MARKETING & COMMUNICATION
METIER-CHEF-DE-PROJET-DIGITAL-WEB · SÉANCE 1 · BLOC RNCP

Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environnement, missions et compétences clés

Module métier 1/2 — Un cours pour exercer, pas pour réciter

Niveau
B2 — Technicien
Trimestre
T1 · Jan-Mars 2027
Bloc RNCP
RPMS · BC02
Made in
Groupe École de Commerce de Lyon
Bienvenue dans ce premier module consacré au métier de chef de projet digital et web. Une chose doit être claire dès maintenant : ce cours n'est pas une visite guidée académique du métier, c'est un manuel d'exercice. À la fin de cette séance, vous saurez où postuler et à quel salaire, quelles règles légales vérifier avant chaque mise en ligne, comment cadrer et chiffrer un projet réel en jours-homme, quels outils utiliser et combien ils coûtent vraiment, et quels emails écrire, mot pour mot, quand un prestataire dérape ou qu'un client s'énerve. Chaque partie s'appuie sur des cas concrets traités de bout en bout : la situation, les actions, le geste exact, le résultat. Prenez des notes actionnables : tout ce que vous verrez ici est utilisable dès votre première semaine en alternance.
Couverture
Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environnement, missions et compétences clés
Bienvenue dans ce premier module consacré au métier de chef de projet digital et web. Une chose doit être claire dès maintenant : ce cours n'est pas une visite guidée académique du métier, c'est un manuel d'exercice. À la fin de cette séance, vous saurez où postuler et à quel salaire, quelles règles légales vérifier avant chaque mise en ligne, comment cadrer et chiffrer un projet réel en jours-homme, quels outils utiliser et combien ils coûtent vraiment, et quels emails écrire, mot pour mot, quand un prestataire dérape ou qu'un client s'énerve. Chaque partie s'appuie sur des cas concrets traités de bout en bout : la situation, les actions, le geste exact, le résultat. Prenez des notes actionnables : tout ce que vous verrez ici est utilisable dès votre première semaine en alternance.

Le plan du cours

Introduction

Trois parties, neuf étapes : de l'environnement du métier aux réflexes qui font performer.

1
L'environnement du métier : où vous travaillez, sous quelles règles
  • Employeurs, salaires et marché : choisir son terrain de jeu
  • Le cadre légal en poste : RGPD, cookies, accessibilité
  • Votre place dans l'organisation : équipe, instances, circuits de décision
2
Les missions réelles du quotidien : cadrer, piloter, livrer
  • Cadrer un projet : brief, cahier des charges, chiffrage
  • Piloter la production : planning, rituels, gestion des imprévus
  • Recetter et mettre en ligne : la livraison sans casse
3
Compétences, standards de performance et insertion
  • La boîte à outils du chef de projet : maîtriser sans coder
  • Communiquer comme un pro : comptes rendus, alertes, clients difficiles
  • Performer dès la première année : réflexes pro et alternance
Voici comment nous allons progresser. Première partie : l'environnement du métier. Vous découvrirez les quatre types d'employeurs et leurs salaires réels, le cadre légal que vous devrez appliquer en poste, et votre place exacte dans l'organisation avec les circuits de décision. Deuxième partie : les missions réelles du quotidien. Nous traiterons un projet de bout en bout : le brief client avec les questions exactes à poser, le chiffrage en jours-homme, le planning outillé clic par clic, les rituels de pilotage, puis la recette et la mise en ligne sans casse. Troisième partie : les compétences et les standards de performance. Vous apprendrez la boîte à outils complète avec les coûts réels de chaque logiciel, les scripts de communication qui protègent, et le plan d'action des quatre-vingt-dix premiers jours d'alternance. Chaque sous-partie se termine par un encadré à retenir, et la séance se clôt par un exercice noté et un auto-test de dix questions.
Plan du cours
Le plan du cours
Voici comment nous allons progresser. Première partie : l'environnement du métier. Vous découvrirez les quatre types d'employeurs et leurs salaires réels, le cadre légal que vous devrez appliquer en poste, et votre place exacte dans l'organisation avec les circuits de décision. Deuxième partie : les missions réelles du quotidien. Nous traiterons un projet de bout en bout : le brief client avec les questions exactes à poser, le chiffrage en jours-homme, le planning outillé clic par clic, les rituels de pilotage, puis la recette et la mise en ligne sans casse. Troisième partie : les compétences et les standards de performance. Vous apprendrez la boîte à outils complète avec les coûts réels de chaque logiciel, les scripts de communication qui protègent, et le plan d'action des quatre-vingt-dix premiers jours d'alternance. Chaque sous-partie se termine par un encadré à retenir, et la séance se clôt par un exercice noté et un auto-test de dix questions.

Le passé éclaire l'avenir

Timeline

Six dates qui ont façonné le métier que vous allez exercer.

1989
Naissance du Web
Tim Berners-Lee invente le World Wide Web au CERN
2001
Manifeste Agile
Dix-sept praticiens redéfinissent la gestion de projet logiciel
2007
iPhone et web mobile
Le mobile devient un canal incontournable des projets web
2018
Application du RGPD
La conformité des données entre dans chaque projet web
2020
Accélération digitale
Les TPE-PME françaises basculent massivement en ligne
2022
IA générative grand public
De nouveaux outils entrent dans le quotidien des équipes web
Le métier de chef de projet web est jeune : il naît avec le Web lui-même, inventé par Tim Berners-Lee au CERN en 1989. En 2001, le Manifeste Agile bouleverse la conduite des projets logiciels : on livre par petites itérations plutôt qu'en un bloc final, et ce principe structure encore vos futurs plannings. En 2007, l'iPhone impose le mobile : depuis, aucun site ne se conçoit sans version mobile, et vous testerez systématiquement sur téléphone réel. En 2018, le RGPD entre en application : la conformité des données devient une tâche obligatoire de chaque projet, donc une de vos responsabilités directes. En 2020, la crise sanitaire pousse les TPE-PME françaises à s'équiper en ligne, ce qui gonfle durablement le carnet de commandes des agences. Enfin, depuis 2022, l'IA générative accélère la production de contenus et de maquettes : elle change les outils, pas la responsabilité du pilote. Ce pilote, c'est vous.
Repères
Le passé éclaire l'avenir
Le métier de chef de projet web est jeune : il naît avec le Web lui-même, inventé par Tim Berners-Lee au CERN en 1989. En 2001, le Manifeste Agile bouleverse la conduite des projets logiciels : on livre par petites itérations plutôt qu'en un bloc final, et ce principe structure encore vos futurs plannings. En 2007, l'iPhone impose le mobile : depuis, aucun site ne se conçoit sans version mobile, et vous testerez systématiquement sur téléphone réel. En 2018, le RGPD entre en application : la conformité des données devient une tâche obligatoire de chaque projet, donc une de vos responsabilités directes. En 2020, la crise sanitaire pousse les TPE-PME françaises à s'équiper en ligne, ce qui gonfle durablement le carnet de commandes des agences. Enfin, depuis 2022, l'IA générative accélère la production de contenus et de maquettes : elle change les outils, pas la responsabilité du pilote. Ce pilote, c'est vous.
Partie 1 sur 3
1
L'environnement du métier : où vous travaillez, sous quelles règles
METIER-CHEF-DE-PROJET-DIGITAL-WEB · Séance 1 · Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environ...

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Chef de projet digital / web
de « projet », du latin projectum, « jeté en avant »
Professionnel qui organise, budgète et pilote la réalisation d'un produit web — site, application, campagne — depuis la commande du client jusqu'à la mise en ligne, en coordonnant designers, développeurs et prestataires dans un délai et un budget contractuels.
Retenez les trois verbes de cette définition, car ils décrivent vos journées réelles. Organiser : vous découpez la demande du client en tâches, vous les attribuez, vous les planifiez. Budgéter : vous chiffrez en jours-homme, vous suivez la consommation du budget semaine après semaine, vous alertez avant le dépassement, jamais après. Piloter : vous animez les réunions, vous relancez, vous arbitrez, vous rendez compte. Ce que le chef de projet ne fait pas, c'est produire lui-même : vous ne codez pas, vous ne dessinez pas les maquettes. Votre valeur, c'est que le site sorte à la date promise, au prix promis, au niveau de qualité promis. C'est un métier de tenue d'engagements, pas un métier technique. Et c'est précisément pour cela qu'on peut commencer à l'exercer dès la première année d'alternance, à condition d'avoir les réflexes que ce cours va vous donner.
Définition
Définition : Chef de projet digital / web
Retenez les trois verbes de cette définition, car ils décrivent vos journées réelles. Organiser : vous découpez la demande du client en tâches, vous les attribuez, vous les planifiez. Budgéter : vous chiffrez en jours-homme, vous suivez la consommation du budget semaine après semaine, vous alertez avant le dépassement, jamais après. Piloter : vous animez les réunions, vous relancez, vous arbitrez, vous rendez compte. Ce que le chef de projet ne fait pas, c'est produire lui-même : vous ne codez pas, vous ne dessinez pas les maquettes. Votre valeur, c'est que le site sorte à la date promise, au prix promis, au niveau de qualité promis. C'est un métier de tenue d'engagements, pas un métier technique. Et c'est précisément pour cela qu'on peut commencer à l'exercer dès la première année d'alternance, à condition d'avoir les réflexes que ce cours va vous donner.
Source : APEC — Référentiel des métiers cadres du numérique

Quatre employeurs, quatre quotidiens, quatre salaires

Notion clé
Quatre environnements possibles, et le choix change tout. En agence, vous pilotez cinq à quinze projets en parallèle pour des clients différents : rythme soutenu, apprentissage très rapide, salaire junior autour de trente-deux à trente-six mille euros brut annuels. C'est le meilleur terrain d'alternance : en un an, vous rencontrez plus de situations réelles qu'en trois ans ailleurs. Chez l'annonceur, c'est-à-dire l'entreprise qui possède le site, vous travaillez sur un seul produit dans la durée : moins de pression commerciale, salaires souvent supérieurs de dix pour cent, progression plus lente. En ESN, vous êtes salarié d'une société de services et détaché en mission chez un client, parfois pendant des mois : bon tremplin vers les grands comptes. En freelance, vous facturez entre trois cent cinquante et six cents euros la journée, mais vous consacrez vingt pour cent de votre temps à prospecter et vous assumez seul les impayés. Recommandation concrète : commencez en agence, envisagez l'annonceur ou le freelancing après trois à cinq ans.
Notion clé
Quatre employeurs, quatre quotidiens, quatre salaires
Quatre environnements possibles, et le choix change tout. En agence, vous pilotez cinq à quinze projets en parallèle pour des clients différents : rythme soutenu, apprentissage très rapide, salaire junior autour de trente-deux à trente-six mille euros brut annuels. C'est le meilleur terrain d'alternance : en un an, vous rencontrez plus de situations réelles qu'en trois ans ailleurs. Chez l'annonceur, c'est-à-dire l'entreprise qui possède le site, vous travaillez sur un seul produit dans la durée : moins de pression commerciale, salaires souvent supérieurs de dix pour cent, progression plus lente. En ESN, vous êtes salarié d'une société de services et détaché en mission chez un client, parfois pendant des mois : bon tremplin vers les grands comptes. En freelance, vous facturez entre trois cent cinquante et six cents euros la journée, mais vous consacrez vingt pour cent de votre temps à prospecter et vous assumez seul les impayés. Recommandation concrète : commencez en agence, envisagez l'annonceur ou le freelancing après trois à cinq ans.
Source : APEC — Baromètre de la rémunération des cadres

Cas — Décrocher une alternance en agence, de bout en bout

Cas concret
Déroulons le cas complet d'une étudiante qui cherche son alternance de chef de projet à Lyon. Situation : deux cents candidatures génériques envoyées, zéro réponse. Actions. Un : sur LinkedIn, elle ouvre la recherche, tape « agence web », clique sur le filtre Lieux, saisit Lyon, puis filtre les entreprises de dix à cinquante salariés : elle obtient une liste de vingt agences. Deux : pour chacune, elle identifie le directeur ou la directrice de production, pas le service recrutement. Trois : elle envoie ce message, mot pour mot : « Bonjour, je prépare un titre RNCP en alternance. J'ai cadré et chiffré un projet de site vitrine que je peux vous présenter en dix minutes. Auriez-vous quinze minutes cette semaine ? » Quatre : elle joint un portfolio d'une page créé gratuitement dans Notion et mis en ligne via le bouton Partager, puis Publier sur le web. Résultat : sur vingt messages personnalisés, six réponses, quatre entretiens, une signature en trois semaines. La leçon tient en une phrase : vingt candidatures travaillées battent deux cents candidatures copiées-collées.
Cas concret
Cas — Décrocher une alternance en agence, de bout en bout
Déroulons le cas complet d'une étudiante qui cherche son alternance de chef de projet à Lyon. Situation : deux cents candidatures génériques envoyées, zéro réponse. Actions. Un : sur LinkedIn, elle ouvre la recherche, tape « agence web », clique sur le filtre Lieux, saisit Lyon, puis filtre les entreprises de dix à cinquante salariés : elle obtient une liste de vingt agences. Deux : pour chacune, elle identifie le directeur ou la directrice de production, pas le service recrutement. Trois : elle envoie ce message, mot pour mot : « Bonjour, je prépare un titre RNCP en alternance. J'ai cadré et chiffré un projet de site vitrine que je peux vous présenter en dix minutes. Auriez-vous quinze minutes cette semaine ? » Quatre : elle joint un portfolio d'une page créé gratuitement dans Notion et mis en ligne via le bouton Partager, puis Publier sur le web. Résultat : sur vingt messages personnalisés, six réponses, quatre entretiens, une signature en trois semaines. La leçon tient en une phrase : vingt candidatures travaillées battent deux cents candidatures copiées-collées.

Un marché tiré par l'équipement web des entreprises françaises

Économétrie

Plus les entreprises s'équipent, plus il faut de chefs de projet pour piloter leurs sites.

Entreprises disposant d'un site web (%)
100%75%50%25%0% 68.0% TPE (1-9 salariés) 84.0% PME (10-249 salariés) 96.0% ETI et GE (250 et +)
Source : France Num / Insee · Baromètre France Num · 2025
47 %
TPE-PME confiant leur site à un prestataire externe
+11 pts
Progression de l'équipement web des TPE depuis 2020
Lisez ce graphique comme un carnet de commandes. Soixante-huit pour cent des TPE françaises disposent d'un site web, quatre-vingt-quatre pour cent des PME, quatre-vingt-seize pour cent des grandes entreprises. Deux enseignements concrets pour vous. Premier enseignement : le tiers de TPE encore non équipées constitue le vivier de prospection des agences locales, donc vos futurs projets de sites vitrines, exactement le type de projet que nous chiffrerons en deuxième partie. Deuxième enseignement : près d'une TPE-PME sur deux confie son site à un prestataire externe ; le travail passe donc par des agences, précisément là où vous chercherez votre alternance. Ajoutez la progression de onze points de l'équipement des TPE depuis 2020 : le flux de créations, de refontes, de mises en conformité et de contrats de maintenance est structurel, pas conjoncturel. Ce métier ne manque pas de travail ; il manque de professionnels capables de tenir les engagements.
Données
Un marché tiré par l'équipement web des entreprises françaises
Lisez ce graphique comme un carnet de commandes. Soixante-huit pour cent des TPE françaises disposent d'un site web, quatre-vingt-quatre pour cent des PME, quatre-vingt-seize pour cent des grandes entreprises. Deux enseignements concrets pour vous. Premier enseignement : le tiers de TPE encore non équipées constitue le vivier de prospection des agences locales, donc vos futurs projets de sites vitrines, exactement le type de projet que nous chiffrerons en deuxième partie. Deuxième enseignement : près d'une TPE-PME sur deux confie son site à un prestataire externe ; le travail passe donc par des agences, précisément là où vous chercherez votre alternance. Ajoutez la progression de onze points de l'équipement des TPE depuis 2020 : le flux de créations, de refontes, de mises en conformité et de contrats de maintenance est structurel, pas conjoncturel. Ce métier ne manque pas de travail ; il manque de professionnels capables de tenir les engagements.

À retenir — Employeurs, salaires et marché

À retenir

À retenir

Récapitulons cette première sous-partie en quatre points opérationnels. Un : pour apprendre vite, visez l'agence ; la multiplicité des projets vous exposera en un an à plus de situations réelles que n'importe quel autre environnement. Deux : connaissez les chiffres pour négocier, trente-deux à trente-six mille euros brut en junior agence, un taux journalier de trois cent cinquante à six cents euros en freelance après quelques années d'expérience. Trois : le flux d'affaires vient des TPE-PME françaises qui s'équipent et externalisent ; c'est ce qui garantit le carnet de commandes des agences qui vous recruteront. Quatre : pour décrocher l'alternance, appliquez la méthode du cas pratique, vingt cibles identifiées sur LinkedIn, un message de quatre phrases, un portfolio Notion publié gratuitement. La prochaine sous-partie passe aux règles légales que vous appliquerez en poste, projet après projet.
À retenir
À retenir — Employeurs, salaires et marché
Récapitulons cette première sous-partie en quatre points opérationnels. Un : pour apprendre vite, visez l'agence ; la multiplicité des projets vous exposera en un an à plus de situations réelles que n'importe quel autre environnement. Deux : connaissez les chiffres pour négocier, trente-deux à trente-six mille euros brut en junior agence, un taux journalier de trois cent cinquante à six cents euros en freelance après quelques années d'expérience. Trois : le flux d'affaires vient des TPE-PME françaises qui s'équipent et externalisent ; c'est ce qui garantit le carnet de commandes des agences qui vous recruteront. Quatre : pour décrocher l'alternance, appliquez la méthode du cas pratique, vingt cibles identifiées sur LinkedIn, un message de quatre phrases, un portfolio Notion publié gratuitement. La prochaine sous-partie passe aux règles légales que vous appliquerez en poste, projet après projet.

RGPD : votre checklist avant chaque mise en ligne

Notion clé
Le RGPD n'est pas un chapitre de droit, c'est une checklist que vous déroulerez avant chaque mise en ligne. Concrètement, voici les gestes. Un : ouvrez chaque formulaire du site et vérifiez que la case de consentement existe et qu'elle est décochée par défaut ; une case pré-cochée est illégale. Deux : sous chaque formulaire, contrôlez la mention obligatoire : pourquoi les données sont collectées, combien de temps elles sont conservées, qui contacter pour les supprimer. Trois : téléchargez gratuitement le modèle de registre des traitements sur le site de la CNIL, c'est un simple tableur, et ajoutez une ligne par formulaire : données collectées, finalité, durée de conservation. Quatre : si le projet utilise un outil d'emailing ou un hébergeur, vérifiez que le contrat contient une clause de sous-traitance RGPD ; demandez-la par écrit au prestataire si elle manque. Quinze minutes par projet, et vous protégez votre employeur d'un contrôle douloureux. C'est le chef de projet qui déroule cette liste, personne d'autre ne le fera.
Notion clé
RGPD : votre checklist avant chaque mise en ligne
Le RGPD n'est pas un chapitre de droit, c'est une checklist que vous déroulerez avant chaque mise en ligne. Concrètement, voici les gestes. Un : ouvrez chaque formulaire du site et vérifiez que la case de consentement existe et qu'elle est décochée par défaut ; une case pré-cochée est illégale. Deux : sous chaque formulaire, contrôlez la mention obligatoire : pourquoi les données sont collectées, combien de temps elles sont conservées, qui contacter pour les supprimer. Trois : téléchargez gratuitement le modèle de registre des traitements sur le site de la CNIL, c'est un simple tableur, et ajoutez une ligne par formulaire : données collectées, finalité, durée de conservation. Quatre : si le projet utilise un outil d'emailing ou un hébergeur, vérifiez que le contrat contient une clause de sous-traitance RGPD ; demandez-la par écrit au prestataire si elle manque. Quinze minutes par projet, et vous protégez votre employeur d'un contrôle douloureux. C'est le chef de projet qui déroule cette liste, personne d'autre ne le fera.
Sources : CNIL — Guide RGPD du développeur · CNIL — Modèle de registre des traitements

Cookies, mentions légales, accessibilité : quoi installer, quoi écrire

Notion clé
Trois chantiers concrets sur chaque site. D'abord le bandeau cookies : la règle CNIL est simple, refuser doit être aussi facile qu'accepter, donc deux boutons de même niveau, et aucun cookie de mesure ou de publicité déposé avant le clic. Deux solutions selon le budget : tarteaucitron point js, gratuit et open source, que le développeur intègre en déclarant chaque service ; ou Axeptio, solution française payante autour de trente euros par mois, avec une interface d'administration sans code, adaptée aux clients qui veulent de l'autonomie. Ensuite les mentions légales, obligatoires sur tout site français : raison sociale de l'éditeur, adresse, nom du directeur de publication, coordonnées de l'hébergeur. Gardez un modèle prêt à remplir, cinq minutes par projet. Enfin l'accessibilité, cadrée par le référentiel RGAA : pour vérifier le contraste d'un texte, faites clic droit, Inspecter, cliquez sur la valeur de couleur dans les styles, et Chrome affiche le ratio de contraste ; il doit atteindre au moins quatre virgule cinq pour un. Ces trois vérifications figurent dans votre checklist de mise en ligne, que nous verrons en partie deux.
Notion clé
Cookies, mentions légales, accessibilité : quoi installer, quoi écrire
Trois chantiers concrets sur chaque site. D'abord le bandeau cookies : la règle CNIL est simple, refuser doit être aussi facile qu'accepter, donc deux boutons de même niveau, et aucun cookie de mesure ou de publicité déposé avant le clic. Deux solutions selon le budget : tarteaucitron point js, gratuit et open source, que le développeur intègre en déclarant chaque service ; ou Axeptio, solution française payante autour de trente euros par mois, avec une interface d'administration sans code, adaptée aux clients qui veulent de l'autonomie. Ensuite les mentions légales, obligatoires sur tout site français : raison sociale de l'éditeur, adresse, nom du directeur de publication, coordonnées de l'hébergeur. Gardez un modèle prêt à remplir, cinq minutes par projet. Enfin l'accessibilité, cadrée par le référentiel RGAA : pour vérifier le contraste d'un texte, faites clic droit, Inspecter, cliquez sur la valeur de couleur dans les styles, et Chrome affiche le ratio de contraste ; il doit atteindre au moins quatre virgule cinq pour un. Ces trois vérifications figurent dans votre checklist de mise en ligne, que nous verrons en partie deux.
Sources : CNIL — Cookies et traceurs : que dit la loi ? · DINUM — Référentiel général d'amélioration de l'accessibilité (RGAA)

Cas — Mettre un site client en conformité en une journée

Cas concret
Situation réelle type : une PME cliente possède un site WordPress sans bandeau cookies, avec un formulaire de contact sans consentement, et Google Analytics qui se déclenche dès l'arrivée. Le client a reçu un courrier d'avocat d'un concurrent et panique. Actions, dans l'ordre. Un : audit de trente minutes, on liste quatre non-conformités dans un tableur. Deux : dans WordPress, menu Extensions, bouton Ajouter une extension, recherche « tarteaucitron », Installer maintenant, puis Activer ; dans les réglages de l'extension, on déclare Google Analytics comme service soumis à consentement, ce qui bloque son déclenchement avant le clic. Trois : dans le formulaire créé avec Contact Form 7, on ajoute la balise d'acceptation avec ce texte : « J'accepte que mes données soient utilisées pour traiter ma demande. Elles sont conservées douze mois. » Quatre : on crée la page Mentions légales depuis le modèle de l'agence et on la lie dans le pied de page. Cinq : on ajoute une ligne au registre des traitements. Résultat : une journée facturée quatre cent cinquante euros, un client conforme et rassuré, et un contrat de maintenance signé dans la foulée.
Cas concret
Cas — Mettre un site client en conformité en une journée
Situation réelle type : une PME cliente possède un site WordPress sans bandeau cookies, avec un formulaire de contact sans consentement, et Google Analytics qui se déclenche dès l'arrivée. Le client a reçu un courrier d'avocat d'un concurrent et panique. Actions, dans l'ordre. Un : audit de trente minutes, on liste quatre non-conformités dans un tableur. Deux : dans WordPress, menu Extensions, bouton Ajouter une extension, recherche « tarteaucitron », Installer maintenant, puis Activer ; dans les réglages de l'extension, on déclare Google Analytics comme service soumis à consentement, ce qui bloque son déclenchement avant le clic. Trois : dans le formulaire créé avec Contact Form 7, on ajoute la balise d'acceptation avec ce texte : « J'accepte que mes données soient utilisées pour traiter ma demande. Elles sont conservées douze mois. » Quatre : on crée la page Mentions légales depuis le modèle de l'agence et on la lie dans le pied de page. Cinq : on ajoute une ligne au registre des traitements. Résultat : une journée facturée quatre cent cinquante euros, un client conforme et rassuré, et un contrat de maintenance signé dans la foulée.

Sanctions CNIL : ce qui coûte vraiment

Vigilance
  • Amende : jusqu'à 4 % du CA mondial
  • Cookies avant consentement : sanction fréquente
  • Mise en demeure publique = réputation détruite
  • Votre protection : alerter par écrit
Prenez la mesure du risque, car c'est vous qui serez en première ligne. Le RGPD prévoit des amendes jusqu'à quatre pour cent du chiffre d'affaires mondial, et la CNIL a déjà sanctionné lourdement de grands acteurs pour des cookies déposés avant consentement : cent millions d'euros pour Google et trente-cinq millions pour Amazon en décembre 2020. Pour une PME, la sanction typique est plus modeste mais la mise en demeure publique, elle, détruit la réputation locale : votre client boulanger ou avocat ne s'en relève pas commercialement. Votre réflexe professionnel, à graver dès maintenant : si un client refuse la mise en conformité pour des raisons de coût, vous ne portez pas la décision à sa place, mais vous l'actez par écrit. Un email simple : « Nous vous avons signalé les non-conformités suivantes ; vous avez choisi de reporter leur correction. » Ce mail vous protège, protège votre agence, et neuf fois sur dix, il fait changer le client d'avis.
Vigilance
Sanctions CNIL : ce qui coûte vraiment
Prenez la mesure du risque, car c'est vous qui serez en première ligne. Le RGPD prévoit des amendes jusqu'à quatre pour cent du chiffre d'affaires mondial, et la CNIL a déjà sanctionné lourdement de grands acteurs pour des cookies déposés avant consentement : cent millions d'euros pour Google et trente-cinq millions pour Amazon en décembre 2020. Pour une PME, la sanction typique est plus modeste mais la mise en demeure publique, elle, détruit la réputation locale : votre client boulanger ou avocat ne s'en relève pas commercialement. Votre réflexe professionnel, à graver dès maintenant : si un client refuse la mise en conformité pour des raisons de coût, vous ne portez pas la décision à sa place, mais vous l'actez par écrit. Un email simple : « Nous vous avons signalé les non-conformités suivantes ; vous avez choisi de reporter leur correction. » Ce mail vous protège, protège votre agence, et neuf fois sur dix, il fait changer le client d'avis.
Source : CNIL — Sanctions cookies, délibérations de décembre 2020

À retenir — Le cadre légal en poste

À retenir

À retenir

Ce qu'il faut emporter de cette sous-partie tient en quatre réflexes. Premier réflexe : le RGPD se traite comme une checklist opérationnelle de quinze minutes avant chaque mise en ligne, cases de consentement décochées, mentions sous les formulaires, ligne ajoutée au registre CNIL. Deuxième réflexe : un bandeau cookies n'est conforme que si le refus est aussi simple que l'acceptation et qu'aucun traceur ne part avant le clic. Troisième réflexe : vous connaissez désormais les deux solutions et leurs coûts réels, tarteaucitron point js gratuit et open source, Axeptio autour de trente euros mensuels pour les clients qui veulent une interface d'administration. Quatrième réflexe, le plus important pour votre carrière : quand un client refuse une correction de conformité, vous actez son refus par écrit, avec la date. Vous n'êtes pas juriste, mais vous êtes le dernier maillon avant la mise en ligne. Passons maintenant à votre place dans l'organisation.
À retenir
À retenir — Le cadre légal en poste
Ce qu'il faut emporter de cette sous-partie tient en quatre réflexes. Premier réflexe : le RGPD se traite comme une checklist opérationnelle de quinze minutes avant chaque mise en ligne, cases de consentement décochées, mentions sous les formulaires, ligne ajoutée au registre CNIL. Deuxième réflexe : un bandeau cookies n'est conforme que si le refus est aussi simple que l'acceptation et qu'aucun traceur ne part avant le clic. Troisième réflexe : vous connaissez désormais les deux solutions et leurs coûts réels, tarteaucitron point js gratuit et open source, Axeptio autour de trente euros mensuels pour les clients qui veulent une interface d'administration. Quatrième réflexe, le plus important pour votre carrière : quand un client refuse une correction de conformité, vous actez son refus par écrit, avec la date. Vous n'êtes pas juriste, mais vous êtes le dernier maillon avant la mise en ligne. Passons maintenant à votre place dans l'organisation.

L'équipe projet : qui fait quoi, à qui demander quoi

Notion clé
Connaître les rôles, c'est savoir à qui poser chaque question, et c'est ce qui distingue immédiatement un professionnel d'un stagiaire. Le designer UX/UI conçoit les parcours et les maquettes dans Figma : c'est à lui que vous demandez « peut-on simplifier ce formulaire ? ». Le développeur front transforme les maquettes en écrans réels : question type, « ce composant est-il réutilisable ou refait à chaque page ? ». Le développeur back gère les données, le serveur et les connexions aux services externes : c'est lui que vous interrogez sur les temps de réponse ou une synchronisation avec l'outil de gestion du client. Le référenceur ou traffic manager pilote la visibilité : redirections, mots-clés, campagnes. Et vous, vous êtes le liant : vous ne produisez rien, mais vous arbitrez, vous protégez le planning et vous portez la relation client. Erreur classique du débutant à ne jamais commettre : demander au développeur front un correctif de base de données. Vous perdez du temps et votre crédibilité. Apprenez la carte des rôles dès la première semaine.
Notion clé
L'équipe projet : qui fait quoi, à qui demander quoi
Connaître les rôles, c'est savoir à qui poser chaque question, et c'est ce qui distingue immédiatement un professionnel d'un stagiaire. Le designer UX/UI conçoit les parcours et les maquettes dans Figma : c'est à lui que vous demandez « peut-on simplifier ce formulaire ? ». Le développeur front transforme les maquettes en écrans réels : question type, « ce composant est-il réutilisable ou refait à chaque page ? ». Le développeur back gère les données, le serveur et les connexions aux services externes : c'est lui que vous interrogez sur les temps de réponse ou une synchronisation avec l'outil de gestion du client. Le référenceur ou traffic manager pilote la visibilité : redirections, mots-clés, campagnes. Et vous, vous êtes le liant : vous ne produisez rien, mais vous arbitrez, vous protégez le planning et vous portez la relation client. Erreur classique du débutant à ne jamais commettre : demander au développeur front un correctif de base de données. Vous perdez du temps et votre crédibilité. Apprenez la carte des rôles dès la première semaine.

Les instances : qui décide quoi, et quand

Notion clé
Un projet se pilote dans quatre rendez-vous, et vous animez les quatre. Le kick-off, en tout début de projet : une heure pour valider le périmètre, les jalons et surtout le circuit de validation côté client, c'est-à-dire une question à poser mot pour mot : « Qui, chez vous, a le pouvoir de valider les maquettes, et en combien de jours ouvrés ? » Cette réponse conditionne tout le planning. Le weekly interne, trente minutes avec l'équipe de production : chacun annonce ce qui est fait, ce qui est en cours, ce qui bloque ; vous levez les blocages dans la journée. Le comité client, souvent toutes les deux semaines : vous présentez l'avancement, vous obtenez les validations, vous actez les demandes nouvelles. Le comité de pilotage, ou copil, réunit les décideurs pour les sujets lourds : dépassement de budget, décalage de jalon, changement de périmètre. Règle d'or transversale : toute décision prise dans une de ces instances est confirmée par écrit dans les vingt-quatre heures. Une décision non écrite n'existe pas, et c'est toujours le chef de projet qui paie l'ambiguïté.
Notion clé
Les instances : qui décide quoi, et quand
Un projet se pilote dans quatre rendez-vous, et vous animez les quatre. Le kick-off, en tout début de projet : une heure pour valider le périmètre, les jalons et surtout le circuit de validation côté client, c'est-à-dire une question à poser mot pour mot : « Qui, chez vous, a le pouvoir de valider les maquettes, et en combien de jours ouvrés ? » Cette réponse conditionne tout le planning. Le weekly interne, trente minutes avec l'équipe de production : chacun annonce ce qui est fait, ce qui est en cours, ce qui bloque ; vous levez les blocages dans la journée. Le comité client, souvent toutes les deux semaines : vous présentez l'avancement, vous obtenez les validations, vous actez les demandes nouvelles. Le comité de pilotage, ou copil, réunit les décideurs pour les sujets lourds : dépassement de budget, décalage de jalon, changement de périmètre. Règle d'or transversale : toute décision prise dans une de ces instances est confirmée par écrit dans les vingt-quatre heures. Une décision non écrite n'existe pas, et c'est toujours le chef de projet qui paie l'ambiguïté.

Cas — Le client court-circuite votre développeur

Cas concret
Situation vécue dans toutes les agences. Le client appelle directement votre développeur, lui demande « un petit changement de rien du tout » sur la page d'accueil. Le développeur, serviable, s'exécute : une journée de travail non chiffrée, et le jalon de fin de semaine saute. Vous découvrez tout le vendredi. Actions. Un : vous parlez au développeur, sans reproche, avec cette phrase : « Tu as bien fait de vouloir aider ; la prochaine fois, tu réponds au client que tu transmets sa demande au chef de projet, et tu me préviens dans la foulée. » Deux : vous écrivez au client, mot pour mot : « Pour garantir vos délais et la fiabilité du chiffrage, toute demande passe par moi. Votre demande de vendredi représente une journée de travail : je vous propose de l'intégrer au lot deux, ou de la traiter en avenant. Quelle option préférez-vous ? » Trois : au comité suivant, vous faites acter le circuit unique de demandes. Résultat : le client garde un canal, le développeur est protégé, et chaque demande redevient chiffrée. Aucun conflit, deux emails, un rappel de processus.
Cas concret
Cas — Le client court-circuite votre développeur
Situation vécue dans toutes les agences. Le client appelle directement votre développeur, lui demande « un petit changement de rien du tout » sur la page d'accueil. Le développeur, serviable, s'exécute : une journée de travail non chiffrée, et le jalon de fin de semaine saute. Vous découvrez tout le vendredi. Actions. Un : vous parlez au développeur, sans reproche, avec cette phrase : « Tu as bien fait de vouloir aider ; la prochaine fois, tu réponds au client que tu transmets sa demande au chef de projet, et tu me préviens dans la foulée. » Deux : vous écrivez au client, mot pour mot : « Pour garantir vos délais et la fiabilité du chiffrage, toute demande passe par moi. Votre demande de vendredi représente une journée de travail : je vous propose de l'intégrer au lot deux, ou de la traiter en avenant. Quelle option préférez-vous ? » Trois : au comité suivant, vous faites acter le circuit unique de demandes. Résultat : le client garde un canal, le développeur est protégé, et chaque demande redevient chiffrée. Aucun conflit, deux emails, un rappel de processus.

Panorama : vos interlocuteurs au quotidien

Panorama
Prenons de la hauteur sur l'ensemble de vos interlocuteurs, car votre semaine type les traverse tous. Le client, d'abord : il décide et il paie ; votre travail consiste à le tenir informé avant qu'il ne demande. La direction de votre agence ensuite : elle regarde la marge de vos projets ; quand vous consommez plus de jours que vendus, c'est elle que vous alertez en premier. L'équipe de production, créa et développeurs : vous la protégez des sollicitations directes et vous lui donnez de la visibilité sur la semaine. Les prestataires externes, hébergeur, rédacteur, photographe, freelance en renfort : vous les briefez par écrit et vous suivez leurs livraisons comme des jalons à part entière. Enfin la sphère administrative : devis signés avant de commencer, factures émises aux jalons, contrats archivés. Un bon chef de projet sait, pour chaque sujet qui atterrit sur son bureau, vers lequel de ces cinq mondes le router en moins d'une minute. C'est cette fluidité de routage qui fait dire d'un pilote qu'il est fiable.
Panorama
Panorama : vos interlocuteurs au quotidien
Prenons de la hauteur sur l'ensemble de vos interlocuteurs, car votre semaine type les traverse tous. Le client, d'abord : il décide et il paie ; votre travail consiste à le tenir informé avant qu'il ne demande. La direction de votre agence ensuite : elle regarde la marge de vos projets ; quand vous consommez plus de jours que vendus, c'est elle que vous alertez en premier. L'équipe de production, créa et développeurs : vous la protégez des sollicitations directes et vous lui donnez de la visibilité sur la semaine. Les prestataires externes, hébergeur, rédacteur, photographe, freelance en renfort : vous les briefez par écrit et vous suivez leurs livraisons comme des jalons à part entière. Enfin la sphère administrative : devis signés avant de commencer, factures émises aux jalons, contrats archivés. Un bon chef de projet sait, pour chaque sujet qui atterrit sur son bureau, vers lequel de ces cinq mondes le router en moins d'une minute. C'est cette fluidité de routage qui fait dire d'un pilote qu'il est fiable.

À retenir — Votre place dans l'organisation

À retenir

À retenir

Quatre acquis à emporter de cette sous-partie. Un : apprenez la carte des rôles dès votre première semaine, designer pour les parcours, développeur front pour les écrans, développeur back pour les données, référenceur pour la visibilité ; poser la bonne question à la bonne personne est votre premier gage de crédibilité. Deux : au kick-off, verrouillez le circuit de validation client avec la question exacte du cours, qui valide et en combien de jours ; c'est la variable cachée de tous les plannings. Trois : aucune décision n'existe tant qu'elle n'est pas écrite ; confirmez tout par email sous vingt-quatre heures. Quatre : toute demande client passe par vous, et vous savez désormais recadrer un court-circuit sans conflit, avec les deux emails du cas pratique. La première partie s'achève : vous connaissez le terrain, les règles et votre position. Place aux missions réelles du quotidien.
À retenir
À retenir — Votre place dans l'organisation
Quatre acquis à emporter de cette sous-partie. Un : apprenez la carte des rôles dès votre première semaine, designer pour les parcours, développeur front pour les écrans, développeur back pour les données, référenceur pour la visibilité ; poser la bonne question à la bonne personne est votre premier gage de crédibilité. Deux : au kick-off, verrouillez le circuit de validation client avec la question exacte du cours, qui valide et en combien de jours ; c'est la variable cachée de tous les plannings. Trois : aucune décision n'existe tant qu'elle n'est pas écrite ; confirmez tout par email sous vingt-quatre heures. Quatre : toute demande client passe par vous, et vous savez désormais recadrer un court-circuit sans conflit, avec les deux emails du cas pratique. La première partie s'achève : vous connaissez le terrain, les règles et votre position. Place aux missions réelles du quotidien.
Partie 2 sur 3
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Les missions réelles du quotidien : cadrer, piloter, livrer
METIER-CHEF-DE-PROJET-DIGITAL-WEB · Séance 1 · Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environ...

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
Cahier des charges
expression issue du droit administratif français du XIXe siècle
Document contractuel qui décrit les besoins fonctionnels, les contraintes techniques, les contenus, les délais et le budget d'un projet, et qui engage le prestataire comme le client : tout ce qui n'y figure pas est un avenant.
Le cahier des charges est votre document le plus important, et voici pourquoi en termes très concrets : c'est lui qui décide, en cas de désaccord, si une demande du client est comprise dans le prix ou facturée en plus. La dernière phrase de la définition est votre bouclier professionnel : tout ce qui n'y figure pas est un avenant. Dans la pratique, un cahier des charges de site vitrine tient en cinq à dix pages : objectif du site, liste des pages, fonctionnalités précises, qui fournit chaque contenu, contraintes techniques et d'hébergement, planning avec jalons, budget et conditions de paiement. Ne confondez pas avec le brief, qui est la matière brute recueillie chez le client : le cahier des charges en est la version structurée, validée et signée. Réflexe de professionnel : aucun projet ne démarre sans cahier des charges signé, même chez un client pressé, surtout chez un client pressé. Dix jours de travail sans signature, c'est dix jours que votre agence risque de ne jamais facturer.
Définition
Définition : Cahier des charges
Le cahier des charges est votre document le plus important, et voici pourquoi en termes très concrets : c'est lui qui décide, en cas de désaccord, si une demande du client est comprise dans le prix ou facturée en plus. La dernière phrase de la définition est votre bouclier professionnel : tout ce qui n'y figure pas est un avenant. Dans la pratique, un cahier des charges de site vitrine tient en cinq à dix pages : objectif du site, liste des pages, fonctionnalités précises, qui fournit chaque contenu, contraintes techniques et d'hébergement, planning avec jalons, budget et conditions de paiement. Ne confondez pas avec le brief, qui est la matière brute recueillie chez le client : le cahier des charges en est la version structurée, validée et signée. Réflexe de professionnel : aucun projet ne démarre sans cahier des charges signé, même chez un client pressé, surtout chez un client pressé. Dix jours de travail sans signature, c'est dix jours que votre agence risque de ne jamais facturer.
Source : France Num — Comment rédiger un cahier des charges pour son site web ?

Le brief client : les questions qui sauvent le projet

Notion clé
Un brief raté se paie pendant des mois : voici les questions à poser, littéralement. « Quel résultat business attendez-vous du site dans un an : des appels, des devis, des ventes en ligne, combien ? » Cette question transforme un projet flou en objectif mesurable. « Qui sont vos clients et comment vous trouvent-ils aujourd'hui ? » Vous saurez si le trafic viendra du référencement local ou des réseaux. « Quelle est votre fourchette de budget ? » Osez-la dès le premier rendez-vous : un client qui pense en trois mille euros et une agence qui pense en quinze mille perdent leur temps ensemble ; la question posée tôt évite trois semaines de travail commercial pour rien. « Qui rédige les textes et fournit les photos ? » C'est la cause numéro un des retards de sites vitrines : si le client dit « nous », inscrivez une date limite de remise des contenus dans le cahier des charges, avec décalage automatique du planning en cas de retard. Et enfin la question du circuit de validation, vue en partie une. Sortez de chaque brief avec ces réponses écrites, relues au client en fin de réunion.
Notion clé
Le brief client : les questions qui sauvent le projet
Un brief raté se paie pendant des mois : voici les questions à poser, littéralement. « Quel résultat business attendez-vous du site dans un an : des appels, des devis, des ventes en ligne, combien ? » Cette question transforme un projet flou en objectif mesurable. « Qui sont vos clients et comment vous trouvent-ils aujourd'hui ? » Vous saurez si le trafic viendra du référencement local ou des réseaux. « Quelle est votre fourchette de budget ? » Osez-la dès le premier rendez-vous : un client qui pense en trois mille euros et une agence qui pense en quinze mille perdent leur temps ensemble ; la question posée tôt évite trois semaines de travail commercial pour rien. « Qui rédige les textes et fournit les photos ? » C'est la cause numéro un des retards de sites vitrines : si le client dit « nous », inscrivez une date limite de remise des contenus dans le cahier des charges, avec décalage automatique du planning en cas de retard. Et enfin la question du circuit de validation, vue en partie une. Sortez de chaque brief avec ces réponses écrites, relues au client en fin de réunion.

Chiffrer en jours-homme : la méthode pas à pas

Notion clé
Le chiffrage est la compétence qui fait le plus peur aux débutants, alors que la méthode tient en cinq gestes. Premier geste : découpez le projet en lots, par exemple maquettes, intégration, développement, contenus, recette, mise en ligne. Deuxième geste : dans chaque lot, listez les tâches et demandez à chaque producteur d'estimer les siennes en demi-journées ; jamais plus fin, c'est illusoire, jamais plus gros, c'est invérifiable. Troisième geste : additionnez et ajoutez quinze à vingt pour cent de marge pour risques ; ce n'est pas du confort, c'est la couverture statistique des imprévus, il y en a toujours. Quatrième geste : ajoutez la gestion de projet, votre propre temps, environ quinze pour cent du total production ; les débutants l'oublient et offrent leur travail. Cinquième geste : multipliez par le tarif jour de votre structure, entre trois cent cinquante et six cents euros hors taxes selon les agences et les régions. Vous obtenez un devis défendable ligne par ligne, ce qui change tout en négociation : quand le client demande une remise, vous retirez du périmètre, pas de la marge.
Notion clé
Chiffrer en jours-homme : la méthode pas à pas
Le chiffrage est la compétence qui fait le plus peur aux débutants, alors que la méthode tient en cinq gestes. Premier geste : découpez le projet en lots, par exemple maquettes, intégration, développement, contenus, recette, mise en ligne. Deuxième geste : dans chaque lot, listez les tâches et demandez à chaque producteur d'estimer les siennes en demi-journées ; jamais plus fin, c'est illusoire, jamais plus gros, c'est invérifiable. Troisième geste : additionnez et ajoutez quinze à vingt pour cent de marge pour risques ; ce n'est pas du confort, c'est la couverture statistique des imprévus, il y en a toujours. Quatrième geste : ajoutez la gestion de projet, votre propre temps, environ quinze pour cent du total production ; les débutants l'oublient et offrent leur travail. Cinquième geste : multipliez par le tarif jour de votre structure, entre trois cent cinquante et six cents euros hors taxes selon les agences et les régions. Vous obtenez un devis défendable ligne par ligne, ce qui change tout en négociation : quand le client demande une remise, vous retirez du périmètre, pas de la marge.

Cas — Chiffrage complet d'un site vitrine, ligne par ligne

Cas concret
Appliquons la méthode sur un cas réel type : une menuiserie veut un site vitrine de huit pages sous WordPress pour générer des demandes de devis. Découpage et estimations recueillies auprès de l'équipe : maquettes, trois jours ; intégration WordPress des huit pages, quatre jours ; formulaire de devis avec pièces jointes, deux jours ; intégration des contenus fournis par le client, un jour ; recette et corrections, un jour ; mise en ligne et conformité RGPD, une demi-journée. Total production : onze jours et demi. Ajoutons la gestion de projet, un jour et demi, soit treize jours. La marge de risque est ici intégrée dans les estimations de l'équipe, qui a l'habitude de ce type de projet. Au tarif de quatre cent cinquante euros la journée, le devis sort à cinq mille huit cent cinquante euros hors taxes. Côté client, il faut ajouter l'hébergement, par exemple o2switch, hébergeur français autour de quatre-vingt-sept euros par an, et le nom de domaine, une douzaine d'euros. Le devis part avec le détail des lots : le client voit ce qu'il paie, et vous pouvez défendre chaque ligne. Il signe sous huit jours.
Cas concret
Cas — Chiffrage complet d'un site vitrine, ligne par ligne
Appliquons la méthode sur un cas réel type : une menuiserie veut un site vitrine de huit pages sous WordPress pour générer des demandes de devis. Découpage et estimations recueillies auprès de l'équipe : maquettes, trois jours ; intégration WordPress des huit pages, quatre jours ; formulaire de devis avec pièces jointes, deux jours ; intégration des contenus fournis par le client, un jour ; recette et corrections, un jour ; mise en ligne et conformité RGPD, une demi-journée. Total production : onze jours et demi. Ajoutons la gestion de projet, un jour et demi, soit treize jours. La marge de risque est ici intégrée dans les estimations de l'équipe, qui a l'habitude de ce type de projet. Au tarif de quatre cent cinquante euros la journée, le devis sort à cinq mille huit cent cinquante euros hors taxes. Côté client, il faut ajouter l'hébergement, par exemple o2switch, hébergeur français autour de quatre-vingt-sept euros par an, et le nom de domaine, une douzaine d'euros. Le devis part avec le détail des lots : le client voit ce qu'il paie, et vous pouvez défendre chaque ligne. Il signe sous huit jours.

À retenir — Cadrer un projet

À retenir

À retenir

Quatre règles de cadrage à emporter. Première règle : aucun projet ne démarre sans cahier des charges signé ; ce document décide seul de ce qui est compris dans le prix et de ce qui devient avenant. Deuxième règle : au brief, posez tôt les deux questions inconfortables, la fourchette de budget et la fourniture des contenus ; ce sont elles qui tuent ou sauvent les plannings. Troisième règle : chiffrez avec la méthode des cinq gestes, découpage en lots, estimation en demi-journées par les producteurs eux-mêmes, marge de quinze à vingt pour cent, gestion de projet à quinze pour cent, multiplication par le tarif jour, trois cent cinquante à six cents euros selon la structure. Quatrième règle : un devis détaillé par lots se défend ligne par ligne ; face à une demande de remise, on réduit le périmètre, jamais la marge. Vous savez cadrer. Voyons maintenant comment piloter la production au quotidien.
À retenir
À retenir — Cadrer un projet
Quatre règles de cadrage à emporter. Première règle : aucun projet ne démarre sans cahier des charges signé ; ce document décide seul de ce qui est compris dans le prix et de ce qui devient avenant. Deuxième règle : au brief, posez tôt les deux questions inconfortables, la fourchette de budget et la fourniture des contenus ; ce sont elles qui tuent ou sauvent les plannings. Troisième règle : chiffrez avec la méthode des cinq gestes, découpage en lots, estimation en demi-journées par les producteurs eux-mêmes, marge de quinze à vingt pour cent, gestion de projet à quinze pour cent, multiplication par le tarif jour, trois cent cinquante à six cents euros selon la structure. Quatrième règle : un devis détaillé par lots se défend ligne par ligne ; face à une demande de remise, on réduit le périmètre, jamais la marge. Vous savez cadrer. Voyons maintenant comment piloter la production au quotidien.

Monter le planning dans Notion, clic par clic

Notion clé
Construisons le planning dans Notion, un outil gratuit en usage individuel et facturé environ neuf euros cinquante par utilisateur et par mois en version Plus pour les équipes. Suivez les clics. Un : créez une nouvelle page, nommez-la du nom du projet. Deux : tapez la commande slash database et choisissez vue Table. Trois : créez les colonnes une par une : Tâche en texte, Responsable en personne, Statut en sélection avec les options à faire, en cours, en validation, terminé, et Échéance en date. Quatre : saisissez les tâches issues de votre chiffrage, une ligne par tâche, un seul responsable par ligne, jamais deux. Cinq : cliquez sur le bouton plus à côté du nom de la vue, ajoutez une vue Timeline : votre rétroplanning apparaît, et vous glissez les barres pour ajuster les dates. Marquez les jalons client d'une couleur dédiée : ce sont eux que vous surveillez. Alternatives selon le contexte : Trello, gratuit et suffisant pour un petit projet en tableau kanban ; Asana, gratuit jusqu'à dix utilisateurs puis environ onze euros par utilisateur ; Jira, gratuit jusqu'à dix utilisateurs, standard dans les équipes très techniques. L'outil importe moins que la règle : un planning vivant, mis à jour chaque jour, visible par toute l'équipe.
Notion clé
Monter le planning dans Notion, clic par clic
Construisons le planning dans Notion, un outil gratuit en usage individuel et facturé environ neuf euros cinquante par utilisateur et par mois en version Plus pour les équipes. Suivez les clics. Un : créez une nouvelle page, nommez-la du nom du projet. Deux : tapez la commande slash database et choisissez vue Table. Trois : créez les colonnes une par une : Tâche en texte, Responsable en personne, Statut en sélection avec les options à faire, en cours, en validation, terminé, et Échéance en date. Quatre : saisissez les tâches issues de votre chiffrage, une ligne par tâche, un seul responsable par ligne, jamais deux. Cinq : cliquez sur le bouton plus à côté du nom de la vue, ajoutez une vue Timeline : votre rétroplanning apparaît, et vous glissez les barres pour ajuster les dates. Marquez les jalons client d'une couleur dédiée : ce sont eux que vous surveillez. Alternatives selon le contexte : Trello, gratuit et suffisant pour un petit projet en tableau kanban ; Asana, gratuit jusqu'à dix utilisateurs puis environ onze euros par utilisateur ; Jira, gratuit jusqu'à dix utilisateurs, standard dans les équipes très techniques. L'outil importe moins que la règle : un planning vivant, mis à jour chaque jour, visible par toute l'équipe.

Les rituels qui tiennent un projet debout

Notion clé
Deux rituels suffisent à tenir la plupart des projets, à condition de les tenir vraiment. Le premier est le point quotidien avec l'équipe, quinze minutes, debout ou en visio, avec trois questions rituelles par personne : qu'as-tu terminé hier, que fais-tu aujourd'hui, qu'est-ce qui te bloque ? Votre seul travail ensuite : lever chaque blocage dans les vingt-quatre heures, car un développeur bloqué deux jours, c'est deux jours de budget brûlés en silence. Le second rituel est le mail d'avancement au client, chaque vendredi, avec un gabarit fixe de quatre blocs que je vous donne mot pour mot : fait cette semaine, en cours la semaine prochaine, points d'attention ou risques, décisions attendues de votre part avec date limite. Dix minutes de rédaction, et le client n'appelle plus jamais en panique le lundi. Pour objectiver le tout, faites saisir les temps passés dans Toggl Track, dont la version gratuite suffit largement à une petite équipe : c'est votre thermomètre budget, la comparaison chaque semaine entre jours consommés et jours vendus, lot par lot.
Notion clé
Les rituels qui tiennent un projet debout
Deux rituels suffisent à tenir la plupart des projets, à condition de les tenir vraiment. Le premier est le point quotidien avec l'équipe, quinze minutes, debout ou en visio, avec trois questions rituelles par personne : qu'as-tu terminé hier, que fais-tu aujourd'hui, qu'est-ce qui te bloque ? Votre seul travail ensuite : lever chaque blocage dans les vingt-quatre heures, car un développeur bloqué deux jours, c'est deux jours de budget brûlés en silence. Le second rituel est le mail d'avancement au client, chaque vendredi, avec un gabarit fixe de quatre blocs que je vous donne mot pour mot : fait cette semaine, en cours la semaine prochaine, points d'attention ou risques, décisions attendues de votre part avec date limite. Dix minutes de rédaction, et le client n'appelle plus jamais en panique le lundi. Pour objectiver le tout, faites saisir les temps passés dans Toggl Track, dont la version gratuite suffit largement à une petite équipe : c'est votre thermomètre budget, la comparaison chaque semaine entre jours consommés et jours vendus, lot par lot.

Cas — Le prestataire a cinq jours de retard

Cas concret
Situation : le développeur freelance qui réalise le module de réservation devait livrer lundi ; nous sommes jeudi, silence radio, et la recette client démarre dans dix jours. Actions, dans l'ordre exact. Un : vous appelez, vous n'écrivez pas ; l'email en premier est une fuite. Au téléphone, une question factuelle : « Où en es-tu précisément, et de quoi as-tu besoin pour finir ? » Il annonce trois jours de travail restants. Deux : vous envoyez dans l'heure l'email de cadrage, mot pour mot : « Suite à notre échange, nous actons la livraison du module au mardi 12 à 12 h. Ce jalon conditionne la recette client du 19. Conformément à notre bon de commande, un nouveau report entraînerait l'application des pénalités prévues. Merci de me confirmer par retour. » Ferme, factuel, sans agressivité, et ça crée la trace. Trois : vous prévenez le client avant que le retard ne le touche : « Un lot technique décale de trois jours ; la recette reste au 19 car nous avons réorganisé l'ordre des travaux. » Quatre : vous notez de doubler les points d'étape avec ce prestataire sur le prochain projet. Résultat : module livré le mardi, recette tenue, client jamais surpris. Le retard était réel ; la crise, elle, n'a pas eu lieu.
Cas concret
Cas — Le prestataire a cinq jours de retard
Situation : le développeur freelance qui réalise le module de réservation devait livrer lundi ; nous sommes jeudi, silence radio, et la recette client démarre dans dix jours. Actions, dans l'ordre exact. Un : vous appelez, vous n'écrivez pas ; l'email en premier est une fuite. Au téléphone, une question factuelle : « Où en es-tu précisément, et de quoi as-tu besoin pour finir ? » Il annonce trois jours de travail restants. Deux : vous envoyez dans l'heure l'email de cadrage, mot pour mot : « Suite à notre échange, nous actons la livraison du module au mardi 12 à 12 h. Ce jalon conditionne la recette client du 19. Conformément à notre bon de commande, un nouveau report entraînerait l'application des pénalités prévues. Merci de me confirmer par retour. » Ferme, factuel, sans agressivité, et ça crée la trace. Trois : vous prévenez le client avant que le retard ne le touche : « Un lot technique décale de trois jours ; la recette reste au 19 car nous avons réorganisé l'ordre des travaux. » Quatre : vous notez de doubler les points d'étape avec ce prestataire sur le prochain projet. Résultat : module livré le mardi, recette tenue, client jamais surpris. Le retard était réel ; la crise, elle, n'a pas eu lieu.

Tout par écrit : votre assurance professionnelle

Bon à savoir
  • Chaque appel important : mail de synthèse
  • Objet normé : [Projet] Décision — sujet
  • Validation client : clic tracé, pas parole
  • Un canal d'échange par projet, archivé
Un principe transversal mérite sa boîte dédiée : dans ce métier, ce qui n'est pas écrit n'existe pas. Chaque appel téléphonique important se termine par un mail de synthèse envoyé dans l'heure : « Suite à notre échange, nous avons convenu de… merci de me signaler toute divergence. » Ce mail n'est pas de la paperasse : c'est lui qui tranchera le jour où le client affirmera n'avoir jamais validé la maquette. Normez vos objets d'email : nom du projet entre crochets, la nature, décision, validation ou alerte, puis le sujet ; vos emails deviennent retrouvables en dix secondes. Les validations client se font par écrit, idéalement par un clic tracé, réponse formelle à un email listant précisément ce qui est validé. Enfin, tenez un canal unique par projet, un canal Slack dédié ou un fil d'emails avec toujours les mêmes destinataires, archivé en fin de projet. Le jour d'un litige, cette discipline vaut un avocat. Et au quotidien, elle vous fait passer pour ce que vous serez devenu : quelqu'un de fiable.
Bon à savoir
Tout par écrit : votre assurance professionnelle
Un principe transversal mérite sa boîte dédiée : dans ce métier, ce qui n'est pas écrit n'existe pas. Chaque appel téléphonique important se termine par un mail de synthèse envoyé dans l'heure : « Suite à notre échange, nous avons convenu de… merci de me signaler toute divergence. » Ce mail n'est pas de la paperasse : c'est lui qui tranchera le jour où le client affirmera n'avoir jamais validé la maquette. Normez vos objets d'email : nom du projet entre crochets, la nature, décision, validation ou alerte, puis le sujet ; vos emails deviennent retrouvables en dix secondes. Les validations client se font par écrit, idéalement par un clic tracé, réponse formelle à un email listant précisément ce qui est validé. Enfin, tenez un canal unique par projet, un canal Slack dédié ou un fil d'emails avec toujours les mêmes destinataires, archivé en fin de projet. Le jour d'un litige, cette discipline vaut un avocat. Et au quotidien, elle vous fait passer pour ce que vous serez devenu : quelqu'un de fiable.

À retenir — Piloter la production

À retenir

À retenir

Retenez quatre gestes de pilotage. Premier geste : un planning vivant dans Notion, Trello ou Asana, une ligne par tâche, un seul responsable par ligne, une vue chronologique avec les jalons client en couleur ; vous connaissez maintenant le coût réel de ces outils, de gratuit à une dizaine d'euros par utilisateur. Deuxième geste : le point quotidien de quinze minutes avec ses trois questions, et l'engagement qui va avec, tout blocage signalé est levé sous vingt-quatre heures. Troisième geste : le mail d'avancement du vendredi en quatre blocs, fait, en cours, risques, décisions attendues ; c'est lui qui remplace les appels de panique du client. Quatrième geste : face à un prestataire en retard, l'ordre est immuable, appel d'abord pour comprendre, email de cadrage daté ensuite pour tracer, information proactive du client enfin, avec un plan. Et en toile de fond, la règle d'or : rien n'existe tant que ce n'est pas écrit. Reste à livrer sans casse : c'est la prochaine sous-partie.
À retenir
À retenir — Piloter la production
Retenez quatre gestes de pilotage. Premier geste : un planning vivant dans Notion, Trello ou Asana, une ligne par tâche, un seul responsable par ligne, une vue chronologique avec les jalons client en couleur ; vous connaissez maintenant le coût réel de ces outils, de gratuit à une dizaine d'euros par utilisateur. Deuxième geste : le point quotidien de quinze minutes avec ses trois questions, et l'engagement qui va avec, tout blocage signalé est levé sous vingt-quatre heures. Troisième geste : le mail d'avancement du vendredi en quatre blocs, fait, en cours, risques, décisions attendues ; c'est lui qui remplace les appels de panique du client. Quatrième geste : face à un prestataire en retard, l'ordre est immuable, appel d'abord pour comprendre, email de cadrage daté ensuite pour tracer, information proactive du client enfin, avec un plan. Et en toile de fond, la règle d'or : rien n'existe tant que ce n'est pas écrit. Reste à livrer sans casse : c'est la prochaine sous-partie.

Le cahier de recette : le construire colonne par colonne

Notion clé
La recette, c'est la vérification systématique du site avant livraison, et son outil est d'une banalité assumée : un Google Sheets gratuit, partagé avec l'équipe et le client. Construisez-le colonne par colonne : colonne A, la page ou l'écran concerné ; colonne B, le scénario de test ; colonne C, le résultat attendu ; colonne D, le résultat constaté ; colonne E, le statut. Toute la valeur est dans la formulation des scénarios : un scénario est une action précise et vérifiable. N'écrivez jamais « tester le formulaire » ; écrivez « remplir le formulaire de devis avec une pièce jointe de 8 Mo et vérifier la réception de l'email de confirmation ». La première formulation produit un survol ; la seconde attrape le bug de limite de taille avant que le client ne le trouve. Déroulez le cahier sur trois environnements au minimum : Chrome, Safari, et un vrai téléphone, pas seulement le mode responsive du navigateur, qui masque des défauts tactiles. Cycle de vie des statuts : OK, KO, corrigé, revalidé ; un correctif non revalidé n'est pas un correctif. Comptez une ligne de recette pour chaque fonctionnalité du cahier des charges : la boucle est bouclée avec le document de cadrage.
Notion clé
Le cahier de recette : le construire colonne par colonne
La recette, c'est la vérification systématique du site avant livraison, et son outil est d'une banalité assumée : un Google Sheets gratuit, partagé avec l'équipe et le client. Construisez-le colonne par colonne : colonne A, la page ou l'écran concerné ; colonne B, le scénario de test ; colonne C, le résultat attendu ; colonne D, le résultat constaté ; colonne E, le statut. Toute la valeur est dans la formulation des scénarios : un scénario est une action précise et vérifiable. N'écrivez jamais « tester le formulaire » ; écrivez « remplir le formulaire de devis avec une pièce jointe de 8 Mo et vérifier la réception de l'email de confirmation ». La première formulation produit un survol ; la seconde attrape le bug de limite de taille avant que le client ne le trouve. Déroulez le cahier sur trois environnements au minimum : Chrome, Safari, et un vrai téléphone, pas seulement le mode responsive du navigateur, qui masque des défauts tactiles. Cycle de vie des statuts : OK, KO, corrigé, revalidé ; un correctif non revalidé n'est pas un correctif. Comptez une ligne de recette pour chaque fonctionnalité du cahier des charges : la boucle est bouclée avec le document de cadrage.

Checklist go-live : les vérifications avant le bouton

Notion clé
Le jour de la mise en ligne, on ne réfléchit pas, on déroule une checklist. La voici, dans l'ordre. Un : sauvegarde complète du site existant, fichiers et base de données, avant de toucher quoi que ce soit ; c'est votre bouton retour arrière. Deux : si le site remplace un ancien, tableau de redirections 301, chaque ancienne adresse pointant vers sa nouvelle page ; sans cela, le client perd du jour au lendemain son référencement accumulé. Trois : test réel de chaque formulaire, vous les remplissez vous-même et vous vérifiez la réception effective des emails, y compris dans les indésirables. Quatre : mesure d'audience branchée, Google Analytics 4, gratuit, via le bandeau de consentement, et le site déclaré dans Google Search Console : bouton Ajouter une propriété, saisie du domaine, validation par l'enregistrement DNS que l'hébergeur vous fournit. Cinq : HTTPS forcé sur toutes les adresses et page 404 personnalisée qui ramène vers l'accueil. Dernière règle, non technique mais absolue : on met en ligne le mardi ou le mercredi matin, jamais le vendredi après-midi, pour avoir des jours ouvrés devant soi si un problème émerge.
Notion clé
Checklist go-live : les vérifications avant le bouton
Le jour de la mise en ligne, on ne réfléchit pas, on déroule une checklist. La voici, dans l'ordre. Un : sauvegarde complète du site existant, fichiers et base de données, avant de toucher quoi que ce soit ; c'est votre bouton retour arrière. Deux : si le site remplace un ancien, tableau de redirections 301, chaque ancienne adresse pointant vers sa nouvelle page ; sans cela, le client perd du jour au lendemain son référencement accumulé. Trois : test réel de chaque formulaire, vous les remplissez vous-même et vous vérifiez la réception effective des emails, y compris dans les indésirables. Quatre : mesure d'audience branchée, Google Analytics 4, gratuit, via le bandeau de consentement, et le site déclaré dans Google Search Console : bouton Ajouter une propriété, saisie du domaine, validation par l'enregistrement DNS que l'hébergeur vous fournit. Cinq : HTTPS forcé sur toutes les adresses et page 404 personnalisée qui ramène vers l'accueil. Dernière règle, non technique mais absolue : on met en ligne le mardi ou le mercredi matin, jamais le vendredi après-midi, pour avoir des jours ouvrés devant soi si un problème émerge.

Cas — Bug critique deux heures après la mise en ligne

Cas concret
Le scénario que tout chef de projet vit un jour. Une boutique en ligne est mise en production à dix heures ; à midi, le client appelle : des acheteurs signalent que le paiement échoue. Actions, chronométrées. Douze heures cinq : vous reproduisez le bug vous-même, une commande test avec la carte de test ; l'erreur survient à l'étape du paiement, vous notez le message exact et faites une capture. Douze heures quinze : décision avec le développeur ; le correctif est incertain, donc vous choisissez le retour arrière : restauration de la sauvegarde faite le matin même, depuis l'interface de l'hébergeur, et l'ancienne version refonctionne à douze heures trente. Douze heures quarante : message au client, mot pour mot : « Un dysfonctionnement du paiement a été détecté à 12 h. L'ancienne version du site a été rétablie à 12 h 30 : vos ventes continuent. Correctif en cours, nouvelle bascule demain 9 h, je vous confirme ce soir. » Le lendemain : cause identifiée, une clé de configuration du prestataire de paiement restée en mode test ; correctif, re-recette du parcours complet, nouvelle mise en ligne. Vendredi : post-mortem d'une demi-page et ajout d'une ligne à la checklist go-live : « vérifier les clés de paiement en mode production ». C'est toute la différence entre un incident et une catastrophe : la sauvegarde du matin et un message client sans panique.
Cas concret
Cas — Bug critique deux heures après la mise en ligne
Le scénario que tout chef de projet vit un jour. Une boutique en ligne est mise en production à dix heures ; à midi, le client appelle : des acheteurs signalent que le paiement échoue. Actions, chronométrées. Douze heures cinq : vous reproduisez le bug vous-même, une commande test avec la carte de test ; l'erreur survient à l'étape du paiement, vous notez le message exact et faites une capture. Douze heures quinze : décision avec le développeur ; le correctif est incertain, donc vous choisissez le retour arrière : restauration de la sauvegarde faite le matin même, depuis l'interface de l'hébergeur, et l'ancienne version refonctionne à douze heures trente. Douze heures quarante : message au client, mot pour mot : « Un dysfonctionnement du paiement a été détecté à 12 h. L'ancienne version du site a été rétablie à 12 h 30 : vos ventes continuent. Correctif en cours, nouvelle bascule demain 9 h, je vous confirme ce soir. » Le lendemain : cause identifiée, une clé de configuration du prestataire de paiement restée en mode test ; correctif, re-recette du parcours complet, nouvelle mise en ligne. Vendredi : post-mortem d'une demi-page et ajout d'une ligne à la checklist go-live : « vérifier les clés de paiement en mode production ». C'est toute la différence entre un incident et une catastrophe : la sauvegarde du matin et un message client sans panique.

Préproduction et sauvegardes : les deux filets

Bon à savoir
  • Jamais de modification directe en production
  • Préprod = copie exacte du site réel
  • Sauvegarde automatique quotidienne chez l'hébergeur
  • Restauration testée une fois par trimestre
Deux filets de sécurité doivent exister sur chacun de vos projets, et c'est à vous de vérifier qu'ils existent, pas au développeur de s'en souvenir. Premier filet : un environnement de préproduction, c'est-à-dire une copie exacte du site sur une adresse cachée, où toutes les modifications se testent avant d'être poussées sur le site réel. La règle associée ne souffre aucune exception : on ne modifie jamais directement la production, même pour « une virgule », car la virgule d'aujourd'hui est la page blanche de demain. Second filet : des sauvegardes automatiques quotidiennes, fichiers plus base de données, activées chez l'hébergeur ; la plupart des offres sérieuses les incluent, vérifiez-le au démarrage du projet dans l'interface d'administration, rubrique sauvegardes. Et complétez par le réflexe que presque personne n'a : tester une restauration réelle une fois par trimestre. Une sauvegarde jamais restaurée est une hypothèse, pas une protection. Le cas précédent l'a montré : trente minutes de rollback tranquille valent mieux qu'une nuit de correctifs paniqués.
Bon à savoir
Préproduction et sauvegardes : les deux filets
Deux filets de sécurité doivent exister sur chacun de vos projets, et c'est à vous de vérifier qu'ils existent, pas au développeur de s'en souvenir. Premier filet : un environnement de préproduction, c'est-à-dire une copie exacte du site sur une adresse cachée, où toutes les modifications se testent avant d'être poussées sur le site réel. La règle associée ne souffre aucune exception : on ne modifie jamais directement la production, même pour « une virgule », car la virgule d'aujourd'hui est la page blanche de demain. Second filet : des sauvegardes automatiques quotidiennes, fichiers plus base de données, activées chez l'hébergeur ; la plupart des offres sérieuses les incluent, vérifiez-le au démarrage du projet dans l'interface d'administration, rubrique sauvegardes. Et complétez par le réflexe que presque personne n'a : tester une restauration réelle une fois par trimestre. Une sauvegarde jamais restaurée est une hypothèse, pas une protection. Le cas précédent l'a montré : trente minutes de rollback tranquille valent mieux qu'une nuit de correctifs paniqués.

À retenir — Recetter et mettre en ligne

À retenir

À retenir

Voici vos quatre acquis de livraison. Un : le cahier de recette est un tableur gratuit mais exigeant, chaque ligne est une action précise avec un résultat attendu, et le cycle des statuts va jusqu'à la revalidation ; un correctif non revalidé n'existe pas. Deux : on teste sur trois environnements au minimum, Chrome, Safari et un téléphone réel, parce que le mode responsive du navigateur ne montre pas tout. Trois : la mise en ligne est une checklist, sauvegarde d'abord, redirections, formulaires testés en réel, mesure d'audience et Search Console, HTTPS ; et elle se déroule un mardi ou mercredi matin, jamais un vendredi. Quatre : face au bug critique, la séquence est reproduire, décider vite entre correctif et retour arrière, informer le client avec des faits et une échéance, puis tirer la leçon en enrichissant la checklist. Vous savez désormais exécuter un projet de bout en bout. La troisième partie vous donne les outils, les scripts et les standards pour le faire au niveau d'un professionnel confirmé.
À retenir
À retenir — Recetter et mettre en ligne
Voici vos quatre acquis de livraison. Un : le cahier de recette est un tableur gratuit mais exigeant, chaque ligne est une action précise avec un résultat attendu, et le cycle des statuts va jusqu'à la revalidation ; un correctif non revalidé n'existe pas. Deux : on teste sur trois environnements au minimum, Chrome, Safari et un téléphone réel, parce que le mode responsive du navigateur ne montre pas tout. Trois : la mise en ligne est une checklist, sauvegarde d'abord, redirections, formulaires testés en réel, mesure d'audience et Search Console, HTTPS ; et elle se déroule un mardi ou mercredi matin, jamais un vendredi. Quatre : face au bug critique, la séquence est reproduire, décider vite entre correctif et retour arrière, informer le client avec des faits et une échéance, puis tirer la leçon en enrichissant la checklist. Vous savez désormais exécuter un projet de bout en bout. La troisième partie vous donne les outils, les scripts et les standards pour le faire au niveau d'un professionnel confirmé.
Partie 3 sur 3
3
Compétences, standards de performance et insertion
METIER-CHEF-DE-PROJET-DIGITAL-WEB · Séance 1 · Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environ...

Votre stack d'outils et son coût réel

Notion clé
Passons la boîte à outils en revue, avec les prix réels, car en poste on vous demandera d'arbitrer des abonnements. Pilotage : Notion, gratuit seul, environ neuf euros cinquante par utilisateur et par mois en équipe ; Jira, gratuit jusqu'à dix utilisateurs puis environ sept euros cinquante, incontournable dans les équipes de développement. Design : Figma ; vous n'aurez pas besoin de licence d'édition, la consultation et les commentaires sur les maquettes sont gratuits, et c'est exactement votre usage : commenter, pas dessiner. Communication : Slack en version gratuite limite l'historique à quatre-vingt-dix jours, la version Pro coûte environ sept euros par utilisateur ; beaucoup de clients grands comptes imposeront plutôt Teams, inclus dans leur abonnement Microsoft. Mesure d'audience : Google Analytics 4 est gratuit ; Matomo, l'alternative française appréciée des secteurs sensibles à la donnée, est gratuit auto-hébergé et démarre autour de dix-neuf euros par mois en version cloud. Capture vidéo : Loom, gratuit jusqu'à vingt-cinq vidéos, parfait pour montrer un bug ou faire valider un parcours à distance. Règle d'arbitrage à retenir : pour un projet, la version gratuite suffit presque toujours ; on paie quand l'équipe dépasse dix personnes ou que l'historique devient critique.
Notion clé
Votre stack d'outils et son coût réel
Passons la boîte à outils en revue, avec les prix réels, car en poste on vous demandera d'arbitrer des abonnements. Pilotage : Notion, gratuit seul, environ neuf euros cinquante par utilisateur et par mois en équipe ; Jira, gratuit jusqu'à dix utilisateurs puis environ sept euros cinquante, incontournable dans les équipes de développement. Design : Figma ; vous n'aurez pas besoin de licence d'édition, la consultation et les commentaires sur les maquettes sont gratuits, et c'est exactement votre usage : commenter, pas dessiner. Communication : Slack en version gratuite limite l'historique à quatre-vingt-dix jours, la version Pro coûte environ sept euros par utilisateur ; beaucoup de clients grands comptes imposeront plutôt Teams, inclus dans leur abonnement Microsoft. Mesure d'audience : Google Analytics 4 est gratuit ; Matomo, l'alternative française appréciée des secteurs sensibles à la donnée, est gratuit auto-hébergé et démarre autour de dix-neuf euros par mois en version cloud. Capture vidéo : Loom, gratuit jusqu'à vingt-cinq vidéos, parfait pour montrer un bug ou faire valider un parcours à distance. Règle d'arbitrage à retenir : pour un projet, la version gratuite suffit presque toujours ; on paie quand l'équipe dépasse dix personnes ou que l'historique devient critique.

Comprendre le technique sans coder : DevTools en trois onglets

Notion clé
Vous ne coderez pas, mais vous devez pouvoir regarder sous le capot, et le navigateur vous en donne les moyens gratuitement. Appuyez sur F12, ou faites clic droit puis Inspecter : les outils de développement s'ouvrent. Trois onglets vous concernent. L'onglet Console affiche les erreurs en rouge : quand un client signale que « le bouton ne marche pas », ouvrez la console, faites une capture de l'erreur et joignez-la au ticket ; le développeur gagnera une heure de diagnostic et vous gagnerez son respect. L'onglet Network, ou Réseau : rechargez la page avec cet onglet ouvert et triez par taille ou par durée ; vous verrez immédiatement si la lenteur vient d'une image de dix mégaoctets, cas le plus fréquent, ou d'un service externe qui ne répond pas. L'onglet Lighthouse enfin : cliquez sur Analyser le chargement de la page, et vous obtenez des scores de performance, d'accessibilité et de référencement, avec la liste des corrections proposées ; c'est votre argumentaire chiffré pour vendre au client une optimisation. L'objectif n'est jamais de réparer vous-même : c'est de qualifier le problème et de dialoguer avec le développeur en langage précis.
Notion clé
Comprendre le technique sans coder : DevTools en trois onglets
Vous ne coderez pas, mais vous devez pouvoir regarder sous le capot, et le navigateur vous en donne les moyens gratuitement. Appuyez sur F12, ou faites clic droit puis Inspecter : les outils de développement s'ouvrent. Trois onglets vous concernent. L'onglet Console affiche les erreurs en rouge : quand un client signale que « le bouton ne marche pas », ouvrez la console, faites une capture de l'erreur et joignez-la au ticket ; le développeur gagnera une heure de diagnostic et vous gagnerez son respect. L'onglet Network, ou Réseau : rechargez la page avec cet onglet ouvert et triez par taille ou par durée ; vous verrez immédiatement si la lenteur vient d'une image de dix mégaoctets, cas le plus fréquent, ou d'un service externe qui ne répond pas. L'onglet Lighthouse enfin : cliquez sur Analyser le chargement de la page, et vous obtenez des scores de performance, d'accessibilité et de référencement, avec la liste des corrections proposées ; c'est votre argumentaire chiffré pour vendre au client une optimisation. L'objectif n'est jamais de réparer vous-même : c'est de qualifier le problème et de dialoguer avec le développeur en langage précis.

Cas — Reproduire et documenter un bug comme un pro

Cas concret
Vendredi, onze heures : le client envoie « le site ne marche pas ». Le débutant transfère tel quel au développeur, qui ne peut rien en faire ; le professionnel déroule ceci. Un, qualifier, en répondant au client avec trois questions précises : « Sur quelle page exactement ? Quelle action faisiez-vous ? Sur quel navigateur et quel appareil ? » Réponse : le formulaire de devis, sur Safari, sur iPhone. Deux, reproduire : vous prenez un iPhone, vous déroulez le parcours ; effectivement, le bouton d'envoi reste grisé quand on ajoute une pièce jointe. Trois, documenter : vous filmez le parcours en trente secondes avec Loom, gratuit pour ce volume, et vous rédigez le ticket avec le gabarit en cinq champs : contexte, étapes de reproduction numérotées, résultat attendu, résultat constaté, environnement. Quatre, prioriser : formulaire de devis en panne égale perte de chiffre d'affaires directe pour le client, donc priorité critique, et un message au développeur : « Peux-tu regarder avant la fin de journée ? La vidéo et les étapes sont dans le ticket. » Résultat : bug corrigé en deux heures, client informé avant qu'il ne relance. Le même bug, transmis en « ça ne marche pas », aurait erré trois jours. Documenter, c'est piloter.
Cas concret
Cas — Reproduire et documenter un bug comme un pro
Vendredi, onze heures : le client envoie « le site ne marche pas ». Le débutant transfère tel quel au développeur, qui ne peut rien en faire ; le professionnel déroule ceci. Un, qualifier, en répondant au client avec trois questions précises : « Sur quelle page exactement ? Quelle action faisiez-vous ? Sur quel navigateur et quel appareil ? » Réponse : le formulaire de devis, sur Safari, sur iPhone. Deux, reproduire : vous prenez un iPhone, vous déroulez le parcours ; effectivement, le bouton d'envoi reste grisé quand on ajoute une pièce jointe. Trois, documenter : vous filmez le parcours en trente secondes avec Loom, gratuit pour ce volume, et vous rédigez le ticket avec le gabarit en cinq champs : contexte, étapes de reproduction numérotées, résultat attendu, résultat constaté, environnement. Quatre, prioriser : formulaire de devis en panne égale perte de chiffre d'affaires directe pour le client, donc priorité critique, et un message au développeur : « Peux-tu regarder avant la fin de journée ? La vidéo et les étapes sont dans le ticket. » Résultat : bug corrigé en deux heures, client informé avant qu'il ne relance. Le même bug, transmis en « ça ne marche pas », aurait erré trois jours. Documenter, c'est piloter.

Panorama outillage : une famille, un choix, un prix

Panorama
Vue d'ensemble pour arbitrer en situation, famille par famille. Gestion de tâches : Trello gratuit pour un projet simple en kanban ; Notion quand il faut mêler documentation et planning ; Asana pour les équipes marketing ; Jira quand les développeurs y vivent déjà, et dans ce cas c'est vous qui allez à eux, pas l'inverse. Design : Figma pour tout ce qui est maquettes d'interface, en consultation gratuite pour vous ; Canva, gratuit avec une version Pro autour de douze euros par mois, pour produire vite un visuel de réseau social ou un support de réunion sans mobiliser un designer. Recette et tests : Google Sheets gratuit pour le cahier de recette ; BrowserStack, environ vingt-neuf dollars par mois, quand il faut tester sur des dizaines de combinaisons de navigateurs et d'appareils sans les posséder. Mesure : Google Analytics 4 et Search Console gratuits, Matomo pour les contextes exigeants sur la donnée. Échanges : Slack ou Teams selon la culture du client, Loom pour remplacer une réunion par trois minutes de vidéo. Le standard de performance ici : choisir l'outil que l'équipe utilise déjà plutôt que celui que vous préférez.
Panorama
Panorama outillage : une famille, un choix, un prix
Vue d'ensemble pour arbitrer en situation, famille par famille. Gestion de tâches : Trello gratuit pour un projet simple en kanban ; Notion quand il faut mêler documentation et planning ; Asana pour les équipes marketing ; Jira quand les développeurs y vivent déjà, et dans ce cas c'est vous qui allez à eux, pas l'inverse. Design : Figma pour tout ce qui est maquettes d'interface, en consultation gratuite pour vous ; Canva, gratuit avec une version Pro autour de douze euros par mois, pour produire vite un visuel de réseau social ou un support de réunion sans mobiliser un designer. Recette et tests : Google Sheets gratuit pour le cahier de recette ; BrowserStack, environ vingt-neuf dollars par mois, quand il faut tester sur des dizaines de combinaisons de navigateurs et d'appareils sans les posséder. Mesure : Google Analytics 4 et Search Console gratuits, Matomo pour les contextes exigeants sur la donnée. Échanges : Slack ou Teams selon la culture du client, Loom pour remplacer une réunion par trois minutes de vidéo. Le standard de performance ici : choisir l'outil que l'équipe utilise déjà plutôt que celui que vous préférez.

À retenir — La boîte à outils

À retenir

À retenir

Quatre acquis sur l'outillage. Premier acquis : vous connaissez les prix réels, Notion et Jira gratuits puis sept à dix euros par utilisateur, Figma gratuit en consultation, Slack Pro à sept euros, Matomo dès dix-neuf euros, BrowserStack à vingt-neuf dollars ; et la règle d'arbitrage, la version gratuite suffit presque toujours en dessous de dix utilisateurs. Deuxième acquis : F12 est votre fenêtre sur la technique, Console pour capturer les erreurs, Network pour localiser les lenteurs, Lighthouse pour auditer en un clic ; vous ne réparez pas, vous qualifiez. Troisième acquis : face à un bug, la séquence professionnelle est qualifier avec trois questions, reproduire soi-même, filmer avec Loom, rédiger le ticket en cinq champs, prioriser selon l'impact business. Quatrième acquis : le meilleur outil est celui que l'équipe utilise déjà ; on ne dépense pas son capital politique sur un choix de logiciel. Prochaine étape : la communication, l'arme principale du métier.
À retenir
À retenir — La boîte à outils
Quatre acquis sur l'outillage. Premier acquis : vous connaissez les prix réels, Notion et Jira gratuits puis sept à dix euros par utilisateur, Figma gratuit en consultation, Slack Pro à sept euros, Matomo dès dix-neuf euros, BrowserStack à vingt-neuf dollars ; et la règle d'arbitrage, la version gratuite suffit presque toujours en dessous de dix utilisateurs. Deuxième acquis : F12 est votre fenêtre sur la technique, Console pour capturer les erreurs, Network pour localiser les lenteurs, Lighthouse pour auditer en un clic ; vous ne réparez pas, vous qualifiez. Troisième acquis : face à un bug, la séquence professionnelle est qualifier avec trois questions, reproduire soi-même, filmer avec Loom, rédiger le ticket en cinq champs, prioriser selon l'impact business. Quatrième acquis : le meilleur outil est celui que l'équipe utilise déjà ; on ne dépense pas son capital politique sur un choix de logiciel. Prochaine étape : la communication, l'arme principale du métier.

Le compte rendu qui protège : cinq blocs, pas un de plus

Notion clé
Le compte rendu de réunion est l'acte de communication le plus rentable du métier, à condition de respecter deux contraintes. La première est le délai : envoyé sous vingt-quatre heures ; au-delà, les mémoires divergent et le document perd sa force. La seconde est la structure, cinq blocs invariables. Bloc un, les décisions prises, formulées sans ambiguïté : « La maquette de la page d'accueil est validée en version 3 », pas « on avance bien sur les maquettes ». Bloc deux, les actions : qui fait quoi pour quand, une ligne par action, un prénom par ligne ; une action sans responsable et sans date est un vœu. Bloc trois, les points en attente côté client, avec dates limites : « Textes de la page Services attendus pour le 15, le planning décale d'autant en cas de retard » ; cette phrase, écrite noir sur blanc, vous évitera le grand classique du client qui retarde tout puis s'étonne du décalage. Bloc quatre, les risques, énoncés sans langue de bois. Bloc cinq, la date et l'ordre du jour du prochain rendez-vous. Terminez toujours par la formule qui verrouille : « Sans retour de votre part sous quarante-huit heures, ce compte rendu vaut validation. »
Notion clé
Le compte rendu qui protège : cinq blocs, pas un de plus
Le compte rendu de réunion est l'acte de communication le plus rentable du métier, à condition de respecter deux contraintes. La première est le délai : envoyé sous vingt-quatre heures ; au-delà, les mémoires divergent et le document perd sa force. La seconde est la structure, cinq blocs invariables. Bloc un, les décisions prises, formulées sans ambiguïté : « La maquette de la page d'accueil est validée en version 3 », pas « on avance bien sur les maquettes ». Bloc deux, les actions : qui fait quoi pour quand, une ligne par action, un prénom par ligne ; une action sans responsable et sans date est un vœu. Bloc trois, les points en attente côté client, avec dates limites : « Textes de la page Services attendus pour le 15, le planning décale d'autant en cas de retard » ; cette phrase, écrite noir sur blanc, vous évitera le grand classique du client qui retarde tout puis s'étonne du décalage. Bloc quatre, les risques, énoncés sans langue de bois. Bloc cinq, la date et l'ordre du jour du prochain rendez-vous. Terminez toujours par la formule qui verrouille : « Sans retour de votre part sous quarante-huit heures, ce compte rendu vaut validation. »

Annoncer un retard, dire non : les scripts exacts

Notion clé
Deux scripts à connaître par cœur, car vous les utiliserez des dizaines de fois. Pour annoncer un retard, la structure est fait, impact, options, choix, et voici le texte : « Le développement du module de paiement a pris quatre jours de retard, voilà le fait. L'impact : la mise en ligne prévue le 20 n'est pas tenable. Deux options : décaler la mise en ligne au 26, sans surcoût ; ou renforcer l'équipe pour tenir le 20, avec un surcoût de deux jours-homme, soit neuf cents euros. Quelle option préférez-vous ? » Remarquez la mécanique : vous n'arrivez jamais avec un problème, vous arrivez avec des faits et deux options chiffrées, et c'est le client qui choisit ; il n'est plus victime du retard, il redevient décideur. Pour dire non à une demande hors périmètre, on ne prononce jamais le mot non ; le script est : « Oui, c'est faisable. Cela représente trois jours de travail, soit mille trois cent cinquante euros, et un décalage d'une semaine. Souhaitez-vous un avenant, ou préférez-vous l'inscrire dans une phase deux ? » Le périmètre est protégé, la relation aussi. Entraînez-vous à voix haute : ces phrases doivent sortir naturellement le jour où la pression sera réelle.
Notion clé
Annoncer un retard, dire non : les scripts exacts
Deux scripts à connaître par cœur, car vous les utiliserez des dizaines de fois. Pour annoncer un retard, la structure est fait, impact, options, choix, et voici le texte : « Le développement du module de paiement a pris quatre jours de retard, voilà le fait. L'impact : la mise en ligne prévue le 20 n'est pas tenable. Deux options : décaler la mise en ligne au 26, sans surcoût ; ou renforcer l'équipe pour tenir le 20, avec un surcoût de deux jours-homme, soit neuf cents euros. Quelle option préférez-vous ? » Remarquez la mécanique : vous n'arrivez jamais avec un problème, vous arrivez avec des faits et deux options chiffrées, et c'est le client qui choisit ; il n'est plus victime du retard, il redevient décideur. Pour dire non à une demande hors périmètre, on ne prononce jamais le mot non ; le script est : « Oui, c'est faisable. Cela représente trois jours de travail, soit mille trois cent cinquante euros, et un décalage d'une semaine. Souhaitez-vous un avenant, ou préférez-vous l'inscrire dans une phase deux ? » Le périmètre est protégé, la relation aussi. Entraînez-vous à voix haute : ces phrases doivent sortir naturellement le jour où la pression sera réelle.

Cas — Client furieux au téléphone : le déroulé complet

Cas concret
Situation : le lancement du site coïncidait avec un salon professionnel du client ; le décalage d'une semaine le met en difficulté commerciale, et il appelle, furieux, en menaçant de tout arrêter. Déroulé professionnel, étape par étape. Étape un : vous écoutez sans interrompre, deux à trois minutes, en notant les faits qu'il cite ; la colère qui ne rencontre pas de résistance retombe d'elle-même. Étape deux : vous reformulez, mot pour mot : « Si je résume : le site devait être en ligne avant votre salon du 22, le décalage vous prive d'un argument commercial important, et vous doutez de notre capacité à tenir nos engagements. C'est bien cela ? » Cette phrase, à elle seule, change le ton de l'appel : il se sent entendu. Étape trois : vous ne promettez rien à chaud ; le texte exact est : « Je ne veux pas vous répondre à la légère. Je vérifie deux points avec l'équipe et je vous envoie un plan précis avant 18 h. » Étape quatre : le plan part le jour même, écrit : une version allégée du site, cinq pages essentielles, en ligne avant le salon, le reste une semaine après. Étape cinq : appel de suivi le lendemain du salon. Résultat : client conservé, et six mois plus tard, c'est lui qui recommande l'agence. Une colère bien traitée crée plus de fidélité qu'un projet sans accroc.
Cas concret
Cas — Client furieux au téléphone : le déroulé complet
Situation : le lancement du site coïncidait avec un salon professionnel du client ; le décalage d'une semaine le met en difficulté commerciale, et il appelle, furieux, en menaçant de tout arrêter. Déroulé professionnel, étape par étape. Étape un : vous écoutez sans interrompre, deux à trois minutes, en notant les faits qu'il cite ; la colère qui ne rencontre pas de résistance retombe d'elle-même. Étape deux : vous reformulez, mot pour mot : « Si je résume : le site devait être en ligne avant votre salon du 22, le décalage vous prive d'un argument commercial important, et vous doutez de notre capacité à tenir nos engagements. C'est bien cela ? » Cette phrase, à elle seule, change le ton de l'appel : il se sent entendu. Étape trois : vous ne promettez rien à chaud ; le texte exact est : « Je ne veux pas vous répondre à la légère. Je vérifie deux points avec l'équipe et je vous envoie un plan précis avant 18 h. » Étape quatre : le plan part le jour même, écrit : une version allégée du site, cinq pages essentielles, en ligne avant le salon, le reste une semaine après. Étape cinq : appel de suivi le lendemain du salon. Résultat : client conservé, et six mois plus tard, c'est lui qui recommande l'agence. Une colère bien traitée crée plus de fidélité qu'un projet sans accroc.

À retenir — Communiquer comme un pro

À retenir

À retenir

Cette sous-partie vous a donné trois armes, résumons-les. Première arme, le compte rendu en cinq blocs envoyé sous vingt-quatre heures : décisions sans ambiguïté, actions avec prénom et date, attentes côté client datées, risques énoncés franchement, prochain rendez-vous ; et la formule de verrouillage, sans retour sous quarante-huit heures, ce compte rendu vaut validation. Deuxième arme, les scripts d'annonce : jamais un problème seul, toujours le fait, son impact, deux options chiffrées en jours et en euros, et le choix laissé au client ; et pour refuser sans dire non, le oui conditionné, c'est faisable, voici le coût et le délai, avenant ou phase deux. Troisième arme, le protocole face à la colère : écouter sans interrompre, reformuler avec la phrase « si je résume », ne rien promettre à chaud, envoyer un plan écrit le jour même, rappeler pour le suivi. La communication n'est pas un talent inné dans ce métier : c'est un répertoire de gestes qui s'apprennent. Vous venez de les apprendre.
À retenir
À retenir — Communiquer comme un pro
Cette sous-partie vous a donné trois armes, résumons-les. Première arme, le compte rendu en cinq blocs envoyé sous vingt-quatre heures : décisions sans ambiguïté, actions avec prénom et date, attentes côté client datées, risques énoncés franchement, prochain rendez-vous ; et la formule de verrouillage, sans retour sous quarante-huit heures, ce compte rendu vaut validation. Deuxième arme, les scripts d'annonce : jamais un problème seul, toujours le fait, son impact, deux options chiffrées en jours et en euros, et le choix laissé au client ; et pour refuser sans dire non, le oui conditionné, c'est faisable, voici le coût et le délai, avenant ou phase deux. Troisième arme, le protocole face à la colère : écouter sans interrompre, reformuler avec la phrase « si je résume », ne rien promettre à chaud, envoyer un plan écrit le jour même, rappeler pour le suivi. La communication n'est pas un talent inné dans ce métier : c'est un répertoire de gestes qui s'apprennent. Vous venez de les apprendre.

Ce qui distingue le pro du débutant : cinq standards

Notion clé
Voici les standards de performance du métier, ceux que les directeurs de production regardent pour décider d'une embauche en fin d'alternance. Standard un : l'anticipation ; le professionnel repère le risque au moment du daily, le débutant le découvre au moment de la crise ; concrètement, chaque vendredi, le pro se pose une question rituelle : qu'est-ce qui peut faire dérailler la semaine prochaine ? Standard deux : aucun engagement sans vérification ; quand un client demande une date, le débutant répond oui pour faire plaisir, le pro répond « je vérifie avec l'équipe et je vous confirme demain matin », et sa confirmation vaut de l'or parce qu'elle est toujours tenue. Standard trois : tout est chiffré ; une demande égale un impact en jours, en euros et en risque, jamais un ressenti. Standard quatre : il rend compte avant qu'on le lui demande ; le mail du vendredi part même quand tout va bien, surtout quand tout va bien. Standard cinq : il connaît son devis et son contrat par cœur, périmètre, jalons, pénalités, conditions de paiement ; dans une négociation tendue, celui qui connaît le contrat gagne. Ces cinq standards ne demandent aucun talent : ils demandent de la discipline. C'est une excellente nouvelle, la discipline s'acquiert.
Notion clé
Ce qui distingue le pro du débutant : cinq standards
Voici les standards de performance du métier, ceux que les directeurs de production regardent pour décider d'une embauche en fin d'alternance. Standard un : l'anticipation ; le professionnel repère le risque au moment du daily, le débutant le découvre au moment de la crise ; concrètement, chaque vendredi, le pro se pose une question rituelle : qu'est-ce qui peut faire dérailler la semaine prochaine ? Standard deux : aucun engagement sans vérification ; quand un client demande une date, le débutant répond oui pour faire plaisir, le pro répond « je vérifie avec l'équipe et je vous confirme demain matin », et sa confirmation vaut de l'or parce qu'elle est toujours tenue. Standard trois : tout est chiffré ; une demande égale un impact en jours, en euros et en risque, jamais un ressenti. Standard quatre : il rend compte avant qu'on le lui demande ; le mail du vendredi part même quand tout va bien, surtout quand tout va bien. Standard cinq : il connaît son devis et son contrat par cœur, périmètre, jalons, pénalités, conditions de paiement ; dans une négociation tendue, celui qui connaît le contrat gagne. Ces cinq standards ne demandent aucun talent : ils demandent de la discipline. C'est une excellente nouvelle, la discipline s'acquiert.

Vous rendre visible : portfolio et LinkedIn, actions exactes

Notion clé
Votre visibilité professionnelle se construit avec deux outils gratuits et une discipline hebdomadaire. Le portfolio d'abord : créez une page Notion, structurez-la en trois études de cas, chacune en trois blocs, le contexte en deux phrases, vos actions en cinq puces, les résultats en chiffres ; même un projet étudiant se raconte ainsi, un site chiffré à cinq mille huit cents euros avec la méthode de ce cours est une étude de cas crédible. Pour publier : bouton Partager en haut à droite, activez Publier sur le web, copiez le lien ; deux heures de travail, coût zéro, et vous avez ce que quatre-vingt-quinze pour cent des candidats n'ont pas. LinkedIn ensuite : le titre sous votre nom ne doit pas dire « étudiant en master », mais métier plus valeur, par exemple « Chef de projet digital junior — je cadre, chiffre et livre des projets web en agence » ; c'est ce champ que le moteur de recherche des recruteurs indexe en priorité. Puis la discipline : une publication par semaine racontant une leçon concrète vécue en cours ou en alternance, et après chaque projet livré, une recommandation demandée à chaud, avec cette phrase : « Accepteriez-vous d'écrire trois lignes sur notre collaboration ? C'est le moment où c'est frais. » En un an, ce système produit plus d'opportunités que cent candidatures.
Notion clé
Vous rendre visible : portfolio et LinkedIn, actions exactes
Votre visibilité professionnelle se construit avec deux outils gratuits et une discipline hebdomadaire. Le portfolio d'abord : créez une page Notion, structurez-la en trois études de cas, chacune en trois blocs, le contexte en deux phrases, vos actions en cinq puces, les résultats en chiffres ; même un projet étudiant se raconte ainsi, un site chiffré à cinq mille huit cents euros avec la méthode de ce cours est une étude de cas crédible. Pour publier : bouton Partager en haut à droite, activez Publier sur le web, copiez le lien ; deux heures de travail, coût zéro, et vous avez ce que quatre-vingt-quinze pour cent des candidats n'ont pas. LinkedIn ensuite : le titre sous votre nom ne doit pas dire « étudiant en master », mais métier plus valeur, par exemple « Chef de projet digital junior — je cadre, chiffre et livre des projets web en agence » ; c'est ce champ que le moteur de recherche des recruteurs indexe en priorité. Puis la discipline : une publication par semaine racontant une leçon concrète vécue en cours ou en alternance, et après chaque projet livré, une recommandation demandée à chaud, avec cette phrase : « Accepteriez-vous d'écrire trois lignes sur notre collaboration ? C'est le moment où c'est frais. » En un an, ce système produit plus d'opportunités que cent candidatures.

Cas — Vos 90 premiers jours d'alternance, jalonnés

Cas concret
Terminons par le plan d'exécution de vos quatre-vingt-dix premiers jours en agence, celui qui transforme un alternant en recrue qu'on veut garder. Jours un à quinze : vous cartographiez ; qui fait quoi, quels projets sont en cours, quels outils, quels clients ; vous tenez un glossaire personnel de chaque terme inconnu, dix mots par jour, et vous assistez à tous les rituels en observateur actif, celui qui note et pose une bonne question par réunion. Jours seize à quarante-cinq : vous demandez un petit projet en autonomie surveillée, une refonte de page, une mise en conformité cookies comme dans le cas de la partie une ; vous y appliquez les gestes du cours, planning Notion, daily, mail du vendredi, cahier de recette. Jours quarante-six à quatre-vingt-dix : vous pilotez un vrai projet client de bout en bout avec votre tuteur en filet ; vous animez le kick-off, vous envoyez les comptes rendus en cinq blocs, vous tenez la checklist de mise en ligne. Pendant toute la période, un rituel non négociable : chaque vendredi, un mail de reporting à votre tuteur, fait, appris, difficultés, questions. Au jour quatre-vingt-dix, l'objectif est simple et mesurable : que l'équipe demande à vous confier le projet suivant. Être redemandé, c'est le premier indicateur de performance de votre carrière.
Cas concret
Cas — Vos 90 premiers jours d'alternance, jalonnés
Terminons par le plan d'exécution de vos quatre-vingt-dix premiers jours en agence, celui qui transforme un alternant en recrue qu'on veut garder. Jours un à quinze : vous cartographiez ; qui fait quoi, quels projets sont en cours, quels outils, quels clients ; vous tenez un glossaire personnel de chaque terme inconnu, dix mots par jour, et vous assistez à tous les rituels en observateur actif, celui qui note et pose une bonne question par réunion. Jours seize à quarante-cinq : vous demandez un petit projet en autonomie surveillée, une refonte de page, une mise en conformité cookies comme dans le cas de la partie une ; vous y appliquez les gestes du cours, planning Notion, daily, mail du vendredi, cahier de recette. Jours quarante-six à quatre-vingt-dix : vous pilotez un vrai projet client de bout en bout avec votre tuteur en filet ; vous animez le kick-off, vous envoyez les comptes rendus en cinq blocs, vous tenez la checklist de mise en ligne. Pendant toute la période, un rituel non négociable : chaque vendredi, un mail de reporting à votre tuteur, fait, appris, difficultés, questions. Au jour quatre-vingt-dix, l'objectif est simple et mesurable : que l'équipe demande à vous confier le projet suivant. Être redemandé, c'est le premier indicateur de performance de votre carrière.

Le marché de l'emploi qui vous attend

Économétrie

Salaires médians constatés pour les chefs de projet digital en France.

Salaire brut annuel médian (k€)
60%45%30%15%0% 36.0% Junior (0-2 ans) 45.0% Confirmé (3-5 ans) 54.0% Senior (6 ans et +)
Source : APEC · Baromètre de la rémunération des cadres · 2025
+8 %
Offres cadres des métiers du digital sur un an
7/10
Alternants du supérieur en emploi six mois après le diplôme
Regardons les chiffres qui vous concernent directement. Le salaire médian d'un chef de projet digital junior s'établit autour de trente-six mille euros brut annuels, monte vers quarante-cinq mille après trois à cinq ans, et dépasse cinquante mille en senior, avec des écarts selon la région et le type d'employeur que nous avons vus en première partie : ajoutez environ dix pour cent chez l'annonceur, davantage en Île-de-France. Deux chiffres complémentaires méritent votre attention. Les offres cadres du digital progressent d'environ huit pour cent sur un an : la demande reste structurellement supérieure à l'offre de profils fiables, ce qui joue pour vous en négociation. Et sept alternants du supérieur sur dix sont en emploi six mois après le diplôme, une proportion encore plus favorable dans le numérique : l'alternance est statistiquement la meilleure porte d'entrée du métier. Traduction opérationnelle de ce tableau : votre objectif de première négociation en sortie d'alternance se situe entre trente-quatre et trente-huit mille euros, à ajuster avec le portfolio et les recommandations que ce cours vous a appris à construire.
Données
Le marché de l'emploi qui vous attend
Regardons les chiffres qui vous concernent directement. Le salaire médian d'un chef de projet digital junior s'établit autour de trente-six mille euros brut annuels, monte vers quarante-cinq mille après trois à cinq ans, et dépasse cinquante mille en senior, avec des écarts selon la région et le type d'employeur que nous avons vus en première partie : ajoutez environ dix pour cent chez l'annonceur, davantage en Île-de-France. Deux chiffres complémentaires méritent votre attention. Les offres cadres du digital progressent d'environ huit pour cent sur un an : la demande reste structurellement supérieure à l'offre de profils fiables, ce qui joue pour vous en négociation. Et sept alternants du supérieur sur dix sont en emploi six mois après le diplôme, une proportion encore plus favorable dans le numérique : l'alternance est statistiquement la meilleure porte d'entrée du métier. Traduction opérationnelle de ce tableau : votre objectif de première négociation en sortie d'alternance se situe entre trente-quatre et trente-huit mille euros, à ajuster avec le portfolio et les recommandations que ce cours vous a appris à construire.

À retenir — Performer dès la première année

À retenir

À retenir

Dernier encadré du cours, le plus stratégique pour votre carrière. Un : les cinq standards de performance, anticiper chaque vendredi ce qui peut dérailler, ne jamais s'engager sans vérifier, chiffrer toute demande en jours et en euros, rendre compte avant qu'on le demande, connaître son contrat par cœur ; aucun ne demande du talent, tous demandent de la discipline. Deux : votre visibilité se construit dès maintenant, portfolio Notion gratuit en trois études de cas chiffrées, titre LinkedIn formulé en métier plus valeur, une publication par semaine, une recommandation demandée après chaque livraison. Trois : les quatre-vingt-dix jours d'alternance se jalonnent, cartographier d'abord, petit projet en autonomie ensuite, projet client complet enfin, avec le mail de reporting du vendredi comme colonne vertébrale, et un objectif unique : être redemandé. Quatre : vous connaissez les chiffres du marché, trente-six mille euros en médiane junior, et votre fourchette de négociation. Il ne reste qu'à passer à l'exercice pratique.
À retenir
À retenir — Performer dès la première année
Dernier encadré du cours, le plus stratégique pour votre carrière. Un : les cinq standards de performance, anticiper chaque vendredi ce qui peut dérailler, ne jamais s'engager sans vérifier, chiffrer toute demande en jours et en euros, rendre compte avant qu'on le demande, connaître son contrat par cœur ; aucun ne demande du talent, tous demandent de la discipline. Deux : votre visibilité se construit dès maintenant, portfolio Notion gratuit en trois études de cas chiffrées, titre LinkedIn formulé en métier plus valeur, une publication par semaine, une recommandation demandée après chaque livraison. Trois : les quatre-vingt-dix jours d'alternance se jalonnent, cartographier d'abord, petit projet en autonomie ensuite, projet client complet enfin, avec le mail de reporting du vendredi comme colonne vertébrale, et un objectif unique : être redemandé. Quatre : vous connaissez les chiffres du marché, trente-six mille euros en médiane junior, et votre fourchette de négociation. Il ne reste qu'à passer à l'exercice pratique.

Exercice — Cadrer et chiffrer un site vitrine de bout en bout

Exercice — à rendre

Consignes

Format attendu : Tableur (Excel ou Google Sheets) + PDF du cahier des charges et du compte rendu
Dépôt : Moodle, avant la séance M2
Pondération : 10 % de la note finale du cours
Passons à l'exercice, qui reproduit exactement le geste professionnel de la deuxième partie. Vous choisissez une vraie TPE autour de vous, un artisan, un commerçant, un cabinet ; pas d'entreprise fictive, l'intérêt est précisément de vous confronter à un vrai interlocuteur. Vous menez le brief avec les questions du cours, y compris les deux questions inconfortables, le budget et les contenus, et vous en tirez un compte rendu d'une page structuré en cinq blocs. Vous rédigez ensuite un mini cahier des charges de deux pages maximum, puis vous construisez le chiffrage complet dans un tableur : les lots, les tâches estimées en demi-journées, la marge de risque de quinze pour cent, la ligne de gestion de projet à quinze pour cent, et le total en euros hors taxes au tarif jour de votre choix, justifié. Enfin, vous montez le planning avec les jalons dans Notion ou Trello, capture d'écran à l'appui. Dépôt sur Moodle avant la séance M2 ; cet exercice pèse dix pour cent de la note finale, et surtout, il devient la première étude de cas de votre portfolio.
Exercice
Exercice — Cadrer et chiffrer un site vitrine de bout en bout
Passons à l'exercice, qui reproduit exactement le geste professionnel de la deuxième partie. Vous choisissez une vraie TPE autour de vous, un artisan, un commerçant, un cabinet ; pas d'entreprise fictive, l'intérêt est précisément de vous confronter à un vrai interlocuteur. Vous menez le brief avec les questions du cours, y compris les deux questions inconfortables, le budget et les contenus, et vous en tirez un compte rendu d'une page structuré en cinq blocs. Vous rédigez ensuite un mini cahier des charges de deux pages maximum, puis vous construisez le chiffrage complet dans un tableur : les lots, les tâches estimées en demi-journées, la marge de risque de quinze pour cent, la ligne de gestion de projet à quinze pour cent, et le total en euros hors taxes au tarif jour de votre choix, justifié. Enfin, vous montez le planning avec les jalons dans Notion ou Trello, capture d'écran à l'appui. Dépôt sur Moodle avant la séance M2 ; cet exercice pèse dix pour cent de la note finale, et surtout, il devient la première étude de cas de votre portfolio.

Sources & références

Bibliographie

Les références utilisées dans cette séance, à consulter pour aller plus loin.

Académique & universitaire
  • Cardon D. (2019) — Culture numérique , Presses de Sciences Po
Livresque (Dunod prio)
  • Maes J., Debois F. (2019) — La boîte à outils du chef de projet , Dunod
Presse / synthèse
  • Stratégies (2026) — Les métiers du digital en agence
  • BDM (2026) — Enquête sur les métiers du web
Webographie officielle
  • CNIL — Guide RGPD du développeur ; Cookies et traceurs : que dit la loi ?
  • France Num — Baromètre France Num 2025
  • APEC — Baromètre de la rémunération des cadres 2025
  • DINUM — Référentiel général d'amélioration de l'accessibilité (RGAA)
  • Dares — InserJeunes — insertion des alternants 2025
Un mot sur les sources de cette séance, car un chef de projet cite les siennes. Les données de marché proviennent du Baromètre France Num, l'observatoire public de la transformation numérique des entreprises, et les salaires du baromètre de l'APEC, l'association pour l'emploi des cadres : deux références que vous pouvez consulter librement en ligne et réutiliser dans vos propres argumentaires. Le cadre légal s'appuie directement sur les publications de la CNIL, notamment le guide RGPD du développeur et les règles applicables aux cookies, ainsi que sur le référentiel d'accessibilité RGAA publié par la direction interministérielle du numérique. Pour prolonger la réflexion sur la culture professionnelle du numérique, l'ouvrage de Dominique Cardon aux Presses de Sciences Po reste la meilleure porte d'entrée, et la boîte à outils du chef de projet chez Dunod constitue un compagnon pratique utile pendant l'alternance. Enfin, la presse spécialisée, Stratégies et BDM, vous servira de veille hebdomadaire sur les évolutions du secteur.
Sources
Sources & références
Un mot sur les sources de cette séance, car un chef de projet cite les siennes. Les données de marché proviennent du Baromètre France Num, l'observatoire public de la transformation numérique des entreprises, et les salaires du baromètre de l'APEC, l'association pour l'emploi des cadres : deux références que vous pouvez consulter librement en ligne et réutiliser dans vos propres argumentaires. Le cadre légal s'appuie directement sur les publications de la CNIL, notamment le guide RGPD du développeur et les règles applicables aux cookies, ainsi que sur le référentiel d'accessibilité RGAA publié par la direction interministérielle du numérique. Pour prolonger la réflexion sur la culture professionnelle du numérique, l'ouvrage de Dominique Cardon aux Presses de Sciences Po reste la meilleure porte d'entrée, et la boîte à outils du chef de projet chez Dunod constitue un compagnon pratique utile pendant l'alternance. Enfin, la presse spécialisée, Stratégies et BDM, vous servira de veille hebdomadaire sur les évolutions du secteur.

Acronymes du cours

Annexe
CDCCahier des charges
CDPChef de projet
CMSContent Management System (ex. WordPress)
ESNEntreprise de services du numérique
GA4Google Analytics 4
JHJour-homme, unité de charge de travail
KPIKey Performance Indicator, indicateur clé
MEPMise en production (mise en ligne)
MOAMaîtrise d'ouvrage, le client
MOEMaîtrise d'œuvre, le réalisateur
RGAARéférentiel général d'amélioration de l'accessibilité
RGPDRèglement général sur la protection des données
TJMTaux journalier moyen (freelance)
TMATierce maintenance applicative
Prenez une minute pour ancrer ces acronymes, car ils constituent la langue courante des réunions auxquelles vous participerez dès la première semaine. Trois couples méritent une attention particulière. MOA et MOE d'abord : la maîtrise d'ouvrage, c'est le client, celui qui exprime le besoin et paie ; la maîtrise d'œuvre, c'est celui qui réalise, votre agence ; toute la relation contractuelle se joue entre ces deux rôles. JH et TJM ensuite : le jour-homme mesure la charge de travail, le taux journalier moyen mesure son prix ; vous avez manipulé les deux dans le chiffrage du site vitrine. MEP et TMA enfin : la mise en production est le moment de vérité que nous avons sécurisé avec la checklist, et la tierce maintenance applicative est le contrat qui prolonge la relation client après la livraison, souvent la partie la plus rentable de l'activité d'une agence. Les autres sigles se fixeront naturellement avec la pratique.
Acronymes
Acronymes du cours
Prenez une minute pour ancrer ces acronymes, car ils constituent la langue courante des réunions auxquelles vous participerez dès la première semaine. Trois couples méritent une attention particulière. MOA et MOE d'abord : la maîtrise d'ouvrage, c'est le client, celui qui exprime le besoin et paie ; la maîtrise d'œuvre, c'est celui qui réalise, votre agence ; toute la relation contractuelle se joue entre ces deux rôles. JH et TJM ensuite : le jour-homme mesure la charge de travail, le taux journalier moyen mesure son prix ; vous avez manipulé les deux dans le chiffrage du site vitrine. MEP et TMA enfin : la mise en production est le moment de vérité que nous avons sécurisé avec la checklist, et la tierce maintenance applicative est le contrat qui prolonge la relation client après la livraison, souvent la partie la plus rentable de l'activité d'une agence. Les autres sigles se fixeront naturellement avec la pratique.

Lexique technique

Annexe
AvenantModification contractuelle du périmètre, chiffrée et signée
BacklogListe ordonnée des tâches restant à réaliser
JalonDate clé contractuelle marquant une étape validée
Kick-offRéunion de lancement officiel du projet
LivrableRésultat concret remis au client (maquette, site, rapport)
PréproductionCopie du site où l'on teste avant la mise en ligne
RecetteVérification systématique du site avant livraison
Redirection 301Renvoi permanent d'une ancienne adresse vers la nouvelle
RétroplanningPlanning construit à rebours depuis la date de livraison
RollbackRetour à la version précédente après un incident
Scope creepDérive du périmètre par petites demandes non chiffrées
TicketFiche décrivant une tâche ou un bug à traiter
Ce lexique rassemble les termes que vous entendrez quotidiennement, et trois d'entre eux méritent un commentaire d'usage. Le scope creep, d'abord : cette dérive du périmètre par accumulation de petites demandes jamais chiffrées est la première cause de projets déficitaires ; votre parade, vous la connaissez désormais, c'est le oui conditionné avec avenant. Le jalon, ensuite : ce n'est pas une simple date de planning, c'est un engagement contractuel qui déclenche souvent une facturation ; quand un jalon glisse, c'est la trésorerie de votre agence qui glisse avec lui, d'où l'importance des alertes précoces. Le rollback, enfin : vous l'avez vu en action dans le cas du bug de paiement, c'est la manœuvre qui transforme une catastrophe potentielle en incident maîtrisé, et elle n'est possible que si la sauvegarde a été faite avant la bascule. Relisez ce lexique avant votre premier entretien d'alternance : employer ces termes à bon escient est un signal fort de maturité professionnelle.
Lexique
Lexique technique
Ce lexique rassemble les termes que vous entendrez quotidiennement, et trois d'entre eux méritent un commentaire d'usage. Le scope creep, d'abord : cette dérive du périmètre par accumulation de petites demandes jamais chiffrées est la première cause de projets déficitaires ; votre parade, vous la connaissez désormais, c'est le oui conditionné avec avenant. Le jalon, ensuite : ce n'est pas une simple date de planning, c'est un engagement contractuel qui déclenche souvent une facturation ; quand un jalon glisse, c'est la trésorerie de votre agence qui glisse avec lui, d'où l'importance des alertes précoces. Le rollback, enfin : vous l'avez vu en action dans le cas du bug de paiement, c'est la manœuvre qui transforme une catastrophe potentielle en incident maîtrisé, et elle n'est possible que si la sauvegarde a été faite avant la bascule. Relisez ce lexique avant votre premier entretien d'alternance : employer ces termes à bon escient est un signal fort de maturité professionnelle.

Auto-test de fin de séance

Validation 80 %

Dix questions auto-corrigées. Seuil de validation : 80 %.

1. Quelle est la toute première action le jour d'une mise en ligne ?
  • a. Prévenir le client que la bascule commence
  • b. Faire une sauvegarde complète, fichiers et base de données
  • c. Vérifier les redirections 301
2. Un client demande une modification directement à votre développeur. Que faites-vous ?
  • a. Rien, la demande est légitime puisqu'il paie
  • b. J'interdis au développeur de parler au client
  • c. Je rétablis par écrit le circuit unique et je propose avenant ou lot suivant
3. Quelle marge de risque ajoute-t-on à un chiffrage en jours-homme ?
  • a. Aucune si l'équipe est expérimentée
  • b. 15 à 20 %
  • c. 50 % systématiquement
4. Quand un bandeau cookies est-il conforme ?
  • a. Dès qu'un bouton Accepter est visible
  • b. Quand refuser est aussi simple qu'accepter et qu'aucun traceur ne part avant le clic
  • c. Quand les cookies publicitaires sont déposés mais anonymisés
5. Que contient le point quotidien de 15 minutes ?
  • a. Fait hier, prévu aujourd'hui, blocages
  • b. La revue détaillée du budget du projet
  • c. La présentation des maquettes au client
6. Une décision importante a été prise par téléphone. Que fait le chef de projet ?
  • a. Il la note dans son carnet personnel
  • b. Il envoie un mail de synthèse dans l'heure pour la tracer
  • c. Rien : une décision orale engage juridiquement
7. Comment formule-t-on un bon scénario de recette ?
  • a. « Tester le formulaire »
  • b. « Vérifier que le site fonctionne bien »
  • c. « Envoyer le formulaire avec une pièce jointe de 8 Mo et vérifier l'email de confirmation »
8. Comment un professionnel annonce-t-il un retard au client ?
  • a. Le plus tard possible, une fois le correctif trouvé
  • b. Tôt, avec le fait, l'impact et deux options chiffrées au choix
  • c. En minimisant : « petit décalage sans importance »
9. Quel est l'ordre de grandeur du tarif jour d'une agence web française ?
  • a. 80 à 120 € HT
  • b. 350 à 600 € HT
  • c. 2 000 à 3 000 € HT
10. Quel jour choisit-on pour une mise en ligne ?
  • a. Le vendredi après-midi, pour finir la semaine proprement
  • b. Le mardi ou mercredi matin, pour avoir des jours ouvrés devant soi
  • c. Peu importe, si la recette est terminée
Place à l'auto-test de fin de séance : dix questions, trois propositions à chaque fois, et un seuil de validation fixé à quatre-vingts pour cent, soit huit bonnes réponses. Les questions ne portent pas sur des définitions à réciter mais sur des situations de travail : la première action d'une mise en ligne, la réponse au client qui court-circuite, la marge d'un chiffrage, la conformité d'un bandeau cookies, la formulation d'un scénario de recette ou l'annonce d'un retard. Si vous hésitez sur une question, c'est le signal d'une slide à revoir avant la séance M2 : chaque justification vous indique le passage concerné. Prenez le temps de lire ces justifications même pour vos bonnes réponses, elles condensent les réflexes du cours. Bon test.
Auto-test
Auto-test de fin de séance
Place à l'auto-test de fin de séance : dix questions, trois propositions à chaque fois, et un seuil de validation fixé à quatre-vingts pour cent, soit huit bonnes réponses. Les questions ne portent pas sur des définitions à réciter mais sur des situations de travail : la première action d'une mise en ligne, la réponse au client qui court-circuite, la marge d'un chiffrage, la conformité d'un bandeau cookies, la formulation d'un scénario de recette ou l'annonce d'un retard. Si vous hésitez sur une question, c'est le signal d'une slide à revoir avant la séance M2 : chaque justification vous indique le passage concerné. Prenez le temps de lire ces justifications même pour vos bonnes réponses, elles condensent les réflexes du cours. Bon test.
Pour briller en société
«
Un projet web réussi, c'est une promesse tenue à la date dite et au prix dit ; tout le reste est une réunion qui aurait pu être un email.
Adapté librement
MARKETING & COMMUNICATION
METIER-CHEF-DE-PROJET-DIGITAL-WEB · SÉANCE 1 · BLOC RNCP

Chef de projet digital / web — Exercer le métier au quotidien — outils, situations professionnelles et évolution de carrière

Module métier 2/2 — la boîte à outils opérationnelle

Niveau
B2 — Technicien
Trimestre
T1 · Jan-Mars 2027
Bloc RNCP
RPMS · BC02
Made in
Groupe École de Commerce de Lyon
Bienvenue dans ce second module du cours métier consacré au chef de projet digital et web. Le premier module vous a présenté l'environnement, les missions et les compétences clés de ce métier. Celui-ci change complètement de registre : vous allez apprendre à faire. Nous allons ouvrir la boîte à outils réelle du chef de projet, logiciel par logiciel, avec les noms exacts, les prix constatés et la prise en main jusqu'au niveau du bouton : WordPress et Elementor pour construire, Trello, Notion, Asana et Figma pour piloter, Google Analytics 4 et Search Console pour mesurer. Puis nous traiterons de bout en bout cinq situations professionnelles réelles : une refonte de site vitrine, un brief prestataire, une recette avant mise en ligne, un incident site down et un suivi de projet hebdomadaire. Nous terminerons par les indicateurs de performance, les pratiques des meilleurs, et une sous-partie unique sur la rémunération et la carrière.
Couverture
Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environnement, missions et compétences clés
Bienvenue dans ce second module du cours métier consacré au chef de projet digital et web. Le premier module vous a présenté l'environnement, les missions et les compétences clés de ce métier. Celui-ci change complètement de registre : vous allez apprendre à faire. Nous allons ouvrir la boîte à outils réelle du chef de projet, logiciel par logiciel, avec les noms exacts, les prix constatés et la prise en main jusqu'au niveau du bouton : WordPress et Elementor pour construire, Trello, Notion, Asana et Figma pour piloter, Google Analytics 4 et Search Console pour mesurer. Puis nous traiterons de bout en bout cinq situations professionnelles réelles : une refonte de site vitrine, un brief prestataire, une recette avant mise en ligne, un incident site down et un suivi de projet hebdomadaire. Nous terminerons par les indicateurs de performance, les pratiques des meilleurs, et une sous-partie unique sur la rémunération et la carrière.

Le plan du cours

Introduction

Trois parties : les outils, les situations réelles, la performance.

1
L'environnement du métier : où vous travaillez, sous quelles règles
  • Employeurs, salaires et marché : choisir son terrain de jeu
  • Le cadre légal en poste : RGPD, cookies, accessibilité
  • Votre place dans l'organisation : équipe, instances, circuits de décision
2
Les missions réelles du quotidien : cadrer, piloter, livrer
  • Cadrer un projet : brief, cahier des charges, chiffrage
  • Piloter la production : planning, rituels, gestion des imprévus
  • Recetter et mettre en ligne : la livraison sans casse
3
Compétences, standards de performance et insertion
  • La boîte à outils du chef de projet : maîtriser sans coder
  • Communiquer comme un pro : comptes rendus, alertes, clients difficiles
  • Performer dès la première année : réflexes pro et alternance
Voici comment cette séance est organisée. La première partie est la boîte à outils proprement dite : trois familles de logiciels que vous devez savoir manipuler. D'abord la construction du site, avec WordPress, le constructeur de pages Elementor et le choix d'un hébergement chez OVHcloud ou o2switch, prix réels à l'appui. Ensuite le pilotage du projet, avec Trello, Notion, Asana et les maquettes simples dans Figma. Enfin la mesure et la vérification, avec Google Analytics 4, la Search Console et la checklist de recette multi-navigateurs. La deuxième partie plonge dans cinq situations professionnelles traitées de bout en bout, du premier constat au résultat final : refonte d'un site vitrine, brief prestataire, recette avant mise en ligne, incident site down et point projet hebdomadaire. La troisième partie vous apprend à performer : les KPI et leurs benchmarks sourcés, les pratiques des meilleurs chefs de projet, et, pour finir seulement, la rémunération et les évolutions de carrière.
Plan du cours
Le plan du cours
Voici comment cette séance est organisée. La première partie est la boîte à outils proprement dite : trois familles de logiciels que vous devez savoir manipuler. D'abord la construction du site, avec WordPress, le constructeur de pages Elementor et le choix d'un hébergement chez OVHcloud ou o2switch, prix réels à l'appui. Ensuite le pilotage du projet, avec Trello, Notion, Asana et les maquettes simples dans Figma. Enfin la mesure et la vérification, avec Google Analytics 4, la Search Console et la checklist de recette multi-navigateurs. La deuxième partie plonge dans cinq situations professionnelles traitées de bout en bout, du premier constat au résultat final : refonte d'un site vitrine, brief prestataire, recette avant mise en ligne, incident site down et point projet hebdomadaire. La troisième partie vous apprend à performer : les KPI et leurs benchmarks sourcés, les pratiques des meilleurs chefs de projet, et, pour finir seulement, la rémunération et les évolutions de carrière.

Le passé éclaire l'avenir

Timeline

Vingt ans d'outils qui ont façonné le métier.

1989
Naissance du Web
Tim Berners-Lee invente le World Wide Web au CERN
2001
Manifeste Agile
Dix-sept praticiens redéfinissent la gestion de projet logiciel
2007
iPhone et web mobile
Le mobile devient un canal incontournable des projets web
2018
Application du RGPD
La conformité des données entre dans chaque projet web
2020
Accélération digitale
Les TPE-PME françaises basculent massivement en ligne
2022
IA générative grand public
De nouveaux outils entrent dans le quotidien des équipes web
La boîte à outils du chef de projet web s'est construite en une vingtaine d'années. En 2003, WordPress naît comme simple moteur de blog : il équipe aujourd'hui plus de quatre sites sur dix dans le monde selon les relevés de W3Techs. En 2005, Google rachète Urchin et lance Google Analytics : la mesure d'audience devient gratuite et universelle. En 2011, Trello transpose sur le web le tableau Kanban issu de l'industrie : le suivi de tâches devient visuel. En 2016, Figma et Notion imposent le travail collaboratif en temps réel, pour les maquettes comme pour la documentation. En 2018, le RGPD entre en application : la conformité des données devient une étape obligatoire de tout projet. En 2020, Google lance Analytics 4, qui remplace définitivement Universal Analytics en 2023. Retenez la logique : chaque génération d'outils a déplacé le métier du technique vers la coordination. C'est exactement là que vous vous situez.
Repères
Le passé éclaire l'avenir
La boîte à outils du chef de projet web s'est construite en une vingtaine d'années. En 2003, WordPress naît comme simple moteur de blog : il équipe aujourd'hui plus de quatre sites sur dix dans le monde selon les relevés de W3Techs. En 2005, Google rachète Urchin et lance Google Analytics : la mesure d'audience devient gratuite et universelle. En 2011, Trello transpose sur le web le tableau Kanban issu de l'industrie : le suivi de tâches devient visuel. En 2016, Figma et Notion imposent le travail collaboratif en temps réel, pour les maquettes comme pour la documentation. En 2018, le RGPD entre en application : la conformité des données devient une étape obligatoire de tout projet. En 2020, Google lance Analytics 4, qui remplace définitivement Universal Analytics en 2023. Retenez la logique : chaque génération d'outils a déplacé le métier du technique vers la coordination. C'est exactement là que vous vous situez.
Partie 1 sur 3
1
La boîte à outils : les logiciels réels du chef de projet digital
METIER-CHEF-DE-PROJET-DIGITAL-WEB · Séance 1 · Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environ...

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
CMS (Content Management System)
de l'anglais content management system, « système de gestion de contenu »
Logiciel qui permet de créer, modifier et publier le contenu d'un site web sans écrire de code, via une interface d'administration.
Commençons par le terme central de cette sous-partie : le CMS, ou système de gestion de contenu. Avant les CMS, modifier un site exigeait de toucher au code : chaque changement de texte passait par un développeur. Le CMS renverse cette logique : le contenu est stocké dans une base de données, et une interface d'administration permet à un non-développeur de créer une page, publier un article ou changer une image en quelques clics. Pour un chef de projet, c'est un changement de modèle économique autant que technique : le prestataire construit la structure une fois, puis l'entreprise fait vivre le contenu elle-même, sans facturation à chaque modification. Le CMS de référence du marché est WordPress, que nous allons prendre en main immédiatement, mais la même logique vaut pour ses concurrents comme Joomla, Drupal ou les plateformes hébergées comme Wix et Shopify.
Définition
Définition : CMS (Content Management System)
Commençons par le terme central de cette sous-partie : le CMS, ou système de gestion de contenu. Avant les CMS, modifier un site exigeait de toucher au code : chaque changement de texte passait par un développeur. Le CMS renverse cette logique : le contenu est stocké dans une base de données, et une interface d'administration permet à un non-développeur de créer une page, publier un article ou changer une image en quelques clics. Pour un chef de projet, c'est un changement de modèle économique autant que technique : le prestataire construit la structure une fois, puis l'entreprise fait vivre le contenu elle-même, sans facturation à chaque modification. Le CMS de référence du marché est WordPress, que nous allons prendre en main immédiatement, mais la même logique vaut pour ses concurrents comme Joomla, Drupal ou les plateformes hébergées comme Wix et Shopify.
Sources : wordpress.org — documentation officielle · W3Techs — Usage statistics of content management systems

WordPress — prise en main du tableau de bord

Notion clé
WordPress est un logiciel libre, gratuit, sous licence GPL, qui équipe environ quarante-trois pour cent des sites web mondiaux selon les relevés continus de W3Techs. Voici la prise en main concrète. L'installation se fait en un clic depuis l'espace client de votre hébergeur, nous y reviendrons. Une fois installé, vous vous connectez à l'administration en ajoutant wp-admin à l'adresse du site. Le tableau de bord s'organise en menus dans la colonne de gauche : Pages pour les contenus fixes comme l'accueil ou la page contact, Articles pour les actualités, Apparence pour choisir le thème graphique, Extensions pour ajouter des fonctionnalités, Utilisateurs pour gérer les comptes et leurs droits. Pour créer une page, vous cliquez sur Pages, puis Ajouter, vous saisissez le titre et le contenu, et vous cliquez sur le bouton bleu Publier en haut à droite. Premier réflexe professionnel après toute installation : ouvrir Réglages puis Permaliens et choisir le format « Titre de la publication », pour obtenir des adresses lisibles, meilleures pour le référencement.
Notion clé
WordPress — prise en main du tableau de bord
WordPress est un logiciel libre, gratuit, sous licence GPL, qui équipe environ quarante-trois pour cent des sites web mondiaux selon les relevés continus de W3Techs. Voici la prise en main concrète. L'installation se fait en un clic depuis l'espace client de votre hébergeur, nous y reviendrons. Une fois installé, vous vous connectez à l'administration en ajoutant wp-admin à l'adresse du site. Le tableau de bord s'organise en menus dans la colonne de gauche : Pages pour les contenus fixes comme l'accueil ou la page contact, Articles pour les actualités, Apparence pour choisir le thème graphique, Extensions pour ajouter des fonctionnalités, Utilisateurs pour gérer les comptes et leurs droits. Pour créer une page, vous cliquez sur Pages, puis Ajouter, vous saisissez le titre et le contenu, et vous cliquez sur le bouton bleu Publier en haut à droite. Premier réflexe professionnel après toute installation : ouvrir Réglages puis Permaliens et choisir le format « Titre de la publication », pour obtenir des adresses lisibles, meilleures pour le référencement.
Sources : wordpress.org — documentation officielle · W3Techs — Usage statistics of content management systems

Elementor — construire une page sans coder

Notion clé
Elementor est un constructeur de pages, une extension qui ajoute à WordPress un éditeur visuel en glisser-déposer. La version gratuite couvre les besoins d'un site vitrine ; la version Pro, autour de cinquante-neuf dollars par an pour un site au tarif constaté chez l'éditeur, ajoute notamment les formulaires avancés et la personnalisation des en-têtes. Prise en main concrète : vous installez l'extension via Extensions puis Ajouter, vous ouvrez une page, et vous cliquez sur le bouton « Modifier avec Elementor ». L'écran se divise alors en deux : à gauche, le panneau des widgets, ces briques prêtes à l'emploi comme Titre, Éditeur de texte, Image, Bouton ou Vidéo ; à droite, votre page en rendu réel. Vous faites glisser un widget vers la page, puis vous le réglez dans les trois onglets du panneau : Contenu pour le texte, Style pour les couleurs et polices, Avancé pour les marges. En bas du panneau, l'icône d'écran permet de vérifier l'affichage mobile et tablette. Un chef de projet qui maîtrise cette mécanique corrige une page en cinq minutes sans mobiliser personne.
Notion clé
Elementor — construire une page sans coder
Elementor est un constructeur de pages, une extension qui ajoute à WordPress un éditeur visuel en glisser-déposer. La version gratuite couvre les besoins d'un site vitrine ; la version Pro, autour de cinquante-neuf dollars par an pour un site au tarif constaté chez l'éditeur, ajoute notamment les formulaires avancés et la personnalisation des en-têtes. Prise en main concrète : vous installez l'extension via Extensions puis Ajouter, vous ouvrez une page, et vous cliquez sur le bouton « Modifier avec Elementor ». L'écran se divise alors en deux : à gauche, le panneau des widgets, ces briques prêtes à l'emploi comme Titre, Éditeur de texte, Image, Bouton ou Vidéo ; à droite, votre page en rendu réel. Vous faites glisser un widget vers la page, puis vous le réglez dans les trois onglets du panneau : Contenu pour le texte, Style pour les couleurs et polices, Avancé pour les marges. En bas du panneau, l'icône d'écran permet de vérifier l'affichage mobile et tablette. Un chef de projet qui maîtrise cette mécanique corrige une page en cinq minutes sans mobiliser personne.
Source : elementor.com — site et grille tarifaire de l'éditeur

L'hébergement — OVHcloud et o2switch, prix réels

Notion clé
Un site doit être hébergé sur un serveur, et c'est souvent le chef de projet qui choisit et commande. Deux acteurs français dominent les projets de type site vitrine. o2switch, hébergeur basé à Clermont-Ferrand, propose une offre mutualisée autour de sept euros hors taxes par mois au tarif constaté, avec espace disque généreux, interface cPanel et installateur WordPress automatique. OVHcloud, à Roubaix, propose des hébergements mutualisés étagés d'environ trois à huit euros hors taxes par mois selon la gamme, gérés depuis son espace client. Ajoutez le nom de domaine : un point fr coûte de l'ordre de sept à dix euros par an chez les bureaux d'enregistrement accrédités par l'Afnic. Le certificat SSL, qui affiche le cadenas et le préfixe sécurisé, est aujourd'hui gratuit via Let's Encrypt chez ces deux hébergeurs : refusez tout devis qui le facture cher. Avant de signer, vérifiez trois points : la fréquence des sauvegardes automatiques, la qualité du support, et la localisation des données en France, un argument de conformité RGPD apprécié des clients.
Notion clé
L'hébergement — OVHcloud et o2switch, prix réels
Un site doit être hébergé sur un serveur, et c'est souvent le chef de projet qui choisit et commande. Deux acteurs français dominent les projets de type site vitrine. o2switch, hébergeur basé à Clermont-Ferrand, propose une offre mutualisée autour de sept euros hors taxes par mois au tarif constaté, avec espace disque généreux, interface cPanel et installateur WordPress automatique. OVHcloud, à Roubaix, propose des hébergements mutualisés étagés d'environ trois à huit euros hors taxes par mois selon la gamme, gérés depuis son espace client. Ajoutez le nom de domaine : un point fr coûte de l'ordre de sept à dix euros par an chez les bureaux d'enregistrement accrédités par l'Afnic. Le certificat SSL, qui affiche le cadenas et le préfixe sécurisé, est aujourd'hui gratuit via Let's Encrypt chez ces deux hébergeurs : refusez tout devis qui le facture cher. Avant de signer, vérifiez trois points : la fréquence des sauvegardes automatiques, la qualité du support, et la localisation des données en France, un argument de conformité RGPD apprécié des clients.
Sources : o2switch.fr — grille tarifaire de l'éditeur · ovhcloud.com — grille tarifaire hébergements web · Afnic — bureaux d'enregistrement et tarifs du .fr

Astuce de pro — préproduction et sauvegardes

Bon à savoir
  • Jamais de modification directe en production
  • Préproduction sur un sous-domaine dédié
  • UpdraftPlus : sauvegarde gratuite automatisée
  • Copie externalisée (Google Drive, Dropbox)
Voici l'astuce qui distingue immédiatement un professionnel d'un débutant : on ne modifie jamais directement un site en production. Les chefs de projet aguerris travaillent sur une préproduction, c'est-à-dire une copie du site installée sur un sous-domaine du type preprod point votre-site point fr, invisible du public et bloquée à l'indexation. On y teste la mise à jour, la nouvelle page ou le changement de thème, on fait valider, puis seulement on reporte en production. Deuxième réflexe : la sauvegarde automatisée. L'extension UpdraftPlus, gratuite dans sa version de base, programme une sauvegarde complète, fichiers et base de données, à la fréquence choisie, et l'envoie vers un stockage externe comme Google Drive ou Dropbox. Le point décisif : une sauvegarde stockée sur le même serveur que le site disparaît avec lui en cas d'incident. Externalisez systématiquement. Ces deux gestes coûtent zéro euro et évitent la quasi-totalité des catastrophes que nous verrons en partie deux.
Bon à savoir
Astuce de pro — préproduction et sauvegardes
Voici l'astuce qui distingue immédiatement un professionnel d'un débutant : on ne modifie jamais directement un site en production. Les chefs de projet aguerris travaillent sur une préproduction, c'est-à-dire une copie du site installée sur un sous-domaine du type preprod point votre-site point fr, invisible du public et bloquée à l'indexation. On y teste la mise à jour, la nouvelle page ou le changement de thème, on fait valider, puis seulement on reporte en production. Deuxième réflexe : la sauvegarde automatisée. L'extension UpdraftPlus, gratuite dans sa version de base, programme une sauvegarde complète, fichiers et base de données, à la fréquence choisie, et l'envoie vers un stockage externe comme Google Drive ou Dropbox. Le point décisif : une sauvegarde stockée sur le même serveur que le site disparaît avec lui en cas d'incident. Externalisez systématiquement. Ces deux gestes coûtent zéro euro et évitent la quasi-totalité des catastrophes que nous verrons en partie deux.
Source : updraftplus.com — documentation de l'éditeur

À retenir — Construire le site

À retenir

À retenir

Récapitulons cette première sous-partie. La pile de construction standard d'un site vitrine tient en trois briques dont vous connaissez maintenant le prix réel. WordPress, le CMS libre et gratuit qui équipe environ quarante-trois pour cent du web, s'administre via wp-admin et se prend en main par les menus Pages, Extensions et Apparence. Elementor ajoute l'édition visuelle en glisser-déposer, gratuite pour l'essentiel, environ cinquante-neuf dollars par an pour la version Pro sur un site. L'hébergement mutualisé chez o2switch ou OVHcloud coûte de trois à huit euros hors taxes par mois, le domaine en point fr de sept à dix euros par an, et le certificat SSL est gratuit. Un site vitrine professionnel démarre donc pour moins de cent cinquante euros de coûts techniques annuels : gardez ce chiffre en tête quand vous lirez des devis. Enfin, deux règles d'hygiène absolues : on travaille en préproduction, jamais directement en production, et on externalise des sauvegardes automatiques, par exemple avec UpdraftPlus.
À retenir
À retenir — Construire le site
Récapitulons cette première sous-partie. La pile de construction standard d'un site vitrine tient en trois briques dont vous connaissez maintenant le prix réel. WordPress, le CMS libre et gratuit qui équipe environ quarante-trois pour cent du web, s'administre via wp-admin et se prend en main par les menus Pages, Extensions et Apparence. Elementor ajoute l'édition visuelle en glisser-déposer, gratuite pour l'essentiel, environ cinquante-neuf dollars par an pour la version Pro sur un site. L'hébergement mutualisé chez o2switch ou OVHcloud coûte de trois à huit euros hors taxes par mois, le domaine en point fr de sept à dix euros par an, et le certificat SSL est gratuit. Un site vitrine professionnel démarre donc pour moins de cent cinquante euros de coûts techniques annuels : gardez ce chiffre en tête quand vous lirez des devis. Enfin, deux règles d'hygiène absolues : on travaille en préproduction, jamais directement en production, et on externalise des sauvegardes automatiques, par exemple avec UpdraftPlus.

Trello — le Kanban en pratique

Notion clé
Trello est l'outil de pilotage le plus simple à déployer, et souvent suffisant pour un projet web de taille moyenne. Son principe est le Kanban : des cartes représentant les tâches avancent de colonne en colonne jusqu'à leur achèvement. Prise en main : vous créez un tableau, puis quatre listes qui matérialisent votre flux de travail, par exemple À faire, En cours, En recette, Terminé. Vous cliquez sur « Ajouter une carte » pour créer chaque tâche : rédiger la page services, intégrer le formulaire de contact, livrer les photos. En ouvrant une carte, vous lui ajoutez une checklist d'étapes, une date limite, un membre responsable et des pièces jointes. Chacun voit en un coup d'œil où en est le projet : c'est toute la valeur de l'outil. Côté prix constatés chez l'éditeur : gratuit jusqu'à dix tableaux par espace de travail, ce qui suffit très souvent ; le plan Standard autour de cinq dollars par utilisateur et par mois ajoute les checklists avancées ; le plan Premium, autour de dix dollars, ajoute les vues calendrier et chronologie.
Notion clé
Trello — le Kanban en pratique
Trello est l'outil de pilotage le plus simple à déployer, et souvent suffisant pour un projet web de taille moyenne. Son principe est le Kanban : des cartes représentant les tâches avancent de colonne en colonne jusqu'à leur achèvement. Prise en main : vous créez un tableau, puis quatre listes qui matérialisent votre flux de travail, par exemple À faire, En cours, En recette, Terminé. Vous cliquez sur « Ajouter une carte » pour créer chaque tâche : rédiger la page services, intégrer le formulaire de contact, livrer les photos. En ouvrant une carte, vous lui ajoutez une checklist d'étapes, une date limite, un membre responsable et des pièces jointes. Chacun voit en un coup d'œil où en est le projet : c'est toute la valeur de l'outil. Côté prix constatés chez l'éditeur : gratuit jusqu'à dix tableaux par espace de travail, ce qui suffit très souvent ; le plan Standard autour de cinq dollars par utilisateur et par mois ajoute les checklists avancées ; le plan Premium, autour de dix dollars, ajoute les vues calendrier et chronologie.
Source : trello.com — documentation et grille tarifaire de l'éditeur

Notion et Asana — quel outil pour quel besoin

Notion clé
Deux autres outils dominent le pilotage de projet, avec des logiques différentes de Trello. Notion est d'abord un outil de documentation : des pages imbriquées qui accueillent comptes rendus, briefs et décisions, et des bases de données affichables en tableau, en Kanban ou en calendrier. Le plan gratuit suffit pour un usage individuel ; le plan Plus, autour de dix dollars par utilisateur et par mois au tarif constaté, ouvre la collaboration d'équipe complète. Asana, lui, est un pur outil de gestion de tâches multi-projets : chaque tâche a un responsable et une échéance, et se visualise en liste, en tableau ou en chronologie de type Gantt selon l'abonnement. Il est gratuit pour les petites équipes ; le plan Starter se situe autour de onze euros par utilisateur et par mois. Comment choisir ? Trello pour un projet simple avec un client à embarquer, Notion quand la documentation est le cœur du besoin, Asana quand vous coordonnez plusieurs projets et plusieurs personnes en parallèle.
Notion clé
Notion et Asana — quel outil pour quel besoin
Deux autres outils dominent le pilotage de projet, avec des logiques différentes de Trello. Notion est d'abord un outil de documentation : des pages imbriquées qui accueillent comptes rendus, briefs et décisions, et des bases de données affichables en tableau, en Kanban ou en calendrier. Le plan gratuit suffit pour un usage individuel ; le plan Plus, autour de dix dollars par utilisateur et par mois au tarif constaté, ouvre la collaboration d'équipe complète. Asana, lui, est un pur outil de gestion de tâches multi-projets : chaque tâche a un responsable et une échéance, et se visualise en liste, en tableau ou en chronologie de type Gantt selon l'abonnement. Il est gratuit pour les petites équipes ; le plan Starter se situe autour de onze euros par utilisateur et par mois. Comment choisir ? Trello pour un projet simple avec un client à embarquer, Notion quand la documentation est le cœur du besoin, Asana quand vous coordonnez plusieurs projets et plusieurs personnes en parallèle.
Sources : notion.com — grille tarifaire de l'éditeur · asana.com — grille tarifaire de l'éditeur

Figma — maquetter simplement pour cadrer

Notion clé
Le chef de projet n'est pas designer, mais il doit savoir produire un wireframe, une maquette fil de fer qui cadre la structure d'une page avant tout développement. Figma est l'outil de référence : il fonctionne dans le navigateur, tout le monde travaille sur le même fichier en temps réel, et l'usage léger est gratuit ; le plan professionnel se situe autour de quinze dollars par éditeur et par mois au tarif constaté. Prise en main minimale : vous créez un fichier de design, vous appuyez sur la touche F et choisissez un cadre au format Desktop dans le panneau de droite ; ce cadre représente votre page. La touche R dessine un rectangle, pour matérialiser un bandeau ou un bloc image ; la touche T pose du texte pour les titres et les boutons ; une image se glisse directement depuis votre ordinateur. Vous partagez ensuite par le bouton de partage, en donnant au client le droit de commenter mais pas de modifier : ses remarques s'épinglent directement sur la maquette, ce qui remplace des pages d'e-mails ambigus.
Notion clé
Figma — maquetter simplement pour cadrer
Le chef de projet n'est pas designer, mais il doit savoir produire un wireframe, une maquette fil de fer qui cadre la structure d'une page avant tout développement. Figma est l'outil de référence : il fonctionne dans le navigateur, tout le monde travaille sur le même fichier en temps réel, et l'usage léger est gratuit ; le plan professionnel se situe autour de quinze dollars par éditeur et par mois au tarif constaté. Prise en main minimale : vous créez un fichier de design, vous appuyez sur la touche F et choisissez un cadre au format Desktop dans le panneau de droite ; ce cadre représente votre page. La touche R dessine un rectangle, pour matérialiser un bandeau ou un bloc image ; la touche T pose du texte pour les titres et les boutons ; une image se glisse directement depuis votre ordinateur. Vous partagez ensuite par le bouton de partage, en donnant au client le droit de commenter mais pas de modifier : ses remarques s'épinglent directement sur la maquette, ce qui remplace des pages d'e-mails ambigus.
Source : figma.com — documentation et grille tarifaire de l'éditeur

Pièges de débutant — le mille-feuille d'outils

Vigilance
  • Empiler les outils : personne ne suit
  • Plan gratuit saturé en plein projet
  • Tableau non mis à jour = pilotage mensonger
  • Client jamais invité dans l'outil
Quatre pièges guettent le débutant sur le pilotage. Premier piège : le mille-feuille d'outils. Empiler Trello pour les tâches, Notion pour les notes, Asana parce que l'équipe cliente l'utilise, plus les e-mails : au bout de trois semaines, plus personne ne sait où est la vérité du projet. Choisissez un outil de référence unique et tenez-le. Deuxième piège : découvrir les limites du plan gratuit en plein projet, le onzième tableau Trello refusé ou une fonction bloquée au pire moment ; vérifiez les quotas avant le lancement, pas pendant. Troisième piège, le plus grave : le tableau qui n'est pas mis à jour. Un Kanban où les cartes datent de quinze jours est pire que pas d'outil du tout, car il donne une fausse assurance ; la mise à jour du tableau doit être un rituel quotidien de cinq minutes. Quatrième piège : garder l'outil pour soi. Un client invité sur le tableau, même en lecture seule, appelle deux fois moins pour demander où en est le projet.
Vigilance
Pièges de débutant — le mille-feuille d'outils
Quatre pièges guettent le débutant sur le pilotage. Premier piège : le mille-feuille d'outils. Empiler Trello pour les tâches, Notion pour les notes, Asana parce que l'équipe cliente l'utilise, plus les e-mails : au bout de trois semaines, plus personne ne sait où est la vérité du projet. Choisissez un outil de référence unique et tenez-le. Deuxième piège : découvrir les limites du plan gratuit en plein projet, le onzième tableau Trello refusé ou une fonction bloquée au pire moment ; vérifiez les quotas avant le lancement, pas pendant. Troisième piège, le plus grave : le tableau qui n'est pas mis à jour. Un Kanban où les cartes datent de quinze jours est pire que pas d'outil du tout, car il donne une fausse assurance ; la mise à jour du tableau doit être un rituel quotidien de cinq minutes. Quatrième piège : garder l'outil pour soi. Un client invité sur le tableau, même en lecture seule, appelle deux fois moins pour demander où en est le projet.

À retenir — Piloter le projet

À retenir

À retenir

Retenons l'essentiel du pilotage. Trello matérialise le flux de travail en Kanban : quatre listes, des cartes avec responsable, échéance et checklist ; il est gratuit jusqu'à dix tableaux par espace, autour de cinq à dix dollars par utilisateur et par mois au-delà. Notion structure la documentation vivante du projet : comptes rendus, accès, décisions, plannings en bases de données. Asana s'impose quand vous coordonnez plusieurs projets et plusieurs équipes, avec ses vues liste, tableau et chronologie. Figma, enfin, vous permet de produire vous-même des wireframes : un cadre avec la touche F, des rectangles avec R, du texte avec T, et un lien de partage en mode commentaire pour recueillir les retours du client au bon endroit. Les deux règles d'or valent plus que le choix de l'outil : une seule source de vérité par projet, annoncée à tous dès le lancement, et une mise à jour quotidienne, faute de quoi votre pilotage devient une fiction.
À retenir
À retenir — Piloter le projet
Retenons l'essentiel du pilotage. Trello matérialise le flux de travail en Kanban : quatre listes, des cartes avec responsable, échéance et checklist ; il est gratuit jusqu'à dix tableaux par espace, autour de cinq à dix dollars par utilisateur et par mois au-delà. Notion structure la documentation vivante du projet : comptes rendus, accès, décisions, plannings en bases de données. Asana s'impose quand vous coordonnez plusieurs projets et plusieurs équipes, avec ses vues liste, tableau et chronologie. Figma, enfin, vous permet de produire vous-même des wireframes : un cadre avec la touche F, des rectangles avec R, du texte avec T, et un lien de partage en mode commentaire pour recueillir les retours du client au bon endroit. Les deux règles d'or valent plus que le choix de l'outil : une seule source de vérité par projet, annoncée à tous dès le lancement, et une mise à jour quotidienne, faute de quoi votre pilotage devient une fiction.

Google Analytics 4 — installer et lire les rapports

Notion clé
Google Analytics 4, ou GA4, est l'outil gratuit de mesure d'audience de Google, standard de fait du marché. Installation concrète sur un site WordPress : vous créez un compte sur analytics point google point com, puis dans le menu Administration, vous créez une propriété et un flux de données web pour votre site ; Google vous fournit alors un identifiant de mesure. Plutôt que de coller du code, installez l'extension officielle Site Kit by Google : elle connecte le site à Analytics et à la Search Console en quelques clics de validation. Ensuite, la lecture. Le rapport Acquisition répond à la question d'où viennent les visiteurs : recherche Google, réseaux sociaux, accès directs, campagnes. Le rapport Engagement, avec Pages et écrans, montre quelles pages sont vues et combien de temps. Enfin, le geste qui change tout : marquer une conversion. Dans Administration puis Événements, vous basculez l'interrupteur « Marquer comme événement clé » sur l'événement qui compte, par exemple l'envoi du formulaire de contact. À partir de là, vous ne mesurez plus du trafic, vous mesurez des résultats.
Notion clé
Google Analytics 4 — installer et lire les rapports
Google Analytics 4, ou GA4, est l'outil gratuit de mesure d'audience de Google, standard de fait du marché. Installation concrète sur un site WordPress : vous créez un compte sur analytics point google point com, puis dans le menu Administration, vous créez une propriété et un flux de données web pour votre site ; Google vous fournit alors un identifiant de mesure. Plutôt que de coller du code, installez l'extension officielle Site Kit by Google : elle connecte le site à Analytics et à la Search Console en quelques clics de validation. Ensuite, la lecture. Le rapport Acquisition répond à la question d'où viennent les visiteurs : recherche Google, réseaux sociaux, accès directs, campagnes. Le rapport Engagement, avec Pages et écrans, montre quelles pages sont vues et combien de temps. Enfin, le geste qui change tout : marquer une conversion. Dans Administration puis Événements, vous basculez l'interrupteur « Marquer comme événement clé » sur l'événement qui compte, par exemple l'envoi du formulaire de contact. À partir de là, vous ne mesurez plus du trafic, vous mesurez des résultats.
Sources : support.google.com/analytics — documentation officielle GA4 · sitekit.withgoogle.com — extension officielle WordPress

Search Console — la visibilité dans Google

Notion clé
Là où GA4 mesure ce qui se passe sur le site, la Search Console, gratuite elle aussi, mesure ce qui se passe avant : la visibilité dans les résultats de recherche Google. Mise en place : vous vous connectez à la Search Console, vous déclarez la propriété, soit par domaine avec une validation DNS chez l'hébergeur, soit par préfixe d'URL, plus simple, notamment via Site Kit. Ensuite, deux rapports font l'essentiel de votre travail. Le rapport Performances affiche quatre chiffres pour chaque requête tapée par les internautes : les impressions, c'est-à-dire le nombre d'affichages dans les résultats, les clics, le taux de clic et la position moyenne. Le rapport Indexation des pages liste les pages que Google connaît et celles qu'il exclut, avec le motif : une page importante non indexée est un problème à traiter en priorité. Dernier geste de mise en route : soumettre le sitemap, le plan du site au format XML généré automatiquement par les extensions SEO comme Yoast ou Rank Math, dans le menu Sitemaps.
Notion clé
Search Console — la visibilité dans Google
Là où GA4 mesure ce qui se passe sur le site, la Search Console, gratuite elle aussi, mesure ce qui se passe avant : la visibilité dans les résultats de recherche Google. Mise en place : vous vous connectez à la Search Console, vous déclarez la propriété, soit par domaine avec une validation DNS chez l'hébergeur, soit par préfixe d'URL, plus simple, notamment via Site Kit. Ensuite, deux rapports font l'essentiel de votre travail. Le rapport Performances affiche quatre chiffres pour chaque requête tapée par les internautes : les impressions, c'est-à-dire le nombre d'affichages dans les résultats, les clics, le taux de clic et la position moyenne. Le rapport Indexation des pages liste les pages que Google connaît et celles qu'il exclut, avec le motif : une page importante non indexée est un problème à traiter en priorité. Dernier geste de mise en route : soumettre le sitemap, le plan du site au format XML généré automatiquement par les extensions SEO comme Yoast ou Rank Math, dans le menu Sitemaps.
Source : support.google.com/webmasters — documentation officielle Search Console

La recette — checklist multi-navigateurs

Notion clé
La recette est la vérification systématique d'un site avant sa mise en ligne, et c'est une responsabilité directe du chef de projet. L'outil de base n'est pas un logiciel : c'est une checklist tenue dans un tableur partagé, avec une ligne par vérification et des colonnes page, test, navigateur, statut, capture d'écran. Que teste-t-on ? Tous les liens du site, chaque formulaire en conditions réelles jusqu'à la réception de l'e-mail, l'absence de pages 404, le certificat SSL actif sur toutes les pages, la présence des mentions légales et du bandeau de consentement aux cookies exigé par le RGPD. Sur combien de navigateurs ? Au minimum Chrome, Safari, Firefox et Edge, car le rendu diffère réellement d'un moteur à l'autre, plus un test sur téléphone. Pour simuler les tailles d'écran, ouvrez les outils de développement du navigateur avec Contrôle Majuscule I, puis l'icône d'appareil mobile : vous basculez la page en affichage téléphone ou tablette. Complétez par un passage dans PageSpeed Insights, l'outil gratuit de Google qui note la vitesse de chargement mobile et liste les corrections prioritaires.
Notion clé
La recette — checklist multi-navigateurs
La recette est la vérification systématique d'un site avant sa mise en ligne, et c'est une responsabilité directe du chef de projet. L'outil de base n'est pas un logiciel : c'est une checklist tenue dans un tableur partagé, avec une ligne par vérification et des colonnes page, test, navigateur, statut, capture d'écran. Que teste-t-on ? Tous les liens du site, chaque formulaire en conditions réelles jusqu'à la réception de l'e-mail, l'absence de pages 404, le certificat SSL actif sur toutes les pages, la présence des mentions légales et du bandeau de consentement aux cookies exigé par le RGPD. Sur combien de navigateurs ? Au minimum Chrome, Safari, Firefox et Edge, car le rendu diffère réellement d'un moteur à l'autre, plus un test sur téléphone. Pour simuler les tailles d'écran, ouvrez les outils de développement du navigateur avec Contrôle Majuscule I, puis l'icône d'appareil mobile : vous basculez la page en affichage téléphone ou tablette. Complétez par un passage dans PageSpeed Insights, l'outil gratuit de Google qui note la vitesse de chargement mobile et liste les corrections prioritaires.
Sources : pagespeed.web.dev — outil officiel Google · CNIL — cookies et traceurs : règles applicables

Pourquoi tester plusieurs navigateurs : les parts de marché

Économétrie

Parts de marché mondiales des navigateurs, tous appareils, ordres de grandeur 2026.

Part de marché mondiale (%)
100%75%50%25%0% 65.0% Chrome 18.0% Safari 5.0% Edge 3.0% Firefox 9.0% Autres
Source : StatCounter Global Stats · Parts de marché des navigateurs, tous appareils · 2026
≈ 60 %
Part du trafic web mondial effectué sur mobile
≈ 43 %
Part des sites web mondiaux propulsés par WordPress
Ce graphique justifie, chiffres à l'appui, la recette multi-navigateurs. Selon les relevés continus de StatCounter, recoupés par les mesures de Cloudflare et de la fondation Wikimédia, Chrome domine avec environ soixante-cinq pour cent du marché mondial, tous appareils confondus. Mais regardez le reste : Safari pèse autour de dix-huit pour cent, porté par l'iPhone, Edge autour de cinq pour cent, Firefox autour de trois pour cent. Autrement dit, un site testé uniquement sous Chrome ignore environ un tiers des visiteurs réels, et notamment les utilisateurs d'iPhone, dont le moteur de rendu se comporte différemment sur les formulaires et les vidéos. Les statistiques annexes enfoncent le clou : environ soixante pour cent du trafic web mondial se fait désormais sur mobile, ce qui rend le test téléphone aussi important que le test ordinateur. Le réflexe professionnel consiste d'ailleurs à consulter, dans GA4, la répartition réelle des navigateurs et des appareils de votre propre audience : c'est elle qui hiérarchise votre plan de recette.
Données
Pourquoi tester plusieurs navigateurs : les parts de marché
Ce graphique justifie, chiffres à l'appui, la recette multi-navigateurs. Selon les relevés continus de StatCounter, recoupés par les mesures de Cloudflare et de la fondation Wikimédia, Chrome domine avec environ soixante-cinq pour cent du marché mondial, tous appareils confondus. Mais regardez le reste : Safari pèse autour de dix-huit pour cent, porté par l'iPhone, Edge autour de cinq pour cent, Firefox autour de trois pour cent. Autrement dit, un site testé uniquement sous Chrome ignore environ un tiers des visiteurs réels, et notamment les utilisateurs d'iPhone, dont le moteur de rendu se comporte différemment sur les formulaires et les vidéos. Les statistiques annexes enfoncent le clou : environ soixante pour cent du trafic web mondial se fait désormais sur mobile, ce qui rend le test téléphone aussi important que le test ordinateur. Le réflexe professionnel consiste d'ailleurs à consulter, dans GA4, la répartition réelle des navigateurs et des appareils de votre propre audience : c'est elle qui hiérarchise votre plan de recette.

À retenir — Mesurer et vérifier

À retenir

À retenir

Résumons la mesure et la vérification. Google Analytics 4, gratuit, s'installe proprement sur WordPress via l'extension officielle Site Kit ; vous y lisez trois rapports au quotidien, Temps réel, Acquisition et Engagement, et surtout vous marquez comme événement clé l'action qui compte vraiment, comme l'envoi du formulaire de contact : c'est la différence entre mesurer du trafic et mesurer des résultats. La Search Console, gratuite également, surveille votre visibilité dans Google : clics, impressions, taux de clic et position par requête, état d'indexation des pages, soumission du sitemap. Enfin, la recette avant mise en ligne s'appuie sur une checklist en tableur partagé, testée au minimum sur Chrome, Safari, Firefox et Edge plus un mobile réel, parce que le marché des navigateurs est fragmenté, comme le montre StatCounter, et qu'environ soixante pour cent du trafic est mobile. Liens, formulaires, pages 404, certificat SSL, mentions légales et consentement cookies : rien ne part en ligne sans cette passe complète.
À retenir
À retenir — Mesurer et vérifier
Résumons la mesure et la vérification. Google Analytics 4, gratuit, s'installe proprement sur WordPress via l'extension officielle Site Kit ; vous y lisez trois rapports au quotidien, Temps réel, Acquisition et Engagement, et surtout vous marquez comme événement clé l'action qui compte vraiment, comme l'envoi du formulaire de contact : c'est la différence entre mesurer du trafic et mesurer des résultats. La Search Console, gratuite également, surveille votre visibilité dans Google : clics, impressions, taux de clic et position par requête, état d'indexation des pages, soumission du sitemap. Enfin, la recette avant mise en ligne s'appuie sur une checklist en tableur partagé, testée au minimum sur Chrome, Safari, Firefox et Edge plus un mobile réel, parce que le marché des navigateurs est fragmenté, comme le montre StatCounter, et qu'environ soixante pour cent du trafic est mobile. Liens, formulaires, pages 404, certificat SSL, mentions légales et consentement cookies : rien ne part en ligne sans cette passe complète.
Partie 2 sur 3
2
Les situations professionnelles traitées de bout en bout
METIER-CHEF-DE-PROJET-DIGITAL-WEB · Séance 1 · Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environ...

La refonte en six phases

Notion clé
Une refonte de site vitrine suit toujours les six mêmes phases. Première phase, l'audit de l'existant : les données GA4 et Search Console de l'ancien site disent quelles pages sont réellement consultées et sur quelles requêtes le site est trouvé ; on ne refond pas à l'aveugle. Deuxième phase, le cadrage : objectifs mesurables, budget, planning sous forme de rétroplanning en partant de la date de mise en ligne visée. Troisième phase, la conception : l'arborescence, c'est-à-dire la liste organisée des pages, puis les maquettes Figma des gabarits principaux, validées par écrit avant toute production. Quatrième phase, la production sur WordPress et Elementor, en préproduction, jamais sur le site en ligne. Cinquième phase, la recette complète telle que nous l'avons outillée en partie un. Sixième phase, la mise en ligne : bascule, et surtout le tableau de redirections 301, qui fait pointer chaque ancienne adresse vers la nouvelle pour préserver le référencement acquis. Oublier cette dernière étape est l'erreur la plus coûteuse d'une refonte : le trafic issu de Google peut s'effondrer en quelques semaines.
Notion clé
La refonte en six phases
Une refonte de site vitrine suit toujours les six mêmes phases. Première phase, l'audit de l'existant : les données GA4 et Search Console de l'ancien site disent quelles pages sont réellement consultées et sur quelles requêtes le site est trouvé ; on ne refond pas à l'aveugle. Deuxième phase, le cadrage : objectifs mesurables, budget, planning sous forme de rétroplanning en partant de la date de mise en ligne visée. Troisième phase, la conception : l'arborescence, c'est-à-dire la liste organisée des pages, puis les maquettes Figma des gabarits principaux, validées par écrit avant toute production. Quatrième phase, la production sur WordPress et Elementor, en préproduction, jamais sur le site en ligne. Cinquième phase, la recette complète telle que nous l'avons outillée en partie un. Sixième phase, la mise en ligne : bascule, et surtout le tableau de redirections 301, qui fait pointer chaque ancienne adresse vers la nouvelle pour préserver le référencement acquis. Oublier cette dernière étape est l'erreur la plus coûteuse d'une refonte : le trafic issu de Google peut s'effondrer en quelques semaines.
Source : developers.google.com/search — documentation officielle sur les migrations de site

Cas — Refonte d'un site vitrine : l'amont

Cas concret
Situation de départ : une PME de services régionale dispose d'un site créé en 2015, illisible sur téléphone, avec une poignée de visites par jour ; la direction demande une refonte. Actions du chef de projet, dans l'ordre. D'abord l'audit : geste exact, ouvrir GA4, rapport Engagement puis Pages et écrans, régler la période sur douze mois, cliquer sur l'icône de partage pour exporter en CSV, trier par nombre de vues. Ensuite, un atelier de cadrage de deux heures avec la direction : quels clients veut-on toucher, quelle action attend-on du visiteur, appel, formulaire ou devis. Sur cette base, l'arborescence passe de quatorze pages à huit, et trois gabarits sont maquettés dans Figma : accueil, page service, page contact. Le chef de projet envoie enfin un document de cadrage d'une page : objectifs, périmètre, budget, planning en huit semaines, et le fait valider par écrit. Résultat de cette phase amont : un périmètre net, un budget accepté, des maquettes commentées puis approuvées dans Figma. Tout le reste du projet s'appuiera sur ces validations écrites.
Cas concret
Cas — Refonte d'un site vitrine : l'amont
Situation de départ : une PME de services régionale dispose d'un site créé en 2015, illisible sur téléphone, avec une poignée de visites par jour ; la direction demande une refonte. Actions du chef de projet, dans l'ordre. D'abord l'audit : geste exact, ouvrir GA4, rapport Engagement puis Pages et écrans, régler la période sur douze mois, cliquer sur l'icône de partage pour exporter en CSV, trier par nombre de vues. Ensuite, un atelier de cadrage de deux heures avec la direction : quels clients veut-on toucher, quelle action attend-on du visiteur, appel, formulaire ou devis. Sur cette base, l'arborescence passe de quatorze pages à huit, et trois gabarits sont maquettés dans Figma : accueil, page service, page contact. Le chef de projet envoie enfin un document de cadrage d'une page : objectifs, périmètre, budget, planning en huit semaines, et le fait valider par écrit. Résultat de cette phase amont : un périmètre net, un budget accepté, des maquettes commentées puis approuvées dans Figma. Tout le reste du projet s'appuiera sur ces validations écrites.

Cas — Refonte d'un site vitrine : l'aval

Cas concret
Suite du même cas, côté aval. La production se fait sur une préproduction hébergée sur un sous-domaine. Deux tours de recette sont menés : le premier par le chef de projet avec sa checklist multi-navigateurs, le second par le client, les anomalies étant déposées dans une liste Trello dédiée. Vient le geste décisif de toute refonte : le tableau de redirections. Concrètement, le chef de projet liste dans un tableur chaque ancienne adresse et lui associe la nouvelle page correspondante ; ce tableau est ensuite saisi dans l'extension gratuite Redirection de WordPress : ancienne adresse à gauche, nouvelle à droite, code 301, qui signifie déplacement définitif. La bascule est programmée un mardi matin, jamais un vendredi, afin d'avoir toute la semaine pour réagir. À J plus sept, contrôle dans la Search Console : rapport Indexation pour vérifier l'absence d'erreurs 404 en hausse, rapport Performances pour surveiller les positions. Résultat typique quand la procédure est respectée : aucune perte durable de visibilité, et une fréquentation en progression au fil des mois suivants grâce au site adapté au mobile.
Cas concret
Cas — Refonte d'un site vitrine : l'aval
Suite du même cas, côté aval. La production se fait sur une préproduction hébergée sur un sous-domaine. Deux tours de recette sont menés : le premier par le chef de projet avec sa checklist multi-navigateurs, le second par le client, les anomalies étant déposées dans une liste Trello dédiée. Vient le geste décisif de toute refonte : le tableau de redirections. Concrètement, le chef de projet liste dans un tableur chaque ancienne adresse et lui associe la nouvelle page correspondante ; ce tableau est ensuite saisi dans l'extension gratuite Redirection de WordPress : ancienne adresse à gauche, nouvelle à droite, code 301, qui signifie déplacement définitif. La bascule est programmée un mardi matin, jamais un vendredi, afin d'avoir toute la semaine pour réagir. À J plus sept, contrôle dans la Search Console : rapport Indexation pour vérifier l'absence d'erreurs 404 en hausse, rapport Performances pour surveiller les positions. Résultat typique quand la procédure est respectée : aucune perte durable de visibilité, et une fréquentation en progression au fil des mois suivants grâce au site adapté au mobile.

À retenir — La refonte de A à Z

À retenir

À retenir

Ce qu'il faut retenir de la refonte. Elle suit six phases invariables : audit, cadrage, conception, production, recette, mise en ligne. L'audit s'appuie sur les données réelles, l'export du rapport Pages et écrans de GA4 et les requêtes de la Search Console, qui dictent quelles pages garder, fusionner ou supprimer. Le cadrage et les maquettes Figma sont validés par écrit : chaque validation écrite est un point d'appui pour la suite du projet, notamment quand le client demande des changements en cours de route. La production se déroule en préproduction, l'ancien site restant en ligne jusqu'à la bascule. Le geste le plus important de toute la refonte est le tableau de redirections 301, saisi par exemple dans l'extension Redirection : chaque ancienne adresse doit mener à sa nouvelle page, sous peine de voir le référencement acquis s'évaporer. Enfin, on bascule en début de semaine, jamais un vendredi, et on contrôle la Search Console à J plus sept : indexation et positions. Cette mécanique vaut pour tous les sites, quel que soit le secteur.
À retenir
À retenir — La refonte de A à Z
Ce qu'il faut retenir de la refonte. Elle suit six phases invariables : audit, cadrage, conception, production, recette, mise en ligne. L'audit s'appuie sur les données réelles, l'export du rapport Pages et écrans de GA4 et les requêtes de la Search Console, qui dictent quelles pages garder, fusionner ou supprimer. Le cadrage et les maquettes Figma sont validés par écrit : chaque validation écrite est un point d'appui pour la suite du projet, notamment quand le client demande des changements en cours de route. La production se déroule en préproduction, l'ancien site restant en ligne jusqu'à la bascule. Le geste le plus important de toute la refonte est le tableau de redirections 301, saisi par exemple dans l'extension Redirection : chaque ancienne adresse doit mener à sa nouvelle page, sous peine de voir le référencement acquis s'évaporer. Enfin, on bascule en début de semaine, jamais un vendredi, et on contrôle la Search Console à J plus sept : indexation et positions. Cette mécanique vaut pour tous les sites, quel que soit le secteur.

Le brief prestataire — huit rubriques

Notion clé
Le brief est le document que vous envoyez aux prestataires pour obtenir des devis. Sa qualité détermine directement la qualité des réponses : un brief flou produit des devis incomparables entre eux et des malentendus facturés plus tard en avenants. La structure professionnelle tient en huit rubriques. Les objectifs, toujours mesurables : générer des demandes de devis, être trouvé sur ses métiers dans sa région. Les cibles et le parcours attendu du visiteur. Le périmètre fonctionnel : nombre de pages, formulaire, prise de rendez-vous, multilingue ou non ; c'est la rubrique qui évite les mauvaises surprises. Les contenus : qui fournit les textes et les photos. Les contraintes techniques : hébergement existant, conformité RGPD, accès à transmettre. La fourchette budgétaire : l'annoncer n'affaiblit pas la négociation, elle élimine les réponses hors sujet et permet de comparer à périmètre égal. Enfin le planning et les critères de sélection. Un bon brief tient en trois ou quatre pages, et sa règle d'or est simple : tout ce qui n'est pas écrit sera facturé en supplément.
Notion clé
Le brief prestataire — huit rubriques
Le brief est le document que vous envoyez aux prestataires pour obtenir des devis. Sa qualité détermine directement la qualité des réponses : un brief flou produit des devis incomparables entre eux et des malentendus facturés plus tard en avenants. La structure professionnelle tient en huit rubriques. Les objectifs, toujours mesurables : générer des demandes de devis, être trouvé sur ses métiers dans sa région. Les cibles et le parcours attendu du visiteur. Le périmètre fonctionnel : nombre de pages, formulaire, prise de rendez-vous, multilingue ou non ; c'est la rubrique qui évite les mauvaises surprises. Les contenus : qui fournit les textes et les photos. Les contraintes techniques : hébergement existant, conformité RGPD, accès à transmettre. La fourchette budgétaire : l'annoncer n'affaiblit pas la négociation, elle élimine les réponses hors sujet et permet de comparer à périmètre égal. Enfin le planning et les critères de sélection. Un bon brief tient en trois ou quatre pages, et sa règle d'or est simple : tout ce qui n'est pas écrit sera facturé en supplément.
Source : francenum.gouv.fr — fiches pratiques : se faire accompagner pour créer son site

Cas — Trois devis à comparer

Cas concret
Situation : le brief d'un site vitrine a été envoyé à trois agences ; les devis reviennent, et les montants vont du simple au triple. Le geste professionnel est la grille de comparaison pondérée. Concrètement, le chef de projet ouvre un tableur et construit un tableau : une colonne par agence, une ligne par critère. Quatre critères classiques : le prix, pondéré à trente pour cent ; la méthode proposée, vingt-cinq pour cent, en vérifiant que le devis prévoit explicitement les phases de recette et de redirections, ce qui trahit immédiatement le sérieux ; les références comparables, vingt-cinq pour cent, en appelant réellement un client de chaque agence ; le délai et la disponibilité, vingt pour cent. Chaque critère est noté de un à cinq, la note est multipliée par la pondération, et le total tombe. Résultat : une recommandation argumentée, présentée à la direction en une page, avec le tableau en annexe. La décision devient défendable, et le chef de projet a démontré sa valeur avant même le début du projet.
Cas concret
Cas — Trois devis à comparer
Situation : le brief d'un site vitrine a été envoyé à trois agences ; les devis reviennent, et les montants vont du simple au triple. Le geste professionnel est la grille de comparaison pondérée. Concrètement, le chef de projet ouvre un tableur et construit un tableau : une colonne par agence, une ligne par critère. Quatre critères classiques : le prix, pondéré à trente pour cent ; la méthode proposée, vingt-cinq pour cent, en vérifiant que le devis prévoit explicitement les phases de recette et de redirections, ce qui trahit immédiatement le sérieux ; les références comparables, vingt-cinq pour cent, en appelant réellement un client de chaque agence ; le délai et la disponibilité, vingt pour cent. Chaque critère est noté de un à cinq, la note est multipliée par la pondération, et le total tombe. Résultat : une recommandation argumentée, présentée à la direction en une page, avec le tableau en annexe. La décision devient défendable, et le chef de projet a démontré sa valeur avant même le début du projet.

Cas — La recette avant mise en ligne

Cas concret
Situation : le prestataire annonce que le site est terminé et propose de mettre en ligne dans la foulée. Le chef de projet refuse poliment et déclenche la recette. Action : il déroule son cahier de recette, une soixantaine de points dans un tableur partagé, sur quatre navigateurs, Chrome, Safari, Firefox et Edge, plus deux téléphones réels, un Android et un iPhone. Chaque formulaire est soumis réellement, jusqu'à vérifier la réception de l'e-mail de notification, et la page de remerciement qui déclenche l'événement de conversion dans GA4. Geste exact pour chaque anomalie : une carte Trello dans la liste Anomalies, avec une capture d'écran annotée, l'adresse exacte de la page, le navigateur et l'appareil concernés, et un niveau de gravité, bloquant, majeur ou mineur. Bilan typique de ce cas : quatorze anomalies détectées, dont un formulaire qui n'envoyait rien sous Safari. Résultat : deux jours de corrections, une contre-recette sur les points en échec, zéro anomalie bloquante en production. La mise en ligne est signée sur la base d'un document, le procès-verbal de recette, pas sur une impression.
Cas concret
Cas — La recette avant mise en ligne
Situation : le prestataire annonce que le site est terminé et propose de mettre en ligne dans la foulée. Le chef de projet refuse poliment et déclenche la recette. Action : il déroule son cahier de recette, une soixantaine de points dans un tableur partagé, sur quatre navigateurs, Chrome, Safari, Firefox et Edge, plus deux téléphones réels, un Android et un iPhone. Chaque formulaire est soumis réellement, jusqu'à vérifier la réception de l'e-mail de notification, et la page de remerciement qui déclenche l'événement de conversion dans GA4. Geste exact pour chaque anomalie : une carte Trello dans la liste Anomalies, avec une capture d'écran annotée, l'adresse exacte de la page, le navigateur et l'appareil concernés, et un niveau de gravité, bloquant, majeur ou mineur. Bilan typique de ce cas : quatorze anomalies détectées, dont un formulaire qui n'envoyait rien sous Safari. Résultat : deux jours de corrections, une contre-recette sur les points en échec, zéro anomalie bloquante en production. La mise en ligne est signée sur la base d'un document, le procès-verbal de recette, pas sur une impression.

Astuce de pro — le bug en vidéo

Bon à savoir
  • Bug : vidéo courte plutôt qu'un e-mail
  • Loom gratuit (25 vidéos) ou capture d'écran
  • Montrer le clic exact et le résultat
  • Un lien vidéo = trois allers-retours évités
Astuce de terrain qui fait gagner des heures pendant la recette : signalez les bugs en vidéo plutôt que par écrit. Un e-mail qui dit que le formulaire ne fonctionne pas déclenche invariablement la réponse « chez moi ça marche », puis trois allers-retours pour préciser le navigateur, la page et la manipulation. Une vidéo de trente secondes règle tout : on voit la page, le clic exact, et le résultat anormal. L'outil le plus répandu est Loom, une extension de navigateur gratuite jusqu'à vingt-cinq vidéos au plan constaté chez l'éditeur : vous cliquez sur l'icône, vous enregistrez l'écran, et le lien de partage se copie automatiquement à la fin de l'enregistrement ; il ne reste qu'à le coller dans la carte Trello de l'anomalie. Les systèmes d'exploitation récents offrent aussi une capture vidéo d'écran intégrée qui fait l'affaire. Prenez l'habitude d'ajouter systématiquement le navigateur et l'appareil en commentaire : une anomalie bien documentée est une anomalie corrigée du premier coup, et les prestataires respectent les chefs de projet qui documentent proprement.
Bon à savoir
Astuce de pro — le bug en vidéo
Astuce de terrain qui fait gagner des heures pendant la recette : signalez les bugs en vidéo plutôt que par écrit. Un e-mail qui dit que le formulaire ne fonctionne pas déclenche invariablement la réponse « chez moi ça marche », puis trois allers-retours pour préciser le navigateur, la page et la manipulation. Une vidéo de trente secondes règle tout : on voit la page, le clic exact, et le résultat anormal. L'outil le plus répandu est Loom, une extension de navigateur gratuite jusqu'à vingt-cinq vidéos au plan constaté chez l'éditeur : vous cliquez sur l'icône, vous enregistrez l'écran, et le lien de partage se copie automatiquement à la fin de l'enregistrement ; il ne reste qu'à le coller dans la carte Trello de l'anomalie. Les systèmes d'exploitation récents offrent aussi une capture vidéo d'écran intégrée qui fait l'affaire. Prenez l'habitude d'ajouter systématiquement le navigateur et l'appareil en commentaire : une anomalie bien documentée est une anomalie corrigée du premier coup, et les prestataires respectent les chefs de projet qui documentent proprement.
Source : loom.com — grille tarifaire de l'éditeur

À retenir — Brief et recette

À retenir

À retenir

Retenons cette sous-partie charnière. Le brief prestataire suit huit rubriques, du contexte aux critères de sélection, tient en trois ou quatre pages, et annonce la fourchette budgétaire : c'est ce qui rend les devis comparables et élimine les réponses hors sujet. Sa règle d'or : tout ce qui n'est pas écrit sera facturé en supplément, à commencer par la question des contenus, textes et photos, qui retarde un projet sur deux. Les devis se comparent avec une grille pondérée en tableur, prix, méthode, références, délai, et l'on vérifie dans la méthode que recette et redirections sont explicitement prévues. La recette elle-même se mène sur quatre navigateurs et deux mobiles réels, formulaires soumis jusqu'à l'e-mail reçu ; chaque anomalie est documentée avec capture ou vidéo Loom, adresse, navigateur et gravité, dans un outil partagé. Et l'on ne met en ligne que sur procès-verbal de recette signé, jamais sur la parole d'un prestataire pressé. Ces documents, brief, grille, procès-verbal, sont la trace professionnelle de votre valeur ajoutée.
À retenir
À retenir — Brief et recette
Retenons cette sous-partie charnière. Le brief prestataire suit huit rubriques, du contexte aux critères de sélection, tient en trois ou quatre pages, et annonce la fourchette budgétaire : c'est ce qui rend les devis comparables et élimine les réponses hors sujet. Sa règle d'or : tout ce qui n'est pas écrit sera facturé en supplément, à commencer par la question des contenus, textes et photos, qui retarde un projet sur deux. Les devis se comparent avec une grille pondérée en tableur, prix, méthode, références, délai, et l'on vérifie dans la méthode que recette et redirections sont explicitement prévues. La recette elle-même se mène sur quatre navigateurs et deux mobiles réels, formulaires soumis jusqu'à l'e-mail reçu ; chaque anomalie est documentée avec capture ou vidéo Loom, adresse, navigateur et gravité, dans un outil partagé. Et l'on ne met en ligne que sur procès-verbal de recette signé, jamais sur la parole d'un prestataire pressé. Ces documents, brief, grille, procès-verbal, sont la trace professionnelle de votre valeur ajoutée.

Site down — la procédure en six réflexes

Notion clé
Un site qui tombe, cela arrive à tous les chefs de projet ; ce qui distingue le professionnel, c'est la procédure. Premier réflexe : confirmer la panne. Le site peut être inaccessible uniquement depuis votre réseau ; testez depuis un autre appareil en partage de connexion mobile, ou avec un service de vérification en ligne. Deuxième réflexe : consulter la page de statut de l'hébergeur. Troisième réflexe : ouvrir un ticket au support avec l'heure de début, le message d'erreur et des captures,. Quatrième réflexe, trop souvent oublié : informer le client avant qu'il ne découvre la panne lui-même, avec un délai estimé, même approximatif. Cinquième réflexe : si la cause est interne, restaurer la dernière sauvegarde saine. Sixième réflexe : le post-mortem, quelques lignes qui répondent à trois questions, que s'est-il passé, pourquoi, et quelle mesure évite la récidive. En amont de tout cela, un outil gratuit change la donne : UptimeRobot surveille le site toutes les cinq minutes et vous alerte par e-mail, ce qui vous fait apprendre la panne avant le client.
Notion clé
Site down — la procédure en six réflexes
Un site qui tombe, cela arrive à tous les chefs de projet ; ce qui distingue le professionnel, c'est la procédure. Premier réflexe : confirmer la panne. Le site peut être inaccessible uniquement depuis votre réseau ; testez depuis un autre appareil en partage de connexion mobile, ou avec un service de vérification en ligne. Deuxième réflexe : consulter la page de statut de l'hébergeur. Troisième réflexe : ouvrir un ticket au support avec l'heure de début, le message d'erreur et des captures,. Quatrième réflexe, trop souvent oublié : informer le client avant qu'il ne découvre la panne lui-même, avec un délai estimé, même approximatif. Cinquième réflexe : si la cause est interne, restaurer la dernière sauvegarde saine. Sixième réflexe : le post-mortem, quelques lignes qui répondent à trois questions, que s'est-il passé, pourquoi, et quelle mesure évite la récidive. En amont de tout cela, un outil gratuit change la donne : UptimeRobot surveille le site toutes les cinq minutes et vous alerte par e-mail, ce qui vous fait apprendre la panne avant le client.
Source : uptimerobot.com — plan gratuit, documentation de l'éditeur

Cas — Erreur 500 un lundi matin

Cas concret
Situation vécue dans toutes les équipes web : lundi, huit heures douze, UptimeRobot envoie une alerte, le site renvoie une erreur 500. Le chef de projet la voit avant le client, premier bénéfice du monitoring. Diagnostic : la dernière action connue est la mise à jour d'une extension vendredi en fin de journée. C'est le suspect numéro un. Geste exact, à connaître même si un prestataire peut le faire pour vous : se connecter aux fichiers du site, via le gestionnaire de fichiers du cPanel ou un client FTP comme FileZilla, ouvrir le dossier wp-content puis plugins, et renommer le dossier de l'extension suspecte, par exemple en ajoutant point off à la fin. WordPress désactive alors automatiquement cette extension, sans rien supprimer. Rechargement : le site répond de nouveau. Durée totale : quarante minutes, pendant lesquelles le client a reçu deux messages, un à la détection, un au rétablissement. Le post-mortem tient en trois lignes et débouche sur deux règles désormais permanentes : aucune mise à jour le vendredi, et toute mise à jour se teste d'abord en préproduction.
Cas concret
Cas — Erreur 500 un lundi matin
Situation vécue dans toutes les équipes web : lundi, huit heures douze, UptimeRobot envoie une alerte, le site renvoie une erreur 500. Le chef de projet la voit avant le client, premier bénéfice du monitoring. Diagnostic : la dernière action connue est la mise à jour d'une extension vendredi en fin de journée. C'est le suspect numéro un. Geste exact, à connaître même si un prestataire peut le faire pour vous : se connecter aux fichiers du site, via le gestionnaire de fichiers du cPanel ou un client FTP comme FileZilla, ouvrir le dossier wp-content puis plugins, et renommer le dossier de l'extension suspecte, par exemple en ajoutant point off à la fin. WordPress désactive alors automatiquement cette extension, sans rien supprimer. Rechargement : le site répond de nouveau. Durée totale : quarante minutes, pendant lesquelles le client a reçu deux messages, un à la détection, un au rétablissement. Le post-mortem tient en trois lignes et débouche sur deux règles désormais permanentes : aucune mise à jour le vendredi, et toute mise à jour se teste d'abord en préproduction.

Cas — Le point projet hebdomadaire

Cas concret
Dernière situation, la moins spectaculaire et la plus déterminante : le suivi hebdomadaire. Situation : une refonte sur huit semaines implique un prestataire, un client et un rédacteur. Action : le chef de projet installe dès le lancement un point hebdomadaire de trente minutes, jour et heure fixes, avec un ordre du jour invariable en quatre temps. Un, l'avancement par rapport au planning, écran partagé sur le tableau Trello, en commentant uniquement les écarts. Deux, le budget consommé par rapport au budget prévu. Trois, les risques et points de blocage, par exemple des textes client en retard. Quatre, les décisions attendues, chacune avec un responsable et une date. Geste professionnel qui suit la réunion : le compte rendu d'une page maximum, envoyé sous vingt-quatre heures, structuré en décisions prises, actions avec responsables et dates, points de vigilance ; il est archivé dans la page Notion du projet. Résultat sur la durée du projet : aucune décision perdue, les retards visibles dès la semaine où ils naissent, et un client qui n'appelle plus en urgence puisqu'il a son rendez-vous.
Cas concret
Cas — Le point projet hebdomadaire
Dernière situation, la moins spectaculaire et la plus déterminante : le suivi hebdomadaire. Situation : une refonte sur huit semaines implique un prestataire, un client et un rédacteur. Action : le chef de projet installe dès le lancement un point hebdomadaire de trente minutes, jour et heure fixes, avec un ordre du jour invariable en quatre temps. Un, l'avancement par rapport au planning, écran partagé sur le tableau Trello, en commentant uniquement les écarts. Deux, le budget consommé par rapport au budget prévu. Trois, les risques et points de blocage, par exemple des textes client en retard. Quatre, les décisions attendues, chacune avec un responsable et une date. Geste professionnel qui suit la réunion : le compte rendu d'une page maximum, envoyé sous vingt-quatre heures, structuré en décisions prises, actions avec responsables et dates, points de vigilance ; il est archivé dans la page Notion du projet. Résultat sur la durée du projet : aucune décision perdue, les retards visibles dès la semaine où ils naissent, et un client qui n'appelle plus en urgence puisqu'il a son rendez-vous.

Pièges — sauvegarde, silence, accès

Vigilance
  • Une sauvegarde jamais restaurée n'existe pas
  • Le silence pendant l'incident détruit la confiance
  • Accès détenus par un seul prestataire : danger
  • Mise à jour du vendredi soir : interdite
Quatre pièges classiques autour de l'incident et du suivi. Premier piège : la sauvegarde de papier. Beaucoup d'équipes découvrent le jour de la panne que la sauvegarde automatique échouait depuis des mois, ou qu'elle est inutilisable. La règle professionnelle : une sauvegarde n'existe que si sa restauration a été testée au moins une fois, sur la préproduction par exemple. Deuxième piège : le silence pendant l'incident. Le réflexe naturel est de réparer d'abord et de prévenir ensuite ; c'est l'inverse qu'il faut faire, car un client qui découvre la panne par un tiers perd durablement confiance, alors qu'un client informé en cinq lignes avec un délai estimé reste serein. Troisième piège : la dépendance aux accès. Identifiants de l'hébergeur, du nom de domaine, de l'administration WordPress détenus par un unique prestataire : le jour où la relation se tend, l'entreprise est prisonnière. Exigez dès le début du projet un coffre-fort de mots de passe partagé côté client. Quatrième piège, déjà croisé : la mise à jour du vendredi soir, qui transforme un problème mineur en week-end de crise.
Vigilance
Pièges — sauvegarde, silence, accès
Quatre pièges classiques autour de l'incident et du suivi. Premier piège : la sauvegarde de papier. Beaucoup d'équipes découvrent le jour de la panne que la sauvegarde automatique échouait depuis des mois, ou qu'elle est inutilisable. La règle professionnelle : une sauvegarde n'existe que si sa restauration a été testée au moins une fois, sur la préproduction par exemple. Deuxième piège : le silence pendant l'incident. Le réflexe naturel est de réparer d'abord et de prévenir ensuite ; c'est l'inverse qu'il faut faire, car un client qui découvre la panne par un tiers perd durablement confiance, alors qu'un client informé en cinq lignes avec un délai estimé reste serein. Troisième piège : la dépendance aux accès. Identifiants de l'hébergeur, du nom de domaine, de l'administration WordPress détenus par un unique prestataire : le jour où la relation se tend, l'entreprise est prisonnière. Exigez dès le début du projet un coffre-fort de mots de passe partagé côté client. Quatrième piège, déjà croisé : la mise à jour du vendredi soir, qui transforme un problème mineur en week-end de crise.

À retenir — Incident et suivi hebdo

À retenir

À retenir

Synthèse de cette sous-partie. Sur l'incident : le monitoring gratuit d'UptimeRobot vous fait apprendre la panne avant le client, ce qui change toute la dynamique. La procédure tient en six réflexes : confirmer la panne depuis un autre réseau, consulter la page statut de l'hébergeur, ouvrir un ticket documenté, informer le client sans attendre, restaurer si nécessaire, et conclure par un post-mortem en trois questions, quoi, pourquoi, quelle mesure corrective. Le geste technique à connaître : désactiver une extension fautive en renommant son dossier dans wp-content slash plugins, via le gestionnaire de fichiers ou FTP. Et les garde-fous : sauvegarde testée en restauration, aucune mise à jour le vendredi, accès partagés dans un coffre-fort côté client. Sur le suivi : un point hebdomadaire de trente minutes à ordre du jour fixe, avancement, budget, risques, décisions, suivi d'un compte rendu d'une page sous vingt-quatre heures, archivé dans Notion. L'incident bien géré construit votre crédibilité ; le rituel hebdomadaire construit votre autorité.
À retenir
À retenir — Incident et suivi hebdo
Synthèse de cette sous-partie. Sur l'incident : le monitoring gratuit d'UptimeRobot vous fait apprendre la panne avant le client, ce qui change toute la dynamique. La procédure tient en six réflexes : confirmer la panne depuis un autre réseau, consulter la page statut de l'hébergeur, ouvrir un ticket documenté, informer le client sans attendre, restaurer si nécessaire, et conclure par un post-mortem en trois questions, quoi, pourquoi, quelle mesure corrective. Le geste technique à connaître : désactiver une extension fautive en renommant son dossier dans wp-content slash plugins, via le gestionnaire de fichiers ou FTP. Et les garde-fous : sauvegarde testée en restauration, aucune mise à jour le vendredi, accès partagés dans un coffre-fort côté client. Sur le suivi : un point hebdomadaire de trente minutes à ordre du jour fixe, avancement, budget, risques, décisions, suivi d'un compte rendu d'une page sous vingt-quatre heures, archivé dans Notion. L'incident bien géré construit votre crédibilité ; le rituel hebdomadaire construit votre autorité.
Partie 3 sur 3
3
Performer : KPI, pratiques des meilleurs et carrière
METIER-CHEF-DE-PROJET-DIGITAL-WEB · Séance 1 · Chef de projet digital / web — Découvrir le métier — environ...

Définition

Vocabulaire
Terme du cours
KPI (Key Performance Indicator)
de l'anglais key performance indicator, « indicateur clé de performance »
Mesure chiffrée, suivie dans le temps et comparée à une référence, qui permet de juger si une activité atteint ses objectifs.
Définissons proprement le KPI, l'indicateur clé de performance. Trois éléments de cette définition méritent qu'on s'y arrête, car chacun élimine une erreur courante. D'abord, une mesure chiffrée : « le site marche bien » n'est pas un indicateur, « quarante-deux demandes de contact ce mois-ci » en est un. Ensuite, suivie dans le temps : un chiffre isolé ne dit rien, c'est sa tendance qui parle, d'où l'importance de mesurer avant un projet pour comparer après. Enfin, comparée à une référence : cette référence peut être votre propre historique, l'objectif fixé au cadrage, ou un benchmark de marché, c'est-à-dire la valeur typique constatée dans des études sectorielles. Le mot clé de la définition est « clé » : un bon pilotage repose sur une poignée d'indicateurs choisis, pas sur quarante courbes. Pour un chef de projet digital, nous allons voir qu'ils tiennent en deux familles : les indicateurs de conduite de projet, délais et budget, et les indicateurs de résultat du site, trafic, conversion, vitesse et disponibilité.
Définition
Définition : KPI (Key Performance Indicator)
Définissons proprement le KPI, l'indicateur clé de performance. Trois éléments de cette définition méritent qu'on s'y arrête, car chacun élimine une erreur courante. D'abord, une mesure chiffrée : « le site marche bien » n'est pas un indicateur, « quarante-deux demandes de contact ce mois-ci » en est un. Ensuite, suivie dans le temps : un chiffre isolé ne dit rien, c'est sa tendance qui parle, d'où l'importance de mesurer avant un projet pour comparer après. Enfin, comparée à une référence : cette référence peut être votre propre historique, l'objectif fixé au cadrage, ou un benchmark de marché, c'est-à-dire la valeur typique constatée dans des études sectorielles. Le mot clé de la définition est « clé » : un bon pilotage repose sur une poignée d'indicateurs choisis, pas sur quarante courbes. Pour un chef de projet digital, nous allons voir qu'ils tiennent en deux familles : les indicateurs de conduite de projet, délais et budget, et les indicateurs de résultat du site, trafic, conversion, vitesse et disponibilité.

Les six KPI du chef de projet web

Notion clé
Voici les six indicateurs qui couvrent le métier, chacun avec son outil de mesure. Un, le respect des délais et du budget : l'écart en pourcentage entre le prévu et le réalisé, tenu dans votre tableur de pilotage ; c'est l'indicateur de conduite par excellence, celui que retiendra votre direction. Deux, le trafic : utilisateurs et sessions dans GA4. Trois, la conversion : le nombre d'événements clés, formulaires envoyés, appels cliqués, mesurés dans GA4 comme nous l'avons paramétré en première partie ; c'est l'indicateur qui intéresse vraiment le client. Quatre, la visibilité : clics, impressions et position moyenne dans la Search Console, sur les requêtes qui correspondent au métier du client. Cinq, la vitesse : le score PageSpeed Insights et notamment le LCP, le temps d'affichage du contenu principal, que Google recommande de maintenir sous deux secondes et demie dans sa documentation Core Web Vitals. Six, la disponibilité : le taux d'uptime relevé par UptimeRobot ; la référence professionnelle est quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent, ce qui représente déjà près de neuf heures d'indisponibilité par an.
Notion clé
Les six KPI du chef de projet web
Voici les six indicateurs qui couvrent le métier, chacun avec son outil de mesure. Un, le respect des délais et du budget : l'écart en pourcentage entre le prévu et le réalisé, tenu dans votre tableur de pilotage ; c'est l'indicateur de conduite par excellence, celui que retiendra votre direction. Deux, le trafic : utilisateurs et sessions dans GA4. Trois, la conversion : le nombre d'événements clés, formulaires envoyés, appels cliqués, mesurés dans GA4 comme nous l'avons paramétré en première partie ; c'est l'indicateur qui intéresse vraiment le client. Quatre, la visibilité : clics, impressions et position moyenne dans la Search Console, sur les requêtes qui correspondent au métier du client. Cinq, la vitesse : le score PageSpeed Insights et notamment le LCP, le temps d'affichage du contenu principal, que Google recommande de maintenir sous deux secondes et demie dans sa documentation Core Web Vitals. Six, la disponibilité : le taux d'uptime relevé par UptimeRobot ; la référence professionnelle est quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent, ce qui représente déjà près de neuf heures d'indisponibilité par an.
Source : web.dev/vitals — documentation officielle Google sur les Core Web Vitals

La vitesse paie : temps de chargement et abandon

Économétrie

Hausse de la probabilité de rebond quand le chargement mobile s'allonge, par rapport à une page chargée en 1 seconde.

Hausse de la probabilité de rebond (%)
130%97%65%32%0% 32.0% 1 s → 3 s 90.0% 1 s → 5 s 106.0% 1 s → 6 s 123.0% 1 s → 10 s
Source : Google / SOASTA Research · Mobile page speed benchmarks · 2017
53 %
Mobinautes quittant une page qui met plus de 3 s à charger
2,5 s
Seuil LCP recommandé par Google (Core Web Vitals)
≈ 2-3 %
Taux de conversion moyen constaté d'un site marchand
Ce tableau chiffre un phénomène que tout chef de projet doit savoir citer de mémoire : la vitesse de chargement se paie directement en visiteurs perdus. L'étude de référence, menée par Google avec SOASTA sur des millions de pages mobiles et publiée en 2017, mesure la hausse de la probabilité de rebond, c'est-à-dire le départ immédiat du visiteur, quand le temps de chargement s'allonge. Par rapport à une page chargée en une seconde, la probabilité de rebond augmente de trente-deux pour cent à trois secondes, de quatre-vingt-dix pour cent à cinq secondes, et plus que double à dix secondes. Une étude mobile antérieure de Google, en 2016, complète le tableau : cinquante-trois pour cent des mobinautes abandonnent une page qui met plus de trois secondes à s'afficher. C'est pourquoi Google recommande, dans sa documentation Core Web Vitals, un affichage du contenu principal sous deux secondes et demie. Traduction opérationnelle pour vous : la vitesse n'est pas un sujet de développeur, c'est un indicateur économique, à tester avec PageSpeed Insights avant toute mise en ligne.
Données
La vitesse paie : temps de chargement et abandon
Ce tableau chiffre un phénomène que tout chef de projet doit savoir citer de mémoire : la vitesse de chargement se paie directement en visiteurs perdus. L'étude de référence, menée par Google avec SOASTA sur des millions de pages mobiles et publiée en 2017, mesure la hausse de la probabilité de rebond, c'est-à-dire le départ immédiat du visiteur, quand le temps de chargement s'allonge. Par rapport à une page chargée en une seconde, la probabilité de rebond augmente de trente-deux pour cent à trois secondes, de quatre-vingt-dix pour cent à cinq secondes, et plus que double à dix secondes. Une étude mobile antérieure de Google, en 2016, complète le tableau : cinquante-trois pour cent des mobinautes abandonnent une page qui met plus de trois secondes à s'afficher. C'est pourquoi Google recommande, dans sa documentation Core Web Vitals, un affichage du contenu principal sous deux secondes et demie. Traduction opérationnelle pour vous : la vitesse n'est pas un sujet de développeur, c'est un indicateur économique, à tester avec PageSpeed Insights avant toute mise en ligne.

Pièges — les vanity metrics

Vigilance
  • Pages vues brutes sans conversion : chiffre creux
  • Moyenne globale qui masque le mobile
  • Sans mesure initiale, pas de preuve après
  • Comparer sans référence de marché
Attention aux vanity metrics, ces indicateurs de vanité qui flattent sans rien piloter. Premier piège : les pages vues brutes. Annoncer dix mille pages vues ne dit rien si personne ne remplit le formulaire ; un site vitrine se juge à ses conversions, pas à son volume. Deuxième piège : la moyenne globale qui masque les écarts. Un temps de chargement moyen correct peut cacher un site inutilisable sur mobile, là où se trouve environ soixante pour cent du trafic ; ventilez toujours vos lectures GA4 par appareil, la dimension s'appelle catégorie d'appareil. Troisième piège : oublier de mesurer avant le projet. Sans photographie de départ, trafic, conversions, positions, vitesse, vous ne pourrez jamais prouver votre apport ; la mesure initiale se fait le premier jour du projet, pas la veille du bilan. Quatrième piège : le chiffre sans référence. Un taux de conversion de deux pour cent est-il bon ? Sans benchmark sectoriel ni historique, impossible à dire. Un indicateur professionnel a toujours trois colonnes : la valeur, la période précédente, et la référence.
Vigilance
Pièges — les vanity metrics
Attention aux vanity metrics, ces indicateurs de vanité qui flattent sans rien piloter. Premier piège : les pages vues brutes. Annoncer dix mille pages vues ne dit rien si personne ne remplit le formulaire ; un site vitrine se juge à ses conversions, pas à son volume. Deuxième piège : la moyenne globale qui masque les écarts. Un temps de chargement moyen correct peut cacher un site inutilisable sur mobile, là où se trouve environ soixante pour cent du trafic ; ventilez toujours vos lectures GA4 par appareil, la dimension s'appelle catégorie d'appareil. Troisième piège : oublier de mesurer avant le projet. Sans photographie de départ, trafic, conversions, positions, vitesse, vous ne pourrez jamais prouver votre apport ; la mesure initiale se fait le premier jour du projet, pas la veille du bilan. Quatrième piège : le chiffre sans référence. Un taux de conversion de deux pour cent est-il bon ? Sans benchmark sectoriel ni historique, impossible à dire. Un indicateur professionnel a toujours trois colonnes : la valeur, la période précédente, et la référence.

À retenir — KPI et benchmarks

À retenir

À retenir

Retenons l'essentiel des indicateurs. Le chef de projet digital pilote avec six KPI : l'écart délais et budget côté conduite de projet, puis le trafic, la conversion, la visibilité, la vitesse et la disponibilité côté résultat du site. Tous se mesurent avec des outils gratuits déjà vus : GA4, Search Console, PageSpeed Insights et UptimeRobot. Trois benchmarks sont à connaître par cœur, sources à l'appui : cinquante-trois pour cent des mobinautes abandonnent une page qui charge en plus de trois secondes selon Google, la probabilité de rebond augmente de trente-deux pour cent entre une et trois secondes de chargement selon l'étude Google et SOASTA de 2017, et Google recommande un LCP sous deux secondes et demie dans les Core Web Vitals. La référence de disponibilité est quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent. Enfin, deux règles d'usage : fuyez les vanity metrics, un chiffre ne vaut que comparé à une période et à une référence, et mesurez toujours l'état initial dès le premier jour du projet, car c'est cette photographie qui vous permettra de prouver vos résultats.
À retenir
À retenir — KPI et benchmarks
Retenons l'essentiel des indicateurs. Le chef de projet digital pilote avec six KPI : l'écart délais et budget côté conduite de projet, puis le trafic, la conversion, la visibilité, la vitesse et la disponibilité côté résultat du site. Tous se mesurent avec des outils gratuits déjà vus : GA4, Search Console, PageSpeed Insights et UptimeRobot. Trois benchmarks sont à connaître par cœur, sources à l'appui : cinquante-trois pour cent des mobinautes abandonnent une page qui charge en plus de trois secondes selon Google, la probabilité de rebond augmente de trente-deux pour cent entre une et trois secondes de chargement selon l'étude Google et SOASTA de 2017, et Google recommande un LCP sous deux secondes et demie dans les Core Web Vitals. La référence de disponibilité est quatre-vingt-dix-neuf virgule neuf pour cent. Enfin, deux règles d'usage : fuyez les vanity metrics, un chiffre ne vaut que comparé à une période et à une référence, et mesurez toujours l'état initial dès le premier jour du projet, car c'est cette photographie qui vous permettra de prouver vos résultats.

Ce que font les meilleurs, concrètement

Notion clé
Qu'est-ce qui distingue observablement un excellent chef de projet d'un chef de projet moyen ? Pas le talent : des habitudes. Première pratique : tout est écrit. Brief validé, maquettes approuvées par commentaire daté, comptes rendus systématiques. Deuxième pratique : la mesure avant, après sur chaque projet, sans exception, même les petits ; c'est ce qui alimente les études de cas dont nous parlerons juste après. Troisième pratique : la bibliothèque de modèles. Les meilleurs ne repartent jamais de zéro ; ils entretiennent dans Notion leurs modèles de brief, de cahier de recette, de rétroplanning, de compte rendu, et chaque projet améliore le modèle. Quatrième pratique : la marge de sécurité, environ vingt pour cent ajoutés au planning annoncé, parce que les contenus client arrivent toujours en retard et qu'un imprévu technique survient toujours ; les meilleurs livrent en avance parce qu'ils promettent avec marge. Cinquième pratique : la veille outillée, trente minutes bloquées au calendrier chaque semaine, sources fiables plutôt que fils d'actualité, et chaque nouvel outil testé sur un projet personnel avant d'être proposé à un client.
Notion clé
Ce que font les meilleurs, concrètement
Qu'est-ce qui distingue observablement un excellent chef de projet d'un chef de projet moyen ? Pas le talent : des habitudes. Première pratique : tout est écrit. Brief validé, maquettes approuvées par commentaire daté, comptes rendus systématiques. Deuxième pratique : la mesure avant, après sur chaque projet, sans exception, même les petits ; c'est ce qui alimente les études de cas dont nous parlerons juste après. Troisième pratique : la bibliothèque de modèles. Les meilleurs ne repartent jamais de zéro ; ils entretiennent dans Notion leurs modèles de brief, de cahier de recette, de rétroplanning, de compte rendu, et chaque projet améliore le modèle. Quatrième pratique : la marge de sécurité, environ vingt pour cent ajoutés au planning annoncé, parce que les contenus client arrivent toujours en retard et qu'un imprévu technique survient toujours ; les meilleurs livrent en avance parce qu'ils promettent avec marge. Cinquième pratique : la veille outillée, trente minutes bloquées au calendrier chaque semaine, sources fiables plutôt que fils d'actualité, et chaque nouvel outil testé sur un projet personnel avant d'être proposé à un client.

Prouver ses résultats — reporting et portfolio

Notion clé
Les meilleurs professionnels ne se contentent pas de bien faire : ils rendent leurs résultats visibles, et cela s'outille. L'outil central est Looker Studio, l'outil gratuit de tableaux de bord de Google. Prise en main : sur lookerstudio point google point com, vous créez un rapport, vous cliquez sur Ajouter des données, et vous choisissez les connecteurs natifs Google Analytics et Search Console ; vous glissez ensuite vos indicateurs sous forme de courbes et de tableaux, avec comparatif automatique de période. Le rapport se met à jour seul et s'envoie par e-mail à échéance programmée. La pratique distinctive : un rapport mensuel d'une page, envoyé au client ou à la direction sans qu'on vous le demande, avec trois lignes de lecture rédigées par vous. Second pilier : le portfolio. Trois études de cas chiffrées avant, après suffisent, nous verrons comment les construire dans le cas suivant. Enfin, tenez vos KPI personnels de chef de projet : pourcentage de projets livrés dans les délais, écart budgétaire moyen. Ce sont ces chiffres-là qui négocient un salaire ou une mission.
Notion clé
Prouver ses résultats — reporting et portfolio
Les meilleurs professionnels ne se contentent pas de bien faire : ils rendent leurs résultats visibles, et cela s'outille. L'outil central est Looker Studio, l'outil gratuit de tableaux de bord de Google. Prise en main : sur lookerstudio point google point com, vous créez un rapport, vous cliquez sur Ajouter des données, et vous choisissez les connecteurs natifs Google Analytics et Search Console ; vous glissez ensuite vos indicateurs sous forme de courbes et de tableaux, avec comparatif automatique de période. Le rapport se met à jour seul et s'envoie par e-mail à échéance programmée. La pratique distinctive : un rapport mensuel d'une page, envoyé au client ou à la direction sans qu'on vous le demande, avec trois lignes de lecture rédigées par vous. Second pilier : le portfolio. Trois études de cas chiffrées avant, après suffisent, nous verrons comment les construire dans le cas suivant. Enfin, tenez vos KPI personnels de chef de projet : pourcentage de projets livrés dans les délais, écart budgétaire moyen. Ce sont ces chiffres-là qui négocient un salaire ou une mission.
Source : lookerstudio.google.com — documentation officielle Google

Cas — Transformer un projet en étude de cas

Cas concret
Voici comment les meilleurs transforment un projet terminé en actif de carrière. Situation : la refonte vue en partie deux est en ligne depuis six mois, les indicateurs sont bons. Action : construire l'étude de cas pendant que les données sont fraîches. Geste exact : dans GA4, comparer deux périodes strictement identiques, par exemple les six mois suivant la mise en ligne contre les six mêmes mois de l'année précédente ; exporter les captures des rapports utilisateurs et événements clés ; faire de même dans la Search Console sur les clics et la position moyenne. La structure du document tient en quatre blocs sur une page : le contexte et le problème de départ, trois lignes ; les actions menées, en citant la méthode, audit, maquettes Figma, recette, redirections ; les chiffres avant, après, présentés honnêtement, sources et périodes indiquées ; et l'enseignement tiré, une ligne. Demandez l'accord du client pour la diffusion. Résultat : ce document d'une page devient votre meilleur support en entretien annuel, en entretien d'embauche ou en prospection freelance.
Cas concret
Cas — Transformer un projet en étude de cas
Voici comment les meilleurs transforment un projet terminé en actif de carrière. Situation : la refonte vue en partie deux est en ligne depuis six mois, les indicateurs sont bons. Action : construire l'étude de cas pendant que les données sont fraîches. Geste exact : dans GA4, comparer deux périodes strictement identiques, par exemple les six mois suivant la mise en ligne contre les six mêmes mois de l'année précédente ; exporter les captures des rapports utilisateurs et événements clés ; faire de même dans la Search Console sur les clics et la position moyenne. La structure du document tient en quatre blocs sur une page : le contexte et le problème de départ, trois lignes ; les actions menées, en citant la méthode, audit, maquettes Figma, recette, redirections ; les chiffres avant, après, présentés honnêtement, sources et périodes indiquées ; et l'enseignement tiré, une ligne. Demandez l'accord du client pour la diffusion. Résultat : ce document d'une page devient votre meilleur support en entretien annuel, en entretien d'embauche ou en prospection freelance.

Panorama — la stack complète du chef de projet web

Panorama
Prenons trente secondes de recul pour visualiser la stack complète, c'est-à-dire l'ensemble d'outils cohérent que ce module vous a fait manipuler. Pour construire : WordPress et Elementor. Pour héberger : o2switch ou OVHcloud, de trois à huit euros hors taxes par mois, avec le domaine chez un bureau d'enregistrement accrédité Afnic. Pour piloter : Trello pour les projets simples, Notion pour la documentation, Asana pour le multi-projets. Pour maquetter : Figma. Pour mesurer : GA4 et la Search Console, restitués dans Looker Studio. Pour surveiller : UptimeRobot côté disponibilité, PageSpeed Insights côté vitesse. Faites le total : en dehors de l'hébergement et d'éventuelles licences Pro, cette stack complète fonctionne en version gratuite, soit un coût de démarrage inférieur à cent cinquante euros par an. C'est une singularité de ce métier qu'il faut mesurer : l'outillage professionnel complet est accessible à un étudiant. Concrètement, rien ne vous empêche de monter cette stack ce week-end sur un projet personnel. C'est le meilleur investissement possible dans votre future employabilité : vous arriverez en entretien avec une stack déjà pratiquée, pas seulement citée.
Panorama
Panorama — la stack complète du chef de projet web
Prenons trente secondes de recul pour visualiser la stack complète, c'est-à-dire l'ensemble d'outils cohérent que ce module vous a fait manipuler. Pour construire : WordPress et Elementor. Pour héberger : o2switch ou OVHcloud, de trois à huit euros hors taxes par mois, avec le domaine chez un bureau d'enregistrement accrédité Afnic. Pour piloter : Trello pour les projets simples, Notion pour la documentation, Asana pour le multi-projets. Pour maquetter : Figma. Pour mesurer : GA4 et la Search Console, restitués dans Looker Studio. Pour surveiller : UptimeRobot côté disponibilité, PageSpeed Insights côté vitesse. Faites le total : en dehors de l'hébergement et d'éventuelles licences Pro, cette stack complète fonctionne en version gratuite, soit un coût de démarrage inférieur à cent cinquante euros par an. C'est une singularité de ce métier qu'il faut mesurer : l'outillage professionnel complet est accessible à un étudiant. Concrètement, rien ne vous empêche de monter cette stack ce week-end sur un projet personnel. C'est le meilleur investissement possible dans votre future employabilité : vous arriverez en entretien avec une stack déjà pratiquée, pas seulement citée.

Astuce de pro — la veille qui rapporte

Bon à savoir
  • Sources : web.dev, francenum.gouv.fr, blogs éditeurs
  • 30 minutes hebdomadaires bloquées au calendrier
  • Tester sur un projet perso avant de proposer
  • Partager sa veille : visibilité interne gratuite
Dernière astuce de terrain, sur la veille. Le piège de la veille est de la faire au fil de l'eau, en suivant les fils d'actualité : on y perd des heures pour des informations de seconde main. La pratique efficace tient en quatre gestes. D'abord, choisir peu de sources mais fiables : la documentation web point dev de Google pour la performance et le référencement technique, France Num pour les usages numériques des PME et les dispositifs d'aide, les blogs officiels des éditeurs de votre stack, WordPress, Elementor, Figma, qui annoncent les évolutions avant tout le monde. Ensuite, bloquer un créneau fixe de trente minutes par semaine dans votre calendrier. Troisième geste, déjà évoqué mais décisif : tout nouvel outil se teste sur un projet personnel avant d'être proposé en clientèle. Enfin, partagez votre veille : un court message mensuel à votre équipe, trois liens commentés, suffit à vous installer comme référent digital de votre structure. C'est de la visibilité interne gratuite, et c'est souvent comme cela que commencent les évolutions de poste dont nous allons parler.
Bon à savoir
Astuce de pro — la veille qui rapporte
Dernière astuce de terrain, sur la veille. Le piège de la veille est de la faire au fil de l'eau, en suivant les fils d'actualité : on y perd des heures pour des informations de seconde main. La pratique efficace tient en quatre gestes. D'abord, choisir peu de sources mais fiables : la documentation web point dev de Google pour la performance et le référencement technique, France Num pour les usages numériques des PME et les dispositifs d'aide, les blogs officiels des éditeurs de votre stack, WordPress, Elementor, Figma, qui annoncent les évolutions avant tout le monde. Ensuite, bloquer un créneau fixe de trente minutes par semaine dans votre calendrier. Troisième geste, déjà évoqué mais décisif : tout nouvel outil se teste sur un projet personnel avant d'être proposé en clientèle. Enfin, partagez votre veille : un court message mensuel à votre équipe, trois liens commentés, suffit à vous installer comme référent digital de votre structure. C'est de la visibilité interne gratuite, et c'est souvent comme cela que commencent les évolutions de poste dont nous allons parler.
Sources : web.dev — documentation officielle Google · francenum.gouv.fr — ressources numériques pour les TPE-PME

À retenir — Les pratiques des meilleurs

À retenir

À retenir

Résumons ce qui fait les meilleurs. Ce ne sont pas des dons, ce sont des habitudes observables et copiables dès votre premier poste. Tout écrire : briefs, validations datées, comptes rendus sous vingt-quatre heures ; l'écrit protège et fait autorité. Mesurer avant et après chaque projet, sans exception, parce que la photographie initiale est la condition de toute preuve ultérieure. Capitaliser : une bibliothèque de modèles, brief, cahier de recette, rétroplanning, entretenue dans Notion, qui vous rend deux fois plus rapide au troisième projet. Prévoir une marge planning d'environ vingt pour cent, pour livrer en avance plutôt qu'en retard. Rendre les résultats visibles : un tableau de bord Looker Studio connecté à GA4 et à la Search Console, et un rapport mensuel d'une page, commenté, envoyé sans relance. Construire son portfolio : trois études de cas chiffrées avant, après, validées par les clients, qui prouvent au lieu d'affirmer. Et entretenir une veille outillée de trente minutes par semaine, partagée en interne. L'ensemble ne demande aucun budget : seulement de la constance.
À retenir
À retenir — Les pratiques des meilleurs
Résumons ce qui fait les meilleurs. Ce ne sont pas des dons, ce sont des habitudes observables et copiables dès votre premier poste. Tout écrire : briefs, validations datées, comptes rendus sous vingt-quatre heures ; l'écrit protège et fait autorité. Mesurer avant et après chaque projet, sans exception, parce que la photographie initiale est la condition de toute preuve ultérieure. Capitaliser : une bibliothèque de modèles, brief, cahier de recette, rétroplanning, entretenue dans Notion, qui vous rend deux fois plus rapide au troisième projet. Prévoir une marge planning d'environ vingt pour cent, pour livrer en avance plutôt qu'en retard. Rendre les résultats visibles : un tableau de bord Looker Studio connecté à GA4 et à la Search Console, et un rapport mensuel d'une page, commenté, envoyé sans relance. Construire son portfolio : trois études de cas chiffrées avant, après, validées par les clients, qui prouvent au lieu d'affirmer. Et entretenir une veille outillée de trente minutes par semaine, partagée en interne. L'ensemble ne demande aucun budget : seulement de la constance.

Rémunération — les fourchettes constatées

Notion clé
Parlons chiffres, avec la prudence d'usage : les rémunérations varient selon la taille de l'entreprise, le secteur, la région, et les fourchettes qui suivent sont des ordres de grandeur constatés dans les études de rémunération des cadres publiées notamment par l'Apec et par les baromètres des cabinets de recrutement spécialisés dans le digital. En début de carrière, un chef de projet digital junior se situe généralement entre trente-deux et trente-huit mille euros bruts annuels. Avec trois à cinq ans d'expérience, la fourchette passe à quarante, quarante-huit mille euros. Un profil senior ou lead, qui encadre d'autres chefs de projet ou gère des budgets importants, atteint cinquante à soixante mille euros. Comptez un écart de dix à quinze pour cent entre l'Île-de-France et les régions. En indépendant, les tarifs journaliers constatés sur les plateformes de freelances s'étagent d'environ trois cent cinquante à cinq cent cinquante euros selon l'expérience. Retenez surtout le levier de négociation : c'est le dossier de preuves, études de cas chiffrées et KPI personnels de la sous-partie précédente, qui fait basculer une fourchette vers le haut.
Notion clé
Rémunération — les fourchettes constatées
Parlons chiffres, avec la prudence d'usage : les rémunérations varient selon la taille de l'entreprise, le secteur, la région, et les fourchettes qui suivent sont des ordres de grandeur constatés dans les études de rémunération des cadres publiées notamment par l'Apec et par les baromètres des cabinets de recrutement spécialisés dans le digital. En début de carrière, un chef de projet digital junior se situe généralement entre trente-deux et trente-huit mille euros bruts annuels. Avec trois à cinq ans d'expérience, la fourchette passe à quarante, quarante-huit mille euros. Un profil senior ou lead, qui encadre d'autres chefs de projet ou gère des budgets importants, atteint cinquante à soixante mille euros. Comptez un écart de dix à quinze pour cent entre l'Île-de-France et les régions. En indépendant, les tarifs journaliers constatés sur les plateformes de freelances s'étagent d'environ trois cent cinquante à cinq cent cinquante euros selon l'expérience. Retenez surtout le levier de négociation : c'est le dossier de preuves, études de cas chiffrées et KPI personnels de la sous-partie précédente, qui fait basculer une fourchette vers le haut.
Sources : Apec — études de rémunération des cadres (apec.fr) · Baromètres de rémunération des cabinets de recrutement digitaux (ordres de grandeur croisés)

Évoluer — les trajectoires possibles

Notion clé
Terminons par les trajectoires. La voie verticale d'abord : chef de projet senior, puis directeur de projet, qui pilote des portefeuilles et des budgets, puis responsable de pôle digital, un poste de chef de service qui recrute, arbitre et répond de la performance de son équipe ; c'est l'horizon naturel du niveau que vous préparez. La voie transversale ensuite : le métier de product owner, côté produit, très proche dans ses réflexes et accessible avec une certification agile ; ou le conseil en assistance à maîtrise d'ouvrage. La voie indépendante enfin : le freelancing, raisonnable après quatre ou cinq ans de salariat. Trois accélérateurs valent l'investissement : les certifications gratuites ou peu coûteuses, celles de Google sur Analytics notamment, une certification agile ; l'anglais professionnel, qui ouvre les entreprises internationales et les documentations avant leur traduction ; et une spécialisation lisible, e-commerce, SEO ou accessibilité, qui vous différencie des profils généralistes. Mais la constante de toutes ces trajectoires, vous la connaissez déjà : le dossier de preuves. Dans ce métier, le portfolio pèse durablement plus que le diplôme.
Notion clé
Évoluer — les trajectoires possibles
Terminons par les trajectoires. La voie verticale d'abord : chef de projet senior, puis directeur de projet, qui pilote des portefeuilles et des budgets, puis responsable de pôle digital, un poste de chef de service qui recrute, arbitre et répond de la performance de son équipe ; c'est l'horizon naturel du niveau que vous préparez. La voie transversale ensuite : le métier de product owner, côté produit, très proche dans ses réflexes et accessible avec une certification agile ; ou le conseil en assistance à maîtrise d'ouvrage. La voie indépendante enfin : le freelancing, raisonnable après quatre ou cinq ans de salariat. Trois accélérateurs valent l'investissement : les certifications gratuites ou peu coûteuses, celles de Google sur Analytics notamment, une certification agile ; l'anglais professionnel, qui ouvre les entreprises internationales et les documentations avant leur traduction ; et une spécialisation lisible, e-commerce, SEO ou accessibilité, qui vous différencie des profils généralistes. Mais la constante de toutes ces trajectoires, vous la connaissez déjà : le dossier de preuves. Dans ce métier, le portfolio pèse durablement plus que le diplôme.
Source : Apec — fiches métiers et trajectoires cadres (apec.fr)

À retenir — Rémunération et carrière

À retenir

À retenir

Dernier récapitulatif du cours. Les fourchettes de rémunération constatées dans les études cadres, notamment celles de l'Apec, situent le chef de projet digital junior entre trente-deux et trente-huit mille euros, le profil confirmé entre quarante et quarante-huit mille, le senior au-delà de cinquante mille, avec un écart de dix à quinze pour cent entre l'Île-de-France et les régions, et des tarifs journaliers freelance de trois cent cinquante à cinq cent cinquante euros. Trois trajectoires s'ouvrent : la voie verticale vers la direction de projet et la responsabilité d'un pôle digital, la voie transversale vers le product ownership ou le conseil, et l'indépendance après quelques années de salariat. Les accélérateurs sont accessibles dès maintenant : certifications Google et agiles, anglais professionnel, spécialisation lisible. Et la leçon qui relie cette sous-partie à tout le reste du module : ce qui négocie un salaire ou décroche une mission, ce n'est pas la liste des outils sur un CV, c'est la preuve chiffrée que vous savez vous en servir pour produire des résultats. Cette preuve, vous savez désormais exactement comment la construire.
À retenir
À retenir — Rémunération et carrière
Dernier récapitulatif du cours. Les fourchettes de rémunération constatées dans les études cadres, notamment celles de l'Apec, situent le chef de projet digital junior entre trente-deux et trente-huit mille euros, le profil confirmé entre quarante et quarante-huit mille, le senior au-delà de cinquante mille, avec un écart de dix à quinze pour cent entre l'Île-de-France et les régions, et des tarifs journaliers freelance de trois cent cinquante à cinq cent cinquante euros. Trois trajectoires s'ouvrent : la voie verticale vers la direction de projet et la responsabilité d'un pôle digital, la voie transversale vers le product ownership ou le conseil, et l'indépendance après quelques années de salariat. Les accélérateurs sont accessibles dès maintenant : certifications Google et agiles, anglais professionnel, spécialisation lisible. Et la leçon qui relie cette sous-partie à tout le reste du module : ce qui négocie un salaire ou décroche une mission, ce n'est pas la liste des outils sur un CV, c'est la preuve chiffrée que vous savez vous en servir pour produire des résultats. Cette preuve, vous savez désormais exactement comment la construire.

Exercice — Cadrer et outiller la refonte d'un site vitrine

Exercice — à rendre

Consignes

Format attendu : Dossier PDF unique + liens partagés (tableau Trello en lecture, maquette Figma en commentaire)
Dépôt : Moodle, avant la séance suivante
Pondération : 10 % de la note finale du cours
Votre exercice reproduit exactement la phase amont d'une refonte réelle, avec les outils du cours. Choisissez une vraie PME de votre région dont le site vous semble dépassé. Menez d'abord un audit express en trois constats : affichage mobile, score PageSpeed Insights, contenu ; chaque constat doit être observable ou chiffré. Rédigez ensuite un mini-brief d'une page suivant les huit rubriques vues en partie deux, fourchette budgétaire comprise. Créez le tableau Trello du projet avec vos quatre listes et au moins dix cartes réalistes, et joignez-en une capture. Maquettez la nouvelle page d'accueil dans Figma ; partagez le lien en mode commentaire. Construisez votre checklist de recette d'au moins vingt points couvrant plusieurs navigateurs et le mobile. Définissez enfin trois KPI de succès, chacun avec son outil de mesure et sa valeur de référence. Le tout tient dans un dossier PDF unique, avec les liens Trello et Figma actifs, à déposer sur Moodle avant la prochaine séance. Cet exercice compte pour dix pour cent de la note finale, et surtout : il constitue la première pièce de votre portfolio.
Exercice
Exercice — Cadrer et outiller la refonte d'un site vitrine
Votre exercice reproduit exactement la phase amont d'une refonte réelle, avec les outils du cours. Choisissez une vraie PME de votre région dont le site vous semble dépassé. Menez d'abord un audit express en trois constats : affichage mobile, score PageSpeed Insights, contenu ; chaque constat doit être observable ou chiffré. Rédigez ensuite un mini-brief d'une page suivant les huit rubriques vues en partie deux, fourchette budgétaire comprise. Créez le tableau Trello du projet avec vos quatre listes et au moins dix cartes réalistes, et joignez-en une capture. Maquettez la nouvelle page d'accueil dans Figma ; partagez le lien en mode commentaire. Construisez votre checklist de recette d'au moins vingt points couvrant plusieurs navigateurs et le mobile. Définissez enfin trois KPI de succès, chacun avec son outil de mesure et sa valeur de référence. Le tout tient dans un dossier PDF unique, avec les liens Trello et Figma actifs, à déposer sur Moodle avant la prochaine séance. Cet exercice compte pour dix pour cent de la note finale, et surtout : il constitue la première pièce de votre portfolio.

Sources & références

Bibliographie

Les références utilisées dans cette séance, à consulter pour approfondir.

Académique & universitaire
  • Cardon D. (2019) — Culture numérique , Presses de Sciences Po
Livresque (Dunod prio)
  • Truphème S. et Gastaud P. (2020) — La boîte à outils du Marketing digital , Dunod
  • Canivet I. (2017) — Bien rédiger pour le web , Eyrolles
Presse / synthèse
  • Journal du Net (2026) — Baromètres des salaires et métiers du digital
Webographie officielle
  • France Num (DGE) — Ressources et fiches pratiques numériques pour les TPE-PME
  • CNIL — Cookies et traceurs : règles applicables aux sites web
  • Afnic — Bureaux d'enregistrement et observatoire du .fr
  • Google — Documentation web.dev — Core Web Vitals et PageSpeed Insights
  • Apec — Études de rémunération des cadres du digital
  • StatCounter — Global Stats — parts de marché des navigateurs
  • W3Techs — Usage statistics of content management systems
Un mot sur les sources de cette séance, car un chef de projet cite toujours les siennes. Les données de marché des navigateurs proviennent de StatCounter, recoupées par d'autres mesures publiques ; la part de WordPress vient des relevés continus de W3Techs. Les benchmarks de vitesse s'appuient sur les études publiées par Google, notamment l'étude menée avec SOASTA en 2017, et sur la documentation officielle des Core Web Vitals sur web point dev. Les repères de rémunération viennent des études de l'Apec, croisées avec les baromètres des cabinets spécialisés. Les prix des outils sont les tarifs constatés sur les sites des éditeurs à la date du cours : ils évoluent, vérifiez-les avant tout budget. Côté institutionnel, France Num publie des fiches pratiques précieuses pour accompagner la numérisation des PME, la CNIL fait référence sur les cookies et le RGPD, et l'Afnic sur les noms de domaine en point fr. Pour prolonger la réflexion, la Culture numérique de Dominique Cardon éclaire le contexte général, et les ouvrages pratiques de Dunod et Eyrolles cités complètent l'outillage métier.
Sources
Sources & références
Un mot sur les sources de cette séance, car un chef de projet cite toujours les siennes. Les données de marché des navigateurs proviennent de StatCounter, recoupées par d'autres mesures publiques ; la part de WordPress vient des relevés continus de W3Techs. Les benchmarks de vitesse s'appuient sur les études publiées par Google, notamment l'étude menée avec SOASTA en 2017, et sur la documentation officielle des Core Web Vitals sur web point dev. Les repères de rémunération viennent des études de l'Apec, croisées avec les baromètres des cabinets spécialisés. Les prix des outils sont les tarifs constatés sur les sites des éditeurs à la date du cours : ils évoluent, vérifiez-les avant tout budget. Côté institutionnel, France Num publie des fiches pratiques précieuses pour accompagner la numérisation des PME, la CNIL fait référence sur les cookies et le RGPD, et l'Afnic sur les noms de domaine en point fr. Pour prolonger la réflexion, la Culture numérique de Dominique Cardon éclaire le contexte général, et les ouvrages pratiques de Dunod et Eyrolles cités complètent l'outillage métier.

Acronymes du cours

Annexe
CMSContent Management System — système de gestion de contenu
GA4Google Analytics 4 — outil de mesure d'audience
KPIKey Performance Indicator — indicateur clé de performance
SEOSearch Engine Optimization — référencement naturel
SSLSecure Sockets Layer — certificat de connexion sécurisée (https)
DNSDomain Name System — système reliant nom de domaine et serveur
FTPFile Transfer Protocol — accès aux fichiers du serveur
RGPDRèglement général sur la protection des données
CTRClick-Through Rate — taux de clic
LCPLargest Contentful Paint — temps d'affichage du contenu principal
TJMTarif journalier moyen — facturation des indépendants
AMOAAssistance à maîtrise d'ouvrage
Avant l'auto-test, passons en revue les acronymes manipulés dans cette séance ; vous devez les employer avec naturel en situation professionnelle. Le CMS est le système de gestion de contenu, WordPress en tête. GA4 désigne Google Analytics 4, l'outil de mesure d'audience, et le KPI est l'indicateur clé de performance qui structure votre pilotage. Le SEO est le référencement naturel, suivi via la Search Console, où le CTR mesure le taux de clic dans les résultats. Le SSL est le certificat qui sécurise la connexion et affiche le cadenas. Le DNS relie un nom de domaine au serveur d'hébergement : c'est lui que l'on modifie lors d'une bascule. Le FTP donne accès aux fichiers du serveur, geste vu lors de l'incident. Le RGPD encadre les données personnelles et impose notamment le consentement aux cookies. Le LCP est l'indicateur de vitesse phare des Core Web Vitals de Google. Enfin, le TJM est le tarif journalier des indépendants, et l'AMOA, l'assistance à maîtrise d'ouvrage, une des évolutions possibles du métier.
Acronymes
Acronymes du cours
Avant l'auto-test, passons en revue les acronymes manipulés dans cette séance ; vous devez les employer avec naturel en situation professionnelle. Le CMS est le système de gestion de contenu, WordPress en tête. GA4 désigne Google Analytics 4, l'outil de mesure d'audience, et le KPI est l'indicateur clé de performance qui structure votre pilotage. Le SEO est le référencement naturel, suivi via la Search Console, où le CTR mesure le taux de clic dans les résultats. Le SSL est le certificat qui sécurise la connexion et affiche le cadenas. Le DNS relie un nom de domaine au serveur d'hébergement : c'est lui que l'on modifie lors d'une bascule. Le FTP donne accès aux fichiers du serveur, geste vu lors de l'incident. Le RGPD encadre les données personnelles et impose notamment le consentement aux cookies. Le LCP est l'indicateur de vitesse phare des Core Web Vitals de Google. Enfin, le TJM est le tarif journalier des indépendants, et l'AMOA, l'assistance à maîtrise d'ouvrage, une des évolutions possibles du métier.

Lexique technique

Annexe
RecetteVérification systématique d'un site avant sa mise en ligne
PréproductionCopie de travail du site, invisible du public
Redirection 301Renvoi définitif d'une ancienne adresse vers la nouvelle
SitemapPlan du site au format XML soumis aux moteurs
WireframeMaquette fil de fer structurant une page avant design
ArborescenceListe organisée des pages d'un site
KanbanMéthode visuelle : des cartes avancent par colonnes
RétroplanningPlanning construit à rebours depuis la date de livraison
UptimeTaux de disponibilité d'un site sur une période
Événement cléAction marquée comme conversion dans GA4
Post-mortemAnalyse écrite d'un incident : cause et mesure corrective
Vanity metricIndicateur flatteur qui ne pilote rien
Complétons avec le vocabulaire technique du module. La recette est la vérification systématique avant mise en ligne, menée en préproduction, cette copie de travail invisible du public. La redirection 301 renvoie définitivement une ancienne adresse vers la nouvelle : c'est elle qui sauve le référencement lors d'une refonte. Le sitemap est le plan du site soumis à Google via la Search Console. Le wireframe est la maquette fil de fer produite dans Figma pour cadrer une page, et l'arborescence, la liste organisée des pages du site. Le Kanban est la méthode visuelle de Trello, et le rétroplanning, le planning construit à rebours depuis la date de livraison visée. L'uptime mesure la disponibilité du site, surveillée par UptimeRobot. L'événement clé est l'action marquée comme conversion dans GA4, celle qui transforme la mesure de trafic en mesure de résultat. Le post-mortem est l'analyse écrite qui clôt tout incident. Et la vanity metric, l'indicateur flatteur qui ne pilote rien, est précisément ce que ce vocabulaire doit vous aider à débusquer.
Lexique
Lexique technique
Complétons avec le vocabulaire technique du module. La recette est la vérification systématique avant mise en ligne, menée en préproduction, cette copie de travail invisible du public. La redirection 301 renvoie définitivement une ancienne adresse vers la nouvelle : c'est elle qui sauve le référencement lors d'une refonte. Le sitemap est le plan du site soumis à Google via la Search Console. Le wireframe est la maquette fil de fer produite dans Figma pour cadrer une page, et l'arborescence, la liste organisée des pages du site. Le Kanban est la méthode visuelle de Trello, et le rétroplanning, le planning construit à rebours depuis la date de livraison visée. L'uptime mesure la disponibilité du site, surveillée par UptimeRobot. L'événement clé est l'action marquée comme conversion dans GA4, celle qui transforme la mesure de trafic en mesure de résultat. Le post-mortem est l'analyse écrite qui clôt tout incident. Et la vanity metric, l'indicateur flatteur qui ne pilote rien, est précisément ce que ce vocabulaire doit vous aider à débusquer.

Auto-test de fin de séance

Validation 80 %

Dix questions auto-corrigées. Seuil de validation : 80 %.

1. Quel est le coût de la licence du logiciel WordPress lui-même ?
  • a. Environ 59 $ par an et par site
  • b. Gratuit : logiciel libre sous licence GPL
  • c. De 3 à 8 € HT par mois
2. Sur quel bouton clique-t-on pour éditer visuellement une page WordPress avec le constructeur vu en cours ?
  • a. « Modifier avec Elementor »
  • b. « Réglages > Permaliens »
  • c. « Marquer comme événement clé »
3. Dans Trello, comment s'appelle la méthode visuelle où les cartes avancent de colonne en colonne ?
  • a. Le rétroplanning
  • b. Le wireframe
  • c. Le Kanban
4. Quel est l'usage principal de Figma pour un chef de projet digital ?
  • a. Produire des wireframes pour cadrer les pages avant production
  • b. Développer le code du site
  • c. Mesurer le trafic du site
5. Quelle est la différence essentielle entre GA4 et la Search Console ?
  • a. GA4 est payant, la Search Console est gratuite
  • b. GA4 mesure le comportement sur le site, la Search Console la visibilité dans la recherche Google
  • c. GA4 sert au SEO, la Search Console aux réseaux sociaux
6. Pourquoi la recette doit-elle être menée sur plusieurs navigateurs ?
  • a. Parce que le marché est fragmenté et que le rendu diffère selon les moteurs
  • b. Parce que la loi l'impose
  • c. Parce que Chrome ne sait pas afficher les formulaires
7. Lors d'une refonte, à quoi servent les redirections 301 ?
  • a. À accélérer le chargement des pages
  • b. À sécuriser la connexion des visiteurs
  • c. À renvoyer chaque ancienne adresse vers la nouvelle pour préserver le référencement
8. Votre site affiche une erreur 500 : quel est le premier réflexe professionnel ?
  • a. Confirmer la panne depuis un autre réseau et vérifier la page statut de l'hébergeur
  • b. Réinstaller immédiatement WordPress
  • c. Attendre que le client s'en aperçoive pour confirmer le problème
9. Lequel de ces indicateurs est typiquement une vanity metric pour un site vitrine ?
  • a. Le nombre de formulaires de contact envoyés
  • b. Le volume brut de pages vues, sans suivi des conversions
  • c. L'écart entre budget prévu et budget consommé
10. Quand peut-on considérer qu'une sauvegarde de site est fiable ?
  • a. Dès qu'elle est programmée dans UpdraftPlus
  • b. Quand elle est stockée sur le même serveur que le site
  • c. Quand elle est externalisée et que sa restauration a été testée
Place à l'auto-test de fin de séance : dix questions, trois options à chaque fois, une seule réponse correcte, et un seuil de validation fixé à quatre-vingts pour cent, soit huit bonnes réponses. Les questions balaient tout le module : le coût réel de WordPress et de son écosystème, les boutons d'Elementor, le Kanban de Trello, l'usage professionnel de Figma, la différence entre GA4 et la Search Console, la justification chiffrée de la recette multi-navigateurs, les redirections 301 en refonte, les réflexes face à une erreur 500, les vanity metrics et la fiabilité des sauvegardes. Prenez le temps de lire chaque justification après avoir répondu, y compris quand vous avez juste : c'est là que se consolide la mémoire des gestes. Si vous êtes sous le seuil, reprenez en priorité les encadrés À retenir des neuf sous-parties, ils condensent tout ce qui est évalué ici. Bonne chance.
Auto-test
Auto-test de fin de séance
Place à l'auto-test de fin de séance : dix questions, trois options à chaque fois, une seule réponse correcte, et un seuil de validation fixé à quatre-vingts pour cent, soit huit bonnes réponses. Les questions balaient tout le module : le coût réel de WordPress et de son écosystème, les boutons d'Elementor, le Kanban de Trello, l'usage professionnel de Figma, la différence entre GA4 et la Search Console, la justification chiffrée de la recette multi-navigateurs, les redirections 301 en refonte, les réflexes face à une erreur 500, les vanity metrics et la fiabilité des sauvegardes. Prenez le temps de lire chaque justification après avoir répondu, y compris quand vous avez juste : c'est là que se consolide la mémoire des gestes. Si vous êtes sous le seuil, reprenez en priorité les encadrés À retenir des neuf sous-parties, ils condensent tout ce qui est évalué ici. Bonne chance.
Pour briller en société
«
Un site web sans sauvegarde testée, c'est un trapéziste qui vous jure que le filet est en dessous : vous ne vérifierez qu'une seule fois.
Adapté librement
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Fiche métier — Boîte à outils opérationnelle

Boîte à outils — Chef de projet digital / web

École de Commerce de Lyon — Groupe ECL  ·  Alternants marketing, communication & digital  ·  Version 2026

1 Planning de refonte de site — 8 semaines, pré-rempli

Mode d'emploi : ce planning est rempli pour le cas le plus fréquent en alternance — la refonte du site vitrine de ton entreprise d'accueil (environ 15 pages, WordPress + Elementor, contenus fournis en interne, un graphiste interne ou freelance, toi en chef de projet junior). Remplace les [crochets] par tes vraies données, recopie chaque tâche en carte Trello (tutoriel C, section 3), garde les jalons du vendredi. Les renvois « modèle n » pointent vers la section 2, « tutoriel X » vers la section 3.

Règle de survie : 80 % des dérives de planning viennent de deux choses — les contenus jamais livrés et les validations qui traînent. D'où la règle de ce planning : un jalon à validation ÉCRITE chaque vendredi. Pas de validation écrite lundi matin = e-mail d'alerte (modèle 9) lundi midi, pas dans trois semaines.

Semaines 1-2 — Cadrage & conception Jalon J1 : cahier des charges validé Jalon J2 : arborescence + wireframes validés

JourPhaseTâche préciseLivrable du jourAvec qui
S1 · Lundi Cadrage Réunion de lancement 1 h avec le sponsor (dirigeant ou responsable marketing) : objectifs, budget, deadline, qui décide. Prépare les 10 questions du cahier des charges (modèle 1) — tu repars avec les réponses, pas avec « on t'enverra ça ». Compte rendu envoyé le jour même (modèle 6) Sponsor + toi
S1 · Mardi Cadrage Audit du site actuel avec la grille 20 points (section 5) : score, captures d'écran, 3 problèmes prioritaires. Relève les chiffres de référence (trafic GA4, positions Search Console) : c'est ta base de comparaison pour le bilan (section 7). Audit chiffré (1 page + grille remplie) Toi
S1 · Mercredi Cadrage Benchmark de 3 sites concurrents : pour chacun, 3 captures, ce qu'on garde, ce qu'on évite, le parcours « demande de contact » chronométré en nombre de clics. Page Google Docs « Benchmark » illustrée Toi
S1 · Jeudi Cadrage Rédaction du cahier des charges une page (modèle 1) : objectif chiffré, cibles, périmètre (nombre de pages), hors périmètre (écrit noir sur blanc), budget, planning avec les 6 jalons, qui valide. Cahier des charges V1 envoyé pour validation (modèle 2) Toi → sponsor
S1 · Vendredi Pilotage Création du tableau Trello complet (tutoriel C) : toutes les tâches de ce planning en cartes, dates limites, étiquettes. Compte rendu hebdo n°1 (modèle 6). Jalon J1 : validation écrite du cahier des charges exigée pour lundi. Tableau Trello + CR hebdo n°1 Toi → tous
S2 · Lundi Conception Arborescence : liste des ~15 pages dans Google Sheets (colonnes : page / objectif / contenu source / qui le fournit / date limite). Règle : 3 niveaux de menu maximum, chaque page a UN objectif. Arborescence V1 dans Sheets Toi
S2 · Mardi Conception Inventaire des contenus : qui écrit quoi, quelles photos existent, ce qui manque. Envoie à chaque contributeur sa liste avec date limite (S5 lundi au plus tard) — la relance type est déjà prête (modèle 11). Tableau des contenus avec responsables et deadlines Toi → contributeurs
S2 · Mercredi Design Wireframes (squelettes sans design) des 3 gabarits : accueil, page service, contact. Papier-crayon photographié ou Figma gratuit — l'objectif est de valider QUOI va OÙ, pas la couleur. 3 wireframes annotés Toi (+ graphiste si dispo)
S2 · Jeudi Technique Choix techniques actés par écrit : hébergeur (demande de devis, modèle 5 — réponse sous 48 h), nom de domaine conservé ou nouveau, WordPress + Elementor confirmés. Vérifie qui détient les accès au domaine actuel (registrar) — c'est LE point qui bloque les mises en ligne. E-mail récapitulatif des choix + devis hébergement reçu ou relancé Toi + sponsor
S2 · Vendredi Pilotage Présentation arborescence + wireframes au sponsor (30 min). CR hebdo n°2. Envoi du brief graphiste (modèle 4) pour que les maquettes démarrent lundi. Jalon J2 : validation écrite arborescence + wireframes. Validation J2 + brief graphiste envoyé Sponsor, graphiste

Semaines 3-4 — Design & socle technique Jalon J3 : maquettes validées

JourPhaseTâche préciseLivrable du jourAvec qui
S3 · Lun-mar Design Le graphiste maquette la page d'accueil (brief envoyé vendredi). Toi pendant ce temps : tu commandes hébergement + domaine dès le devis validé (tutoriel A) et tu prépares le plan de redirections (liste des URLs actuelles : Search Console → Pages, export). Maquette accueil V1 ; hébergement commandé Graphiste / toi
S3 · Mercredi Design Revue de la maquette accueil : tu collectes TOUS les retours (sponsor inclus) et tu envoies UNE salve consolidée et numérotée au graphiste — jamais de retours au fil de l'eau, c'est la première cause de dérive design. Liste de retours numérotée (10 max) Sponsor → toi → graphiste
S3 · Jeudi Design Maquettes des gabarits secondaires (page service, contact) déclinées de l'accueil corrigé. Toi : installation de WordPress sur l'hébergement (tutoriel A) + réglages de base (permaliens, HTTPS, extension de sauvegarde). Maquettes V2 ; WordPress installé et sécurisé Graphiste / toi
S3 · Vendredi Pilotage Demande de validation des maquettes avec deadline (modèle 13). CR hebdo n°3. Jalon J3 : maquettes validées par écrit lundi 12 h au plus tard. CR hebdo n°3 + demande de validation partie Toi → sponsor
S4 · Lun-jeu Développement Construction des 3 gabarits dans Elementor (tutoriel B), fidèles aux maquettes : en-tête, pied de page, gabarit accueil, gabarit service, page contact avec formulaire testé (l'e-mail arrive vraiment ? teste-le). Chaque gabarit terminé = carte Trello déplacée dans « En recette ». 3 gabarits fonctionnels en préproduction Toi (+ dev si presta)
S4 · Vendredi Pilotage Démo de 15 min du gabarit accueil au sponsor, sur écran, en préproduction (adresse temporaire). Point contenus : relance ferme (modèle 11) pour tout contenu non livré — il reste une semaine de marge. CR hebdo n°4 + liste des contenus manquants Sponsor + contributeurs

Semaines 5-6 — Intégration, contenus & SEO Jalon J4 : site complet en préproduction

JourPhaseTâche préciseLivrable du jourAvec qui
S5 · Lun-mer Intégration Intégration des ~15 pages avec les contenus reçus : 4-6 pages par jour, en dupliquant les gabarits Elementor. Chaque page intégrée : titre, textes, images compressées, bouton d'action. Contenu manquant à J+3 de la deadline = alerte planning au sponsor (modèle 9), pas d'attente silencieuse. 15 pages intégrées en préproduction Toi
S5 · Jeudi Intégration Formulaires et parcours de conversion : formulaire contact, demande de devis, clic téléphone. Test réel de chaque formulaire (envoi + réception de l'e-mail de notification + message de confirmation à l'écran). Tous les formulaires testés avec preuve (e-mails reçus) Toi
S5 · Vendredi Pilotage CR hebdo n°5 avec le KPI d'avancement (section 4) : « X pages sur 15 intégrées, vélocité Y pages/jour, fin d'intégration prévue le [date] ». Si la date dépasse J4 : alerte planning (modèle 9) avec les 2 options de rattrapage. CR hebdo n°5 chiffré Toi → tous
S6 · Lundi SEO SEO on-page : un title unique (50-60 caractères) et une meta description (140-155 caractères) par page, dans un tableau Sheets d'abord, puis saisis dans Yoast SEO ou Rank Math. Un seul H1 par page, vérifié. Tableau title/meta complet et saisi Toi
S6 · Mardi SEO Images : compression (viser < 200 Ko par image, format WebP), attribut alt décrivant l'image. Maillage interne : chaque page de service pointe vers au moins 2 autres pages du site. Poids des pages contrôlé, liens internes posés Toi
S6 · Mercredi SEO Plan de redirections 301 finalisé : Sheets 2 colonnes (ancienne URL → nouvelle URL) pour TOUTES les pages de l'ancien site qui reçoivent du trafic ou des liens. Prêt à activer le jour de la bascule (extension Redirection, gratuite). Plan 301 complet et relu Toi
S6 · Jeudi Mesure GA4 créé et installé, Search Console préparée (tutoriel D). Événements clés définis : envoi de formulaire, clic téléphone. Vérification en temps réel sur la préproduction. GA4 opérationnel, événements testés Toi
S6 · Vendredi Pilotage Tour complet du site en préproduction. CR hebdo n°6 + envoi de la grille de recette (tutoriel E) aux 3 testeurs pour lundi. Jalon J4 : site 100 % complet en préproduction. CR hebdo n°6 + recette organisée Toi → testeurs

Semaines 7-8 — Recette & mise en ligne Jalon J5 : GO prononcé Jalon J6 : site en ligne

JourPhaseTâche préciseLivrable du jourAvec qui
S7 · Lundi Recette Recette croisée : 3 testeurs internes + toi déroulent la grille (tutoriel E) sur 4 configurations (Chrome ordinateur, Safari iPhone, Chrome Android, tablette). Chaque anomalie = une ligne (modèle 14), avec capture. Grille de recette remplie, bugs classés par gravité 3 testeurs + toi
S7 · Mar-mer Recette Correction des bugs bloquants puis majeurs (les mineurs passent en « après mise en ligne » assumé). Une carte Trello par bug, colonne « En recette » quand corrigé. Bloquants et majeurs corrigés Toi (+ dev)
S7 · Jeudi Recette Contre-recette : re-test de CHAQUE bug corrigé par la personne qui l'avait détecté. Performance : PageSpeed Insights sur les 3 pages principales, viser les Core Web Vitals dans le vert (seuils en section 4). Rapport de contre-recette + scores PageSpeed Testeurs + toi
S7 · Vendredi Pilotage Réunion GO / NO-GO de 30 min avec le sponsor : rapport de recette (modèle 15), bugs restants assumés, date et heure de bascule proposées (mardi 9 h — jamais un vendredi). Jalon J5 : GO écrit. GO/NO-GO acté par écrit Sponsor + toi
S8 · Lundi Mise en ligne J-1 : e-mail de préparation (modèle 16) — gel des contenus, rappel du créneau, qui fait quoi pendant la bascule. Sauvegarde complète de l'ANCIEN site (fichiers + base) et de la préproduction, stockée hors serveur. Sauvegardes vérifiées + équipe prévenue Toi → tous
S8 · Mardi Mise en ligne 9 h : bascule — mise en production, pointage du domaine (DNS), activation du plan de redirections 301, vérification HTTPS. 10 h-12 h : recette flash post-bascule : 10 pages principales, formulaires, mobile réel, anciennes URLs qui redirigent. Site en ligne, recette flash OK Toi (+ hébergeur/dev)
S8 · Mercredi SEO Search Console : propriété vérifiée sur le domaine final, sitemap soumis (tutoriel D), demande d'indexation des 5 pages clés. GA4 : trafic visible en temps réel, événements clés testés en conditions réelles. Sitemap soumis, mesure opérationnelle Toi
S8 · Jeudi Mise en ligne Annonce de mise en ligne (modèle 17) en interne + relais réseaux sociaux. Surveillance : rapport Pages de Search Console (erreurs 404), formulaires (chaque e-mail arrive ?). Annonce envoyée, surveillance active Toi → tous
S8 · Vendredi Pilotage CR final de projet : jalons tenus, bugs restants planifiés, chiffres J+3. Planification du suivi J+7 (modèle 18) et du bilan de projet à J+30 (section 7). Jalon J6 : site en ligne, projet clôturé. CR final + bilan J+30 planifié dans l'agenda Toi → sponsor
À faire chaque lundi matin (15 min) : ouvrir Trello, déplacer les cartes de la semaine dans « À faire cette semaine », vérifier la date du prochain jalon, relever les 3 chiffres du tableau de bord (section 4 : avancement, vélocité, budget consommé), et préparer les relances de la semaine (contenus, validations, prestataires). C'est ce quart d'heure qui fait de toi un chef de projet, pas un intégrateur qui subit.
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2 18 modèles mot à mot — e-mails, briefs, comptes rendus

Mode d'emploi : copie le modèle, remplace les [variables], adapte un mot ou deux au ton de ta boîte, envoie. Règle générale du chef de projet : tout ce qui engage (validation, périmètre, délai, budget) passe par écrit, même après un accord oral — « Comme convenu à l'instant par téléphone… ». Un accord oral n'existe pas en gestion de projet.

Cadrage et lancement

Modèle 1 — Cahier des charges une page (structure à remplir telle quelle)
À rédiger en semaine 1 dans un Google Docs. Une page, pas dix : s'il fait 3 pages, tu as mis du détail d'exécution qui appartient au Trello.
CAHIER DES CHARGES — [Refonte du site vitrine — nom de l'entreprise] 1. OBJECTIF MESURABLE : [ex. passer de 4 à 10 demandes de devis/mois via le site d'ici 6 mois]. Chiffre actuel : [4/mois, source GA4]. 2. CIBLES : [ex. artisans du BTP de la région lyonnaise ; 70 % consultent sur mobile]. 3. PÉRIMÈTRE : [15] pages — [accueil, 6 pages services, à propos, réalisations, blog, contact, mentions légales…]. Techno : WordPress + Elementor. Hébergement : [o2switch]. 4. HORS PÉRIMÈTRE (ne sera PAS fait dans ce projet) : [e-commerce, version anglaise, refonte du logo, rédaction des contenus métier]. 5. CONTENUS : fournis par [qui] au plus tard le [date S5 lundi]. Un contenu en retard décale la mise en ligne d'autant. 6. PLANNING : 8 semaines, 6 jalons validés par écrit chaque vendredi (J1 cahier des charges, J2 arborescence, J3 maquettes, J4 site complet, J5 GO, J6 mise en ligne le [date]). 7. BUDGET : [montant] € TTC — détail : [hébergement X €/an, graphiste X €, licences X €]. 8. VALIDATION : [nom du sponsor] est l'UNIQUE personne dont la validation fait foi. Délai de validation : 2 jours ouvrés, sinon le planning glisse d'autant. 9. RISQUES IDENTIFIÉS : [contenus en retard, accès au nom de domaine détenus par l'ancien prestataire, période de congés du graphiste]. 10. SUCCÈS = [site en ligne le [date], Core Web Vitals verts, 0 bug bloquant, objectif de conversion suivi à J+30 et J+90]. Validé par : ______ Date : ______
Modèle 2 — E-mail de cadrage au client interne (envoi du cahier des charges)
À envoyer le jeudi de la semaine 1. Objet : « Refonte site — cahier des charges à valider pour lundi ».
Bonjour [prénom], Suite à notre réunion de lundi, voici le cahier des charges du projet en une page : [lien Docs]. Trois points qui engagent le planning, à valider en particulier : 1. Le périmètre : [15 pages] — et surtout le « hors périmètre » (point 4). 2. La date de mise en ligne : [date], tenable si les contenus arrivent avant le [date]. 3. Le circuit de validation : toi seul(e) valides, sous 2 jours ouvrés. Peux-tu me répondre « validé » (ou tes corrections) d'ici lundi 12 h ? Sans retour lundi, je décale le planning d'autant et je te préviens. Merci ! [Prénom]
Modèle 3 — Compte rendu de réunion (envoyé le jour même)
Règle : un CR part le jour même, tient en 15 lignes, et chaque décision a un responsable et une date. Sans CR, la réunion n'a pas eu lieu.
CR — [Réunion de lancement refonte site][date], présents : [noms] DÉCISIONS : · [Décision 1 — ex. la mise en ligne est fixée au mardi 9 septembre] · [Décision 2] ACTIONS (qui / quoi / pour quand) : · [Marie] : [fournir les textes des 6 pages services][date] · [Moi] : [cahier des charges V1][jeudi] POINTS OUVERTS (à trancher) : · [ex. garde-t-on le blog ? Décision attendue de [nom] pour [date]] Prochain point : [vendredi 10 h, 15 min]. Si je n'ai pas de correction d'ici demain 18 h, ce CR fait foi.

Prestataires et devis

Modèle 4 — Brief prestataire (graphiste ou développeur) en une page
Un prestataire mal briefé livre en retard un travail à refaire — et c'est TA faute. Ce brief part par e-mail, avec le cahier des charges en pièce jointe.
BRIEF — [Maquettes du site — nom de l'entreprise] CONTEXTE : [refonte du site vitrine, cible artisans BTP, 70 % mobile]. Cahier des charges joint. TA MISSION : [3 maquettes : accueil, page service, contact — desktop + mobile]. À RESPECTER : charte jointe (logo, couleurs [codes hex], police [nom]) ; wireframes validés joints (la structure ne bouge plus, le style oui) ; format de livraison : [lien Figma partagé]. CE QU'ON ÉVITE : [photos de banque d'images génériques, animations lourdes, polices exotiques non web]. PLANNING : V1 accueil le [date] → UNE salve de retours consolidés le [date] → V2 + gabarits secondaires le [date]. Le devis couvre 2 allers-retours ; au-delà, avenant. BUDGET : [montant] € conformément à ton devis n°[réf]. CONTACT UNIQUE : moi ([e-mail, téléphone]). Les retours des autres passent par moi, jamais en direct. Question ou point flou : appelle-moi AVANT de commencer, pas après.
Modèle 5 — Demande de devis (freelance, agence ou hébergeur)
Envoyée à 2-3 prestataires en parallèle avec le MÊME texte : c'est la seule façon de comparer. Pour un hébergeur, les « prestations » deviennent : hébergement mutualisé, nom de domaine, certificat SSL, e-mails pro, sauvegardes.
Bonjour, Dans le cadre de la refonte du site de [entreprise, secteur, ville], je souhaite un devis pour : · [Prestation 1 — ex. hébergement mutualisé pour un site WordPress ~15 pages, ~2 000 visites/mois] · [Prestation 2 — ex. nom de domaine .fr + 5 adresses e-mail professionnelles] · [Prestation 3 — ex. certificat SSL et sauvegardes automatiques quotidiennes] Contraintes : mise en service souhaitée le [date], budget cible [fourchette], données hébergées en France ou UE. Merci de préciser dans le devis : le prix la première année ET le prix au renouvellement, ce qui est inclus/en option, les délais, et vos conditions de résiliation. Réponse souhaitée sous 48 h — décision le [date]. Cordialement, [prénom, fonction, entreprise, téléphone]
Modèle 6 — Compte rendu hebdo de projet (le vendredi, toutes les semaines)
Objet : « Refonte site — point hebdo S[n] : [vert/orange/rouge] ». La couleur dans l'objet, c'est ce qui fait que le sponsor le lit.
Bonjour à tous, Point hebdo du projet refonte — semaine [n]/8. Statut global : [VERT / ORANGE / ROUGE]. ✔ FAIT CETTE SEMAINE : [3 puces max — ex. 15 pages intégrées, formulaires testés] → SEMAINE PROCHAINE : [3 puces max + le jalon du vendredi] ⚠ POINTS DE VIGILANCE : [ex. textes de 2 pages services toujours manquants (Marie, relancée 2 fois) — impact : recette décalée si non reçus lundi] CHIFFRES : avancement [X %] (cartes Trello terminées/total) · jalons tenus [X/X] · budget consommé [X %] J'AI BESOIN DE : [1 décision ou validation, avec date] Bon week-end, [prénom]
Modèle 7 — Relance d'un prestataire en retard
1re relance = ce modèle, factuel et cordial. 2e relance 48 h après = même e-mail + sponsor en copie + téléphone. Jamais de reproche, toujours des dates.
Bonjour [prénom], Sauf erreur de ma part, je n'ai pas reçu [livrable — ex. la V2 de la maquette accueil], attendu le [date] selon [le brief / ton devis / notre échange du [date]]. Ce livrable conditionne [la suite — ex. le démarrage de l'intégration lundi] : chaque jour de retard décale la mise en ligne d'autant. Peux-tu me confirmer aujourd'hui : 1) une date de livraison ferme, 2) s'il y a un blocage de notre côté (retour manquant, accès, information) que je peux lever ? Si la livraison n'est pas possible avant le [date butoir], dis-le-moi maintenant : je préfère réorganiser le planning que le subir. Merci, [prénom]
Modèle 8 — Refuser un devis proprement
Un refus propre en 5 lignes : le prestataire écarté aujourd'hui est peut-être celui qu'il te faudra en urgence dans 6 mois.
Bonjour [prénom], Merci pour ton devis et le temps passé sur notre demande. Après comparaison, nous avons retenu une autre proposition, [raison honnête et courte : mieux alignée sur notre budget / incluant l'hébergement / avec des délais plus courts]. Ce n'est pas une porte fermée : je garde tes coordonnées pour [type de besoin futur], et je te recontacterai avec plaisir si l'occasion se présente. Bonne continuation, [prénom]

Pilotage : alertes, relances et périmètre

Modèle 9 — E-mail d'alerte dérive planning (à envoyer TÔT, jamais la veille)
La règle d'or : une alerte s'envoie dès que le risque est identifié, avec des OPTIONS chiffrées. Un chef de projet qui annonce un retard 3 semaines à l'avance avec 2 solutions est crédible ; celui qui l'annonce la veille est grillé.
Objet : Refonte site — alerte planning : risque de décalage de [X jours] sur la mise en ligne Bonjour [prénom], Je préfère te prévenir maintenant plutôt que dans deux semaines : la mise en ligne du [date] est menacée. LES FAITS : [ex. les textes de 4 pages ne sont toujours pas livrés (deadline dépassée de 5 jours malgré 2 relances) ; sans eux, la recette ne peut pas démarrer lundi]. IMPACT SI RIEN NE CHANGE : mise en ligne décalée au [nouvelle date]. OPTIONS : A) [On tient la date : je rédige les 4 textes moi-même en version simple, [nom] les corrigera après mise en ligne — coût : 2 jours de mon temps, qualité rédactionnelle moindre au lancement]. B) [On décale de X jours : tout est livré au niveau attendu, nouvelle date le [date]]. Je recommande l'option [A/B] parce que [raison]. Peux-tu trancher d'ici [demain 12 h] ? Sans réponse, j'applique l'option [B] par sécurité. [Prénom]
Modèle 10 — E-mail d'alerte budget
À envoyer dès que budget consommé et avancement divergent de plus de 15 points (ex. 70 % du budget consommé pour 50 % d'avancement — voir KPI 5, section 4).
Objet : Refonte site — alerte budget : [70 %] consommé pour [50 %] d'avancement Bonjour [prénom], Point budget : nous avons engagé [montant] € sur [budget total] € ([70 %]) pour un avancement de [50 %]. CAUSE PRINCIPALE : [ex. 2 allers-retours de maquettes supplémentaires facturés (avenant graphiste : +X €)]. PROJECTION FIN DE PROJET : [montant] €, soit [+X € / +X %] par rapport au budget validé. OPTIONS : A) rallonge de [X €] ; B) réduction du périmètre : [ex. le blog passe en phase 2] ; C) je fais moi-même [tâche] au lieu du prestataire (impact délai : +[X] jours). Ma recommandation : [option + raison]. On en parle 15 min [créneau] ? [Prénom]
Modèle 11 — Relance d'un contributeur interne qui n'a pas livré ses contenus
La cause n°1 des retards. Ton levier : rendre le retard VISIBLE et la tâche FACILE (proposer un brouillon, un créneau, un appel).
Bonjour [prénom], Petit rappel : il me manque [les textes des pages X et Y], attendus le [date] pour tenir la mise en ligne du [date]. Pour te faciliter la tâche, trois possibilités au choix : 1) Tu m'envoies tes notes en vrac (même un e-mail brouillon), je les mets en forme ; 2) On bloque 30 min ensemble [créneau proposé] : tu me racontes, j'écris ; 3) Je pars de l'ancienne page et je te soumets une V1 à corriger. Dis-moi ce qui t'arrange d'ici [demain soir] ? Sans retour, je pars sur l'option 3 pour ne pas bloquer le projet. Merci ! [prénom]
Modèle 12 — Répondre à une demande hors périmètre (scope creep)
« Tant qu'on y est, on pourrait ajouter une boutique en ligne ? » — Ne jamais dire non sec, ne jamais dire oui gratuit. Toujours : accueillir, chiffrer, arbitrer.
Bonjour [prénom], Bonne idée, je note — et je te donne l'impact pour décider en connaissance de cause. [La boutique en ligne] ne fait pas partie du périmètre validé au cahier des charges (point 4). L'ajouter maintenant représente environ [X jours] de travail et [X €] [licences/prestation], soit une mise en ligne décalée du [date] au [date]. Deux façons saines de le faire : A) On garde la date : je l'inscris en PHASE 2, planifiée juste après la mise en ligne (je te propose un mini-cahier des charges d'ici le [date]) ; B) On l'intègre maintenant et on assume le décalage + le surcoût, validés par écrit. Ma recommandation : A — un site en ligne à l'heure vaut mieux que deux projets en retard. Tu me confirmes ? [Prénom]
Modèle 13 — Demande de validation avec deadline (maquette, page, contenu)
Une demande de validation sans date limite ne revient jamais. La technique : date + conséquence du silence, annoncées poliment À L'AVANCE.
Bonjour [prénom], Voici [les maquettes des 3 gabarits] à valider : [lien]. Pour regarder efficacement (5 minutes suffisent) : 1) l'accueil te semble-t-il refléter [l'entreprise] ? 2) les couleurs et photos te conviennent-elles ? 3) y a-t-il une information MANQUANTE ? Merci de me répondre « validé » ou tes corrections (numérotées, en une seule fois) avant [lundi 12 h] : le développement démarre lundi après-midi et chaque jour d'attente décale la mise en ligne d'autant. Sans réponse lundi 12 h, je considère les maquettes validées, comme convenu au cahier des charges (point 8). Merci ! [prénom]

Recette et mise en ligne

Modèle 14 — Ticket de bug (rapport de recette) — une ligne = un bug
Format à respecter dans la grille de recette (tutoriel E) ou en carte Trello. Un bug non reproductible est un bug non corrigeable : les 6 champs sont obligatoires.
BUG n°[12][Le formulaire de contact n'envoie pas d'e-mail] GRAVITÉ : [BLOQUANT (empêche la mise en ligne) / MAJEUR (fonction dégradée) / MINEUR (cosmétique)] OÙ : [page /contact] — APPAREIL : [iPhone 13, Safari] COMMENT REPRODUIRE : [1. Ouvrir /contact 2. Remplir les 4 champs 3. Cliquer « Envoyer »] RÉSULTAT OBTENU : [message « envoyé » affiché, mais aucun e-mail reçu sur contact@…] RÉSULTAT ATTENDU : [e-mail reçu en moins de 2 min avec les champs du formulaire] CAPTURE : [lien] — DÉTECTÉ PAR : [prénom], le [date]
Modèle 15 — E-mail d'envoi du rapport de recette (préparation du GO / NO-GO)
Envoyé le jeudi de la semaine 7, avant la réunion GO/NO-GO du vendredi.
Objet : Refonte site — rapport de recette + proposition de GO pour mardi [date] Bonjour [prénom], La recette est terminée : [42] tests passés sur 4 configurations (ordinateur, iPhone, Android, tablette), [14] anomalies détectées. ÉTAT : bloquants : [3], tous corrigés et re-testés ✔ · majeurs : [6], [5 corrigés, 1 en cours (détail : …)] · mineurs : [5], planifiés après mise en ligne (liste en pièce jointe, avec dates). Performance : PageSpeed mobile [87/100], Core Web Vitals au vert sur les 3 pages principales. MA PROPOSITION : GO pour une mise en ligne mardi [date] à 9 h (jamais un vendredi : personne pour corriger le week-end). On acte ça demain en 30 min ? La grille complète est ici : [lien Sheets]. [Prénom]
Modèle 16 — E-mail J-1 avant mise en ligne (gel et organisation de la bascule)
À toute l'équipe projet, la veille de la bascule.
Objet : Mise en ligne du nouveau site DEMAIN mardi [date] 9 h — gel des contenus dès maintenant Bonjour à tous, Le nouveau site part en ligne demain à 9 h. D'ici là : · GEL TOTAL : plus aucune modification de contenu sur l'ancien ni sur le nouveau site à partir de maintenant. Toute demande post-bascule passe par moi. · Sauvegardes complètes de l'ancien site : faites et vérifiées ✔ · PENDANT LA BASCULE (9 h-10 h) : le site peut être brièvement indisponible — merci de ne rien signaler avant 10 h. · À PARTIR DE 10 h : si vous voyez une anomalie, envoyez-moi page + capture + appareil (pas de « ça marche pas » sans détail 🙂). · Rôles demain : [moi : bascule et vérifications ; [nom] : test des formulaires ; [nom] : disponible pour décision rapide]. Merci à tous — demain soir, on a un nouveau site. [Prénom]
Modèle 17 — Annonce de mise en ligne (interne, puis adaptable clients)
À envoyer J+2, quand la recette flash est passée — pas dans l'euphorie de la bascule.
Objet : 🚀 Le nouveau site [entreprise] est en ligne Bonjour à tous, Le nouveau site est en ligne depuis mardi : [URL]. Ce qui change concrètement : [navigation refaite pour mobile (70 % de nos visiteurs), demande de devis en 2 clics depuis chaque page, temps de chargement divisé par [X]]. Ce que vous pouvez faire : 1) allez le voir (et remontez-moi toute coquille : page + capture) ; 2) mettez à jour le lien dans vos signatures d'e-mail : [procédure ou lien] ; 3) commerciaux : la nouvelle page [références] est faite pour être envoyée aux prospects. Merci à [noms des contributeurs] pour les contenus et à [prestataire] pour les maquettes. Prochaine étape : bilan chiffré à J+30 (trafic, demandes de devis, performance). [Prénom]
Modèle 18 — E-mail de suivi J+7 après mise en ligne
La semaine qui suit la bascule est celle où l'on perd (ou pas) le référencement. Ce mail montre que tu surveilles.
Objet : Nouveau site — point à J+7 : [RAS / 2 points corrigés] Bonjour [prénom], Une semaine après la mise en ligne, voici l'état : · TECHNIQUE : [0] erreur 404 signalée par Search Console non corrigée (rapport Pages vérifié chaque matin) ; formulaires testés 2 fois : OK ; sauvegarde quotidienne active. · BUGS MINEURS restants de la recette : [3/5] corrigés, les 2 derniers le seront le [date]. · PREMIERS CHIFFRES (indicatifs, 7 jours) : [X] sessions, [X] demandes via formulaire, PageSpeed mobile [score]. Le trafic SEO peut fluctuer 4 à 8 semaines après une refonte : c'est attendu, je surveille les positions chaque semaine. Rendez-vous au bilan J+30 le [date] (invitation envoyée). [Prénom]
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3 5 tutoriels pas-à-pas — au niveau du bouton

Mode d'emploi : suis les étapes dans l'ordre, avec les noms de menus réels. Le coût de chaque outil est indiqué à côté de son nom (tarifs indicatifs 2026, à vérifier sur les sites). Les interfaces évoluent : si un bouton a changé de nom ou de place, cherche le libellé le plus proche — la logique du parcours reste la même.

Tutoriel A — Installer WordPress chez o2switch (ou OVH) o2switch ~5-8 € HT/mois facturé à l'année · OVH mutualisé ~4-8 € HT/mois · domaine ~10-15 €/an — tarifs indicatifs 2026, à vérifier

Situation : semaine 3 du planning, le devis hébergement est validé — tu dois avoir un WordPress fonctionnel ce soir
Ce que tu cliques, étape par étape (o2switch)
  1. Va sur o2switch.fr → bouton Commander → choisis l'offre mutualisée de base (largement suffisante pour un site vitrine ; le nom de domaine est offert la 1re année avec l'offre — vérifie que c'est toujours le cas).
  2. Étape domaine : tape le domaine souhaité (ex. entreprise-lyon.fr) → si l'entreprise possède déjà son domaine ailleurs, choisis « J'ai déjà un domaine » et NE le transfère pas aujourd'hui : on fera pointer le DNS le jour de la bascule (semaine 8), pas avant.
  3. Renseigne les coordonnées de l'entreprise (jamais les tiennes en propriétaire : le domaine et l'hébergement doivent appartenir à l'entreprise — c'est un classique des alternances qui finissent mal).
  4. Paie → tu reçois un e-mail avec l'accès au cPanel (l'interface d'administration du serveur). Connecte-toi via le lien de l'e-mail.
  5. Dans le cPanel, section « Logiciels », clique sur Softaculous Apps Installer → grande icône WordPress → bouton Install Now.
  6. Formulaire d'installation : Choose Installation URL = ton domaine, champ « In Directory » laissé vide (sinon le site s'installe dans un sous-dossier) ; Site Name = nom de l'entreprise ; Admin Username = autre chose que « admin » (ex. gestion-ecl) ; Admin Password = généré fort et stocké dans le gestionnaire de mots de passe de l'entreprise ; Admin Email = une adresse pro relevée (les alertes de sécurité arrivent là).
  7. Clique sur Install → 30 secondes → tu obtiens deux liens : le site (https://domaine.fr) et l'administration (https://domaine.fr/wp-admin).
  8. Active le HTTPS : cPanel → section « Sécurité » → Let's Encrypt SSL → ton domaine → Émettre. 0 € — ne paie JAMAIS un certificat SSL pour un site vitrine.
  9. Premiers réglages WordPress (10 min) : wp-adminRéglages → Permaliens → coche Titre de la publicationEnregistrer. Puis Réglages → Lecture → coche Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site (on décochera le jour de la mise en ligne — note-le dans Trello, c'est l'oubli le plus célèbre du métier, dans les deux sens).
  10. Installe l'extension de sauvegarde : Extensions → Ajouter → recherche « UpdraftPlus » → Installer → ActiverRéglages → Sauvegardes UpdraftPlus → programme une sauvegarde quotidienne vers Google Drive. 0 €
Variante OVH (si l'entreprise est déjà chez OVH)
  1. ovh.comHébergements web → offre « Perso » suffit pour un vitrine (~4-6 € HT/mois, domaine souvent offert la 1re année — à vérifier) → commande comme ci-dessus.
  2. Puis espace client : manager.ovh.comWeb CloudHébergements → ton hébergement → onglet Modules en 1 clicAjouter un moduleWordPress → choisis le domaine → valide. Identifiants reçus par e-mail ; les réglages 9 et 10 sont identiques.
Résultat attendu

Un WordPress accessible en HTTPS, non indexable, sauvegardé chaque nuit, dont les accès appartiennent à l'entreprise et sont stockés dans son gestionnaire de mots de passe. Coût réel : l'hébergement (~60-100 € HT/an) + le domaine (~10-15 €/an, souvent offert la 1re année). Temps : 1 h en comptant la lecture des e-mails de confirmation.

Tutoriel B — Monter une page avec Elementor Elementor gratuit — Elementor Pro ~60 €/an pour 1 site (tarif indicatif 2026, à vérifier)

Situation : semaine 4, les maquettes sont validées — tu dois construire le gabarit de la page d'accueil dans la journée
Ce que tu cliques, étape par étape
  1. Installe Elementor : wp-admin → Extensions → Ajouter → recherche ElementorInstallerActiver. La version gratuite suffit pour un site vitrine ; Pro ajoute le constructeur d'en-tête/pied de page et les formulaires avancés (~60 €/an — sinon, l'en-tête se gère via le thème, ex. Astra gratuit, et les formulaires via l'extension gratuite WPForms Lite).
  2. Crée la page : Pages → Ajouter → titre Accueil → bouton bleu Modifier avec Elementor.
  3. Repère l'interface : à gauche, le panneau des widgets (les briques) ; au centre, ta page. Tout se fait par glisser-déposer de gauche vers le centre.
  4. Pose la structure : clique sur le au centre → choisis une disposition de conteneur (ex. 2 colonnes). Reproduis bloc par bloc la structure de la maquette, de haut en bas — jamais « au feeling ».
  5. Ajoute les widgets de base : glisse Titre dans la première colonne → double-clique pour taper le texte. Puis Image, Éditeur de texte, Bouton — les 4 widgets qui font 90 % d'un site vitrine.
  6. Style d'un élément : sélectionne-le → dans le panneau de gauche, 3 onglets : Contenu (le quoi), Style (couleurs, typo — colle les codes hex de la charte), Avancé (marges, espacement). Règle les marges AVANT de te battre avec l'alignement.
  7. Définis les couleurs globales une bonne fois : menu en haut à gauche du panneau → Réglages du siteCouleurs globales → remplace Primaire/Secondaire/Texte/Accent par les codes de la charte → Mettre à jour. Toutes les pages hériteront des bonnes couleurs.
  8. Vérifie le mobile AVANT de finir : icône Mode réactif (écran, en bas du panneau) → Mobile → corrige les tailles de police et les marges pour mobile (les réglages faits en vue mobile ne touchent pas la vue ordinateur).
  9. Publie : bouton Publier en bas du panneau. Puis transforme la page en gabarit réutilisable : clic droit sur le conteneur principal → Enregistrer comme modèle → nomme-le gabarit-service. Pour chaque nouvelle page : → onglet Mes modèlesInsérer → tu ne repars plus jamais de zéro.
  10. Déclare la page d'accueil : wp-admin → Réglages → LectureLa page d'accueil affiche : une page statique → sélectionne AccueilEnregistrer.
Résultat attendu

Une page d'accueil fidèle à la maquette, correcte sur mobile, publiée, et un gabarit réutilisable pour intégrer 4 à 6 pages par jour en semaine 5. Temps réaliste : 3-4 h pour la première page, 45 min par page ensuite avec le gabarit.

Tutoriel C — Monter le tableau Kanban Trello complet du projet Trello gratuit (jusqu'à 10 tableaux par espace) — Standard ~5-6 €/utilisateur/mois (tarif indicatif 2026, à vérifier)

Situation : vendredi de la semaine 1, le cahier des charges part en validation — tu montes le tableau de pilotage qui te suivra 8 semaines
Ce que tu cliques, étape par étape
  1. Va sur trello.com → crée un compte avec l'e-mail pro → Créer (en haut) → Créer un tableau → nom : Refonte site — [entreprise] → visibilité Espace de travail (jamais Public).
  2. Crée les 6 listes, dans cet ordre (bouton + Ajouter une liste) : Backlog · À faire cette semaine · En cours · En recette · Bloqué · Terminé. Règle du tableau : une carte dans « En cours » par personne à la fois, la liste « Bloqué » se vide en priorité absolue.
  3. Crée les étiquettes : ouvre n'importe quelle carte → ÉtiquettesCréer une nouvelle étiquette → fais-en 6 : Cadrage (gris), Design (violet), Dev (bleu), Contenu (jaune), SEO (vert), Bug (rouge).
  4. Charge le planning : crée une carte par tâche de la section 1 (compte ~45 cartes). Titre = verbe d'action (« Intégrer la page Services », pas « Page services »). Pour aller vite : + Ajouter une carte → tape le titre → Entrée → le champ reste ouvert pour la suivante.
  5. Sur chaque carte importante, ouvre-la et ajoute : Dates → date limite (celle du planning) ; Checklist → les sous-étapes (ex. pour « Recette formulaires » : contact / devis / clic téléphone / e-mail reçu) ; Membres → le responsable.
  6. Crée les 6 cartes JALON (J1 à J6, une par vendredi) avec l'étiquette rouge et la date : ce sont les seules cartes que ton sponsor regardera.
  7. Automatise le ménage : icône Automatisation (ou Butler) en haut du tableau → RèglesCréer une règle → déclencheur quand une carte est déplacée dans la liste « Terminé » → action marquer la date limite comme effectuéeEnregistrer.
  8. Active la vue calendrier (contrôle visuel des deadlines) : Menu → Power-Ups → Calendrier → Ajouter (gratuit).
  9. Invite l'équipe : Partager (en haut à droite) → e-mails du sponsor (observateur suffit) et des contributeurs → Membre.
  10. Chaque lundi (rituel 15 min, voir section 1) : glisse les cartes de la semaine de Backlog vers À faire cette semaine ; chaque vendredi, compte les cartes « Terminé » pour le CR hebdo (modèle 6) et le KPI de vélocité (section 4).
Résultat attendu

Un tableau où n'importe qui voit en 10 secondes où en est le projet, ce qui bloque et qui fait quoi. C'est TON outil de crédibilité : quand le sponsor demande « on en est où ? », tu partages l'écran du Trello au lieu de répondre de mémoire.

Tutoriel D — Paramétrer GA4 + Search Console sur le nouveau site Gratuit (compte Google)

Situation : semaine 6 du planning — sans mesure en place AVANT la mise en ligne, ton bilan J+30 sera invérifiable
Ce que tu cliques, étape par étape — GA4
  1. Va sur analytics.google.com avec le compte Google PRO de l'entreprise (jamais un compte perso : le jour où tu pars, les données partent avec toi).
  2. En bas à gauche, roue dentée AdministrationCréerPropriété → nom : Site [entreprise], fuseau France, devise EURSuivant → renseigne secteur et taille → Créer.
  3. Choisis la plateforme Web → URL du site + nom du flux → Créer un flux. Note l'ID de mesure qui s'affiche (format G-XXXXXXX).
  4. Installe la balise côté WordPress avec l'extension officielle : wp-admin → Extensions → Ajouter → recherche Site Kit by GoogleInstallerActiver → bandeau Démarrer la configuration → connecte le compte Google pro → autorise → Site Kit vérifie le site et te propose d'activer Search Console (dis oui : il crée la propriété et la vérifie tout seul) puis Analytics → sélectionne la propriété créée à l'étape 2 → Terminer la configuration.
  5. Vérifie que ça compte : ouvre le site dans un autre onglet, puis GA4 → Rapports → Temps réel → tu dois te voir (1 utilisateur actif). Si zéro : vide le cache et re-teste en navigation privée.
  6. Déclare les conversions : GA4 → Administration → Affichage des événements → Événements. L'envoi de formulaire génère un événement (generate_lead ou form_submit selon l'extension de formulaire) : active l'interrupteur Marquer comme événement clé sur cet événement. Fais un envoi de test et vérifie qu'il apparaît (délai possible de quelques minutes en temps réel, jusqu'à 24 h dans les rapports).
Ce que tu cliques — Search Console (si Site Kit ne l'a pas déjà fait)
  1. Va sur search.google.com/search-console (même compte Google pro) → menu déroulant en haut à gauche → + Ajouter une propriété → choisis Préfixe de l'URL → colle https://domaine.frContinuer. Si Site Kit est installé, la vérification est automatique ✔.
  2. Soumets le sitemap : installe une extension SEO si ce n'est pas fait (Yoast SEO ou Rank Math, gratuites) — elle génère l'adresse domaine.fr/sitemap_index.xml. Dans Search Console : menu Sitemaps → colle sitemap_index.xmlEnvoyer → statut « Opération réussie ».
  3. Le jour de la mise en ligne (semaine 8) : demande l'indexation des 5 pages clés — barre de recherche du haut (« Inspecter une URL ») → colle l'URL → Demander une indexation, page par page.
  4. Ensuite, chaque matin de la première semaine : menu Pages (section Indexation) → surveille les erreurs 404 → chaque 404 légitime reçoit sa redirection 301 (extension Redirection, gratuite : Outils → Redirection → Ajouter → URL source → URL cible).
Résultat attendu

Avant la bascule : GA4 compte les visites et les envois de formulaire sont marqués « événement clé ». Après la bascule : sitemap soumis, pages clés en cours d'indexation, 404 sous surveillance. Ton bilan J+30 (section 7) se remplira tout seul dans Rapports → Acquisition et Performances (Search Console).

Tutoriel E — Construire la checklist de recette multi-appareils dans Google Sheets Gratuit (compte Google)

Situation : vendredi de la semaine 6 — lundi, 3 collègues testent le site, il te faut une grille qu'ils peuvent remplir sans formation
Ce que tu cliques, étape par étape
  1. Va sur sheets.google.com+ Vierge → renomme le fichier Recette site [entreprise] — S7.
  2. Ligne 1, tape les en-têtes (A1 à I1) : · Page / parcours · Test précis · Appareil-navigateur · Résultat · Gravité · Capture (lien) · Testé par · Re-test OK. Fige la ligne : Affichage → Figer → 1 ligne.
  3. Colonne D : liste déroulante des 4 configurations — sélectionne la colonne → Données → Validation des données → + Ajouter une règleMenu déroulant → valeurs : Chrome ordinateur, Safari iPhone, Chrome Android, TabletteOK.
  4. Colonne E : menu déroulant OK / KO / Non testé. Colonne F : Bloquant / Majeur / Mineur (même méthode).
  5. Mise en forme conditionnelle pour voir les problèmes en un coup d'œil : sélectionne la colonne E → Format → Mise en forme conditionnelle → règle « Le texte contient » KO → fond rouge ; deuxième règle « Le texte contient » OK → fond vert → OK.
  6. Pré-remplis les ~40 lignes de tests standard, à dérouler PAR configuration (donc chaque test existe en 4 lignes, une par appareil) : Navigation : chaque entrée du menu ouvre la bonne page ; le logo ramène à l'accueil ; le menu mobile (burger) s'ouvre et se ferme. Pages : les 15 pages s'affichent sans casse visuelle ; aucune image manquante ; aucun texte « lorem ipsum » restant. Formulaires : envoi complet → message de confirmation → e-mail reçu ; envoi vide → messages d'erreur ; champ e-mail invalide refusé. Conversion : clic sur le numéro de téléphone (mobile) lance l'appel ; boutons d'action visibles sans scroller sur mobile. Technique : une URL inexistante (ex. /test-404) affiche la page 404 personnalisée ; 5 anciennes URLs redirigent en 301 ; HTTPS partout (cadenas, aucun avertissement) ; vitesse PageSpeed mobile relevée pour les 3 pages principales.
  7. Attribue les tests : colonne H pré-remplie — chaque testeur reçoit UNE configuration complète (toi, tu prends Safari iPhone : c'est là que ça casse le plus souvent). Astuce contrôle : pour les vérifications rapides multi-tailles, ouvre le site dans Chrome → F12 → icône téléphone/tablette (barre d'outils appareil) → choisis iPhone SE puis iPad. Mais la règle reste : les 3 pages principales et le formulaire se testent sur de VRAIS appareils — l'émulateur ne montre ni Safari réel ni le clavier mobile.
  8. Partage : Partager → e-mails des 3 testeurs → rôle Éditeur → ajoute en commentaire de A1 la consigne : « Un KO = remplir gravité + capture + description dans la colonne C selon le format du modèle 14 ».
  9. Pendant la recette : filtre les KO (Données → Créer une vue filtrée → colonne E = KO) → crée une carte Trello « Bug » par KO → après correction, la colonne I Re-test OK est cochée par le testeur d'origine, jamais par le correcteur.
Résultat attendu

Lundi soir : ~40 tests × 4 configurations tracés, les bugs qualifiés et classés. Vendredi : la même grille, avec sa colonne « Re-test OK » remplie, devient la pièce jointe de ton rapport de recette (modèle 15) — c'est elle qui justifie le GO.

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4 Tableau de bord KPI — projet et site

Mode d'emploi : recopie ces deux tableaux dans un Google Sheets (« Pilotage — [projet] », deux onglets : Projet / Site). Les 4 premiers KPI se relèvent chaque vendredi pendant le projet ; les 4 suivants chaque mois après la mise en ligne. Tous les outils de relevé cités sont gratuits.

Situation type : mercredi, le directeur t'arrête dans le couloir — « Alors, le site, on sera prêts ? »
Ce que tu fais

Tu ne réponds pas « oui oui ça avance ». Tu ouvres ton Sheets (ou le Trello) et tu réponds avec la structure : chiffre → tendance → risque → action.

Ce que tu dis (mot à mot, à adapter)

« On est à [68 %] d'avancement pour [62 %] du temps écoulé, donc légèrement en avance. [4] jalons sur [4] tenus. Le seul risque, ce sont les textes des pages services : s'ils n'arrivent pas lundi, la recette glisse de 3 jours — j'ai relancé [Marie] ce matin avec une solution de repli. À vélocité constante, mise en ligne confirmée le [9 septembre]. »

Résultat attendu

Réponse en 30 secondes, chiffrée, avec le risque annoncé AVANT qu'il n'explose. C'est exactement la différence entre un chef de projet et quelqu'un « qui s'occupe du site ».

Pendant le projet — 4 KPI à relever chaque vendredi

KPI Formule de calcul Où trouver le chiffre (chemin exact) Repère / seuil d'alerte Ton chiffre
1. Avancement Cartes « Terminé » ÷ total des cartes (hors Backlog non planifié) × 100. À comparer au temps écoulé : semaine 4/8 = 50 % du temps. Trello : compteur de cartes affiché sous le titre de chaque liste (active Menu → Paramètres → Nombre de cartes activé). Gratuit Avancement ≥ temps écoulé = vert. Écart de −10 points = orange (à signaler en CR hebdo) ; −20 points = alerte planning (modèle 9).
2. Respect des jalons Jalons validés à la date prévue ÷ jalons échus × 100 Tes 6 cartes JALON dans Trello (dates limites vs dates de validation écrite). Objectif : 100 %. Un jalon glissé n'est acceptable que s'il est rattrapé avant le suivant. Repère externe honnête : les études du secteur (ex. PMI, « Pulse of the Profession ») montrent qu'une large part des projets dépassent délais ou budget — la différence se fait sur la détection précoce, pas sur la chance.
3. Vélocité Cartes terminées par semaine, en moyenne glissante sur 3 semaines. Date de fin projetée = cartes restantes ÷ vélocité. Trello : filtre Filtrer → Terminé cette semaine, ou comptage manuel du vendredi noté dans le Sheets. Pas de norme absolue : ta référence est TA moyenne. Vélocité en baisse 2 semaines de suite = quelque chose bloque (contenus, validations, toi sur autre chose) — cherche la cause, pas le coupable.
4. Budget consommé vs avancement Dépensé (engagé inclus : devis signés) ÷ budget total × 100, comparé au % d'avancement Ton Sheets budget (une ligne par dépense : date, poste, montant, devis/facture liée). Écart budget/avancement > 15 points = alerte budget (modèle 10). Prévois dès le cahier des charges une réserve de 10-15 % pour imprévus — un projet sans réserve est un projet en dépassement qui s'ignore.

Après la mise en ligne — 4 KPI du site, chaque mois

KPI Formule / définition Où trouver le chiffre (chemin exact) Benchmark (fourchette prudente, sources) Ton chiffre
5. Core Web Vitals 3 mesures officielles Google de l'expérience de chargement, au 75e centile des visites : LCP (affichage du plus gros élément), INP (réactivité aux interactions), CLS (stabilité visuelle). pagespeed.web.dev → colle l'URL → Analyser → onglet Mobile. Suivi continu : Search Console → Signaux Web essentiels. Gratuit Seuils officiels Google (web.dev) : LCP ≤ 2,5 s · INP ≤ 200 ms · CLS ≤ 0,1. Orange au-delà, rouge à 4 s / 500 ms / 0,25. Premier levier si rouge : poids des images (voir S6 du planning).
6. Trafic et acquisition Sessions du mois, réparties par canal (SEO, direct, réseaux, e-mail) GA4 : Rapports → Acquisition → Acquisition de trafic. Comparaison M-1 : sélecteur de dates en haut à droite → Comparer. Gratuit Pas de norme universelle : la référence, c'est le chiffre AVANT refonte (relevé en semaine 1, précieux maintenant). Après une refonte propre avec 301, viser le retour au niveau antérieur sous 4-8 semaines, puis la progression.
7. Visibilité SEO Clics, impressions et position moyenne sur les requêtes cibles Search Console : Performances → Résultats de recherche → onglets Requêtes et Pages, période 28 jours vs 28 jours précédents. Gratuit Une refonte fait normalement fluctuer les positions quelques semaines. Alerte réelle : −30 % de clics à J+30 sur les pages qui existaient avant → vérifie d'abord les redirections 301 et les title réécrits.
8. Taux de conversion Événements clés (formulaire envoyé + clics téléphone) ÷ sessions × 100 GA4 : Rapports → Engagement → Événements (événements marqués clés, tutoriel D) rapportés aux sessions du mois. Gratuit Site vitrine B2B/services : ~1-3 % des sessions en demande de contact = fourchette prudente (les études publiques type WordStream/Unbounce donnent des moyennes très variables selon le secteur). Ta vraie référence : ton propre mois 1, puis +10 %/trimestre.
Honnêteté sur les benchmarks : seuls les seuils Core Web Vitals sont des standards officiels (publiés par Google sur web.dev). Les moyennes de conversion et de trafic varient énormément d'une étude et d'un secteur à l'autre : utilise-les comme ordre de grandeur, jamais comme engagement. Le chiffre qui fait foi devant ton sponsor : la comparaison avant/après refonte de TON site — d'où le relevé de référence obligatoire en semaine 1.
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5 Grille d'audit de site en 20 points

Mode d'emploi : 45 minutes chrono, site ouvert en navigation privée (pour voir ce que voit un inconnu) + les outils gratuits indiqués. Coche oui/non, additionne les points des « oui ». Sur 100 : < 40 = refonte justifiée ; 40-70 = corrections prioritaires avant tout projet neuf ; > 70 = site sain, optimisations fines.

Situation type : jour 1 de ton alternance, ton manager te dit « regarde notre site et dis-moi ce que tu en penses »
Ce que tu fais

Tu n'improvises pas un avis (« il fait un peu vieux »). Tu déroules cette grille, outil par outil : navigation privée sur ordinateur ET sur ton téléphone, pagespeed.web.dev, un envoi de formulaire test, le code source (clic droit → Afficher le code source de la page).

Ce que tu rends

Une page : le score + les 3 points les plus pénalisants + une action chiffrée pour chacun. Exemple de formulation : « Le site est à 46/100. Trois urgences : le formulaire de contact n'envoie aucun e-mail depuis un temps indéterminé (−8 : on perd des prospects chaque semaine), LCP mobile à 6,1 s (−8 : Google seuil à 2,5 s), pas de sauvegarde (−6 : un piratage = tout perdu). Les deux premières se corrigent cette semaine à coût nul, je m'en charge si tu valides. »

Résultat attendu

En 48 h, tu as produit un diagnostic chiffré, sourcé, avec un plan. C'est ta première preuve de valeur — et souvent le déclencheur du projet de refonte que tu piloteras ensuite avec la section 1.

Point de contrôle Points Oui Non Comment vérifier (au niveau du bouton)
1HTTPS actif sur tout le site, aucun avertissement de contenu mixte5Cadenas dans la barre d'adresse sur 5 pages + F12 → Console : aucun avertissement « mixed content ».
2Aucune casse d'affichage sur mobile (menu, textes, images)6Vrai téléphone + F12 → icône appareil → iPhone SE : parcours des 5 pages principales.
3LCP mobile ≤ 2,5 s sur la page d'accueil8pagespeed.web.dev → URL → onglet Mobile → valeur LCP (seuil officiel Google).
4INP ≤ 200 ms et CLS ≤ 0,1 (la page ne « saute » pas au chargement)4Même rapport PageSpeed, lignes INP et CLS.
5Toutes les entrées du menu mènent à une page qui existe4Clique chaque entrée de menu (et de sous-menu), y compris pied de page.
6Aucun lien cassé sur les 10 pages principales5Clic manuel sur chaque lien, ou extension WordPress Broken Link Checker (gratuite).
7Title unique et meta description remplie sur chaque page clé5Clic droit → Afficher le code source → balises <title> et <meta name="description"> sur 5 pages.
8Un seul H1 par page, hiérarchie de titres cohérente3F12 → onglet ÉlémentsCtrl+F → tape <h1 → le compteur doit dire 1.
9Images optimisées : < 200 Ko chacune et attribut alt renseigné4F12 → onglet Réseau → filtre Img → recharge la page → colonne Taille.
10Le formulaire de contact fonctionne : l'e-mail arrive VRAIMENT8Envoie un message test, chronomètre la réception (demande l'accès à la boîte de réception concernée).
11Téléphone et adresse trouvables en moins de 2 clics + fiche Google Business cohérente4Chronomètre le parcours « je veux appeler » ; cherche l'entreprise sur Google Maps, compare horaires/adresse.
12Mentions légales + politique de confidentialité + bandeau cookies conforme (refus aussi simple que l'accord)7Liens en pied de page ; recharge en navigation privée et regarde le bandeau : y a-t-il un bouton « Refuser » au même niveau que « Accepter » (exigence CNIL) ?
13GA4 installé et recevant des données4Demande l'accès GA4 → Rapports → Temps réel en visitant le site ; sinon F12 → Réseau → filtre collect → une requête part vers google-analytics.
14Search Console vérifiée, sitemap soumis, pas d'erreur critique4Accès Search Console → Sitemaps (statut réussi) et Pages (volume d'erreurs 404).
15Page 404 personnalisée avec lien de retour et recherche3Tape domaine.fr/nimportequoi-test : page 404 de marque ou écran blanc ?
16Les anciennes URLs connues redirigent en 301 (si le site a déjà changé)5Google : site:domaine.fr → clique 5 résultats anciens → chacun doit aboutir à une vraie page, pas à une 404.
17Sauvegardes automatiques en place ET une restauration déjà testée6wp-admin → Réglages → Sauvegardes UpdraftPlus (ou équivalent) : date de la dernière sauvegarde ; demande quand une restauration a été testée pour la dernière fois.
18WordPress, thème et extensions à jour ; aucune extension désactivée qui traîne5wp-admin → Tableau de bord → Mises à jour : le compteur doit être à 0 ; Extensions : supprimer (pas juste désactiver) l'inutilisé.
19Comptes sécurisés : pas d'utilisateur « admin », mots de passe forts, un compte par personne5wp-admin → Comptes : cherche « admin », les comptes partagés et les anciens salariés/prestataires encore administrateurs.
20Contenus à jour : aucune page « en construction », dates/tarifs/équipe exacts5Lis les pages avec quelqu'un de l'entreprise : la dernière actu date de quand ? Les personnes citées travaillent-elles encore ici ?
TOTAL (score sur 100)100
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6 10 prompts IA prêts à copier ChatGPT / Claude : versions gratuites suffisantes — versions payantes ~20-23 €/mois (tarif indicatif 2026, à vérifier)

Mode d'emploi : copie le prompt tel quel, remplace les [variables], envoie. Règle d'or : l'IA produit un BROUILLON — tu relis, tu vérifies chaque fait et chaque chiffre, tu assumes le résultat comme si tu l'avais écrit. Ne colle JAMAIS de données confidentielles (budgets non publics, contrats, données clients, identifiants) dans un outil IA sans accord de ton manager.

Prompt 1 — Transformer des notes de réunion en cahier des charges une page
Tu es chef de projet web senior. Voici mes notes brutes de la réunion de lancement d'une refonte de site pour [type d'entreprise, ville, nombre de salariés] :

[coller les notes en vrac]

Structure-les en cahier des charges d'UNE page avec exactement ces 10 rubriques : objectif mesurable (avec chiffre actuel et chiffre cible), cibles, périmètre (liste des pages), hors périmètre, contenus (qui fournit quoi, quand), planning en 8 semaines avec 6 jalons, budget, circuit de validation, risques identifiés, définition du succès.

Pour chaque information manquante dans mes notes, écris [À COMPLÉTER : question précise à poser au sponsor] au lieu d'inventer.
Prompt 2 — Proposer l'arborescence du site
Voici l'activité de l'entreprise : [description en 3-5 lignes : métier, services, cibles, zone géographique]. Ses clients cherchent principalement : [ex. un devis rapide, des références, des horaires].

Propose une arborescence de site vitrine de [15] pages maximum, sous forme de tableau : page / objectif unique de la page / action attendue du visiteur / requête Google type que la page doit capter.

Contraintes : 3 niveaux de menu maximum, une page = un service (jamais de page fourre-tout « Nos services » seule), une page contact accessible en 1 clic depuis partout. Signale les pages que tu jugerais inutiles si je te proposais de les ajouter.
Prompt 3 — Découper le projet en cartes Trello
Voici mon cahier des charges : [coller le cahier des charges une page].

Découpe ce projet en tâches Trello sur 8 semaines, format tableau : semaine / titre de la carte (commençant par un verbe d'action) / description en 1 phrase / étiquette (Cadrage, Design, Dev, Contenu, SEO, Bug) / critère de « terminé » vérifiable.

Contraintes : aucune tâche de plus d'une journée de travail (sinon découpe-la), les 6 jalons du vendredi apparaissent comme des cartes distinctes, les dépendances bloquantes sont signalées (ex. « nécessite maquettes validées »).
Prompt 4 — Rédiger le contenu d'une page avec brief SEO
Rédige le contenu de la page « [nom de la page] » du site de [entreprise, ville, activité], destinée à [cible] qui cherche [besoin].

Structure imposée : H1 (avec la requête cible « [requête Google visée] »), introduction de 2 phrases orientée bénéfice client, 3 sections H2 ([points forts / méthode / preuves]), un appel à l'action final vers [formulaire de devis / téléphone].

Contraintes : 300-450 mots, phrases courtes, aucun superlatif creux (« leader », « meilleur »), uniquement des faits que voici : [liste des faits vérifiés : années d'expérience, certifications, chiffres réels, zone d'intervention]. Propose aussi le title (max 60 caractères) et la meta description (max 155 caractères).
Prompt 5 — Analyser un rapport PageSpeed et prioriser les corrections
Voici les résultats PageSpeed Insights mobile de mon site WordPress + Elementor :
[coller les métriques : LCP, INP, CLS, et la liste des « Opportunités » et « Diagnostics » affichés]

1. Explique-moi chaque problème en français simple (je suis chef de projet, pas développeur).
2. Classe les corrections par ratio impact/effort, en distinguant : ce que je peux faire moi-même dans WordPress (au niveau du bouton : quelle extension, quel réglage), ce qui demande un développeur, ce qui est négligeable.
3. Estime pour chaque correction l'effet attendu sur le LCP.
4. Dis-moi lesquelles risquent de casser quelque chose et comment tester après coup.
Prompt 6 — Générer les cas de test de recette d'une fonctionnalité
Je prépare la recette de cette fonctionnalité : [ex. formulaire de demande de devis à 6 champs avec pièce jointe, sur WordPress].

Génère la liste complète des cas de test, format tableau : n° / test précis (action pas à pas) / résultat attendu / configuration (ordinateur, iPhone Safari, Android Chrome).

Inclus obligatoirement : le parcours nominal, les cas d'erreur (champs vides, e-mail invalide, fichier trop lourd, mauvais format), les cas vicieux (double clic sur Envoyer, retour arrière du navigateur, coupure réseau), et la vérification de ce qui se passe APRÈS l'envoi (e-mail de notification, message de confirmation, données reçues complètes).
Prompt 7 — Comparer des devis prestataires
Voici [2/3] devis reçus pour [prestation : refonte de site / maquettes / développement] (montants et périmètres anonymisés si besoin) :

Devis A : [coller le contenu ou les points clés]
Devis B : [coller]
Devis C : [coller]

1. Construis un tableau comparatif : périmètre couvert / exclusions et zones floues / délais / prix / conditions (acomptes, allers-retours inclus, propriété des livrables, maintenance).
2. Liste pour chaque devis les questions à poser AVANT de signer (ce qui n'est pas écrit et devrait l'être : qui possède le nom de domaine, les sources des maquettes, combien coûte un aller-retour supplémentaire).
3. Signale les écarts de prix suspects et ce qu'ils cachent probablement.
Ne me recommande pas un devis : donne-moi les critères pour décider.
Prompt 8 — Rédiger un e-mail difficile (retard, refus, arbitrage)
Rédige un e-mail professionnel en français pour cette situation : [ex. annoncer au sponsor un décalage de 2 semaines de la mise en ligne, causé par un prestataire en retard ET par un changement de périmètre demandé par le sponsor lui-même].

Faits exacts : [liste des faits datés, sans interprétation].
Objectif de l'e-mail : [ex. faire acter la nouvelle date sans casser la relation, sans accuser personne nommément].

Contraintes : 150 mots max, structure faits → impact → options (A/B avec coûts) → recommandation → question fermée avec deadline. Ton factuel, ni plaintif ni coupable. Propose aussi l'objet de l'e-mail.
Prompt 9 — Préparer la réunion GO / NO-GO
Ma recette se termine. Voici l'état : [nombre de tests passés, bugs restants par gravité avec leur description, scores PageSpeed, points non testés].

Prépare-moi : 1) une synthèse GO/NO-GO d'une page structurée en : ce qui est prêt / ce qui reste (avec dates) / risques résiduels acceptés / conditions du GO ; 2) les 5 questions que le sponsor va probablement poser, avec une réponse honnête préparée pour chacune ; 3) la liste des critères objectifs qui justifieraient un NO-GO (pour montrer que la décision n'est pas de la complaisance).

Si mon état de recette te semble insuffisant pour un GO, dis-le clairement et explique quoi compléter d'abord.
Prompt 10 — Analyser les chiffres pour le bilan de projet J+30
Voici les données de mon site 30 jours après mise en ligne, comparées à la période équivalente avant refonte (sources : GA4, Search Console, PageSpeed) :

[coller : sessions par canal avant/après, événements clés (formulaires, appels) avant/après, clics et impressions SEO avant/après, Core Web Vitals avant/après]

1. Calcule les évolutions en % et signale celles qui sont significatives vs celles qui relèvent du bruit statistique sur 30 jours.
2. Pour chaque évolution significative, propose une explication plausible en la marquant clairement comme hypothèse.
3. Rédige 5 lignes de synthèse pour un dirigeant pressé : ce qui est gagné, ce qui est à surveiller, la décision à prendre.
4. Propose 3 actions pour les 90 prochains jours, classées par impact estimé.
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7 Modèle de bilan de projet (+ e-mail type)

Mode d'emploi : recopie cette structure dans un Google Docs intitulé « Bilan de projet — [nom] — [date] ». Longueur cible : 2 pages. À produire à J+30 de la mise en ligne, quand les premiers chiffres existent — le bilan fait à chaud le jour de la bascule ne vaut rien. C'est AUSSI la pièce maîtresse de ton dossier d'alternance : un bilan honnête avec ses ratés analysés vaut plus qu'un bilan triomphal.

Situation type : le site est en ligne depuis un mois, le sponsor est passé à autre chose — c'est TOI qui provoques le bilan
Ce que tu fais

1) Tu lances le relevé des chiffres J+30 (section 4, KPI 5 à 8) et tu les compares au relevé de référence de la semaine 1. 2) Tu remplis la structure ci-dessous — les chiffres d'abord, la rédaction ensuite (le prompt 10 t'aide à analyser). 3) Tu envoies l'e-mail type ci-dessous avec le lien du document et une proposition de créneau de 30 minutes.

Ce que tu écris dans l'e-mail d'envoi (mot à mot)

« Bonjour [prénom], le nouveau site a un mois : voici le bilan complet du projet : [lien]. L'essentiel en une phrase : [ex. mise en ligne avec 3 jours de retard assumés, budget tenu à +4 %, et déjà +40 % de demandes de devis par rapport à la même période avant refonte]. Je te propose 30 minutes [deux créneaux] pour le parcourir et décider des suites — j'ai 3 recommandations dont une qui demande un arbitrage : [sujet]. »

Résultat attendu

Le projet se termine par une décision (phase 2, maintenance, budget) et pas par un silence. Et toi, tu disposes d'un document daté et chiffré qui prouve ce que tu as livré — pour ton dossier d'école comme pour ton prochain entretien.

Structure exacte du document (à recopier)

1. Synthèse (5 lignes maximum — écrite en dernier, lue en premier)

  • Le verdict : « Le projet [nom] est livré le [date], avec [X jours d'écart] sur la date validée et [X %] d'écart budget. »
  • Le résultat business : « À J+30 : [chiffre clé avant] → [chiffre clé après] ([évolution]), source [GA4/CRM]. »
  • La qualité : « Core Web Vitals [verts/oranges], [X] bugs restants tous mineurs, planifiés le [date]. »
  • La leçon principale : « Ce qu'on referait différemment : [une seule chose, la vraie]. »
  • La demande : « Décision attendue : [phase 2 / budget maintenance / statu quo], mes recommandations en partie 6. »

2. Tenue des engagements — prévu vs réel

EngagementPrévu (cahier des charges)RéelÉcartCause factuelle de l'écart
Périmètre[15 pages, liste][14 livrées + 1 reportée][−1 page][ex. contenus jamais reçus malgré 3 relances tracées]
Planning[mise en ligne le X][le Y][+3 jours][ex. avenant maquettes décidé en S3 (validé par écrit)]
Budget[X €][Y €][+4 %][détail par poste]
Qualité[0 bug bloquant, CWV verts][état réel][—][—]
Jalons[6 validés par écrit][6/6, dates][—][—]

3. Résultats du site à J+30 (avant → après)

  • Trafic : [X] → [Y] sessions/mois (GA4, périodes comparables). SEO : [clics/impressions Search Console avant → après].
  • Conversion : [X] → [Y] demandes (formulaires + appels), soit un taux de [Z %].
  • Performance : LCP [avant] → [après] ; note PageSpeed mobile [avant] → [après].
  • Rappel honnête : 30 jours = tendance, pas verdict. Prochain relevé à J+90 le [date].

4. Ce qui a bien fonctionné (3 points max, avec preuve)

  • [ex. La règle du jalon hebdo validé par écrit : 6/6 jalons tenus, zéro litige de validation.]
  • [ex. La salve unique de retours maquettes : design validé en 2 allers-retours au lieu des 4-5 habituels.]
  • [ex. Le gel J-1 et la recette flash : bascule sans incident, 0 appel de panique.]

5. Ce qui a dérapé et pourquoi (causes, pas coupables)

  • [Fait : quoi, quand, impact chiffré] → cause racine : [processus/organisation, jamais un nom] → parade pour la prochaine fois : [action concrète].
  • [Deuxième dérapage, même format. S'il n'y en a eu aucun, écris-le — et vérifie que tu ne t'aveugles pas.]

6. Recommandations (3 max, chiffrées, avec décision attendue)

  • [ex. Maintenance : 2 h/mois en interne (mises à jour, sauvegardes testées, relevé KPI) OU contrat presta ~[X €/mois] — décision attendue.]
  • [ex. Phase 2 : la page reportée + le blog, estimées [X jours] — go/no-go attendu pour le [date].]
  • [ex. Continuer le relevé mensuel des KPI site (section 4) et point trimestriel de 30 min.]

7. Remerciements et passation

  • Contributeurs remerciés nommément (ils relivreront la prochaine fois).
  • Passation : où sont les accès (gestionnaire de mots de passe), les sauvegardes, le plan 301, la documentation — pour que le site survive à ton départ d'alternance.
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8 Combien ça coûte de s'équiper (et combien coûte un site)

Tous les tarifs sont des tarifs publics indicatifs 2026, à vérifier sur le site de chaque éditeur (prix et formules changent souvent ; il existe presque toujours des tarifs annuels réduits et des offres étudiantes). Message principal : le pilotage de projet se fait très bien à 0 € — c'est le site lui-même qui a un coût, et il est bien plus bas que ce que croient la plupart des dirigeants.

Le kit du chef de projet débutant — 0 €

BesoinOutilCoûtLimite de la version gratuite
Piloter les tâches (Kanban)Trello (tutoriel C)0 €10 tableaux par espace de travail, Power-Ups limités — largement assez pour un projet.
Documents, comptes rendus, budgetGoogle Docs + Sheets + Drive0 €Aucune pour cet usage (15 Go de stockage partagés).
Wireframes et maquettes simplesFigma (offre gratuite) — ou papier + photo0 €Nombre de fichiers limité en gratuit ; suffisant pour 3 wireframes.
Visuels rapides (bannières, schémas)Canva (version gratuite)0 €Éléments 👑 réservés au Pro, pas de kit de marque centralisé.
Mesure du siteGA4 + Search Console + PageSpeed Insights (tutoriel D)0 €Aucune pour un site vitrine.
Construire le siteWordPress + Elementor gratuit + thème Astra gratuit0 € (logiciels)L'hébergement et le domaine, eux, se paient (tableau ci-dessous).
S'entraîner sans risqueLocalWP (WordPress en local sur ton ordinateur)0 €Site non accessible en ligne — parfait pour apprendre Elementor avant de toucher au vrai site.
Sauvegardes et redirectionsExtensions UpdraftPlus + Redirection0 €Versions gratuites suffisantes pour un vitrine.
Rédiger, analyser, préparerChatGPT ou Claude (versions gratuites) — prompts section 60 €Quotas de messages ; suffisant pour un usage quotidien raisonnable.
Tester le siteTon navigateur (F12) + ton téléphone + ceux des collègues0 €Pense à tester sur iPhone ET Android — emprunte celui que tu n'as pas.
TOTAL kit débutant0 €/mois

Le kit pro — quand le volume le justifie

BesoinOutilTarif indicatif 2026Quand ça devient utile
Constructeur avancéElementor Pro (1 site)~60 €/anDès que tu veux gérer l'en-tête/pied de page et les formulaires dans le même outil — le premier achat rentable du métier.
Thème premiumAstra Pro ou équivalent~50-60 €/anRéglages fins de design sans code ; pas indispensable avec Elementor Pro.
Performance / cacheWP Rocket~60 €/anSi les Core Web Vitals restent oranges après l'optimisation des images : gain quasi automatique.
Pilotage d'équipeTrello Standard~5-6 €/utilisateur/moisPlusieurs projets simultanés, checklists avancées, champs personnalisés.
Maquettes collaborativesFigma Professional~12-15 €/éditeur/moisSi tu travailles avec un graphiste régulier et des bibliothèques de composants partagées.
Audit SEO techniqueScreaming Frog SEO SpiderGratuit jusqu'à 500 URLs — licence ~280 €/anLa version gratuite couvre tous les sites vitrines : elle crawle le site et sort liens cassés, titles en double, redirections. La licence, c'est pour les gros sites.
IA intensiveChatGPT Plus ou Claude Pro~20-23 €/moisSi tu atteins les quotas gratuits tous les jours ; sinon inutile.
TOTAL kit pro « raisonnable » (Elementor Pro + WP Rocket + Trello Standard)~10-15 €/mois lissés sur l'année

Combien coûte VRAIMENT un site vitrine — le tableau à montrer à ton dirigeant

PosteCoût indicatif 2026FréquenceÀ savoir
Nom de domaine (.fr ou .com)~10-15 €/anAnnuelSouvent offert la 1re année avec l'hébergement. Doit appartenir à l'ENTREPRISE (vérifie le titulaire : whois).
Hébergement mutualisé~5-10 €/mois (60-120 €/an)Mensuel/annuelo2switch, OVH, Hostinger… largement suffisant pour un vitrine à quelques milliers de visites/mois.
Certificat SSL (HTTPS)0 €Let's Encrypt est inclus chez tout hébergeur sérieux. Un devis qui facture le SSL d'un site vitrine est un signal d'alarme.
E-mails professionnels0 € (inclus) à ~6 €/boîte/moisMensuelInclus chez o2switch/OVH ; payant si Google Workspace ou Microsoft 365.
Licences (Elementor Pro, etc.)~0-120 €/anAnnuel0 € en full gratuit ; ~60-120 € pour le confort pro.
Total site fait en interne (ton cas)~80-260 €/an+ ton temps : comptez 15-25 jours de travail sur 8 semaines. Le « site gratuit » n'existe pas : il coûte du temps.
Site vitrine par un freelance~1 500-4 000 €UniqueFourchette large selon périmètre et région. Exiger : propriété du domaine et des accès, formation à la mise à jour, 301 incluses.
Site vitrine par une agence~5 000-15 000 €+UniqueSe justifie pour du sur-mesure, de la stratégie, du contenu rédigé. Compare TOUJOURS 2-3 devis avec le modèle 5.
Maintenance externalisée~30-100 €/moisMensuelMises à jour, sauvegardes, petites retouches. Alternative interne : 2 h/mois avec la checklist de la section 5 (points 17-18).
Règle à retenir pour ton entreprise d'accueil : démarre tout à 0 € (kit débutant), livre le projet, PUIS demande les outils payants en les justifiant par le temps gagné (« Elementor Pro à 60 €/an m'évite 2 extensions de formulaire et 1 h de bricolage par page »). Et chiffre toujours ton propre temps dans les comparaisons : 20 jours d'alternant + 200 €/an d'infrastructure, face à un devis d'agence à 8 000 €, c'est LE calcul que ton dirigeant attend de toi.
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