% 8-14% 900€/an Neuf 12% = 108€ ; Renew 10% = 90€
Santé complémentaire Collectif PME, salariés 8-15% (précompte) 6-12% 250€/salarié/an Neuf 12% = 30€/perso ; Renew 8% = 20€
Prévoyance collectif PME 10-50 salariés 30-50% (1re année) 10-15% (années suivantes) 4 000€/an (PME 25 sal.) Neuf 40% = 1 600€ ; Renew 12% = 480€
Assurance vie (retraite) PME dirigeant, salariés cadres 2-4% 0.5-1.5% 5 000€/an versement Neuf 3% = 150€ ; Renew 1% = 50€
Assurance crédit PME risque client défaillance 6-10% 5-8% 2 500€/an Neuf 8% = 200€ ; Renew 6% = 150€
Cyber responsabilité PME tech, e-commerce 12-20% 10-18% 1 200€/an Neuf 15% = 180€ ; Renew 12% = 144€
Transporteurs (DICT) Entreprises logistique 5-8% 4-6% 15 000€/an (petit transporteur) Neuf 6% = 900€ ; Renew 5% = 750€
Portfolio courtier type 250 clients mix Affaires neuves : 15/mois Renouvellements : 17/mois Commission mensuelle estimée 2 900€
Points clés tarification 2026. Taux commission négociables courtier selon volume, relation compagnie, secteur. Prévoyance collectif : taux neuves élevé 30-50% car prospection effort gros + onboarding administratif. Assurance vie : taux très bas (2-4%) car produit passif + long engagement client. Auto/RC : très compétitif courtiers saturés (12-14%). Cyber : taux nouveau monté (12-20%) demande expertise haut. Négociation courtier : si placement 10+ salariés prévoyance = demander 50% neuve vs 45% standard.

05Tableau de bord courtier (portefeuille, taux de chute, commissions, mix produits)

Indicateurs opérationnel courtier mensuel. KPI suivi : portefeuille clients, affaires neuves vs renouvellement, taux chute, commission brute, productivité par courtier si équipe.

Bilan portefeuille courtier (mensuel/annuel)

Métrique Formule Février 2026 (exemple) Budget/Objectif 2026 Écart %
Portefeuille clients actifs Clients avec au moins 1 police active fin mois 258 250 +3.2%
Affaires neuves mois Nouveaux clients signés (excl. renouvellements) 5 4 +25%
Taux de chute portefeuille Clients résiliés mois / portefeuille début mois 1.1% <2% OK
Prime portefeuille affaires neuves (€) Somme primes clients nouveaux février 6 850€ 5 500€ +24%
Prime portefeuille renouvellements (€) Somme primes clients renouvellés février 18 400€ 17 500€ +5%
Prime totale mois (€) Affaires neuves + renouvellements 25 250€ 23 000€ +10%
Commission affaires neuves (€) Prime neuves × taux commission moyen 13% 890€ 715€ +24%
Commission renouvellements (€) Prime renew × taux commission moyen 10% 1 840€ 1 750€ +5%
Commission totale mois (€) Commission neuves + renew 2 730€ 2 465€ +11%
Commission récurrente annualisée (€) Commission renouvellement × 12 22 080€ 21 000€ +5%
KPI synthé (février 2026) Portefeuille stable, affaires neuves dynamique, taux chute excellent

Mix produits portefeuille (estimation répartition)

Produit % portefeuille clients % prime totale % commission totale Objectif prime 2026 (€)
Auto RC flotte 35% 32% 30% 110 k€
Multirisque pro bâtiment 28% 35% 38% 130 k€
Responsabilité civile pro 20% 18% 15% 65 k€
Santé collectif 10% 8% 6% 30 k€
Prévoyance/assurance vie 7% 7% 11% 26 k€
Total portefeuille 258 clients 100% 100% 361 k€ prime annuelle

Suivi taux de chute et rétention clients

Taux de chute = clients résiliés / portefeuille début mois × 100. Février 2026 : 3 clients résiliés / 260 début février = 1.15% (cible < 2% sain). Raisons résiliation identifiées : (1) client fermeture activité 1, (2) client migration concurrent prix inférieur 1, (3) impayé résiliation 1. Action rétention : appel client avant 15j avant expiration (relance renouvellement), propos alternative tarif si prix objection. Taux rétention = 1 - taux chute = 98.85% excellent.

Suivi productivité courtier (si équipe)

Portefeuille courtier = 258 clients, 1 courtier. Productivité = 258 clients / 1 courtier = 258 clients/courtier. Commission par courtier = 2730€/mois (février). Si embauche 2e courtier prévu Q3 2026, productivité attendue : 129 clients/courtier, commission cible 1350€/courtier/mois (palier efficacité gains).

06Grille d'audit contrat client 15 points (conformité DDA, documentation)

Checklist auteur courtier avant signature contrat. Audit semestriel dossiers clients (conformité conseil, documentation légale, archivage). OK = contrat signable, KO = risque responsabilité civile courtier.

Point À vérifier OK ☐ Risque si KO Action corrective
1. Questionnaire DDA complété Fiche conseil de risque rempli : identité client, activité, effectif, CA, antécédents sinistre 5 ans, assurance actuelle Sinistre survient, client conteste expertise courtier = absence preuve conseil = responsabilité 100% courtier RC pro Remplir questionnaire complet avant signature, signer client acceptation données
2. Recommandations courtier écrites Fiche recommandation 1-2 pages : analyse risques, lacunes couverture actuelle, propositoin produits justifiée Absence recommandation = défaut devoir conseil = ACPR sanction, client recours Rédiger recommandation synthé claire avant devis proposé
3. Comparaison 2-3 offres réalisée Au minimum 2 devis compagnies différentes comparés (tarif, couverture clé, délai expert), analyse tableau Client conteste pas best price = manque diligence courtier Lancer systématique minimum 2 appels d'offres avant proposition client
4. Fiche d'information produit (FIP) fournie Document compagnie 2-3 pages : produit résumé, limites couverture, franchises, exclusions, délai expertise, contacts sinistre Absence FIP = non-conformité légale précontractuelle, ACPR avertissement Récupérer FIP compagnie, imprimer client avant signature
5. Conditions générales jointes contrat CG complètes compagnie (5-10 pages) adjointes dossier client, signées client initialement pages clés Absence CG = risque litige non documenté, client prétext pas au courant exclusions Imprimer CG, client scelle initiée chaque page > 50k€ prime
6. Déclaration de risques signée Formulaire « je certifie infos données vraies complet » signé client. Indispensable assurabilité Absence déclaration = assureur peut résilier tout moment découvrant faux déclaré Faire signer client déclaration manuscrite ou digital avant transmission compagnie
7. Pièces justificatives archivées GED : scan pièce identité client (2 faces), SIRET/SIREN, justif domicile, contrats précédents, factures justificatives risque (ex. inventaire stock) Sinistre litige, compagnie demande preuve pièces = absence = crédibilité perdue Collecter pièces lors RDV diagnostic, scanner GED jour-même, dossier complet
8. Tarif et prime acceptée par client Tarif final signé client accepté (email ou signature papier). Pas de surprise premium à signature Client refus paiement découverte prix final ≠ devis = dossier bloqué/résilié Confirmer prime client avant signature (« OK 1200€/an confirmé ? »), email trace
9. Modalités paiement précisées Prélèvement SEPA, virement, chèque = méthode convenue, date prélèvement = avant ou jour couverture Paiement échoue 10 jours après signature = couverture active mais impayée = sinistre intervient = indemnisation refusée compagnie Préciser modalité paiement contrat, programmer prélèvement jour signature ou J+1
10. Couverture effective date claire Contrat spécifie date entrée vigueur (ex. « 1er février 2026 00:00 »). Pas flou « dès possible » Sinistre jour avant date effective = débat compagnie vs client couverture non active Specifier date vigueur contrat signature (généralement J+1 à J+3 après validation compagnie)
11. Sinistre référence courrier Numéro téléphone urgence sinistre fourni client (hotline compagnie 24/7). Instruction : appel < 5 jours sinistre Sinistre urgence nuit, client joint pas courtier, retard déclaration = exclusion possible Imprimer contacts sinistre sur contrat client (numéro hotline, email, portail)
12. Conformité secteur assurabilité Activité client n'est pas exclue assureur (exemple : pyrotechnique, production drogue = non assurable). Questionnaire assurance validé Sinistre découverte activité exclue = indemnisation refusée. Courtier responsable devoir conseil Vérifier activité listée autorisée assureur avant proposition, noter trace questionnaire
13. Antécédents sinistre déclarés Client questionnaire : sinistre 5 ans, litiges, refus couverture antérieurs = tous déclarés compagnie Sinistre survient, compagnie découvre ancien sinistre non déclaré = refus couverture motif faux déclaration Interroger systématique client antécédents sinistre, transmettre compagnie notes questionnaire
14. Archivage dossier GED structuré Dossier client GED nommé « Client XYZ-SIRET », contenant : fiche conseil, devis, FIP, CG, déclaration risques, pièces justif, mail traces, contrat signé Sinistre 2 ans après, client perd documents, compagnie doute = pas preuve diligence courtier Dossier GED complet indexé signé, date archivage, conservation 7 ans minimum (délai action)
Scoring : 13-15/15 = conforme, assurable. 10-12/15 = alerte, corriger avant signature. <9/15 = STOP, risque légal majeur

07Prompts IA courtier (8 modèles — comparatifs, courriers sinistres, fiches conseil)

ChatGPT/Claude : rédaction propositions clients, courriers sinistres, analyses comparatives devis, fiches conseil. Gain 30-40 min/semaine courtier.

Prompt A. Rédiger synthé comparatif 3 assureurs
Tu es courtier assurance. Contexte prospect : artisan électricien, CA 320k€, 2 salariés, besoin RC + multirisque bâtiment.
Trois devis récus :
- Allianz : 1400€/an (RC 5M€, multirisque franchise 1500€, délai expert 24h)
- Groupama : 1280€/an (RC 5M€, multirisque franchise 750€, délai expert 48h)
- AXA : 1520€/an (RC 10M€, multirisque franchise 500€, délai expert 12h)

Rédige synthé 1 page (format table HTML simple, pas complexe) :
- Col 1 : assureur
- Col 2 : prime annuelle
- Col 3 : points forts (3 max)
- Col 4 : points faibles (2 max)
- Recommandation courtier : expliquer choix sans biais prix seul.

Ton : neutre, pro, chiffré.
Prompt B. Courrier sinistre refuse compagnie — accompagnement client
Client restaurant, RCP, sinistre 2026 juillet (intoxication 3 clients, 6k€ réclamation). Compagnie refuse couverture motif : « exclusion responsabilité civile du fait du salarié, défaut surveillance cuisine ».

Rédige courrier client (1 page max) :
(1) Explication refus (2 lignes) : contrat ligne X exclut...
(2) Options réponse (3 options) : appel contentieux, transiger avec clients, améliorer contrat renouvellement.
(3) Recommandation courtier + prochaine étape.

Ton : sympathique, factuel, pas panique.
Prompt C. Fiche conseil DDA court (prospect auto-remplissage)
Prospect PME services (conseil RH, 18 salariés, CA 1.2M€).
Données questionnaire :
- Effectif : 18 CDI, 1 apprenti
- Activité : consulting RH recrutement
- Sinistre 3 ans : aucun
- Risques identifiés : responsabilité civile clients (erreur paie ? error recrutement ?), données client RGPD

Rédige fiche conseil 1 page recommendation :
- Synthé risques identifiés
- Lacunes couverture assurance actuellement
- Recommandation produits (RC 2M€, cyber RGPD, multirisque bâtiment)

Ton clair, pas jargon.
Prompt D. Email relance prospect devis
Prospect auto-école, devis envoyé mercredi 3 véhicules auto (flotte école, RC + dégât tous risques). Prime 1850€/an.
Pas nouvelle depuis email devis (aujourd'hui vendredi +2 jours).

Rédige email relance friendly (10 lignes max) :
- Rappel proposition
- Question : avez questions sur devis ? tarif ok ?
- Urgence implicite : j'ai place étudiante si vous signez ce week-end
- Propos alternative (si prix obstacle)

Ton : courtois, pas pushy.
Prompt E. Analyse écart tarif devis 2 compagnies
Prospect boulangerie artisanale, Île-de-France. Deux devis reçus multirisque bâtiment + RC + responsabilité civile produits alimentaires :
- Allianz : 2200€/an
- Groupama : 1650€/an (écart 550€ = 25%)

Pourquoi écart ? Rédige analyse 1/2 page :
(1) Points comparés tarif (franchise, limites, délai expert)
(2) Raisons écart (couverture différence, stratégie marché, risque profil)
(3) Recommandation courtier : Groupama = meilleur rapport, ou Allianz si avantage spécifique ?

Chiffré, pas flou.
Prompt F. Script mail client augmentation prime renouvellement
Client garage, renouvellement janvier. Prime passait 1200€/an → 1450€/an (+20% impact).
Raison : sinistre 2025 responsabilité civile (dégât client 8k€, compagnie indemnisé, augmentation risque 3 ans = majorité appliquée).

Rédige email client (8-10 lignes) :
- Contexte renouvellement
- Explication augmentation (chiffré)
- Proposition (accepter, ou changer assureur ? ou renforcer prévention = rabais ?)
- Délai réponse (avant 15 janvier)

Ton : factuel, sympathique, pas défensif.
Prompt G. Tableau comparatif taux commission 3 produits
Courtier prospection 3 produits février 2026 :
- Auto RC flotte (5 affaires, 1100€ moyenne prime) → commission 12% = 660€
- RC pro (2 affaires, 850€ moyenne) → commission 11% = 187€
- Multirisque bâtiment (3 affaires, 1700€ moyenne) → commission 15% = 765€

Rédige synthé Excel-style (format texte tableau simple) :
Col : produit, affaires signées, prime moyenne, taux commission, commission totale, % poids commission.

Ajoute ligne conclusion KPI (productivité courtier février = ?, objectif février = ?).
Prompt H. Checklist conformité signature contrat
Avant signature contrat client multirisque bâtiment artisan :

Liste 10 points minimum vérifier (checklist format coché/non) :
1. Questionnaire DDA rempli complet ☐
2. Fiche conseil recommandation écrite ☐
3. FIP fournie client ☐
... (8 points clé)

Format : simple liste bullet, pas jargon légal, action correction si KO.

08Check-list conformité DDA d'un dossier + Tableau « Combien ça coûte » (2026)

DDA = Devoir de Conseil, Information et Commercialisation. Checklist 10 points avant signature contrat. Coûts opérationnel cabinet courtier 2026 (logiciels, immatriculation, assurances, locaux).

Check-list conformité DDA dossier (10 points signature)

  • Questionnaire découverte complet ☐ — Identité client (SIRET, adresse siège), activité détail, effectif, CA, sinistre 5 ans, assurance actuelle. Tous champs rempli, signé client acceptation.
  • Recommandations courtier écrites ☐ — Fiche 1-2 pages : analyse risques identifiés, lacunes couverture actuelle, produits recommandés justifiés tarif/couverture. Pas jargon, accessible client PME.
  • Minimum 2 devis compagnies comparés ☐ — Deux devis minimum obtenus, présentés tableau synthétique : prime, couverture clé, délai expert, recommandation. Traçabilité appels d'offres compagnies documentée.
  • Fiche d'information produit (FIP) ☐ — Document compagnie 2-3 pages fourni client : résumé produit, limites couverture, franchises, exclusions, contacts urgence. Signature client pages clé si > 50k€ prime annuelle.
  • Conditions générales complètes jointes ☐ — CG compagnie (5-15 pages) imprimées dossier client, initialées client pages critiques (exclusions, délai expert, résiliation).
  • Déclaration de risques signée client ☐ — Formulaire « infos données vraies, certifié sincère » signé client (manuscrit ou digital). Document clé assurabilité et validité contrat post-sinistre.
  • Pièces justificatives archivées GED ☐ — Dossier GED client centralisé : pièce identité (2 faces), SIRET/SIREN, justificatif domicile, scan contrats antérieurs, factures/inventaire si pertinent risque.
  • Tarif final accepté client trace ☐ — Email ou SMS trace : « Vous confirmer prime annuelle 1200€ acceptée ? ». Pas de surprise paiement. Archive email/SMS dossier.
  • Date couverture effective précisée contrat ☐ — Contrat spécifie « couverture effective depuis 1er février 2026 00:00 » (pas flou « dès possible »). Correspondance datation signature.
  • Contacts sinistre urgence fourni client ☐ — Numéro hotline compagnie 24/7 sinistre, email, portail déclaration fourni client (imprimé ou mail). Client instruit : appel < 5 jours sinistre obligatoire.
Conformité DDA 2026. ACPR audit annuel courtiers : vérify 5-10 % portefeuille dossiers DDA conformité. Manque points 3-4-6 = redressement administratif possible. Coûts audit ACPR = zéro, mais frais correction + RC courtier sollicité. Documentation dossier complet = défense courtier en cas sinistre client contesté.

Tableau « Combien ça coûte » — Budget annuel cabinet courtier 2026

Investissement / Coût Nature Coût unitaire 2026 Fréquence Coût annuel
Immatriculation ORIAS Frais inscription registre courtiers France 30€ Unique (création) 30€ (year 1 only)
Garantie financière ORIAS Cautionnement bancaire 35k€ (ou RC pro alternatif) 100€ Annuel 100€
RC professionnelle courtier Assurance responsabilité civile professionnelle (couverture 600k€ min) 1 200€ Annuel 1 200€
CRM courtier (Agentis/Izipizi) Logiciel gestion clients/prospects/sinistres 50-80€/mois Mensuel 600-960€/an
Extranet compagnies (Lya/Oggo) Accès comparateurs devis + appels offres (optionnel mais conseillé) 40-60€/mois Mensuel 480-720€/an
GED/Archivage documents Système centralisé stockage dossiers clients (ex. OneDrive pro, box, Oodrive) 10-15€/mois Mensuel 120-180€/an
Formation continue DDA/assurances Formations OACIP, mises à jour réglementation 400-600€ Annuel 400-600€
Siège social/Bureau Loyer local bureau part courtier (ex. partagé cabinet 500€/mois total, part 50% = 250€) 250-500€/mois Mensuel 3 000-6 000€/an
Téléphone/Internet professionnel Ligne fixe + mobile + fibre bureau 30€/mois Mensuel 360€/an
Frais bancaires comptes clients Comptes prélèvements/virements paiement primes clients 15-25€/mois Mensuel 180-300€/an
Marketing/Site web Site web vitrine + maintenance, peu de budget digital pour PME 100-200€/an Annuel 100-200€/an
Fournitures bureau Papier, impression, dossiers, stylos, affiches ORIAS 50€/mois Mensuel 600€/an
Carburant/déplacements RDV Visites clients (artisans, PME locaux/déplacements) 50€/mois Mensuel 600€/an
TOTAL COÛTS OPÉRATIONNEL ANNUEL COURTIER INDÉPENDANT ~ 7 800 – 10 400€/an (hors salaire courtier propre)

Rentabilité courtier 2026 (simulation)

Scénario portefeuille stable 250 clients mix : commission brute mensuelle ~2 900€ (affaires neuves 890€ + renouvellements 2010€). Commission annuelle = 2900€ × 12 = 34 800€. Coûts opérationnel = 9 100€ (moyenne). Résultat net brut = 34 800€ – 9 100€ = 25 700€/an. Salarisation courtier (brut 24k€/an micro-entrepreneur) = net 18k€ approx. Profit cabinet courtier (s'il indépendant SARL) = 25.7k€ - 24k€ = 1.7k€ marge/an (très mince). Croissance solution = affaires neuves + renouvellements aggressives (objectif 400 clients = revenue 45k€/an = meilleure marge).

Boîte à outils — Courtier(ère) / Conseiller(ère) en assurances. École de Commerce de Lyon. Version 2026.